En vert…

Voici venu le temps de ma couleur préférée ! Les fleurs des arbres fruitiers cèdent peu à peu la place aux feuilles. Dans le fond du jardin, où la tondeuse n’est pas encore passée, l’herbe ondule au moindre frémissement d’air. Et Carabistouille aussi semble apprécier cette herbe verte, toute neuve et tendre

… Sur les branches de l’olivier taillé « à nu » pointent les nouvelles feuilles. Et le laurier croule sous les fleurs !

Quelques promesses d’autres couleurs, cependant. Si le lilas blanc attend encore un peu avant d’ouvrir ses grappes… son ami mauve est impatient d’offrir ses couleurs et son odeur.

Sur la tonnelle, le rosier liane prépare ses multitudes de roses crème, sans se préoccuper des oiseaux virevoltant autour des graines. Ma belle de Shanghai semble me promettre au moins deux fleurs cette année…

Madame Météo nous annonce de la pluie pour la fin de semaine… tant pis ! ou tant mieux ? les plantes en ont encore bien besoin, la mare de notre petit hameau aussi…

Malgré tout…

… le printemps est là, sur le calendrier ! Un jour gris, un jour bleu, un jour pluie, un jour soleil. Mais les arbres fruitiers illuminent l’ambiance, que ce soit un matin gris ou une fin de journée ensoleillée.

Bientôt, ce seront tous les arbres de la colline en face qui verdiront…

Bonne fin de semaine !

Premier sourire de printemps

J’ai volé ce titre à Théophile Gautier. Qui mieux que lui a su conter ce mois de mars ? Qui plus est, le début du poème est tout à fait d’actualité en ce moment…

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisèle des boutons-d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
II s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

(…. )
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

Bruits de tondeuses, piaillements d’oiseaux de plus en plus vifs, portes et fenêtres grand ouvertes, plus que quatre jours « pour de vrai », mais il est déjà là ! Les fleurs des églantiers vont bientôt laisser la place aux feuilles, celles des pruniers aussi, mais les fleurs de cerisier se bousculent, et en deux jours l’arbre est passé du gris hivernal au blanc printanier ! Quant aux fleurs de saison, celles annonçant vraiment le printemps, Pâques, les beaux jours, elles parsèment l’herbe sur la place, accompagnées de ces jolies fleurs étoilées, sur laquelle un jeune criquet prenait le soleil…

 

Plus que 10 jours !

Ou « encore » 10 jours à attendre ? Aujourd’hui, j’ai décidé d’être optimiste, je commence à marcher sans canne (sauf si je vais dehors) et c’est vraiment le premier jour sans trop d’hésitations dans ma démarche. C’est donc bien parti. Je l’ai décidé. Et tant pis si demain, ou après-demain, tout revient à zéro… Bref, me voici partie faire un petit tour à la recherche des couleurs du printemps ! Bon, ce n’est pas cette année que j’irai chercher le bleu des pervenches dans le bois de Galembrun, mais les petites anémones et les muscaris sont là avec leurs bleus éclatants, presque du même ton que les violettes voisines !

Pour le jaune, il reste deux ou trois narcisses un peu abîmées, mais le forsythia scintille de tous ses ors, les ficaires et les dents-de-lion sèment leurs gouttes dorées au milieu des herbes.

Pour le blanc, les fleurs du prunier font les coquettes, tandis que les hellébores se partagent entre mauve clair et blanc…

Sous le laurier, dont les fleurs exploseront bientôt, à côté des hellébores, cette plante grasse aux belles  hampes roses (dont je ne sais plus le nom)… Mais pour le moment, c’est le vert qui domine, du moins sur le sol, en attendant les feuilles nouvelles, qui ne tarderont pas !

Et si quelqu’un fait la moue devant le rose et bleu, c’est qu’il n’a jamais levé le nez vers un pêcher en fleurs sous un ciel de printemps !11_pêcher sauvageBonne fin de semaine !

Hiver ?

Juste quelques pas dehors, malgré la pluie, le vent et la grisaille… quelques pas précautionneux, promis, je ne fais pas de bêtises !, mais cela faisait 2 ou 3 jours que le rose des fleurs (encore presque toutes en boutons) me faisait de l’œil quand je sortais. Et donc, saisie au vol entre deux frémissements :

05fevrier2017_promesse05fevrier2017_courageuse

Bon dimanche !

Brrr…………

Pourtant, l’hiver semblait presque terminé, et paf ! voilà que la froidure revient, et le vent, et la pluie. 27fev17_tisane-dapres-midiMais, quel que soit le temps dehors, comme ce n’est pas encore demain, et loin de là, que je reprendrai mes balades dans les environs, je dois donc me contenter de quelques pas sur la terrasse quand il fait beau… Il y a 4 jours, les jonquilles devant ma fenêtre étaient superbes, et les violettes embaumaient au soleil couchant !

Mais tout à l’heure les jonquilles étaient tellement malmenées par la tempête que je suis allée les cueillir, pour les mettre à l’abri (et me suis fait rappeler à l’ordre par Raymond, pour mon imprudence, les dalles étant bien mouillées).

Pendant ce temps, à Venise… il fait beau, le Carnaval resplendit… (groooos soupir !)carnaval-venise-masque-costume-0643Merci à Luca et Daniele pour leurs superbes photos sur http://www.e-venise.com

Comme un air de printemps…

Ciel clair, soleil, et enfin un petit tour dans le jardin. Je n’avais pas pu aller voir si mes belles hellébores avaient pointé le bout de leur nez, n’ayant plus mis les pieds dehors depuis un long moment… elles sont bien là, sans prétention… et comme il n’est encore pas possible de me mettre par terre pour les photographier en plein cœur, vous n’aurez droit qu’à leur couleur pleine de douceur au milieu des feuilles vertes !

Et les violettes aussi sont arrivées, avec quelques petites pensées pour les accompagner… pensées d’amitié que je partage avec vous. Bonne journée !

Balades virtuelles… ?

Voilà voilà, genou réparé, « yapluka »… attendre. Attendre cet « après » dont tous celles et ceux qui sont passés par là parlent comme d’un vrai et beau soulagement. Attendre n’étant pas vraiment ma qualité première, ni seconde, ni xxxxxième, il va pourtant falloir que je m’y fasse, à l’attente de cet « après » ! Bref. Retour à la maison, bien emm… avec ces deux pattes supplémentaires (dont j’espère pouvoir me passer le plus vite possible), et je réapprends à me servir d’un genou ! Le temps revient au beau, je peux envisager le tour du jardin, du village, mais je pense déjà aux futurs déplacements.itineraire_01

En attendant le 28 août, date du prochain départ, me voici repartie en Islande grâce aux souvenirs, aux images (pas seulement les miennes). Ce pays me touche particulièrement, et reste accroché dans mon cœur (côté voyages).

Par la Nature à l’état (encore) préservé, et en éternel bouillonnement, glaces, lacs, volcans, crevasses, champs de lave…

Par toute cette faune qui ne craint pas (pas encore ?) d’être dérangée.

Par sa flore étonnante, têtue. Arbres rampants sur les sols de lave, poussant entre deux fissures. Fleurs des sandurs. Mousses incrustées dans les roches, y dessinant d’étranges cartes géographiques…

Par ses villes, ses villages, disséminés au pied des montagnes, des volcans, des cascades, ses maisons anciennes restaurées par des Compagnons, avec le souci de toujours laisser respirer la nature, les habitants (ne pas oublier tous les tags de Reykjavík ou Akureyri…).

Par ses changements soudains de lumière, de temps…

Par sa gastronomie… même si le touriste ne peut pas toujours en profiter pour des raisons hélas bassement terre à terre de budget (mais on trouve partout de bonnes soupes 😉 )

Merci à tous ces photographes amoureux de ce pays, qui n’hésitent pas à partager leurs clichés !

PS : Pour cette page, je n’ai pioché que dans les photos de Fjallaback ( https://www.fjallabak.is/  ou  https://www.facebook.com/icelandtrekking/?fref=ts ) et dans mes photos. Mais vous avez aussi : http://www.waysofnature.com/ . Et d’autres…

Balade ardéchoise

Oh, une toute petite balade, autour de Saint Étienne de Boulogne, par un après-midi bruineux… Brume, fougères d’un beau roux et sous-bois vert lumineux, ruisseaux clairs, vieilles maisons en pierre et châtaigniers tortueux…

Merci, Odette, pour ce tour plein de poésie. La prochaine fois que nous venons, je ne vous ralentirai pas, Ulysse et toi, et nous pourrons faire « le grand tour »… j’espère !

La 7 !

01_29janvier17_la-7Si cette traditionnelle fête des conscrits de Villefranche sur Saône dure plus d’une semaine pour les personnes de 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80 et 90 ans concernées (celles et ceux -enfin, surtout ceux – nés une année « en 7 pour cette année 2017), il faut avouer que c’est le dernier dimanche de janvier (et de la fête) que chacun attend avec impatience ! Vous connaissez ou pas la ville, mais ce jour-là, sur toute la longueur de la rue Nat’ (Nationale, qui traverse de Nord en Sud Villefranche, depuis le haut jusqu’au creux devant l’église pour remonter ensuite « en face »), les conscrits font LA VAGUE. Une fanfare ouvre la marche (enfin, après les motards chargés de faire respecter l’alignement des badauds sur les trottoirs…), puis ce sont les « 20 ans », rubans verts, frac et gibus, bouquets traditionnels, pas toujours très frais après déjà une semaine de festivités (mais j’avoue, le flou de ma photo n’est pas de leur fait…)

Viennent ensuite les rubans jaunes des « 30 ans », déjà mieux organisés, fringants, derrière leur fanfare…

Les « 40 ans », rubans orange, en pleine possession de leurs moyens, avec déjà deux « vagues » derrière eux (toujours précédés d’une fanfare)…

Les « 50 ans », rubans rouges, tranquilles et plutôt en forme…

Les « 60 ans », rubans bleus, ne déméritent pas, avec une vague bien rodée…

Les « 70 ans », rubans violets, tiennent bien la rue, il faut dire que c’est leur 6ème vague, ils commencent à bien connaître… (mais là, alors que zut c’était la classe de Mauricette, paf, trop occupée à regarder, je les ai un peu ratés au premier tour, mais les voici à la fête du samedi soir et au retour de la vague, là où ils ont le droit de s’arrêter pour embrasser leurs conscrites 😉 )

Les « 80 ans », rubans prune, assument parfaitement âge et tradition, et traversent la rue Nat’ avec la désinvolture de l’habitude…

Et les « 90 ans », rubans bleu-blanc-rouge, ne cèderaient leur place pour rien au monde…

Une fois la rue descendue et montée, les 20 attendent les 30, puis chacun s’ajoute, formant une haie d’honneur aux suivants, avant de repartir dans l’autre sens une fois toutes les classes arrivées…30_29janvier17_la-7 Voir toute une vie passer ainsi est fantastique. Certains peuvent mal le supporter, d’autres ne voient que la joie des toutes les générations participer ainsi à la tradition, de se retrouver de 20 à 90 ans (parfois 100 ans) unis dans une même solidarité. Chaque année, pour moi, c’est le même bonheur, le même « chaud au cœur », et pourtant je ne suis pas née en Beaujolais ! Il faut dire que nous y avons des amis, des vrais, et qu’ils nous ont bien inoculé le virus 😉 ! La vague terminée, retour à la maison, au chaud… parce que même avec toutes ces couleurs (les vitrines des magasins ne sont pas en reste !) et cette joyeuse bonne humeur, il faut avouer qu’en cette fin janvier la température est plutôt fraîche.

Voilà, les conscrits de « la 7 », c’est terminé, on pense déjà à « la 8 » ! 15_29janvier17_les-60-ans