Venezia ? Si, Venezia !

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Comment vous dire ? Une semaine à Venise, une semaine à vadrouiller au hasard des rues, à se perdre parfois, à se retrouver toujours, à être encore et encore surprise, c’est une semaine de plaisir indicible.Que je vais pourtant essayer de vous faire partager !

Venise, c’est… des gondoles et des gondoliers, ça c’est évident !, des gondoliers au repos, des gondoliers qui rament de concert (avec chanteur et accordéon ou guitariste, si, si !), des gondoles sur les canaux et des gondoles en réparation au squero de San Trovaso…

mais c’est aussi des barques avec des rameurs qui s’entraînent sur le grand canal, de grosses barques ventrues pour le transport ou le bonheur d’un après-midi en famille sur la lagune, et des paquebots-immeubles, des grands voiliers,

des campaniles droits sur leur base, mais d’autres qui n’hésitent pas à se pencher sur les toits des maisons environnantes…

des murs aux beautés mal fardées, beautés fanées, et parfois bien cachées,

des reflets dans l’eau des canaux, sur les fenêtres des palais et maisons, sur les dernières flaques de l’acqua alta place Saint Marc ou sur les merveilleuses mosaïques de la Ca’ d’Oro, sur les vitres des arrêts du vaporetto,

des palais aux façades somptueuses, et d’autres qui auraient bien besoin d’une petite toilette, des petites maisons calées entre deux palais par-ci par-là (et si vous regardez bien, vous verrez même l’appartement du commissaire Brunetti 😉 !)

des statues, des sculptures tarabiscotées, des blasons à tous les coins de sestiere, et même quelques slogans écolos ou politiques de bon sens (ou peut-être juste des vœux pieux…),

des mouettes rieuses (ou pas) et poseuses, des moineaux et des pigeons quémandeurs, quelques poissons, ombres grises dans le reflet vert d’un rio, des chiens de plus en plus nombreux alors que Venise était la cité des chats… alors, je n’oublie pas d’en glisser un dans cet inventaire…

des cheminées étonnantes pour une ville où il est interdit de faire du feu, et qui parfois voisinent avec les altanas sur les toits des maisons,

du linge qui danse dans les rues (ou au-dessus des rii), et les parfument avec de bonnes odeurs de lessive,

des places où il fait bon s’assoir avec un bouquin, pour regarder la vie autour de nous, pour rêver au temps où les puits étaient plus utiles que décoratifs (mais qu’ils sont beaux !), les enfants qui rentrent de l’école en trottinette, ceux qui jouent au ballon sans se soucier de savoir si le ballon tape contre des murs historiques pourvu qu’ils marquent le but…

des couleurs à vous donner envie de sourire et de chanter,

des travailleurs du quotidien vénitien, qui peinent à grimper et descendre les ponts avec leurs « diables », qui changent les piliers (zut, j’ai un trou, il y a un nom pourtant…) entre lesquels se glissent les gondoles, les artistes menuisiers créateurs de forcole, les créateurs de bijoux en verre de Murano, les dentellières de Burano de plus en plus difficile à rencontrer…, les techniciens de La Fenice, les restaurateurs en tout genre (ceux de palais comme ceux des palazzi et des maisons), les marchands en fruits et légumes, les livreurs, les postiers, les épiciers, sans oublier les innombrables marchands de souvenirs !

Venise… même avec cent inventaires, vous ne la connaîtrez jamais vraiment (moi non plus, d’ailleurs !)… Une semaine, dix jours, davantage, pour qui aime Venise, le plus petit moment de retrouvailles dans cette cité est un plaisir. Je sais que certains n’aiment pas Venise. Peut-être faut-il, pour l’apprivoiser, beaucoup de patience, accepter de se perdre, d’aller dans les quartiers calmes et méconnus, y retrouver et respecter le quotidien, laisser courir son imagination ? Quant à moi, je suis toujours heureuse de m’y plonger ! 001_2oct14_4193

Et pourtant, le plaisir du retour à la maison est un tout aussi grand plaisir… retrouver la nature, tout ce vert qui nous entoure,  retrouver ses livres, sa famille, les rencontres au marché…

De quoi vous donner envie de repartir, juste pour ce plaisir du retour 😉 !

Le ciel est par-dessus le toit…

Mont St MichelCiel bleu, ciel gris, ciel d’orage, « le ciel est par-dessus le toit »… quel que soit le toit. Toits de tuiles roses, de Provence, d’Italie, toits d’ardoises du Nord ou de l’est,

des toits seigneuriaux où l’ornementation souligne la richesse de l’occupant des lieux, aux toits décorés apportant les couleurs qui manquent à un ciel trop souvent gris, des toits tout simples aux toits fantastiques ou extraordinaires,

chaque pays, chaque région, nous offre ses toits ! Les rues ferment l’horizon, monter au-dessus des maisons nous ouvre des trésors de vies imaginées, d’aujourd’hui, d’hier, cachés sous ces toits… Et que dire de la chaumière,Besse_28avr10 qui fait tant rêver les poètes « voilà l’enfant des chaumières – Qui glane sur les bruyères – le bois tombé des forêts  » (Lamartine),  » Que les rois gardent leur Palais de jade ! Dans la chaumière feuillue on peut dormir à deux » (Murasaki Shibiku), « chaumière où l’on rit, vaut mieux que palais où l’on pleure » (proverbe chinois), et la chanson « Il pleut, il pleut, bergère – presse tes blancs moutons – allons sous ma chaumière – bergère, vite, allons » (Fabre d’Eglantine), idéalisant ainsi la vie champêtre… mais de nos jours, les chaumières se font rares, et sont souvent l’œuvre de rénovations financièrement dignes de palais, et les bergers n’y profitent plus des gentilles et naïves bergères !

Islande_4169Quoi-que…peut-être encore sous ces toits d’herbe islandais ???? (et merci, Verlaine, pour le titre de cette page !)

A travers la vitre…

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Décidément, drôle de printemps ! Giboulées de mai, un jour l’été, le lendemain l’hiver… il neige même, neige de fleurs d’acacia qui volent et couvrent le jardin et la terrasse. Par la fenêtre de la cuisine, ce matin, c’était bien joli.

Et un mot en amenant un autre, une idée en apportant une autre, pourquoi ne pas vous parler de fenêtres ? mais pas n’importe quelles fenêtres. Et oui… celles de Venise. Non pas que nous n’ayons pas de belles fenêtres chez nous, mais tant qu’à rêver d’ailleurs…

Au fil de nos déambulations dans la ville, de la plus humble à la plus princière, les fenêtres parfois dévoilent un pan de lumière, nous laissent imaginer les trésors cachés des palazzi. Derrière leurs plantations, les fenêtres gardent le calme secret d’un ancien palais, ou la tranquillité de vie d’une maisonnette dans Cannaregio. Et derrière la vitre du vaporetto, Murano défile un soir de pluie…

Devant ces fenêtres Renaissance les balcons semblent tous attendre (tant pis pour Vérone !) que Juliette et Roméo s’enlacent. Des sculptures ennoblissent des murs décrépits, noircis par le temps, des jardinières soulignent l’élégance d’une belle fenêtre ancienne, des volets entr’ouverts incitent à la rêverie. Qui attend derrière celle-ci ? Qui épie derrière celle-là ? Quelle main entr’ouvre ce rideau ? Pourquoi ici cette tristesse, cet abandon ? Quelle fête se prépare sous ces lustres allumés ? Et quel mystère se cache derrière ces ouvertures ovales accolées aux portes ? Elles doivent bien avoir une fonction, un nom, et certaines sont si belles !

Pour le voyageur curieux, c’est tout un livre d’histoires qui défile…

J’ai dit « curieux », je n’ai pas dit « voyeur »… Venise2014_2463

« Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. » (Petits poèmes en prose, C. Baudelaire)

Comme un reflet dans l’eau…

Comme un reflet dans l’eau…

… jeux de miroir, dans les vitres, dans les flaques, dans les lacs, dans la lagune !

Balade dans la forêt, après la pluie, et les pins se multiplient à l’infini. Balade au bord d’un lac par un jour de ciel bleu, un jour de ciel gris, et les plantes jouent les coquettes. Balade en bord de Saône, un soir de novembre, et le cygne se croit dans le solo de violoncelle de Saint Saëns, tendre et solitaire…

Mais tous les reflets ne sont pas sur l’eau, parfois ce sont les maisons qui se mirent sur les fenêtres voisines, ou bien par un subtil jeu de miroirs les voûtes des Jacobins font chavirer la tête, et en Islande il est des soirs où l’on ne sait plus très bien où est le ciel et où sont les nuages…

Iceberg en miroir sur Jokullsarlon, Borgarnes côté ciel côté fjord, mirage sur le Doubs, Courbet revu et corrigé au naturel à Ornans, magie de la lumière !

Et bien sûr, Venise !!!! Venise où tout n’est pas que reflet, mais… selon l’heure, le temps, la lumière dévoile les secrets de la ville, les façades s’illuminent, tremblent dans les rii, les arcs des ponts deviennent des cercles presque parfaits, à Burano après la pluie les couleurs des maisons transforment les rues en aquarelles, et dans les flaques laissées par l’acqua alta les réverbères voient double…

Paris novembre_2099Et quand, par un bel après-midi d’automne, Paris joue au jeu de miroir aux Tuileries, difficile de résister… Magique !

Une ville… Besançon.

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Peut-être que, de moi-même, je n’aurais jamais pensé à aller visiter et découvrir Besançon ? Pourtant… quelle ville ! (du moins le cœur de ville). Enchâssée dans la boucle du Doubs, surveillée par la Citadelle et les forts des six collines qui la surplombent, avec ses maisons aux pierres gris bleu, ses toits pentus, toute son Histoire, oui, sans famille « valeur ajoutée » et ami/e/s, j’aurais pu passer à côté… Au fil des aller-retour, peu à peu, j’ai découvert tellement de charme à cette ville ! Cachés pour la plupart, bien cachés au fond de cours, de couloirs, dont beaucoup restent encore (mais jusqu’à quand ?) ouverts au curieux. Enfilade de cours, qui débouchent sur un petit jardin clos, sur une maisonnette, avec leurs anciennes fontaines hélas occupées maintenant par les feuilles mortes en hiver, mais parfois par de belles fougères…

Et dans ces cours, des escaliers extraordinaires ! Parfois rénovés, parfois un peu abandonnés bien que toujours « en service ». Des céramiques « azulejos » ornent l’un, des bardeaux en bois un autre… et le quotidien, avec ses poubelles plus ou moins photogéniques… un vélo qui attend, des poussettes…

Mais vous n’avez peut-être pas le temps de pousser les vieilles portes, de glisser un œil derrière les grands portails… alors levez le nez et les yeux, chaque maison du centre ville, de Battant, vous offre une surprise, une ornementation, une statue au coin d’une ruelle, des signatures sur une cheminée, l’immense et splendide place de la Révolution ! Ne serait-ce que la couleur des maisons, ce gris bleu si doux au regard… la couleur tout simplement, mérite à elle seule qu’on oublie les vitrines des magasins de la Grande rue, pour l’admirer…

Peut-être aurez-vous la chance de trouver ouvert le portillon de cette cour trop souvent fermée au public, discrètement cachée dans un coin de la place de la Révolution, aux balustrades en bois ouvragé, sculptés…

Ne pas oublier les vestiges romains, la Porte Noire (redevenue blanche) il y a deux ou trois ans et le petit temple voisin

Bref… mais comment être bref quand le regard est attiré à chaque coin de rue, par chaque façade, chaque couloir à la porte entr’ouverte ? Montez sur les collines entourant la ville, et regardez les toits, ou descendez jusqu’au Doubs, surtout en automne avec les ors et les roux des arbres penchés sur l’eau…

Longez le Doubs dans toute sa boucle, grimpez à la Citadelle, retrouvez la vie d’autrefois au musée Comtois, jouez avec le temps au palais Granvelle, prenez-vous pour un ami de Victor Hugo en visite dans sa maison, et tant d’autres musées, maisons, à découvrir… Alors, bien sûr, une ville, c’est souvent un vieux cœur entouré de beaucoup de nouvelles pousses pas toujours, loin s’en faut, agréables à regarder…Besançon_1936 mais la vie avance, et Besançon n’est plus la ville militaire, ni la ville romaine, ni la ville de l’horlogerie, mais elle est faite de tout cela, et c’est sa beauté…

retour sur photos, Lubéron

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Après le Mont Dore et ses environs, retour sur une autre région de France, les environs de Céreste. Si vous ne connaissez pas le parc naturel régional du Lubéron, et si vous avez envie d’une petite escapade, voilà encore une belle idée de découverte ! Apt, Manosque, Gréoux, Forcalquier, les villages perchés, perdus, mais à arpenter de haut en bas et inversement… C’est la Provence, et dès le départ, chants de cigales, champs de lavande, mas isolés, fontaines qui chantent sur les places de villages, les ocres de Roussillon, le vert tendre des oliviers, la garrigue, les monts embrumés de bleu le matin, toutes les couleurs sont au rendez-vous. La gourmandise aussi. Nous, notre « base », c’est Céreste. Nous avons la chance d’y connaître des amis. Petit village, oui, mais les rues caladées du vieux village, les vestiges de ses remparts médiévaux, de jolies fontaines, d’anciennes maisons, de belles portes… Et une agréable randonnée au départ de Céreste, par le pont de l’Aiguebelle, vers le prieuré de Carluc, peu connu, dans un fond de vallée, avec une chapelle romane, des restes d’églises, une nécropole, et la nature, la nature, la nature… Au retour, petit arrêt chez Carine et Emmanuel, à « la rue des biscuits » ( http://laruedes-biscuits.e-monsite.com/ ), où vous pourrez souffler et vous ravigoter, n’hésitez pas, l’accueil est très sympathique, quant aux biscuits… un délice.

Ne pas manquer les jours de marché, comme d’ailleurs dans tous les villages de notre France ! C’est vrai que là, ils semblent plus colorés que dans certaines villes, une ambiance plus ensoleillée par l’accent… A Reillanes, à Céreste, à Forcalquier, à Apt, et… partout ! Forcalquier, limite du Lubéron. Une ville au passé plutôt rebelle, ou du moins au caractère indépendant, une vieille ville que l’on peut admirer en montant à la citadelle (dont il ne reste rien, merci à Henri IV), devenue la terrasse de Notre Dame, au sommet de laquelle un panorama magnifique s’offre à nos yeux, été comme hiver… la grimpette est un peu rude, mais le chemin de calades est superbe, et en cas de manque de souffle, des bancs vous aident à le retrouver, depuis lesquels vous pourrez admirer les Alpes au fond de l’horizon ! La chapelle qui vous attend en haut de ce beau chemin est assez étonnante dans le genre kitsch, et en principe le dimanche vous avez droit à un carillonneur. Et tout en bas, vers la via Domitia, un vieux lavoir romain apporte un peu de fraîcheur.

Apt et le marché du samedi, les fruits confits, le musée de l’aventure industrielle, la cathédrale (une des plus anciennes de Provence), la maison du parc du Lubéron et ses trouvailles archéologiques, les ruelles de la vieille ville, bref, une petite ville séduisante !

Et les villages environnants, Viens, Saignon et son « potager d’un curieux » plein de poésie, Oppedette et ses gorges, Saint Saturnin les Apt et les ruines de son village médiéval et du château, autant de petites curiosités qui se révèlent de grands bonheurs !

Ne pas oublier le prieuré de Salagon, musée-conservatoire ethnologique de la Haute-Provence, ses jardins extraordinaires, le médiéval, celui des senteurs, des simples, des temps modernes…, ses expositions sur la vie du pays, ses belles calades.

Dans les environs, bien sûr, Roussillon, surnommée par Jean Vilar « Delphes la Rouge », rouge du sang de la belle Sermonde, Roussillon et les ocres, mais aussi Rustrel et le Colorado provençal, belles promenades pour petits et grands ! (mais prévoyez ensuite une lessive pour vos chers pitchouns qui n’auront pas résisté au plaisir de tripatouiller cette belle terre colorée…)

Plusieurs petits séjours dans ce pays d’Apt, du Lubéron, de Forcalquier, au fil des saisons, hiver, automne, fin d’été, des balades tranquilles ou un peu plus « sportives »,

et toujours le même plaisir à découvrir ses beautés…

balade auvergnate

ferme_1750Il y a deux ou trois jours, j’ai reçu un diaporama sur la France… un peu « piégeux », vous savez, style « ah ah vous connaissez l’Italie, la Chine, mais… la France, hein, votre pays ? ». C’était raté, oh que oui, je connais beaucoup de petits coins de notre France ! Deux erreurs, mais les photos étaient trompeuses : Fontainebleau vu depuis le fond d’un parc à la française, j’ai raté !, et Lille, ah j’avoue, je n’ai pas beaucoup mis les pieds par là-haut… Alors je me suis dit pourquoi pas un petit tour de quelques coins « d’ici », après Venise, l’Écosse, l’Islande ? Petite farfouille dans mes albums, et hop ! nous partons  vers l’Auvergne, plus exactement le Mont Dore. Non, ce n’était pas à l’occasion d’une cure, mais d’un congrès où j’accompagnais monsieur. D’ailleurs, grâce à ces accompagnements, j’ai visité deux ou trois belles régions de France (pour couper court à toute critique, je précise que j’ai toujours réglé mon séjour, ah mais !), en plus de nos vadrouilles personnelles. Donc, aujourd’hui, le Mont Dore et les alentours… avril, encore un peu de neige, mais déjà les fleurs nouvelles étaient au rendez-vous.

De belles balades, sur « le chemin des cascades », avec la cascade de Queuneuilh, le joli « Rossignolet », des allées sous les sapins

une montée vers « le pic du capucin », au-dessus de la ville du Mont Dore

la ville de Besse, où, dans les rues de la vieille ville, on se prend à guetter le fantôme de la reine Margot…, Egliseneuve et ses chapiteaux naïvement décorés, le lac Pavin et ses mystérieuses couleurs,

des burons au toit de chaume, des fermes aux granges sombres où les Saint Nectaire mûrissent, de belles vaches curieuses dans les prés,

une magnifique découverte du site troglodyte de Jonas, pas facile d’accès, mais quel régal !

la ville du Mont Dore, dont les thermes sont à visiter, absolument, vieilles pierres romaines mêlées au décor d’inspiration « art déco », mauresque… superbe !

et bien sûr : le Sancy, encore enneigé au sommet.

Bref, c’est indiscutable, nous habitons le plus beau pays du Monde !

un peu d’Ecosse ?

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Merci à vous, qui cliquez gentiment sur « j’aime » en bas de mes états d’âââme voyageuse et rêveuse ! Je suis allée faire un tour sur vos blogs… le bonnet voyageur, la fourchette baladeuse, et autres baroudeurs… et maintenant, j’ai l’air de quoi, moi, avec mes photos d’amateur vadrouilleuse, que ce soit ici ou ailleurs ? Reflets en eau trouble, une merveille ! et d’ailleurs, hier matin, le peu de temps que j’ai pu passer à vous lire, je n’ai pas arrêté de cliquer « j’aime » « j’aime »……. Et puis, au hasard de ces découvertes, clic !, l’Écosse. Déclic ! bon sang, mais c’est bien sûr, encore un lieu pour rêver, un pays où chaque tournant (et il y en a) révélait une merveille. Un pays, encore un, avec qui je reviendrais bien faire un peu mieux connaissance. En plus, je ne sais si c’est de la chance ou si la légende qui veut que la pluie soit souvent présente en Écosse est fausse, mais moi, j’ai eu bien plus de soleil que de pluie ! et des couchers de soleil à en oublier l’appareil photo ! et des couleurs d’océan dignes des îles lointaines et exotiques ! et ces bouts du bout du monde… et… et… bref, de loch en glen, de village en ville, de château en ruines, de campagne en montagne, de jardin en prairie, c’était un émerveillement. Oui, je sais, chez nous, ici, en France, nous avons de beaux paysages aussi. OUI. Nous avons des lacs, des montagnes, des prairies, des châteaux, des jardins, des fleuves, des ruisseaux… Mais laissez-moi le plaisir d’aller regarder un peu partout, ici ET ailleurs ! dans les Trossachs_1575

Et revenons à nos moutons, à nos vaches écossaises mêmes… et à ce pays. Glasgow, qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, mérite bien deux journées de visite, musées incroyables, architecture étonnante, vieux pubs, et un jardin botanique superbe et flamboyant en ce mois de juin avec des azalées et rhododendrons multicolores.

Les Trossachs, dont on ne peut tout découvrir, lochs, monts, glens, châteaux, villes…

Les îles, Iona ma préférée, intime, calme, rayonnante, mais aussi Mull, et Skye où nous avons eu droit à un coucher de soleil particulièrement intense…

Quelques châteaux, habités, royaux même, et d’autres en ruines… Perth et sa jolie fille, assise sur son banc, et c’est amusant parce que j’avais envie de connaître cette ville à cause de l’opéra de Bizet. Hélas, à part le superbe coucher de soleil sur la Tay, la ville ce jour-là était bien tristounette, et la jolie fille avait l’air de plutôt s’ennuyer…

Et pour terminer, Edimburgh, belle ville, du moins dans sa partie ancienne et XIX°, ses châteaux, et la belle balade au-dessus de Holyrood…

Un beau circuit, où ne manquait même pas un peu de whisky… ni de splendides jardins, particulièrement celui de Inverewe, presque tropical, et aux couleurs éblouissantes, mais aussi le jardin botanique de Glasgow, avec ses bâtiments et verrières si élégants… et les parcs de châteaux où les cygnes sont aussi royaux dans leurs attitudes que les habitants du château !

Et on peut tout à fait comprendre, devant certains paysages, comment les légendes de Nessie, de fantômes, de rencontres sur la lande ont pu naître…

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Bon, restent bien encore quelques lieux d’Écosse à découvrir, et j’aurais aimé passer un peu plus de temps sur Iona, et aller au bord de ces falaises de Neist Point (« Braking the waves » pour les amateurs de cinéma)… plus tard ? peut-être, quand j’aurai le temps…

 

mon autre pays…

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Retour de ma ville aimée, Venise, et me voilà repartie dans les cartes, préparant un prochain circuit « chez moi » pour le mois de mai. Dans ma vie, il y a trois « chez moi ». Mon premier « chez moi » ce sont les Landes, forêts qui embaument au soleil, genêts et ajoncs, plages immenses, barthes marécageuses le long de l’Adour, le petit village de mon enfance avec son école à deux classes (qui d’ailleurs a bien changé depuis…) et ses soirées cinéma dans l’épicerie, les champs de maïs, les vaches que nous gardions et ramenions après l’école avec ma copine de la ferme voisine, enfance heureuse… Mon dernier « chez moi », c’est ici, dans la campagne entre Gers et vallée de Garonne, collines d’un côté et plaine de l’autre, villages aux briques rouges mêlées de galets, forêts, champs devenus par endroits démesurés, Toulouse la rose, les halles de nos bastides, une vieille maison pour accueillir famille et ami/e/s, une vie d’adulte heureuse dans son métier, dans sa famille, dans ses engagements, des enfants, des petits-enfants, la retraite…

Mon autre « chez moi », si cher à mon cœur, mon deuxième « chez moi » chronologiquement parlant, c’est le Pays Basque, que je surnomme affectueusement Basquaisie, l’Océan, les Pyrénées, les ami/e/s de jeunesse, les balades en solex, le collège puis le lycée, l’odeur des pins en bord de l’Océan, l’odeur des vagues, la maison, l’adolescence et un peu plus. Et voilà que je me lance dans un circuit entre amis dans ce Pays Basque… et si j’ai eu à cœur de faire aimer Venise, ici aussi je voudrais tant que chacun reparte amoureux de « ma Basquaisie » !

C’est sûr, en une petite semaine, il sera impossible de tout connaître du pays, de tout visiter… mais dans cette partie du Labourd où nous « gîterons », il y a tant et tant de beauté à découvrir. L’Océan, bien sûr, la Rhune, les « petites » Pyrénées, les vallées perdues, les villages typiques à la « Ramuntcho », un peu trop cartes postales parfois (mais nous n’y serons pas en « haute » saison, privilège de la retraite !), artisans, églises et chapelles, ports, plages, grottes, légendes…

six journées de découverte au bout desquelles sera, je l’espère, effacée des esprits l’image du Basque terroriste, hortensia-Biarritz_1486et qu’elle aura été remplacée par l’image de femmes et d’hommes aimant leur pays, vivant leur pays, et souhaitant le faire aimer.

A suivre…

envie d’Egypte…

Restaurant Achraf_Des nouvelles de notre ami Achraf, qui a ouvert un restaurant au Caire ( https://www.facebook.com/pages/Habibi-Caf%C3%A9-Restaurant/713877178677110 ) et voilà que je me reprends à rêver d’Égypte ! Pourtant, encore hier, des informations pas très réjouissantes à propos du pays… Mais, à en croire les photos mises par notre ami, la vie continue, là-bas. Quelle vie, comment, dans quelles conditions, difficile de vraiment le savoir. Sauf à y aller…. ? Il n’est pas simple, surtout lorsqu’on ne parle pas égyptien, de voyager à sa guise dans ce pays, c’est pourtant ce qu’il faudrait pouvoir faire. Les voyages sont orientés sur les civilisations anciennes, et, pas la peine de se voiler la face, c’est ce que recherchent la plupart du temps les touristes en Égypte.

Des pharaons au passage des armées napoléoniennes, chacun essaie de retrouver son chemin au travers de l’Histoire… malgré l’évolution de notre monde. Mais ne boudons pas le plaisir, effectivement, de voyager, de marcher dans les pas de ces civilisations souvent idéalisées, transformées, rêvées, fantasmées… certain écrivain y est pour beaucoup ! Car je ne crois pas vraiment à « Pharaon père du peuple », qui veut le bonheur de tous sur Kemit… le pouvoir des prêtres, les courtisans, les rivalités, ont certainement été plus importants pour les Grands de l’époque que le bonheur du peuple ! Lorsqu’on voit ces réalisations pharaonesques, qui nous époustouflent encore, il est difficile de croire que ceux qui ont travaillé à l’édification des ces monuments l’aient fait avec le sourire aux lèvres, et sans imaginer une autre vie.

Mais, oui… J’ai aimé me retrouver à Saqara, où règne (pour moi…) une ambiance particulière, proche du spirituel. J’ai aimé me promener à Assouan, sur le Nil, dans le village. J’ai aimé la vallée des Rois, le village des Artisans, leurs tombes, reflets d’une vision de l’au-delà si différente de celle que nous pouvons envisager quelle que soit notre croyance, religieuse ou philosophique.

J’ai aimé Le Caire et sa foule, ses encombrements (mais pas sa poussière… 😉 !). J’ai aimé l’intimité de Philaé, et la grandeur d’Abu Simbel. J’ai aimé les petits hôtels où nous sommes descendus, loin des normes internationales, très loin même…

Et, je l’avoue, j’ai aussi aimé l’inévitable croisière sur le Nil, même si j’aurais préféré la faire plutôt sur une dahabieh que sur ce gros bateau.Louqsor_1466

Parce que, malgré tout, ce passé intrigue, questionne, comment en est-on arrivé à ce qui se passe alors qu’il y a eu une telle civilisation, étonnante, raffinée, capable de tant de découvertes ?