Un temps Islandais, ici, aujourd’hui ? Sauf que, si nous avons trouvé du gris, de la pluie plus ou moins forte, du soleil, des nuages, en Islande, je n’y ai encore jamais entendu le tonnerre. Je viens de m’en rendre compte. Fini l’été indien, semble-t-il… retour à l’automne. Au moins, je n’aurai plus à arroser les pots de fleurs… Allez, retour au 6 septembre, en haut du globe, sur la côté Est de l’Islande. Les fjords de l’Est ! Bien contente ce jour-là de les découvrir sans brouillard. Départ de Seydisfjördur, arrêt au-dessus du port, monts encore un peu « embrouillardés », mais le soleil est avec nous pour admirer cette descente vers le fjord, la cascade, le chaos de roches. De l’autre côté, vers Egilsstadir, c’est brouillard et compagnie… dommage, la vue n’est pas mal non plus depuis le haut du col.
Nous faisons nos provisions de pain dans la seule bakari de la région ! (sinon, c’est le pain industriel des supermarchés), indiquée hier soir au Centre d’Information touristique. Et reprenons la route, vers ces fameux fjords. Nous ne contournerons pas tous les fjords, mais tout de même une bonne partie ! Première halte, à Fàskrufjördur, le village de « Pêcheur d’Islande » de Pierre Loti. Visite de l’ancien hôpital français, où l’histoire des marins français est racontée dans ce petit musée. Souvenirs émouvants de la rude vie de l’époque, avec une reconstitution des quartiers des marins sur leur bateau.
Le village est calme, maisons fleuries, port ensoleillé… pique-nique au soleil, puis café au Sumarlina, avant de reprendre la route, et cette fois d’aller tranquillement de fjord en fjord, de vallée en vallée.
Monts déchiquetés aux parois nues, prairies, fermes, une route tranquille.
Un joli phare orange nous fait de l’œil, sur la côte. Arrêt pour une courte balade. Nous sommes sur une tourbière, on n’a pas intérêt à sortir du sentier ! La côte est belle, le phare lumineux, et encore une fois, nous sommes seules au monde…
Dans un fjord, de grands cercles, deux ou trois bateaux autour. Élevage de saumon ? Et voilà, l’illusion du vrai saumon islandais encore sauvage tombe à l’eau…
Ces fjords sont aussi le domaine des cygnes, et c’est vrai que nous en verrons, mais difficiles à surprendre, même en avançant sur la pointe des pieds.
Nous arrivons à Höfn au soleil couchant, et découvrons, derrière notre hébergement du jour, tout au fond, le glacier, Vatnajökull, que nous allons contourner toute la journée du lendemain. Mais pour le moment, c’est repos. La spécialité de Höfn étant le humar (langoustine), nous nous offrons un vrai restaurant. Un peu affolées par les tarifs pratiqués, nous restons sages, autant que faire se peut… Nuit dans l’AJ de Höfn : après l’ancien hôpital transformé en AJ, nous allons découvrir l’ancienne maison de retraite ! Nous n’avons peur de rien 😉 .

A l’embranchement vers la péninsule de Vatnsnes, nous décidons d’en faire le tour, l’accueil est sympathique 😉 , et il paraît qu’il y a des phoques à apercevoir… Petit arrêt dans la ville de Hvammstangi, et en route pour la péninsule. Les chevaux sont bien là, mais ce n’est pas l’heure pour les phoques, ils sont partis pêcher…

Trouver les mots pour dire combien ou pourquoi on aime un pays… je me rends compte que c’est très difficile. L’Islande est au fond de moi, comment dire, malgré tous ses bouleversements, ses éclats, c’est une terre sur laquelle je me retrouve. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : j’aime notre pays, si beau, si riche, si varié. Mais l’Islande, c’est autre chose. Je ne sais si c’est elle qui m’a choisie ou le contraire, c’est un fait, j’y suis bien. Il faut dire aussi que je n’y suis allée que pour des vacances… ce qui change beaucoup de choses ! Bref. Donc, ne trouvant pas vraiment les mots, voici les images. Bien sûr, il manquera le vent, les odeurs, la sensation particulière du sol sous les pas, les trolls et les elfes cachés – c’est évident – dans les rochers de lave, le grand air où parlent les légendes. Mais vous découvrirez le vert tendre ou gris ou vif des mousses, les graminées qui se balancent sous le vent, les myrtilles, l’océan, le sable blond, les lacs, les plages noires, les moutons, les cygnes et l’Histoire…
Pour terminer l’histoire de cette journée, cette plante, que nous retrouverons presque partout dans l’ile, la linaigrette, laissant flotter ses fleurs de coton au gré du vent…
La pluie de retour, après ces magnifiques journées d’été indien, un temps à allumer les cheminées et lire lové dans un fauteuil… ou alors un temps à décider de mettre un peu au net les images et souvenirs Islandais… Trois semaines que nous sommes rentrées, et le quotidien a tellement repris son train-train (pas si calme que ça, rassurez-vous) que je n’ai même pas eu le temps de tranquillement assimiler ces 15 jours ! Alors aujourd’hui, je repars dans les images, le carnet de bord… avec une première déception : toutes les photos du jour d’arrivée, et les premières du lendemain ont disparu ! Impossible de les retrouver. Tant pis, on fera avec les images postées sur Face Book. Mais c’est râlant. Il va falloir que je reparte, et reprenne la même route… 😉 . Bon, la carte du circuit est affichée en début de paragraphe, vous allez pouvoir bien suivre ! Je ne vous parlerai pas des aéroports, du temps passé à être fouillée des pieds (nus) à la tête, mains et bras en l’air, le genou déclenchant systématiquement les alarmes ! Ni du temps à attendre entre les deux vols. Nous sommes arrivées à l’heure prévue à Keflavìk, avons rapidement récupéré notre belle voiture, et en avant ! Un peu couvert, le temps… du coup, le beau Kleifarvatn (vatn = lac) est lui aussi tout gris.
La zone géothermique de Seltùn est toujours aussi surprenante, surtout lorsqu’on arrive pour la première fois dans ce pays, et qu’on était 24 heures plus tôt dans un tout autre environnement. Marmites d’eau bouillante, glougloutante, fumées, odeurs de soufre… un peu inquiétant tout de même… et si, tout à coup, tout cela se réveillait vraiment ? semblent se demander Anne-Marie, Élisabeth, Florence et Véronique, mes coéquipières, regardant tout cela du haut d’une colline, bien ventée. On a peine à croire que la veille nous étions dans des températures caniculaires….
Mais donc, cet après-midi, je me suis décidée. Rester assise devant l’ordinateur n’est certainement pas une bonne idée pour continuer le réveil du genou, or depuis quelque temps, c’est trop souvent le cas. Et puis l’automne est là, l’été indien a fini par arriver… il faut en profiter. A ma grande honte, je n’ai pas participé à la manif de ce jour à Toulouse. Je sais qu’il y a eu du monde, tant mieux. Malheureusement, il n’y a jamais assez de monde, et c’est ce qui conforte ce fichu gouvernement dans ses prises de positions, ses décisions, ses ordonnances, hélas. Et quand tout le monde se réveillera il sera trop tard… malgré tout, je garde l’espoir qu’on y arrivera, qu’un monde plus juste, moins inhumain verra le jour. Bon, donc, me voici décidée à reprendre régulièrement les marches autour de mon beau coin campagnard, tant qu’il est encore (relativement) préservé.

Bon, un peu de lecture au lit, et repos !
Vers l’océan, le ciel est gris sombre, la météo annonce des orages en Occitanie, mais cette région est tellement vaste que l’orage passera peut-être à côté de notre coin. Alors, arroser ou pas ? En attendant, je continue à chercher, au milieu des herbes et brindilles du terrain, si par hasard ces deux demoiselles ne s’y cacheraient pas…
Entre nuages et éclaircies, entre bleu ciel et gris nuage, mais avec du vent et donc de la fraîcheur « ressentie », me revoici partie pour un mini tour de jardin. Désolée, les grandes balades ne sont pas encore au programme, même s’il semble que les choses s’améliorent vraiment. Enfin, certains jours, j’avoue être un peu découragée, mais, comme me l’a glissé dans l’oreille une ex-collègue dernièrement « dis-toi qu’il y a 50 ans, tu ne pouvais plus rien faire »… + les encouragements de Domi, ma gentille kiné qui n’hésite pas à me « torturer » tout en m’assurant que tout avance normalement… bref, je serai prête pour le Festival (18 au 23 juillet), pour le circuit Islandais (28 août au 11 septembre), et pour reprendre nos petites escapades d’une semaine par-ci par-là ensuite… Donc, disais-je, petit tour de jardin ensoleillé. Vivement que je puisse réellement me remettre à jardiner… les fuchsias vivaces envahissent tout, ainsi que ces grandes fleurs jaunes qui fleurissent à l’automne, genre marguerites… en cherchant bien, et en aérant un peu tout ça, j’ai retrouvé un rosier que j’avais oublié ! De jolies petites roses rouges, des boutons partout…

Ordinaire et tranquille. Petit tour ce matin au marché de Cadours. Les cerises remplacent peu à peu les kiwis, les fraises embaument l’étal, et nous avons même goûté notre premier melon de l’année ! Puis une longue séance chez la kiné, vélo, tapis de marche, et autres machines bizarres, massage du genou, qui a encore du mal à retrouver son diamètre normal et à bien vouloir se plier comme Domi le souhaiterait (et moi aussi, d’ailleurs 😉 ). Et une après-midi tranquille, d’abord consacrée à la lecture, au tri, au classement et enregistrement des messages arrivés… le marché des créateurs, organisé par l’association « Les Arts au Soleil ! », est dans 3 semaines, et il va bien falloir que je fasse le plan d’installation, moi qui suis pourtant si peu douée en maths : faire rentrer 48 mètres linéaires sous un abri formé de 4 tentes de 8 m X 5 m chacune ! Les autres artisans aimant autant s’installer sur la place. Enfin, la pluie étant annoncée pour demain (elle est même en avance…), quelques aller-retour dans la piscine tant qu’il faisait encore soleil… bon, ce n’est pas encore au point pour la brasse en vraie grenouille, mais ça avance, même avec un genou mal plié 😉 ! Au passage, un petit bonjour au chat squatter de la maison. Enfin, pas encore installé dans la maison, mais bien habitué au jardin, et aux gamelles dès que les portes sont ouvertes !