2017, J – 1 !

Un peu fatigués par les deux premiers jours de ce séjour en Beaujolais, ce 31 décembre nous avons refusé de suivre tout le programme prévu… tant pis pour le marché de Châtillon sur Chalaronne et les vieilles rues de la cité médiévale, nous nous sommes contentés d’un tour au marché de Villefranche sur Saône. Plein de couleurs, et on ne se lasse pas de le contempler depuis sa galerie !

Mais bon, même fatigués, nous n’allions pas boycotter la visite du jour : le musée Claude Bernard, ouvert juste pour nous ! Claude Bernard, l’enfant du pays… qui aurait pu devenir écrivain de théâtre, ou viticulteur, ou préparateur en pharmacie. Mais finalement, après pas mal de soucis, soutenu par les uns, poussé par les autres, il est devenu ce savant que tout le monde connaît. Non ? Vous ne connaissiez pas ? Alors voici un lien qui sera plus complet que ma mémoire (et pourtant, nous avons eu un guide très intéressant) : http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Claude_Bernard/108551 . Autre lien,celui de l’Association des Amis du Musée Claude Bernard, à Saint Julien en Beaujolais, dont voici le site : http://www.mairie-saint-julien69.fr/spip.php?article27 . Nous commençons par la visite du Musée, dans une grande maison proche (très proche) de la maison natale de Claude Bernard : outils, citations, photos, résultats des recherches, etc…

Juste derrière, la maison familiale. Magnifiquement restaurée. Un pigeonnier, car tout de même, nous sommes dans une famille de propriétaires viticoles, donc relativement aisés (malgré quelques revers de fortune…). De beaux meubles anciens, dont certains étaient dans la maison. Et, sculptés sur la cheminée, les outils du vendangeur…

La visite s’est clôturée par une dégustation, du Beaujolais Cuvée Claude Bernard, car les vignes sont toujours exploitées, par l’association. 16-12-31_105_chez-claude-bernardLa journée est presque terminée… ah, non, c’est vrai, c’était une journée à rallonges, ce 31 décembre !, nous avons repris le chemin de Blacé, où chacun s’est activé dans les préparatifs de la plus longue soirée de l’année !

2017, J – 2 !

Deuxième page de ce séjour en Beaujolais autour des festivités de fin et début d’années. 16-12-30_047_solutreUne journée toujours aussi embrouillardée, toujours aussi fraîche, et toujours aussi riche en découvertes : villages décorés, maisons de pierre, monuments historiques et/ou empreints de spiritualité, petit restaurant de campagne (chez Lamartine, excusez du peu !), du Beaujolais au Mâconnais et même bien près de la Bourgogne et du Charolais… Routes sinueuses, villages et clochers, premier arrêt : Liernes. Belles maisons en pierres ocre presque rosées, et…

… les œuvres de Ted Nomad, peintre en art de rue (pour ne pas dire street art), un artiste né dans le Mâconnais, qui peint dans quelques villages dont Liernes. Des liens : http://pontdevauxinfo.over-blog.com/2016/04/le-street-art-fait-son-entree-dans-la-cite-pontevalloise.html , ou http://www.artsper.com/en/contemporary-artists/france/3319/nomad-ted . Le village est joliment décoré, en plus de ces tags, sculptures en métal ou décors de Noël en branches devenues animaux, et cette étrange cantinière… Une belle église (fermée, bien entendu… quand certains nous rabâchent que la France est catholique alors que toutes ses églises sont fermées en permanence…), un clin d’œil aux fumeurs sur le terrain de pétanque, et une décoration naturelle autour de cette pompe au coin d’une maison :

Malgré le brouillard, nous tentons l’approche de Solutré. Les herbes givrées, les vignes blanches bien alignées, le chemin et la voûte des arbres, tout est très beau, très calme… mais impossible de distinguer cette fameuse roche, perdue au bout des vignobles ! Essayez quand même…

Tant pis, nous repartons sans grimper… Étape suivante : Milly. « Objets inanimés », « Ô temps suspends ton vol », et autres vers appris il y a bien longtemps, mais qui reviennent tout doucement. D’autant plus facilement maintenant avec les possibilités sur les portables des uns et des autres… oui, c’est de la triche, mais ça valait la peine d’être déclamé devant la maison natale de Lamartine, Alphonse de son prénom !

Village accueillant, grâce aussi à son auberge « chez Jack » ! Et oui, pause repas dans ce petit bar restaurant, aux succulents plats du terroir, le Mâconnais ! Ne pas oublier d’admirer le toit de l’église tout en pierre ! (église fermée, faut-il préciser ?)

(désolée pour certains visages flous, mais il y a toujours quelqu’un qui bouge au mauvais moment 😉 ). Adresse absolument recommandable, vraiment. Après cette halte intellectuelle et gastronomique, bien réchauffés, départ pour l’étape suivante : le château de Berzé, avant d’arriver à Cluny, dernière étape du jour. Pas de visite du château, accueil sympa par un bon gros et gentil chien (au grand désespoir des pantalons de Gil 😉 ), mais nous n’avons pas osé franchir la limite autorisée… sur le chemin qui mène vers le château, des bancs de pierre sous les arbres invitaient au repos, mais non, vraiment, le froid nous a dissuadés de faire halte !

Et enfin, Cluny. J’ai déjà écrit une page dans ce journal sur la ville et l’abbaye. Je vais donc juste vous redire combien, cette fois encore, j’ai aimé le lieu. Malgré le froid ! Les prophètes toujours à leur place dans la chapelle du père abbé, l’impressionnante hauteur de la nef, et cette construction à imaginer, puisqu’il ne reste plus que des plans, des piliers tronqués, les couloirs du monastère devenu école, la voûte somptueuse de l’atelier…

Après cette journée, la tête pleine de dates, de vers romantiques, de châteaux et de chapiteaux, retour vers la chaleur de la maison, où une potée comtoise nous a réchauffés !16-12-30_081_blace Le dernier jour de cette année 2016 sera plus tranquille côté tourisme… tout aussi enrichissant, certes, mais, à la demande générale, la matinée du samedi a offert un peu de repos à nos jambes et nos têtes. C’est que la différence entre nos 20 ans et nos années actuelles se font (un peu) sentir 😉 !

2017, J-3 !

Retrouvailles entre amis pour ces derniers jours de 2016, dans le Beaujolais. Encore ?, me direz-vous (enfin, je suppose…). C’est que les « tournes » en avaient décidé ainsi ! Après le Doubs, la Bretagne, c’était donc au tour de Blacé. Pendant 4 jours, entre la fin de 2016 et le premier jour de 2017, nous avons partagé discussions, découvertes touristiques, gastronomie, en toute amitié. Et ça fait du bien ! Je commencerai donc par le 29 décembre. D’entrée, repas Beaujolais (saucisson brioché), et visite de Trévoux, ancienne ville historique, perchée au-dessus de la Saône. Autant vous le dire : il faisait frais, trèèèès frais, et brouillardeux trèèèès brouillardeux ! Mais nos hôtes avaient programmé une visite guidée, et nous avons donc découvert cette petite ville, ruelles en pente (aïe, le genou !), quelques traboules (qui auraient bien besoin de rénovation), vieilles portes…

Dans la médiathèque toute nouvelle, l’historique de la ville, superbement documenté

Puis l’Apothicairerie, réinstallée dans une salle. Belles boiseries, vieux pots, et le portrait de la Grande Mademoiselle, qui « régna » sur la Dombes au XVIIème, et fit édifier (elle et ensuite son cousin le duc du Maine) l’hôpital et le Palais du Parlement. Je ne vais pas vous refaire l’Histoire, juste dire que les Bourbons étaient installés sur la Dombes depuis un bon moment, fin du XVème, qu’ils sont restés jusqu’à la fin du XVIIIème, avec toutefois une petite « absence » sous François 1er (fallait pas trahir, na !).

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A signaler, tout de même, que Trévoux était, depuis 1603 un grand centre intellectuel, avec une imprimerie dont les directeurs fondent la Société de Trévoux, et en 1703 c’est là que nait le premier dictionnaire en langue française… une histoire de Jésuites voulant concurrencer les Jansénistes, bref, un truc de pouvoir intellectuel et de luttes d’influence… Après l’Apothicairerie, nous partons dans les ruelles jusqu’au Parlement de Dombes, aujourd’hui Palais de Justice. Nous y retrouvons le Duc du Maine en grande pompe, manteau à fleur de lys, mollet galbé conquérant, mais… avec le signe de la bâtardise, faut tout de même remettre les enfants à leur place, fussent-ils ceux d’une maîtresse royale, n’est-ce pas !

Bref, nous voici dans ce palais. Magnifique plafond à la française, poutres décorées, médaillons en trompe-l’œil… je ne sais pas si les justiciables ou les prévenus qui comparaissent dans la salle prennent le temps d’apprécier 😉 ?

A la fin de la visite, nous avons laissé les bords de Saône à leur brouillard, et ce fut le retour à Blacé… Un peu de repos avant une autre journée de découvertes !16-12-29_007_la-saone-a-trevoux

Urbanismes 2

Une belle découverte, ce dimanche de décembre à Paris, et le mardi : la Fondation Vuitton. Oui, oui, je sais, vous vous demandez ce qui m’arrive de chanter les louanges de ce groupe spécialisé dans le grand luxe ! Quand il se sert de sa fortune pour nous offrir ça : 013_11dec16_fondation-vuittonj’avoue, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Même si « offrir » n’est pas vraiment le mot… quoique, pas beaucoup plus cher que l’expo au Grand Palais ou l’entrée au Louvre, et un tarif « famille » assez intéressant (38 € pour 2 adultes et 4 enfants moins de 18 ans maxi). Pas de possibilité d’entrer, ce dimanche-là, voir l’exposition de la Collection Chtchoukine, ils annonçaient complet depuis le vendredi. Tant pis, nous avons fait le tour du bâtiment, et en avons profité pour flâner dans le Jardin d’Acclimatation. Un régal, pour moi qui ne connaissais pas. Et puis, le soleil, les bois, la nature… un peu revue et corrigée, d’accord !

Mais comme Paris recèle bien des découvertes artistiques à faire, nous avons continué la journée de dimanche par une visite à Hergé au Grand Palais. Bon, je me disais que, à défaut de Braque, Picasso, et autres, Tintin, Haddock, la Castafiore et les Dupondt seraient un agréable passetemps… et ce fut bien plus qu’agréable ! Hergé peintre, dessinateur, architecte, amateur de sculpture…

Par contre, nous n’allions pas déclarer forfait pour Chtchoukine, nous sommes revenus le mardi matin, sans réservation, et nous avons pu prendre les entrées sur place. La lumière avait changé, le ciel avait perdu de son éclat. Mais pas le bâtiment. Que nous avons vu aussi de l’intérieur cette fois.

Quant à l’exposition… N’étant pas une spécialiste de l’Art, des Beaux Arts, je me contenterai de vous dire que j’ai été éblouie. Bien sûr, on connait beaucoup de ces tableaux, par les livres, les reproductions. Mais, par exemple, la salle Matisse, fabuleuse ! Le plus beau choc, pour moi. Et les Van Gogh, les Gauguin, et Monet, et Picasso, et Henri Rousseau, et… et… Non, vraiment, la réputation de cette exposition n’est pas surfaite. Je n’ai pas fait beaucoup de photos, ces tableaux sont tellement dans nos yeux… mais j’ai bien aimé ces deux tableaux de Malévitch, mis en parallèle, la porteuse de seaux :

C’est cependant avec Hergé que je termine cette page… il vous dit mieux qu’avec mes simples mots tout ce que je vous souhaite pour les jours à venir !

Urbanismes 1

Presque trois jours à Paris, mi-décembre. Participation à quelques réunions pour Raymond. Pour moi, c’est, comme à chaque fois, l’occasion de faire quelques découvertes. Un peu coincée par une marche peu adaptée à l’allure globalement rapide des Parisiens 😉 , j’ai pu, malgré tout, 1) voir du nouveau 2) revoir d’autres lieux. Arrivés en fin d’après-midi (samedi) sur notre lieu d’attache, du côté de la Cité de la Musique, après les embouteillages habituels, une fois les bagages déposés, nous voici partis dans ce grand parc de la Villette. Les affiches annonçaient un « marché de Noël », mais c’était plutôt une fête foraine qui s’était installée sur la place de la fontaine aux lions, tout autour de la fontaine… bruit, lumières… nous étions loin de nos petits marchés de Noël bon enfant, avec artisans et créateurs !

Histoire de nous dérouiller les jambes, après cette journée de route, nous traversons toute la galerie de la Villette, longeant la grande halle, le cirque, les cabarets et restaurants, passons le canal de l’Ourq (aïe, ascenseur en panne…. j’ai préféré ne pas compter les marches), la Géode, la Cité des Sciences, bref, un loooong aller-retour, mais bien agréable par cette soirée fraîche et animée. Et là, j’avoue que ce mélange d’ancien et de contemporain me plait bien. Probablement parce que c’est l’ensemble qui a été pensé.

Lundi, temps gris et brumeux, ou pollué ? (je passe le dimanche, sur lequel je reviendrai plus tard). Rendez-vous « sœurternel » du côté de la gare de Bercy, je me décide (après un délicieux plat de nouilles aux légumes dans un restaurant Thaïlandais, excellente adresse : Khun Nai, dans le 12ème) pour une balade dans le parc de Bercy. Hélas, tout le palais de Bercy était ceinturé de barrières en l’honneur (j’ai cru comprendre) de J-M Jarre… ne restait plus qu’à tout contourner, et bien sûr, je l’ai fait par le mauvais côté 😦 et me suis retrouvée le long des quais, circulation de folie, feuilles mortes, Seine grise, et avec ce ciel plombé c’était pas rigolo… Mais bon, finalement, j’y suis arrivée, et comme tout de même j’avais passé pas mal de temps à contourner ce truc, après avoir fait un petit coucou aux statues avant la passerelle, je traverse la Seine pour aller vers la BNF et ses constructions. J’aime bien cette passerelle Simone de Beauvoir. Un pont entre deux mondes…

Et bien, ce coin-là sans soleil, c’est pas franchement gai ! Des grues partout, des immeubles en veux-tu en voilà, sans unité, à croire que c’est à qui ferait le plus pire ! Comme j’avais décidément les pensées aussi grises que le ciel, voir les arbres enfermés de la BNF, ou ces arbustes encagés, ces grandes plateformes grises, ça n’a rien arrangé ! Même les chaises et tables roses, bleues et vertes disposées sur un côté du parvis n’ont pas réussi à me faire admirer ces constructions « à la sauvage ». D’autant que cet immeuble noir de chez noir ne porte pas à la gaîté ! Bon sang, si c’est ça que nous allons laisser comme paysage urbain à nos petits-enfants…

Heureusement, un charmant salon bio s’est trouvé sur ma route, et un thé + une tarte au citron m’ont remis le moral en meilleure forme. Métro, et direction Les Halles. Ben oui, pas très folichon, et plutôt provincial, mais je cherchais un endroit où je pourrais tranquillement regarder les appareils photos de près, et vadrouiller ensuite au milieu des livres. Le lieu a assez mal vieilli, gouttières sous la grande verrière superbement décorée (oui, la pluie est arrivée vers 17 heures), un peu triste tous ces magasins et escalators (mais je ne m’en plains pas, monter des escaliers sans fatiguer les genoux, c’est super !).

Je regarde vite ce que je voulais voir, et ressors vers le Paris, le vrai, avec ses vieux immeubles, ses lumières…054_12dec16_fontaine-innocents Sur la prochaine page, ce sera une tout autre architecture, luxueuse je reconnais, mais honnêtement, entre la BNF, son quartier aux constructions n’importe quoi et… ça… les yeux retrouvent le plaisir de regarder… même si par endroits les immeubles pointent leurs idées de grandeur, leur course folle au gigantisme, dans un désordre total. 089_13dec16_fondation-vuitton

Décembre

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Oui, dernier mois de cette année 2016, le mois qui accueille l’hiver, le mois des festivités pour certains…

Décembre !

Les marchés de Noël fleurissent chaque fin de semaine, proposant animations, sucreries, photos avec le Père Noël (…), cadeaux « fait en Chine » trop souvent, mais aussi de jolies et originales fabrications « fait maison ». Les villes et villages s’illuminent (tant pis pour les économies d’énergie), faisant croire que tout va pour le mieux dans un monde merveilleux… (désolée, j’ai une petite baisse de moral en ce moment). Matins froids, gelées blanches se transformant en milliers d’étoiles scintillantes sur les fleurs et les herbes lorsque se lève le soleil, écharpes de brumes dans la petite vallée qui mène au bois de Galembrun.  Les oiseaux ont repris leurs habitudes et leurs virevoltes autour des graines (tu vois, Luce, ils apprécient ton abri 😉 ).

Mais ce matin, au pied des oreilles-d’éléphant, un scarabée avait dû se tromper de saison ! D’où vient-il ? Comment est-il arrivé là ? Je n’ai pas eu le cœur de le remettre dans la froidure, dehors, peut-être trouvera-t-il de quoi tenir le coup avec les plantes  dans la pièce ?

Belle fin d’année à toutes et tous !

Au pays du Beaujolais.

Oui, je sais, c’est un peu le calme plat en ce moment sur mon journal d’ici et d’ailleurs… Nous avons pourtant eu quelques belles journées ensoleillées, des matins bleus, d’autres embrouillardés, de la pluie pour recommencer à remplir la mare du village. Aujourd’hui, préparatifs hivernaux : réinstaller les pots au chaud dans la maison, les oreilles d’éléphant, les hibiscus, le cactus, et cette plante bizarre rapportée d’Égypte par Georges et Gladys et qui grandit grandit…

06_19nov16_montmelas_01Mais novembre est l’occasion d’aller faire un tour chez nos amis, dans le Beaujolais. Troisième jeudi du mois, « il » arrive. Et nous aussi. Soirée spectacle « chez Paule », avec cette fois un programme autour de la guerre de 14-18, Histoire et chansons, particulièrement intéressant et réussi. Et première dégustation, puisque la salle est au-dessus du chai… Une salle chaleureuse, petite, conviviale. Et toujours des spectacles de qualité. http://beaujolais-yves-bonnet.fr/WordPress3/

Quelques caves, dont bien sûr celle des Jumeaux. Une visite chez un viticulteur en retraite, mais qui recevait tout de même… ne pas perdre les bonnes habitudes ! Mais aussi, difficile de s’arrêter lorsqu’on est passionné par son métier.

Le château de Montmelas exposait cette année des étiquettes signées d’auteurs Japonais.

Depuis le château, une vue extraordinaire sur la plaine de la Saône, les Alpes, le Mont Blanc (pluie assurée deux jours plus tard, paraît-il, dans ce cas).

Un tour à Villefranche, une fois la cohue du marathon passée (non, pas pour nous, le marathon… ni d’ailleurs la dégustation, il y avait vraiment trop de monde sur la place !). Mais nous y avons trouvé une très jolie « boîte à lire ».

Et pour terminer ces journées, la visite du très touristique « Hameau du vin » à Romanèche Thorins. Très touristique, mais aussi très intéressant. La vieille gare, avec son histoire des trains, de la SNCF, ses souvenirs…

(dont une plaque qui devrait faire réfléchir un certain candidat annoncé…). Et le musée du vin. La vigne et sa récolte du début à la fin : terres, outils, affiches (bien aimé la caricature de Faust, « le veau d’or » devenant le Pernod…), une belle fresque évoquant les transports du vin depuis l’antiquité, la verrerie, les bouchons, l’histoire de Noé. Dans le grand restaurant, où nous attendait (encore) une dégustation, un superbe limonaire.

Un dernier château avant de penser à rentrer, celui de Pravins (production bio), mais la nuit était là, alors ce sera juste une image de la superbe cheminée de la salle de dégustation. Pour les photos du château, ce sera une autre fois.

Retour sous un ciel tantôt bleu, tantôt bien mouillé, nous laissant tout juste deviner les belles couleurs d’automne des feuillages… l’or et les roux s’opposant, dans la traversée de la Corrèze, au vert presque noir des sapins.

Mais dans le Quercy, sous un ciel entre gris et bleu, les arbres s’en donnaient à cœur joie pour bien nous faire admirer leurs couleurs automnales.

Entre-deux-mers…

029_06oct_-rionsNous ne « bougeons » pourtant pas beaucoup ces temps-ci, ni l’appareil photo ni moi ni Raymond, j’aurais donc dû trouver le temps de vous raconter en temps et en heure une de nos balades du début d’octobre, et voilà que je (re)trouve ces images d’une trèèèès belle journée près de Cadillac, en Gironde, oui, en plein milieu de vignes… mais surtout une journée en famille. Raymond découvrait son arrière petit-fils, il faisait beau, et ce fut une journée toute douce. Après-midi de balade, nous commençons par Rions, cité médiévale, avec encore quelques beaux restes 😉 , tours, église, ruelles…

… mais pas uniquement du Moyen-Age, témoin cette Halle aux Petits Pois, ou ce Cercle Rionnais (bars associatifs du début du XIXème, ils furent longtemps une institution dans les villages des Landes et du sud de la Gironde).

Un village bien calme en ce début d’automne, beaucoup de maisons fermées, de plantations oubliées, mais d’autres encore là…

Le tour de la cité terminé, Frédérique avait repéré une indication « l’île de Raymond », et n’avait jamais été voir ce que cachait ce panneau. Nous y partons. Et ce fut l’occasion d’une jolie balade, à travers un petit paradis : zone humide protégée, des sentiers, et… tout plat ! Une aubaine, en ce moment ! D’abord un chemin doux, longeant, bien sûr, nous sommes dans le Bordelais… un château (en ruine) et… des vignes.

Ensuite, nous entrons sur le site… en passant la Garonne, mais version très réduite !

Car ce « petit bras » de la Garonne, qui fait que ce coin de terre est appelé une île, est bien pitchoun…, mais une fois ce bras mort de la Garonne passé, l’impression d’être ailleurs, sur un bout du monde, calme, on respire…

En fait, c’est la journée que nous aurions pu y passer, pour explorer tous les sentiers, flemmarder au soleil… Au retour, j’ai cherché et trouvé le site de ce lieu : il faut chercher Vallon de l’Artolie, communauté de communes. Mais une vidéo, c’est encore mieux : https://vimeo.com/162034545 .

Oui, ce 6 octobre fut une superbe journée, entre tendresse, soleil, nature… et l’occasion de dire encore et encore que notre pays est bien beau !

Les Baux de Provence

23oct16_les-baux-de-provence-2Visite éclair dans ce village très touristique… Dans ma jeunesse, j’avais lu un bouquin de la collection Rouge et Or qui se passait aux Baux de Provence. J’avoue que l’idée que je m’en étais faite, et qui m’était restée, n’a pas tout à fait correspondu à la réalité… il est vrai que j’étais assez jeune, que j’avalais à peu près tous les livres qui me tombaient sous la main sans distinction, et que j’avais une imagination assez délirante ! Déçue ? Non, pas vraiment. Un peu de ciel bleu et de soleil n’auraient pas nui à cette visite, peut-être trop rapide aussi. C’est vrai, le temps ne nous incitait pas trop à la rêverie. Bref, il faudra y revenir, prendre davantage de temps, ne pas craindre les marches, les grimpettes… Pourtant, malgré le ciel gris nous n’étions pas les seuls (d’accord, c’est une période de vacances) ! Le parking était bien rempli à notre arrivée (merci à ces jeunes qui, en repartant, nous ont offert leur ticket de parking, que nous avons à notre tour donné à un autre touriste en repartant, puisque c’est un ticket à la journée, 5 €), et lorsque nous sommes repartis, vers 15 heures, c’était un peu la course à la place de parking…

Village perché, château, vieilles pierres, une vue superbe, dans le village « d’en bas », maisons cachées dans les roches, je pense qu’en effet une journée est nécessaire pour trouver autre chose que le village de carte postale qui nous est proposé. Le prochain passage sera mieux organisé 😉 ! J’ai tout de même eu quelques coups de cœur, pour ici une porte, là une sculpture isolée, un chemin encore fleuri, la couleur automnale d’un robinier.

Quant aux maisons dans le village en contrebas, nous les avons devinées, perdues dans les arbres, adossées à la roche, ancrées dans la roche…

Nous n’avions pas prévu une longue visite, alors… le musée Brayer, le château, les carrières de Lumières… ce sera pour une autre fois !

Un jour en or…

22-10-2016_dans-les-rues-de-ceresteC’est un peu le calme plat sur mon journal d’ici et d’ailleurs, je sais. Mais un peu de repos dans les déplacements, découvertes, etc., + l’arrivée de l’automne, + mes petits soucis de genou, ont fait que les randonnées ont disparu, que je n’ai pas pu aller voir si nos arbres ont changé de couleur, et comme dans le jardin c’est un peu tristounet, je ne sors pas beaucoup et mon appareil photo non plus… Nous avons tout de même recommencé à « bouger », cette fin de semaine dernière, et allons continuer un peu chaque mois en attendant les résultats du proche rendez-vous qui me dira enfin quand sera réparé mon genou !

Nous avons redémarré les (courts) voyages par une fin de semaine dorée, à Céreste, dans les Alpes de Haute Provence, pour fêter les noces d’or d’amis très chers.

Une belle journée, pleine de gentillesse, d’amitié, de tendresse, famille et amis réunis. L’occasion aussi d’un petit tour de ville à Apt.

Car cette fois je ne me sentais pas le courage d’aller vérifier si les ocres de Roussillon sont toujours aussi beaux sous le soleil. De plus, la pluie s’est invitée en fin de journée, samedi, et c’est sous un ciel bien gris que nous avons repris la route dimanche. La route ? Non, plutôt le chemin des écoliers. Il faut dire que notre « Cocotte » du GPS a été assez étonnante dans ses choix de direction, mais nous sommes malgré tout arrivés à Saint Rémi de Provence et au site de Glanum.

La suite prévue, c’était une halte aux Baux de Provence, que, honte à moi, je ne connaissais pas, sinon par une lecture de (très) jeunesse. Photos et impressions sur une prochaine page. Pour aujourd’hui, nous restons sur les vieux bancs de ce site, Glanum.23-10-2016_glanum-7