Souvenirs souvenirs…

… et, je l’avoue, un peu de nostalgie ! Achraf, avec ses messages annonçant sa  création d’agence, m’a fait rechercher une ou deux photos, et me voici replongée dans la magie Égyptienne. Je sais bien que chaque pays est riche de paysages magnifiques, de beautés architecturales, d’habitants à rencontrer… Je sais bien que certains pays vous inspirent davantage que d’autres… Mon amour presque immodéré pour Venise, pour l’Islande, ne m’empêche pas (et heureusement !) d’avoir envie de découvrir d’autres contrées, d’autres villes, mais aussi de souhaiter repartir vers des pays que j’ai déjà visités et aimés. Et donc voici, juste pour le plaisir des souvenirs, quelques images venues d’Égypte. Un pays qui ne m’a pas laissée indifférente… deux voyages, mais surtout un guide particulièrement attachant, intéressant, cultivé lors du deuxième séjour.

Et ce soir, pour le dépaysement, c’est vers le Burkina que nous allons, avec l’AG de l’association « l’Autan et l’Harmattan ».

En campagne

Ciel bleu, pas de vent, temps idéal pour une petite marche. Raymond ayant déjà prévu ses occupations de l’après-midi (vérification de l’état de la piscine, tondre l’herbe…), je partirai donc seule. Mais cette fois, je prends l’appareil photo !_DSC0866_2

Géométrie dans l’espace, pétales cirés des ficaires, ajoncs encore en fleurs, premières aubépines, un brin de mimosa se balançant contre un pin (oui, par moments, un petit vent frais se faufilait, me rappelant à l’ordre), ocre des champs labourés et vert éclatant des champs renaissants, jonquilles sauvages… chants d’oiseaux même pas troublés par les avions au loin, en approche de Blagnac (mais là, je laisse à votre imagination le soin d’ajouter le son !).

Les branches encore nues des arbres, celles auxquelles s’accrochent encore des feuilles sèches bruissant au vent, contrastent avec le bleu vif du ciel. La petite mare prend ses aises. Et dans le bois les mousses s’illuminent aux rayons de soleil.

 

Mais n’oublions pas les reines du printemps tout proche :8mars18_19

 

 

Hiver…

Un peu prématurée, ma page printanière… Si jusqu’à mardi le soleil était prêt à nous faire croire au printemps,  l’hiver nous a rappelé hier, avec la neige et le froid , qu’il avait encore quelques jours devant lui ! Tant pis, et si la neige n’a duré que quelques heures, c’était bien joli à voir. Par contre, les oiseaux, eux, ont multiplié leurs va-et-vient autour des réserves de graines. Je me demande où ils mettent tout ce qu’ils picorent !

En tout cas, aujourd’hui, c’est grand vent d’autan, grisaille… un dernier jour de février tristounet… Espérons que nous allons retrouver bien vite les belles fins de journées comme celle de lundi dernier à Toulouse :26février2018_Toulouse

Printemps ?

Oui oui oui, dans un tout petit mois nous serons (enfin) au printemps. Cela semble un peu difficile à croire, tant les températures deviennent de plus en plus hivernales depuis quelques jours. Pour les oiseaux qui vont et viennent des haies aux réservoirs de graines et de boules de graisse disséminés dans le jardin, pas de doute, c’est encore l’hiver. Mais pourtant…. si les ellébores et les violettes tiennent tête au froid, voilà que le prunier commence à bourgeonner, les pousses rouges des pivoines pointent, les ficaires montrent le bout de leurs pétales cirées, la giroflée refuse de baisser les bras, et les oreilles d’éléphant ont décidé de fleurir encore une fois dans mon bureau.

Le moment du thé au coin de la fenêtre alors qu’il fait encore soleil, vite en profiter car à peine une heure plus tard il descend se coucher derrière les collines… alors, rallumer le poêle, une ou deux lampes et… bonne soirée !

Mais profiter de ces petits bonheurs a par moments un arrière-goût d’amertume. Tellement de personnes en ce moment sont exposées au froid, au gel, à la solitude. Et je me sens un peu mal à l’aise dans ma vieille maison campagnarde, loin de la ville et de ses/ces misères. Peut-être devrais-je récupérer un peu de ce cynisme dont font preuve nos dirigeants….

Les conscrits de la 8 .

057_27jan18_Villefranche ConscritsVoilà voilà, après (presque) trois semaines de grosse crève, les photos de cette année « en 8 » arrivent. C’est que c’était une année importante, puisque nous avions deux amis dans « la classe en 8 »! Et nous étions invités chez un de ces héros, Gil. Alors, oui, on peut dire tout ce que l’on veut sur le machisme de la fête, les femmes étant exclues du défilé, des banquets… l’Histoire fait que c’étaient les hommes qui partaient à la guerre lorsque cette tradition s’est créée, c’étaient les hommes qui étaient tirés au sort pour décider qui partait à la guerre et qui restait dans sa famille… Donc en cette dernière fin de semaine de janvier, nous prenons la route vers Villefranche-sur-Saône.

Oui, la pluie, la brume, la neige étaient au rendez-vous… mais nous étions à l’heure pour assister au défilé du vendredi soir. Thème de la soirée : les films de Walt Disney. J’ai toujours été étonnée de la facilité à se déguiser de nos amis du Beaujolais lors des fêtes de fin d’année, mais depuis que j’assiste aux journées des conscrits, j’ai bien compris que c’était dans leurs traditions 😉 … et donc ce soir-là, nous avons regardé défiler, un peu frigorifiés et mouillés, le monde des dessins animés, Picsou et sa famille, Peter Pan, Alice et ses merveilles, des dalmatiens, Blanche-Neige et son entourage, Aladin et sa lampe, emmenés au son des batucadas et guidés par les flambeaux des pompiers jeunes et moins jeunes.

Le vendredi soir, même si la fête est commencée depuis déjà quelques jours, les clés de la ville sont remises aux 20 ans par le Maire, après toute une cérémonie où chaque décennie vient chanter sa chanson de classe (pas l’école, la militaire…). Les « 90 » débutaient, suivis des « 80 » (où nous avions aussi un ami conscrit), puis les « 70 », etc… jusqu’aux « 20 », mais il nous tardait de revenir au chaud et… au sec ! « Notre » conscrit étant dans les « 70 », nous avons réussi à tenir jusqu’à lui, mais avons lâchement abandonné tous les autres !

Le samedi, petit tour en ville pour nous, les batucadas et les Grognards d’Épinal (je crois) animaient la rue Nat’ et la place des Arts, pendant que les conscrits de l’année se retrouvaient pour visiter leurs conscrits de la 8 malades, ou en maison de retraite, puis leurs conscrites (oui, tout de même, chaque groupe va offrir un bouquet aux dames de la 8, et profite des différentes réceptions…). Le rendez-vous place des Arts est l’occasion de retrouver un peu « notre » conscrit et faire quelques photos… leur tenue est si élégante !

Et vient enfin le dimanche, « LE » grand jour, celui de « la vague ». Grand ciel bleu, soleil, un vrai dimanche de fête !

Pas de blague, il s’agit de descendre et monter la rue Nat’ en chantant et en faisant une vague, puis de la refaire en sens inverse. Et la rue Nat’ fait près de 2 kilomètres… Les 20 ans ouvrent la route, un peu fatigués…, et les 90 ans clôturent la vague, et là, on sent l’expérience et (presque) l’habitude… A l’aller, attention, pas d’arrêt pour dire bonjour à la famille ou aux amis ! Mais au retour c’est parfois un peu la débandade, mesurée certes, mais on sent déjà que l’heure du banquet approche… Chaque décennie est précédée d’une fanfare, ou une batterie fanfare, et alors là, moi, j’ ❤ !

C’est toujours la même émotion de voir passer les âges de la vie, de se dire « maintenant je suis presque à la fin », mais il y a aussi tellement de joie à partager ces moments ! Ensuite, bien sûr, c’est « LE » banquet, où chaque conscrit invite les « mâles » de sa famille ou de ses amis… Nous, nous nous retrouvons entre amies, petits-enfants aussi, dans un restaurant bien sympa « Chez elles ». Mais Gil viendra nous apporter son bouquet, avant de partir avec ses fils et ses amis pour un repas qui durera jusqu’à la fin de l’après-midi…

Toutes ces émotions prennent fin, pour nous, le lundi… et même le dimanche, car, bien fatigués, nous n’avons pas eu le courage de ressortir pour aller au grand bal du dimanche soir, où pourtant, là, même les femmes étaient invitées 😉 ! Et nous avons repris la route dès le lundi matin. Pluie, brouillard, quelques moments de soleil, retour à Galembrun sans problème. Pour Gil et les conscrits de « la 8 », l’histoire a continué jusqu’au mercredi…

Chez nous, pas de mimosa, mais les ellébores et les violettes en pleine floraison, malgré le froid et la pluie. A l’an prochain, pour « la 9 » ?

Un supplément d’information ? https://youtu.be/lAWXm6zuU58

2017, c’est fini !

Et ça s’est bien fini ! Avec le soleil, les ami-e-s, de belles découvertes, un peu de gastronomie, des discussions, des projets… En photos, et en vrac, d’abord l’avant-dernier jour de 2017 : musée Georges Labit, voyage oriental et parfois souvenirs, une petite marche au bord du Canal du Midi, et un concert de Nouvel An à la Halle aux Grains

Le 31 décembre, soleil radieux ! Notre pique-nique traditionnel pouvait avoir lieu. Et sur le chemin de Compostelle, s’il vous plait ! Nous nous sommes installés à l’ombre… bien sûr, ce n’était pas la chaleur estivale, mais il faisait assez bon pour rester dehors.

Et après nos agapes, nous sommes partis à la découverte de l’Histoire de l’aviation, le grand et gros (pas très beau extérieurement, mais bon, c’est un hangar à avions au fond…) musée Aéroscopia. Impressionnant. Une fresque murale retraçant l’histoire de l’aventure aéronautique de Clément Ader à nos jours. Et les projets… Visite du Concorde n° 1 de série, d’un Airbus A300B, avec salon, cuisine, salle de bains, chambre…. et, ce qui est plus impressionnant, tout ce qui se cache entre les parois, conduits électriques etc. Et les avions exposés, certains anciens (y compris l’aile de Léonard de Vinci reconstituée), ou de plus récents, des films interactifs sur les instruments de bord, le parcage d’un avion, le pilotage, les métiers de « l’aéro »… on peut y passer beaucoup de temps si l’on veut tout bien explorer ! En vrac, quelques photos :

Soirée amicale, apéritif, vœux sous le faux gui (fait maison par ma sœur), repas, cadeaux, échanges, projets… en route vers 2018 !

Nous sommes déjà dans la deuxième quinzaine de Janvier… journées bien occupées, entre la soirée théâtre du 3 février, co-organisée par Les Arts au Soleil et SystèmeDys, les dossiers à terminer pour le Festival de juillet, les contrats à préparer, et… la première exposition photographique de Guillemette, hier samedi, à la salle exposition de Grenade : « Reflets ». Une raison de plus d’être fière de ma/notre fille ! ❤ ❤ !

Découvertes de fin d’année…

29déc17_07_écomusée CabanacRêver d’ici et d’ailleurs… aujourd’hui, ce sera ici. Car si j’aime aller flâner dans d’autres pays proches ou plus lointains, je sais aussi flâner dans ma campagne ! Et il n’est point besoin d’aller courir bien loin de chez soi pour faire des découvertes. Pour peu que l’on se donne la peine de chercher, nos régions recèlent des trésors. Et il fallait bien chercher des nouveautés à découvrir, car les ami-e-s qui arrivaient pour passer les derniers jours de 2017 et débuter 2018 avec nous, connaissaient déjà pas mal notre coin de campagne… Nous avons commencé vendredi 29 décembre par une journée étonnante, intéressante, pittoresque. Dès le matin, rendez-vous à Cabanac-Séguenville, tout petit village perdu dans la campagne, pour une visite de l’écomusée. Sur le papier donné à l’Office de Tourisme de Grenade, quelques lignes : « L’association « C’était Hier », avec le concours des communes du canton de Cadours, propose dans les locaux de l’ancienne école restaurée, une exposition « 150 ans d’école ». Chacun a retrouvé des archives familiales et de nombreux documents se rapportant à l’école allant de l’époque de la loi Guizot en 1833 à nos jours. » . Visites sur rendez-vous, et un numéro de téléphone.

Temps gris, pluie fine, froidure, un vrai temps d’hiver… mais quel accueil ! Un guide de 93 ans, fier de cette école, de tout ce que ces anciens murs contiennent : cartes de France, cartes postales, souvenirs des soldats du village pendant les guerres, salle de classe aux vieux bureaux en bois avec la place des encriers (enlevés, car ils disparaissaient lors des visites… 😦 ), tableaux pédagogiques, écriture à la plume d’oie, oui, une vraie… mais surtout les souvenirs riches d’émotion de ce monsieur, nous racontant ses déboires d’écolier, heureux de faire revivre ce bâtiment l’espace de quelques heures. Alors, oui, les vitres des fenêtres cassées laissaient passer l’air froid, et la « restauration » annoncée sur le papier n’était pas tout à fait vraie, mais nous nous sommes laissés embarquer dans cette classe unique avec un vrai plaisir, tellement monsieur Ducassé nous a subjugués ! Il serait vraiment dommage que la municipalité actuelle ne soit pas intéressée par tous ces trésors, ce que malheureusement nous a laissé entendre notre guide. Ces « petits » musées sont l’âme d’un village, sont notre Histoire, tout autant que les grands musées de nos villes.

L’après-midi, une autre visite. Dans un autre registre, mais tout aussi fabuleuse humainement parlant. Quand la passion est au rendez-vous… Nous avions rendez-vous à Grisolles, chez monsieur Coulom, le dernier fabricant de balais de Grisolles. Ce village fut pourtant la capitale du balai, depuis le milieu du XIX ème siècle… mais voilà, la modernité, l’arrivée de l’aspirateur… Allez découvrir l’hisoire du balai, des balais sur le site : https://balaispaillecoulom.com/ , ou allez faire un tour au musée du balai de Grisolles. Ce jour-là, période de vacances, le musée était fermé… et voilà comment nous avons rencontré, dans son atelier, Jean-Marc Coulom .

Anecdotes, souvenirs, tout en nous fabricant deux balais et une balayette, rires, bonne humeur et bavardages… nous avons, là encore, passé deux merveilleuses heures ! Bon, d’accord, la machine à coudre les balais n’avait pas assez chaud pour fonctionner, alors il nous a démontré comment on faisait sans la machine ! Nous sommes repartis avec de vrais beaux balais, faits en France, à l’ancienne, bien fournis, solides, « qui vous durent toute une vie »… mais pour cela, exigez la marque « Grisolles J-M Coulom » !

Il ne nous restait plus qu’à rentrer, et continuer nos découvertes avec la gastronomie régionale de Lorraine : tourte lorraine au menu du soir !29déc17_45_repas lorrainLa suite du programme demain… ou après-demain… bonne soirée !

A Paris. Ah, Paris !

_DSC0163

Déjà 15 jours depuis notre retour rocambolesque de Paris ! L’hiver arrive à grands pas, ciel gris, vent froid, pluie, donc pas de balade dans la nature… Le concert de Noël est au point pour le moment (on verra vendredi 22 si tout se passe aussi bien que prévu 😉 ), les soirées spectacles pour le Festival de juillet sont presque complètement réglées, j’ai donc le temps de raconter ce mini séjour parisien de début décembre.

Deux vraies journées à Paris, et quelques heures. Un ciel hivernal, avec quelques petits pans bleutés par moments… Nous avions loué, rue Saint Denis, un appartement pour nous trois. Heureuse surprise, nous étions comme chez nous dans ce chaleureux appartement. Et finalement bien moins bruyant qu’on aurait imaginé…

Un premier jour chargé, deux musées au programme ! Départ d’un bon pied, par les rues de ce quartier bien animé… façades, graffitis, vieilles enseignes, le passage du Grand Cerf sur notre chemin, un petit peu de métro, les ors de quelques arbres sur une place, et nous voici arrivés chez monsieur et madame Jacquemart…

« le jardin secret des Hansen », exposition dans ce superbe hôtel Jacquemart-André, que je ne connaissais pas encore. L’hôtel à lui seul vaut la visite !

J’ai complètement craqué pour l’escalier, le jardin d’hiver…

Parmi les œuvres exposées, celles de ce « jardin secret », j’ai flâné, admiré, découvert… pour ma petite histoire personnelle, j’ai photographié deux tableaux, pour le plaisir, l’un pour le simple bonheur souriant qu’il représente, et un autre parce que j’admire Courbet, ce qu’il a été dans l’Histoire. Apparemment, Zola apprécia aussi Courbet : »Courbet était un maître ouvrier qui a laissé des œuvres impérissables où la nature revit avec une puissance extraordinaire » (phrase reproduite au-dessus du tableau).

Halte dans une brasserie bien sympa rencontrée sur le chemin vers notre deuxième musée, rue Ponthieu, quelques couleurs ici et là, les coupoles dorées de la nouvelle église orthodoxe russe…

… et nous arrivons en vue de l’emblème parisien… la Seine, non, pardon, la tour Eiffel… allez, je vous glisse quelques photos, et on n’en parlera plus !

Et donc le musée du Quai Branly. Je n’y étais pas revenue depuis bien longtemps. Mais là, entre le musée en lui-même, et les deux expositions du moment, nous avons eu fort à faire. D’ailleurs nous avons un peu calé vers 17 heures…  Je vous mets tout en vrac… quelques pièces de l’exposition « Le Pérou avant les Incas », superbe découverte, et les richesses du musée, venues du monde entier…

41_1déc17_musée du quai Branly-forêts natales

L’exposition « Les forêts natales » m’a laissée un peu mal à l’aise : tous ces explorateurs qui ont rapportés dans leurs malles ces trésors représentant les âmes des ancêtres ne sont-ils pas, en définitive, aussi criminels que les profanateurs de tombes de nos jours ?

Mais que ces statuettes sont belles !

 

 

 

Nous sommes ressortis du musée un peu débordés par tous ces trésors. Nous étions entrés avec les reflets du ciel sur les murs vitrés du musée, nous en repartions avec un jardin tout illuminé.

Le lendemain, tandis qu’Élisabeth repartait à l’assaut de musées et expositions, Raymond et moi avons décidé de nous promener dans le quartier, en allant jusqu’au quartier de la presse, ou plutôt : ex-quartier de la Presse, mais aux immeubles magnifiques. Ce sera donc une série sur les façades, et les toits parisiens.

Nous ne pouvions pas ne pas aller jusqu’au café du Croissant… Alors que nous étions devant, un passant s’est arrêté, s’est découvert un instant devant la plaque commémorative… instant émouvant.

Une autre plaque nous a aussi fait nous arrêter, rue Montorgueil. Et tandis que je la photographiais, un monsieur nous a demandé si rien ne nous gênait sur cette inscription. Un peu étonnés, nous l’avons regardé. Il a alors dit « Ce ne sont pas les derniers. Car il y a eu d’autres assassinats d’homosexuels après, en France, c’était pendant la guerre de 39, il ne faut pas l’oublier » .60_2déc17_rue MontorgueilMais la rue Montorgueil n’a pas que de mauvais souvenirs à exposer… rue très animée, beaux magasins ou petites boutiques, épiceries, bazar, vieilles maisons, terrasses de bistrots et couvertures pour les frileux… avec, entre autres, la maison Stohrer où Sa Majesté la reine Élisabeth en personne vient s’approvisionner quand elle passe à Paris…..

L’après-midi, j’avais envie de revoir les passages dans le 2ème, mais aussi la place Vendôme : petite pensée pour Courbet (oui, encore lui !) qui, pendant la Commune, avait fait tomber la statue de Napoléon sur un lit de fumier… ce qui lui valut la prison, l’exil et la ruine. La place est magnifique, c’est certain. Bien aimé l’habillage des travaux de la maison Boucheron ! Ensuite, nos pas nous ont menés de passage en passage, certains plus rutilants que d’autres, avec leurs décors de Noël (parfois un peu trop envahissants d’ailleurs).

Le soir, concert à la Philharmonie de Paris, où nous avons découvert l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Et la salle Boulez, magnifique. Retrouvailles avec nos ex-collègues Monique et Claudio (la pauvre Monique, jambe plâtrée, seule sur la scène attendant que ses collègues entrent…), mais aussi Christine et Daniel, venus comme nous depuis Toulouse pour l’occasion ! Nous les avons revus le dimanche, avant de repartir pour Toulouse…

Que nous avons rejoint après bien des péripéties : ce jour-là, 3 décembre, les trains étaient arrêtés « pour bug informatique », et c’était le grand bazar. Nous avons fini par louer une voiture, et sommes rentrés à presque 3 heures du matin. Heureusement, nous avions pu faire le plein de bonne humeur avec nos amis avant d’apprendre ce chambardement ! Deux dernières images parisiennes : un mur de passage, et une affichette absolument stupide mais qui, malgré tout, m’a fait sourire !

Et dans une semaine, ce sera notre Concert de Noël, le premier organisé par l’association créée en 2010 par Guillemette, « Les Arts au Soleil ! ». Un peu d’inquiétude : l’église sera-t-elle pleine ? le public aimera-t-il ? A suivre…