Confinement J10

Confinement J10

Aujourd’hui, jeudi 26 mars, en ce moment (19h15), nous devions être avec nos amis en train de siroter un apéritif sur la piazza Bellini… du moins, c’était prévu dans le programme que j’avais imaginé pour notre séjour Napolitain. Corona en a décidé autrement. Peut-être ne connaitrai-je jamais Naples (il paraît que je suis vieille, selon les déclarations de nos gouvernants), peut-être y partirai-je une autre fois ? On verra ! Si vous avez envie de vous balader un peu, je vous propose un tour sur le site de mon frère, Jérôme Borda, photographe, http://www.waysofnature.com et de sa série « Carnet Napolitain ». En attendant, je tourne et retourne dans le jardin… toujours suivie (ou accompagnée ?) par Flipelette ! Mais il va vraiment falloir que je reprenne d’autres chemins, en respectant la distance réglementaire bien sûr ! 1 kilomètre autour de la maison… parce que bon, le cerisier, les pruniers, les pissenlits, les pâquerettes et les dames d’onze heures, je crois que j’ai un peu épuisé le sujet !!! Juste deux ou trois photos encore, parce que en cette fin d’après-midi le cerisier était vraiment magnifique, et on le retrouvera à la saison des fruits 😉 …

Si les chênes sont encore bien sombres, les acacias commencent à s’habiller…

Les coins fouillis restent toujours aussi fouillis… ce n’est pas encore que j’aurai un jardin digne des magazines 😉 ! Les feuilles d’acanthe débordent sur les fleurs sauvages, le deuxième pied de pivoine grimpe (aurai-je une fleur ? deux fleurs ? cette année…) malgré sa mauvaise exposition (le pauvre reçoit les rafales de vent d’ouest), et le vieux tronc d’arbre se creuse de plus en plus au milieu des herbes et du lierre.

Contre le mur de bois de la cabane, protégé de la pluie par une plaque de plexiglas (ou truc du même genre), les herbes (confinées…) dessinent un véritable tableau.

J’ai presque épuisé ma pile de bouquins… mais comme, par principe, je ne veux pas passer de commande chez Amazon, je vais reprendre quelques anciennes lectures. De circonstance 😉 . L’un raconte 6 mois sur les bords du lac Baïkal dans une isba, loin de toute civilisation (ou du moins de ce que nous appelons civilisation). L’autre est un chef d’œuvre, dont le titre est un clin d’œil à cette période que nous vivons. A bientôt !

Printemps confiné J8

Printemps confiné J8

Dans un courriel, une amie écrivait, à propos du confinement, « si on peut en rire… ». Bien sûr qu’on peut ! En France, nous n’avons pas de masques, nous n’avons pas de gel, nous avons le gouvernement le plus désorganisé et irresponsable qui soit, mais il nous reste l’humour… et il fleurit tout autant que le printemps, en ce moment. D’accord, parfois c’est plus de l’humour noir, qui vient du plus profond de notre colère, mais il est là.

Deux tristes nouvelles aujourd’hui, parmi d’autres bien sûr.

Et sinon ? J’ai fait mon petit tour vers les poules… accompagnée bien sûr par Flipelette.

De là, nous avons continué jusqu’au bout du champ voisin, là où le cognassier fleurit. Haies d’aubépine magnifiques sous le ciel bleu (et blanc, un peu).

Retour à la maison, et quelques pas dans le jardin. L’herbe coupée sent bon, au fond du terrain le soleil et l’ombre jouent entre les arbres, contre l’abri les fleurs alpines (on m’a dit que c’était une plante des Alpes…) sont superbes, dans un pot les pensées sauvages tournent leurs fleurs vers le soleil, et le rosier liane ne semble pas nous en vouloir pour la sévère coupe de printemps…

Fleurs du printemps par excellence, les pâquerettes se promènent partout, on a retrouvé l’entrée de l’ancien chemin, et le soleil couchant joue les coquets dans la vitre de l’appentis. Bonne soirée !

Londres, 2004

Londres, 2004

En vrai, puisque je suis retraitée, ce « confinement » ne me change guère, mis à part le fait que je ne peux plus me permettre des balades dans les bois voisins (honnêtement, seule dans le bois de Galembrun où je n’ai JAMAIS rencontré âme qui vive, je me demande si c’est plus grave que de demander aux actifs d’aller travailler…). C’est bien plus dans la tête que ça se passe, un mélange entre très grande colère contre ces gouvernements tueurs du service public et inquiétude pour ma famille, mon entourage.

Je me suis dit que, peut-être, un court voyage, genre retour vers le passé, vous plairait. Décembre 2004, Londres, 3 jours pour un Congrès (enfin, moi, je me suis baladée pendant que d’autres travaillaient). Je crois avoir déjà farfouillé dans mes disques durs de sauvegarde de photos pour un article « gothique », avec une balade dans les cimetières de Highgate ( https://bborda-silvand.blog/2019/11/02/gothique/ ), je ne vais donc pas vous y emmener de nouveau. Mais à tout hasard, si vous n’avez pas envie de lire tout l’article sur ces cimetières, je glisse quelques photos, vous verrez, ça donne vraiment envie de s’y promener… (pour le plus ancien visite guidée uniquement, et entrée libre pour le premier où se trouve la tombe de Marx)

Ce jour-là, j’étais persuadée que j’allais croiser Emma Thompson, et j’ai un peu traîné dans le coin où il paraît qu’elle vivait, visiblement un quartier chic… (je ne l’ai pas vue 😉 )

Après les cimetières, Camden et sa foule… deux mondes totalement opposés !

Comme je n’avais que 3 jours, je n’allais pas rater les grands classiques… la tour de Londres, le Tower bridge, histoires dans l’Histoire pas gaie du pays

Le Londres royal, Buckingham, Westminster et compagnie… imperturbables gardes à cheval ou à bonnets poilus, grilles dorées et rues bien gardées.

Et puis les immeubles, les modernes côtoyant les anciens, les taxis, les pubs, les façades décorées en ce mois de décembre 2004, le luxe de chez Harrod’s, les bus, la grande roue, les mouettes et les écureuils…

Nous y sommes revenus, en vrais touristes cette fois, et pour une semaine, en 2015 (voir, si ça vous dit, les pages sur Londres (https://bborda-silvand.blog/2015/09/26/londres/ et suivantes, Londres 1 / Londres 2 / 3 / 4 et 5). Nous avions envie d’y revenir. Mais… Pourtant, en retrouvant ces vieilles photos, je me dis que c’est une belle ville, et que peut-être, pourquoi pas, un jour… Heu… depuis que je sais qu’on est déclaré « vieux » à 70 ans, je ne sais pas si j’aurai encore le temps de voir tout ce que j’aimerais voir ou revoir !

Confinement J6

Confinement J6

Oui mais, le dimanche, c’est marché à Launac… donc nous voilà partis avec nos visas, chercher pain et légumes pour les deux familles de la Mathusine. Tout était bien organisé, flèches de circulation, barrières, et chacun a respecté tout comme il faut. Du coup, pour les fruits et légumes, il y avait une looooongue queue, les personnes en quinconce, bien espacés. Plutôt amusés, mais respectueux et disciplinés. Personne ne touchait aux légumes et fruits sauf le marchand. Chacun son tour. Super. Quand on pense aux débordements que certains nous racontent en ville… Le marché a duré plus longtemps, mais c’était pour la bonne cause 😉 ! et j’ai eu le temps de faire une photo du château, pour le plaisir…

Repas en famille, tranquille. Et une très courte sortie, pour apporter aux poules les épluchures du jour ! Elles sont habituées, et même on dirait qu’elles ont repéré quand j’arrive, bien avant de me voir… (et pour le coup, quand on parle confinement, elles savent ce que c’est…)

Par contre, autour d’elles, il y a de la place ! Et une belle vue sur le bois de Galembrun, au fond de notre mini vallée. Tout est vert de chez vert en ce moment !

Les vieilles machines agricoles abandonnées sont de plus en plus entourées de verdure…

Les arbres bourgeonnent, et j’aime bien ces « fleurs » chevelues sur les érables ( ?? ). Et comme aujourd’hui il n’y avait presque pas de vent, je m’en suis donnée à cœur joie 😉

La haie de lilas commence à fleurir, tout en haut des arbustes. Les fleurs des lauriers de haie (laurier palme caucasica, j’ai cherché le vrai nom !) sont assaillies par les abeilles. Pervenches, pissenlits, et monnaie du pape mélangent le bleu, le violet, l’or et le blanc au milieu des herbes. C’est le début du printemps !

Tous mes souhaits pour que tout aille au mieux pour vous, votre famille, votre entourage ! N’oubliez pas qu’un petit coup de fil, en ces temps de confinement, aux ami-e-s, aux parents, fait plaisir, et peut aider à remonter le moral… je pense surtout à mes ami-e-s citadin-e-s, resté-e-s en ville où certaines personnes peuvent être un peu agressives (j’ai discuté une heure cet après-midi avec une amie qui vit en ville, qui a dû fermer son cours de danse, et qui a beaucoup de mal à supporter moralement cet « abandon »…). Et même si le savon utilisé très souvent assèche les mains 😉 , c’est tant pis, lavons-nous les mains. Prenez soin de vous !

Le printemps en 2020

Le printemps en 2020

Un printemps pas comme les autres, mais il est bien là. Quel dommage de ne pas pouvoir profiter de tout ce renouveau, je pense aux citadins en particulier, à qui toute sortie sauf autour du pâté de maisons est interdite. Si mes images peuvent vous apporter un peu de ce nouveau printemps, c’est avec plaisir que je partage ! Nous avons un jardin, je peux sortir dans les alentours immédiats pour respirer, et voir la nature renaître, c’est une chance et je le sais. Une très courte balade autour de notre « pâté de maisons », pour dé-rouiller le genou, apporter un paquet de fromages de chèvres (vendredi, jour de livraison !) à une amie, et retour à travers le champ de Germaine. La mare du village, superbe. Quelques point d’eau dans notre mini vallée, dont un en travaux… pourvu qu’il ne disparaisse pas, comme tant de zones humides dont pourtant la terre a besoin…

Dans les haies, sur les bords des fossés, tout est vert. Et blanc. Mais pas-que !

Le cognassier en haut du champ est tout en bourgeons. Une fleur ouverte…

Près de la maison de Germaine, les soucis s’étalent au soleil sans honte aucune, envahissent le vieux banc, tandis que les arbres fleurissent (avec le vent, ce n’était pas facile de photographier ces fleurs « chevelues »…), et je retrouve parmi les herbes ces belles sauvages lumineuses. J’ai aussi repéré où se trouvent les orchis sauvages, elles fleuriront dans un ou deux mois.

De retour chez nous, dans le jardin, le cerisier est tout ennuagé de fleurs blanches, le laurier se pare de fleurs dorées sur feuillage vert sombre, et dans mon coin fourre-tout les petits cyclamens se mêlent aux clochettes sauvages récoltées le long des fossés il y a deux ans… pendant que les acanthes se préparent pour l’été.

Pause goûter, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir autour des mangeoires.

De l’autre côté du village, les champs de colza sont aussi en fleurs, je vais essayer d’aller y faire un saut, un autre jour, c’est encore dans ma sphère autorisée je crois. Le bois de la Pleysse nous est interdit, le tour du lac et le parc de Launac aussi, dommage. Respectons les consignes, et prenez soin de vous.

Et à Venise ?

Et à Venise ?

Je voudrais aujourd’hui partager photos, textes, venant de Venise. Venise confinée, mais grâce au progrès (j’en conviens, progrès pas toujours bénéfique) nous en avons des nouvelles. Depuis les débuts de cette épidémie devenue pandémie, les messages ont évolué. Parce que, honnêtement, les tout premiers jours, qui croyait que ce fichu COVID19 allait bouleverser autant notre Terre ? Et bien nous y sommes. Je pense que très rares sont celles et ceux qui n’ont encore pas compris qu’il fallait tout faire pour empêcher la propagation du virus, pour aider les personnels de santé, en ne sortant pas pour un oui pour un non, etc etc. Je n’en rajoute pas. Et donc, Venise, ces jours de quarantaine est désertée par les touristes, et retrouve une vie différente, oubliée, qu’elle avait peut-être perdue dans la folie touristique… (photo e-venise page FB )

« Amis italiens,
Vous êtes un pays courageux.
Les mesures que vous avez prises pour protéger vos anciens au prix de votre économie, font de vous un modèle pour le monde entier. Aujourd’hui vient d’être annoncé que nous allons être privés de la beauté de votre pays pendant un mois.
Au delà de la terrible perte pour nous de cette si précieuse source d’inspiration, nous vous faisons une promesse.
Nous aussi nous prendrons nos responsabilités.
Nous vous promettons de ne surtout pas oublier votre geste et le désastre économique que cela va représenter. Nous vous promettons de revenir dès que cela sera possible plus que jamais en touriste responsable et respectueux de votre si beau et si indispensable pays. Plus que jamais, nous sommes aujourd’hui avec vous. »
10 mars 2020, Les Ailes de Venise. ▶️ https://www.lesailesdevenise.com/

« Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. La nature a repris le dessus. L’eau des canaux est redevenue claire et poissonneuse. Des milliers d’oiseaux se sont installés en ville et le ciel, limpide, n’est plus éraflé par le passage des avions. Dans les rues, à l’heure de la spesa, les vénitiens sont de nouveau chez eux, entre eux. Ils observent les distances, se parlent de loin mais il semble que se ressoude ces jours-ci une communauté bienveillante que l’on avait crue à jamais diluée dans le vacarme des déferlements touristiques. Le tourisme, beaucoup l’ont voulu, ont cru en vivre, ont tout misé sur lui jusqu’à ce que la manne se retourne contre eux, leur échappe pour passer entre des mains plus cupides et plus grandes, faisant de leur paradis un enfer.
Venise, en ces jours singuliers, m’apparaît comme une métaphore de notre monde. Nous étions embarqués dans un train furieux que nous ne pouvions plus arrêter alors que nous étions si nombreux à crever de ne pouvoir en descendre! A vouloir autre chose que toutes les merveilles qu’elle avait déjà à leur offrir, les hommes étaient en train de détruire Venise. A confondre l’essentiel et le futile, à ne plus savoir regarder la beauté du monde, l’humanité était en train de courir à sa perte. Je fais le pari que, lorsque nous pourrons de nouveau sortir de nos maisons, aucun vénitien ne souhaitera retrouver la Venise d’avant. Et j’espère de tout mon cœur que, lorsque le danger sera passé, nous serons nombreux sur cette Terre à refuser de réduire nos existences à des fuites en avant. Nous sommes ce soir des millions à ignorer quand nous retrouverons notre liberté de mouvement. Soyons des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde. Nous avons devant nous des semaines, peut-être des mois pour réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qui nous rend heureux. La nuit tombe sur la Sérénissime. Le silence est absolu. Cela suffit pour l’instant à mon bonheur. Andrà tutto bene. »
Arièle Butaux, 17 mars 2020. Photo trouvée sur la page FB Les ailes de Venise.

Et surtout, un grand MERCI à Luca et Daniela ( https://www.e-venise.com/ et page FB) pour leur photo quotidienne et leurs commentaires. Au jour le jour, avec leurs photos, j’ai vu la ville se vider, se calmer, et retrouver toutes ses beautés parfois cachées (gâchées ?) par la foule. Du moins sur ses circuits les plus touristiques… car je me suis promenée dans certains quartiers de Venise absolument déserts en pleine période de Carnaval ! Je me permets donc de copier leurs photos, depuis le début de ce mois jusqu’à il y a 1 heure… Voici leur page (mise à jour ce jeudi 19 mars) à propos de COVID-19 à Venise : https://www.e-venise.com/coronavirus-covid-19-venise-italie.html .

« Da ieri sera a mezzanotte, ci siamo anche noi, nous y sommes nous aussi, tutti, francesi, italiani, grandi, piccoli, belli, non belli, simpatici, meno simpatici, intelligenti, meno intelligenti ma affatto stronzi 🙂…tutti mano nella mano ma…senza toccarsi 😉 Forza Francia e Italia insieme 🇮🇹🇫🇷🌹😘  » (page FB Les ailes de Venise, le 18 mars 2020)

Confinement J2

Confinement J2

Désolée, mais le mercredi est le jour des courses, car, non, nous ne stockons pas, et en temps « normal » nous profitons des accompagnements aux atelier/bus pour faire les courses de la semaine. Bien sûr, depuis lundi il n’y a plus d’accompagnement, cours de dessin, de théâtre, de chant sont annulés, mais nous avons (bêtement ?) gardé ce jour.

Ce midi, premier repas dehors de l’année 2020…

Nous avons pris notre papier « sur l’honneur », et nous voilà partis à Cadours d’abord, pour le marché. Les producteurs étaient là, sauf Martine et Serge qui n’avaient pas pu se réapprovisionner comme ils l’auraient souhaité. La poissonnière nous a prévenu que c’était son dernier marché à Cadours, plus de pêche, plus de réapprovisionnement. Le boucher avait mis son masque et ses gants, mais la machine pour la CB servait à tout le monde sans gel à côté, alors ça fait un peu sourire… ben oui, je n’ai pas de gel dans ma poche, il n’y en a plus, et le savon est tout aussi efficace… sauf quand on n’est pas chez soi 😉 !

Et cet après-midi, grand calme à la BioCoop, à SuperU… à part une recharge de savon liquide, les gants dont Raymond se sert pour nettoyer le poêle et des baguettes de pain à cuire (rayons vides), nous avons fait nos courses habituelles. Sans être bousculés !

Petit détour à Point Vert, toujours pour les gants… j’ai trouvé admirable la caissière, avec son casque-visière protecteur. Mis à part le fait qu’elle le relevait les 3/4 du temps, je me demande vraiment si c’était efficace.

Merci à toutes les caissières, qui gardent le sourire malgré tout, qui sont là, qui vous demandent gentiment de respecter les distances. Qui s’excuseraient presque parce que vous n’avez pas trouvé un produit, dévalisé stupidement samedi dernier. Mais tant qu’à se protéger, éviter les postillons des uns et des autres, j’avoue que ce buste de femme voilée, à la Ca’ Rezzonico, est tout de même plus classe que les masques canard 😉 … je blague !

Rassurez-vous, je ne vais pas faire une chronique quotidienne de ce confinement généralisé… c’était notre première sortie en période de confinement, alors ça m’a un peu amusée de partager. Bonne soirée, prenez soin de vous ! La prochaine fois, ce sera une balade en pleine nature, promis.

Confinement J1

Confinement J1

Depuis aujourd’hui, mardi 17 mars midi, nous voici donc très officiellement confinés, confinement renforcé, avec document à porter sur soi pour justifier « sur l’honneur » de nos déplacements. Quand on voit le peu de cas que les grands de ce monde font de l’honneur, on a envie d’en rigoler. Pour nous, qui ne sortions qu’une fois par semaine pour faire nos courses, ça ne va pas trop nous changer ! Par contre, je me demande si, quand je vais aller marcher dans les champs et bois du coin, il va falloir que j’aie ce papier sur moi ???

Alors cet après-midi, nous nous sommes confinés… au jardin. Un peu de nettoyage de mauvaises herbes pour moi, arbre mort à couper pour Raymond. La nature redémarre, et avec les pluies de ces dernières semaines, tout est bien vert. Le long du muret, les fraisiers fleurissent. Au fond du terrain, les fleurs des pruniers font la causette avec les pissenlits et au milieu des hautes herbes je retrouve cette plante sauvage dont bien sûr j’ai encore oublié le nom (une seule? bizarre). Le lierre nouveau serpente dans les briques anciennes, et sur ce qui en principe est du « gazon » (… 😉 ) ficaires, boutons d’or et autres fleurs campagnardes s’en donnent à cœur joie !

Dans la haie près du lilas, je découvre encore des muscaris, peut-être des bulbes déposés là « pour voir » ?, les lilas pointent quelques feuilles, et je surveille de près la croissance des pivoines, dont les feuillages tout neufs semblent vernis.

L’entrée du chemin est le lieu de prédilection des pissenlits. Quant au chemin censé longer la clôture, il disparait au milieu des herbes !

Les gouttes de pluie sur les iris me font craquer, un vrai tableau ! Ah, si j’étais peintre…

Une semaine en mars

Une semaine en mars

Semaine bien perturbée par l’intrusion de COVID19 dans nos vies, et les déclarations contradictoires, parfois surréalistes, des uns et des autres. Qui croire ? Que croire ? Notre hameau semble à des lieues de tout ce délire, mais… allez savoir ! Beaucoup travaillent en ville, à l’hôpital, vont et viennent, et ce petit truc semble saisir la moindre occasion pour se balader de l’un à l’autre, sans oublier celles et ceux qui sont porteurs sans le savoir. Sans le prendre à la légère, j’essaie tout de même de me garder de l’affolement, de la panique. J’ai bien peur que trop d’informations finissent par tellement tout mélanger que plus personne n’y comprend rien, quand on voit le nombre d’articles scientifiques et pseudo-scientifiques qui circulent. Mais ce dont je suis sûre, c’est que les personnels soignants vont faire les frais de toutes ces années d’austérité, de gel (sans mauvais jeu de mot) des finances, des suppressions de postes, de lits et de moyens.

Depuis hier, nous voici donc « confinés ». Restez chez vous ! (mais allez voter… avec les résultats que l’on sait, un peu plus d’abstentions que d’habitude…). Bref. J’en profite pour mettre à jour les quelques photos prises ces derniers jours.

Une courte balade dans le village sous le soleil, le 10 mars. Pour une fois, je n’avais pas oublié les deux petits quignons de pain sec gardés en réserve pour l’âne ! Quelques photos de ce que j’appelle « le jardin mexicain », en bord d’une des trois routes du village. Et à la sortie du village, une croix visiblement remise en état depuis peu ? ou alors dégagée des ronces ? Quant à la marre, elle a bien profité des pluies des dernières semaines.

Sur notre petite place, les dames d’onze heures (ornithogales) sont au rendez-vous, accompagnées cette fois de muscaris arrivés probablement d’un jardin voisin… en tout cas, merci aux « hommes verts » du village d’avoir gentiment évité de tout passer sous la tondeuse lors de leur dernier passage 😉 !

Ce soir-là, nous avons eu droit à un somptueux coucher de soleil, une fois de plus !

Vendredi 13 mars… petit tour dans le champ de Germaine (ben oui, même si elle n’est plus là, je ne me résous pas à l’appeler autrement), le pêcher encore en fleurs, et nouvelles couleurs étonnantes pour la fin de journée.

Samedi, fin de semaine, début du confinement… j’ai profité d’une superbe journée ensoleillée pour un petit tour de jardin, avant de me poser sur la terrasse, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir. Les muscaris sont toujours là, le cerisier fleurit, la maison respire au soleil, sous la belle lumière rasante de fin d’après-midi.

Dimanche matin, marché à Launac… oh, pas de crainte, c’est très rare qu’il y ait plus de 50 personnes rassemblées ! C’est d’ailleurs dommage, car il est bien pratique, et je ne comprendrai jamais que les habitants n’en profitent pas. Si un jour il disparait (on ne sait jamais, les commerçants présents pourraient en avoir assez de ne pas avoir davantage de monde), je serai curieuse de voir et entendre les réactions des habitants… Oui, je suis allée voter. Et ensuite, passé une bonne partie de l’après-midi chez la voisine, à jouer au scrabble ! Les distances n’étaient peut-être pas respectées, tant pis 😉 . Aujourd’hui il refait gris, il pleut, et c’est bien triste. Tiens, je vais faire des crêpes…

Temps variable

Temps variable

Quelle journée bizarre ! Du soleil tôt ce matin, le temps de se dire « enfin ! », et une heure plus tard, pluie, grêle… toute la journée a oscillé entre les deux, mais le vent, lui, n’a pas changé, toujours présent. Horizon bouché à l’ouest…

Entre deux averses (et il a fallu faire vite), j’ai essayé de faire le tour des fleurs. Les pétales des iris sont déchirés par la pluie et le vent (c’est vrai qu’ils sont plein ouest), mais les hellébores bien discrètes sous le laurier sont resplendissantes.

Et ce soir, une lueur laissant espérer que demain peut-être il fera meilleur… ?