Un jour en or…

22-10-2016_dans-les-rues-de-ceresteC’est un peu le calme plat sur mon journal d’ici et d’ailleurs, je sais. Mais un peu de repos dans les déplacements, découvertes, etc., + l’arrivée de l’automne, + mes petits soucis de genou, ont fait que les randonnées ont disparu, que je n’ai pas pu aller voir si nos arbres ont changé de couleur, et comme dans le jardin c’est un peu tristounet, je ne sors pas beaucoup et mon appareil photo non plus… Nous avons tout de même recommencé à « bouger », cette fin de semaine dernière, et allons continuer un peu chaque mois en attendant les résultats du proche rendez-vous qui me dira enfin quand sera réparé mon genou !

Nous avons redémarré les (courts) voyages par une fin de semaine dorée, à Céreste, dans les Alpes de Haute Provence, pour fêter les noces d’or d’amis très chers.

Une belle journée, pleine de gentillesse, d’amitié, de tendresse, famille et amis réunis. L’occasion aussi d’un petit tour de ville à Apt.

Car cette fois je ne me sentais pas le courage d’aller vérifier si les ocres de Roussillon sont toujours aussi beaux sous le soleil. De plus, la pluie s’est invitée en fin de journée, samedi, et c’est sous un ciel bien gris que nous avons repris la route dimanche. La route ? Non, plutôt le chemin des écoliers. Il faut dire que notre « Cocotte » du GPS a été assez étonnante dans ses choix de direction, mais nous sommes malgré tout arrivés à Saint Rémi de Provence et au site de Glanum.

La suite prévue, c’était une halte aux Baux de Provence, que, honte à moi, je ne connaissais pas, sinon par une lecture de (très) jeunesse. Photos et impressions sur une prochaine page. Pour aujourd’hui, nous restons sur les vieux bancs de ce site, Glanum.23-10-2016_glanum-7

retour sur photos, Lubéron

Céreste_1781

Après le Mont Dore et ses environs, retour sur une autre région de France, les environs de Céreste. Si vous ne connaissez pas le parc naturel régional du Lubéron, et si vous avez envie d’une petite escapade, voilà encore une belle idée de découverte ! Apt, Manosque, Gréoux, Forcalquier, les villages perchés, perdus, mais à arpenter de haut en bas et inversement… C’est la Provence, et dès le départ, chants de cigales, champs de lavande, mas isolés, fontaines qui chantent sur les places de villages, les ocres de Roussillon, le vert tendre des oliviers, la garrigue, les monts embrumés de bleu le matin, toutes les couleurs sont au rendez-vous. La gourmandise aussi. Nous, notre « base », c’est Céreste. Nous avons la chance d’y connaître des amis. Petit village, oui, mais les rues caladées du vieux village, les vestiges de ses remparts médiévaux, de jolies fontaines, d’anciennes maisons, de belles portes… Et une agréable randonnée au départ de Céreste, par le pont de l’Aiguebelle, vers le prieuré de Carluc, peu connu, dans un fond de vallée, avec une chapelle romane, des restes d’églises, une nécropole, et la nature, la nature, la nature… Au retour, petit arrêt chez Carine et Emmanuel, à « la rue des biscuits » ( http://laruedes-biscuits.e-monsite.com/ ), où vous pourrez souffler et vous ravigoter, n’hésitez pas, l’accueil est très sympathique, quant aux biscuits… un délice.

Ne pas manquer les jours de marché, comme d’ailleurs dans tous les villages de notre France ! C’est vrai que là, ils semblent plus colorés que dans certaines villes, une ambiance plus ensoleillée par l’accent… A Reillanes, à Céreste, à Forcalquier, à Apt, et… partout ! Forcalquier, limite du Lubéron. Une ville au passé plutôt rebelle, ou du moins au caractère indépendant, une vieille ville que l’on peut admirer en montant à la citadelle (dont il ne reste rien, merci à Henri IV), devenue la terrasse de Notre Dame, au sommet de laquelle un panorama magnifique s’offre à nos yeux, été comme hiver… la grimpette est un peu rude, mais le chemin de calades est superbe, et en cas de manque de souffle, des bancs vous aident à le retrouver, depuis lesquels vous pourrez admirer les Alpes au fond de l’horizon ! La chapelle qui vous attend en haut de ce beau chemin est assez étonnante dans le genre kitsch, et en principe le dimanche vous avez droit à un carillonneur. Et tout en bas, vers la via Domitia, un vieux lavoir romain apporte un peu de fraîcheur.

Apt et le marché du samedi, les fruits confits, le musée de l’aventure industrielle, la cathédrale (une des plus anciennes de Provence), la maison du parc du Lubéron et ses trouvailles archéologiques, les ruelles de la vieille ville, bref, une petite ville séduisante !

Et les villages environnants, Viens, Saignon et son « potager d’un curieux » plein de poésie, Oppedette et ses gorges, Saint Saturnin les Apt et les ruines de son village médiéval et du château, autant de petites curiosités qui se révèlent de grands bonheurs !

Ne pas oublier le prieuré de Salagon, musée-conservatoire ethnologique de la Haute-Provence, ses jardins extraordinaires, le médiéval, celui des senteurs, des simples, des temps modernes…, ses expositions sur la vie du pays, ses belles calades.

Dans les environs, bien sûr, Roussillon, surnommée par Jean Vilar « Delphes la Rouge », rouge du sang de la belle Sermonde, Roussillon et les ocres, mais aussi Rustrel et le Colorado provençal, belles promenades pour petits et grands ! (mais prévoyez ensuite une lessive pour vos chers pitchouns qui n’auront pas résisté au plaisir de tripatouiller cette belle terre colorée…)

Plusieurs petits séjours dans ce pays d’Apt, du Lubéron, de Forcalquier, au fil des saisons, hiver, automne, fin d’été, des balades tranquilles ou un peu plus « sportives »,

et toujours le même plaisir à découvrir ses beautés…