Santons et poupons

Passionnés. Juliette et Jacques sont des passionnés. L’une par les poupons, les dentelles et la couture. L’autre par les santons. Et ils partagent avec plaisir leur petit monde, dans leur maison de Merville (31330).

Difficile d’imaginer ce qui vous attend quand Jacques pousse la porte de son ancien garage… vous voici au milieu d’un village. Oh, certes, les dimensions sont revues à la baisse 😉 ! Et des centaines de santons vous entourent. Mais pas ces santons peint à la va-vite dans un atelier plus ou moins lointain, non. Des santons, des vrais, habillés. Des personnages de 18 à 25cm, trouvés au fil des années : depuis 40 ans, la passion a grandi, au fil des séjours dans les Alpilles, des rencontres, des visites d’expositions de crèches.

Une petite visite de ce village ? En entrant, c’est le brocanteur qu’on remarque, devant sa maison. Tout y est, vieilles lampes, marmites, vieilles chaises, chandeliers, vélos, ferraille, tableaux, un violon, de vieux meubles…

Vous aimez la Bretagne ? Les dames sont là avec leurs coiffes, les messieurs avec leur chapeau rond 😉 , rideaux de dentelle aux fenêtres, la table est mise pour un thé ou une bolée de cidre, il ne manque que le kouign amann !

Mais comment, direz-vous, les santons ne sont pas bretons ! C’est compter sans l’imagination de Jacques (et Juliette pour la couture), qui au cours d’un séjour breton s’est bien documenté et dès son retour a recréé un univers Breton en santons. Mais à part ce petit écart régional, le village est bien provençal : les oliviers, le sabotier, le potier, les pêcheurs et les marchandes de poisson, le moulin perché tout en haut de la colline, et même Tartarin et son lion…

Le quotidien d’un village d’autrefois. La place du marché, la mamée devant sa porte, dames de « la haute » et paysannes, charpentier, scieur de bois, tout ce petit monde vit et se promène dans ce village provençal. Sans oublier l’école, son maître, les élèves, les cahiers et livres, la cour de récréation et la leçon de morale..

Tous les ans, Jacques participe au Salon International des santonniers, avec chaque fois une présentation différente.

Mais ce n’est pas tout ! Car la deuxième pièce du « garage », réservée à Juliette, est une autre véritable surprise. Étonnante.

Depuis l’âge de 8 ans et son premier poupon, Juliette est passionnée par les poupées. Et la couture. C’était son métier, d’ailleurs. Elle avoue avoir toujours cousu, brodé, tricoté, pas seulement par jeu, mais par nécessité. Depuis qu’elle est retraitée, avec Jacques, ils se promènent dans les vide-greniers, les brocantes, pour trouver le petit + pour leurs collections, ou le grand coup de cœur !

Ce sont des centaines de poupées de collection, de baigneurs en celluloïd, soigneusement habillé.e.s et coiffé.e.s par Juliette. Et quelques poupées étonnantes, comme ce poupon de l’époque coloniale Africaine, ou celui-ci venu d’Indochine :

Et là aussi, vous trouverez un coin breton, le séjour en Bretagne a donné des idées de vêtements !

Si vous êtes incollable sur les poupons et poupées, années, type, style, c’est l’endroit idéal pour vérifier vos connaissances ! Et si vous êtes simplement curieuse ou curieux de découvrir le petit monde de Jacques et Juliette, n’hésitez pas, un appel, et ils vous accueillent. Et ne croyez pas que « bof, c’est pour les petits », bien sûr, les enfants sont ravis, mais vous, vous serez surpris.e.s.

Que dire de plus ? Peut-être ajouter que, dans la foulée, vous pouvez aller jusqu’au village de Merville, visiter le château par exemple… ou juste le jardin et le labyrinthe de buis ? ( une petite idée du château : https://bborda-silvand.blog/2022/08/01/un-chateau-en-hauts-tolosans/ ). Ah, si, bien sûr, le numéro de téléphone de Juliette et Jacques : vous le trouverez sur leur site https://merville-passions.fr/

Rétrospective…

Rétrospective…

Non, vraiment, je ne suis pas à jour sur les – pourtant rares – balades que j’ai faites en février ! Alors, en avant (ou en arrière toute) pour enfin en finir.

12 février, un dimanche au ciel tout bleu. Je pars vers les bois sur la colline en face, en traversant le champ des voisins. Tout en bas, de l’autre côté de la route, il me semble apercevoir un nouveau chemin. C’est vrai que, ces derniers jours, il y avait des bruits de tronçonneuse. J’essaie, on verra bien où cela me mènera ! Tiens, nous qui cherchions du gui, il n’était pas loin…

Mais voilà, impasse ! Zut, pas envie de faire demi-tour, je finis par trouver un petit fossé pas trop compliqué à passer, et me voilà sur le chemin connu, ouf ! Au bout, c’est le grand chemin installé sur l’ancienne voie de chemin de fer, avec ses tunnels d’arbres, ses bas-côtés verts par endroits (et où, au printemps, on trouve orchis et myosotis), son calme. En contrebas, tout un fouillis de branches, arbres, ronces…

Mais je n’ai pas l’intention d’aller jusqu’à St Pé ou Drudas, je tourne en bordure d’un champ. Et je suis une sente, passage d’animaux certainement, avant de trouver un chemin plus large. Derrière moi les collines vers le Gers, à ma gauche le village de Galembrun, et tout en haut en face, la petite route que je vais prendre sur quelques mètres, avant de replonger dans le petit bois. Arbres emmêlés, genévrier, des champs bien vertes une fois arrivée sur la route. Et même, au fond, une vigne. Il en reste quelques unes, encore…

Et la boucle est bouclée ! par le sentier, je retrouve le chemin du retour vers le champ des voisins, celui où je me poste pour admirer les couchers de soleil. Le long du chemin, jeux de lumières sur les mousses, écorces d’arbres aux multiples dessins, et je ne peux m’empêcher de faire danser les feuilles mortes…

19 février, encore un dimanche ensoleillé ! Cette fois, je pars vers le Marguestaud, notre ruisseau dans la vallée 😉 . Je me demandais comment il allait, avec tout ce manque d’eau. Et il va bien, finalement. Même notre mare ne va pas encore trop mal. Là aussi, j’essaie un chemin… je laisse les moutons à ma droite (ils m’ignorent superbement) et je descends vers le ruisseau, par les champs. En faisant bien attention à marcher sur les bords ! (en réalité, j’ai un peu la flemme de faire demi-tour et remonter 😉 )

Me voilà au bord du Marguestaud. Bruit d’eau qui coule, c’est rassurant. A travers les branches, quelques miroirs. Tout le long, jusqu’au « grand » chemin de randonnée et au gué, le chemin est bien tracé, chevaux, moto-cross aussi je pense, et merci pour le respect des lois qui oblige les agriculteurs à laisser 2 mètres aux abords d’un ruisseau. Bon, d’accord, par moments le chemin devient sentier, mais même si par endroits je « patouille » un peu, j’arrive sans problème au gué.

Beaux dessins géométriques dans le champ près du gué, et je reprends le chemin (balisé, qui va de Galembrun au Burgaud ou à Naples) pour le retour. Si jusque là c’était calme, la remontée cette fois se fait au son des motos-dites-vertes, car un petit terrain de cross est installé dans ce coin. Et en ce dimanche, de vacances scolaires en plus, il y avait quelques adeptes de ce truc-là….. mais bon, on le sait, et au moins avec tout ce bruit on est à peu près sûr de ne pas croiser un sanglier 😉 . Bref, je grimpe le chemin, et à la vieille palombière, je préfère revenir par celui qui longe les champs et le bois plutôt que retrouver la route. Les jonquilles ne sont pas encore ouvertes. Évidemment, presque à l’arrivée je m’arrête comme d’habitude pour admirer les coteaux. Et me voici à Galembrun.

Ce soir-là, j’ai eu droit à un coucher de soleil absolument somptueux !

Et voilà. Vous savez tout sur mes balades de février. Balades campagnardes dont je ne me lasse pas. J’espère que vous non plus, et que vous prenez autant de plaisir à découvrir ma campagne environnante que j’en ai à l’arpenter…

Ciel, des nuages !

Ciel, des nuages !

Je ne suis vraiment pas à jour côté balades, mais je finirai bien par rattraper le temps, miss météo nous promettant du gris et de la neige pour très bientôt ! En tout cas, cet après-midi, c’était beau temps, après 2 ou 3 jours de retour de grisaille et (si peu, hélas)de pluie, alors je suis partie jusqu’au bois de la Pleysse. Pas par le chemin le plus droit, mais depuis que certaines haies et chemins de traverse ont été avalés par quelques agriculteurs du coin, bien obligé de suivre celui qu’ils ont aimablement laissé… et donc en avant par le chemin de La Heppe. Surprise, des biches dans le champ ! Je m’étais arrêtée pour ne pas les effaroucher, mais elles m’ont aperçue et pffuitt ! elles ont traversé le chemin. Regardez bien, on en voit deux sur la deuxième image.

Quand le ciel est de ce bleu magnifique, c’est un régal de photographier les arbres encore nus ! Et ce petit plus apporté par les nuages, mmmmm…

Par contre, je ne sais si Boris Vian était un visionnaire, mais je pense chaque fois à ce titre de livre « l’Herbe rouge » (dont l’histoire n’a d’ailleurs rien à voir avec les champs de ma campagne 😉 ) lorsque à côté d’herbes vertes je vois ces champs non encore ensemencés ou labourés et où l’herbe est devenue rouge. Effet des traitements, pesticides ou autres ?????

Franchement, je trouve ça un peu inquiétant. Bref. Avant d’entrer dans le bois, long chemin entre deux champs, mais où les pâquerettes commencent à bien s’installer. En regardant bien, quelques insectes aussi…

Le petit pont est toujours à sa place. Il faut dire que ces chemins et ce bois sont souvent visités par ces motos qui se disent « vertes »… (je ne vais pas trop rouméguer, car dimanche dernier j’ai été bien contente de trouver un chemin bien marqué par leurs passages, et celui de chevaux 😉 ), donc j’entre dans le bois de la Pleysse, et j’avoue, c’est chaque fois un petit moment de sérénité.

Jeux d’ombres sur les mousses, feuilles sèches, et la quiétude du bois. Miracle, pas de moto-cross quand j’y entre ! (ben oui, ce sont les vacances ici, et jeunes et moins jeunes patrouillent dans le coin…). Premières fleurs d’ajoncs (photo ratée), chants d’oiseaux. Et le coin « des Landes »… des pins le long d’une partie de chemin. Venus là comment ? Dommage, il ne faisait pas assez chaud pour que la résine embaume l’air… mais j’ ❤ arriver sur ce chemin. Que voulez-vous, 10 ans dans les Landes, 10 ans en Basquaisie, le reste à Toulouse et les Hauts Tolosans, de temps en temps j’aime bien retrouver un air d’enfance !

Passage du fossé, retour vers le village et le grand chemin. La plaine à nouveau, avec ses champs verts ou rouges. Les nuages dans le ciel bleu. 17 heures sonnent au clocher, j’aurai mis tout de même deux heures pour faire 7,5 km… mais j’ai pris le temps de respirer, prendre des photos… je ne suis pas prête pour un marathon 😉 !

Premières fleurs dans le prunier sauvage sur le bord de la vieille route… il va falloir que j’aille voir où en sont les jonquilles sauvages, dimanche elles étaient encore bien fermées, et surveiller les aubépines au fond du jardin. Demain. Ou un autre jour !

Tour de ville, tour de champ

Tour de ville, tour de champ

Ce jeudi 16 février, balade sur les boulevards toulousains, en manif de Saint Cyprien à Jean-Jaurès. J’exagère, je ne suis pas allée jusqu’à St Cyprien, j’ai attendu que la manif arrive à Compans… parce que sinon, debout à 7h1/2 du matin, même pas conviction syndicale, c’est difficile 😉 , alors on triche un peu, mais on est dans la manif de bout en bout malgré tout, la tête de manif n’arrivant là que vers 11 heures ! Bref, du monde, encore aujourd’hui. La préfecture annoncera encore une fois un chiffre qu’il faudra multiplier par 3 ou 4, les syndicats un chiffre peut-être un peu plus gros qu’en réalité, mais du monde, il y en avait. Et des jeunes. Et des pas jeunes. Et décidés à continuer. Ensemble.

Retour en début d’après-midi dans ma calme campagne… et, histoire de me remettre en jambes, petit tour de champ avec Flipelette. La pauvre se demande un peu ce qui se passe, car depuis quelque temps nous ne restons pas en place toute une journée ! alors je lui devais bien une balade au soleil 😉

Les abeilles bourdonnent dans le cognassier du Japon, les champs reverdissent, les orchis préparent leur sortie, le ciel est bleu, et nous sommes, Flipelette et moi, seules dans la campagne, au calme.

Et pour une fois, vous aurez droit à une photo « de jour », prise depuis mon coin de prédilection pour les couchers de soleil !

Tour de champ

Tour de champ

En définitive, avec ces températures enfin dignes d’un véritable hiver, Flipelette et moi passons beaucoup de temps dans mon bureau…

D’accord, j’y ai une belle lumière. D’accord, j’ai beaucoup de dossiers à terminer le plus vite possible. D’accord, je me régale de regarder les oiseaux venir picorer les boules de graines. D’accord, c’est le moment ou jamais d’hiberner 😉 . Mais tout de même, surtout quand il fait un aussi beau soleil, il faut en profiter, non ? Alors cet après-midi, hop, petit tour de champ.

Les fleurs du cognassier commencent à se montrer, dans les haies les baies d’églantiers luisent au soleil, quelques arbustes osent sortir deux ou trois feuilles, tout est calme, pourtant il semble que Flipelette n’apprécie pas la balade aussi tranquillement que moi, et marche avec inquiétude, surveillant ses arrières, poils du dos hérissé et queue en panache bien gonflé… peut-être les cris des buses tournant au-dessus des champs l’inquiètent-elle ???

Un dernier coup d’œil avant de rentrer, le ciel est toujours bien bleu, mais la campagne reverdit… et la lumière est magnifique. Belle fin de semaine !

L’Art au Mieux…

L’Art au Mieux…

C’est le nom de ce festival réunissant peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, à La Romieu, dans le Gers. Classé « plus beau village de France », étape sur le chemin de Compostelle, avec une collégiale et un cloître inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, un marché aux rosiers (avant-dernier dimanche de Mai), un festival d’art (2ème samedi et dimanche de Juin), un marché de potiers (en septembre), des chemins de randonnée, ce village de presque 600 habitants mérite qu’on s’y arrête.

C’était la première fois que j’y allais, ce 20 juin 2022, justement à l’occasion du festival « L’Art au mieux ». Je vous parlerai surtout du cloître, ouvert aux exposants et au public pour l’occasion.

L’ensemble collégial St Pierre, site incontournable du nord du Gers, est l’œuvre d’Arnaud d’Aux de Lescout, fils d’un riche seigneur du village, devenu au fil du temps et sous la protection de son cousin le pape Clément V, cardinal très influent de la cour pontificale. Il fit édifier sa collégiale et le palais qui l’accompagnait en seulement 6 ans, de 1312 à 1318. L’Histoire me semble un peu compliquée ou trop longue à raconter, comme beaucoup de monuments religieux ou nobles en France, l’ensemble a souffert des guerres de religion, puis de la Révolution, mais si l’église Notre Dame a disparu, l’ensemble collégial ne semble pas avoir trop souffert.

Belles maisons en pierre blanche du Gers, autour de la place centrale (ancien emplacement de l’église Notre-Dame), ruelles fleuries, et une légende, La Romieu étant appelée « le village des chats ». Une légende veut qu’une fillette, Angeline, a débarrassé le village des rats grâce à son amour pour les chats, qu’elle avait réussi à cacher pendant une période de famine. Chats qui ont été bien accueillis, une fois la famine terminée, car sans chats dans le village, les rats pullulaient dans les greniers. Bon, c’est plus long que ça à raconter, vous trouverez la légende en suivant ce lien : https://www.la-romieu.fr/patrimoine-et-loisirs/patrimoine/le-village-des-chats . Et un sculpteur, amoureux de ce village, connaissant la légende, a décidé de glisser un peu partout des chats, sur les maisons, autour de la place…

J’espère que ce petit moment d’une après-midi à La Romieu vous donnera envie d’en savoir davantage, et d’aller voir de plus près ! Car si les amoureux de vieilles pierres ou des chats y trouveront leur bonheur, sachez que les amoureux des jardins pourront aussi profiter du séjour pour découvrir les Jardins de Coursiana, au pied du village. C’est ce que je me propose de faire dès que le printemps sera de retour… mieux découvrir ce village et ses environs !

Patrimoine en Beaujolais

Patrimoine en Beaujolais

Suite et fin (enfin !) de notre petit circuit de septembre 2022, je vous emmène pour une journée dans les Pierres Dorées, en Beaujolais. Et ça tombait juste sur la journée du Patrimoine. Mais même si nous allons dans ce coin depuis plus de 40 ans, les découvertes ne manquent pas ! Ce 17 septembre, visite du Manoir de la Garde à Jarnioux, datant de 1643.

Situé dans le département du Rhône, dans la partie des « Pierres Dorées », le village de Jarnioux ne se contente pas d’un simple manoir, mais comporte, sur la colline en face, un château, ancien château-fort fondé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, profondément remanié du XVe au XVIIe siècle, et entre les deux un ancien réseau de chemin de fer secondaire (1898-1934) à voie métrique, constitué de deux lignes, dont le tracé se situe intégralement dans le département du Rhône (une de ces fameuses et nombreuses lignes qui maillaient notre pays il y a longtemps). J’ai un peu raté la photo de cette voie ferrée, devenue voie verte, mais de la terrasse du manoir on avait une belle vue sur le château de Jarnioux.

Le manoir est un bel ensemble de bâtiments en pierres dorées : une chapelle (en rénovation), une orangerie, une immense salle à la charpente impressionnante (le cuvage), des caveaux, des jardins en terrasse, un panorama sur les monts du Lyonnais, un lieu presque magique !

Bon, j’ai raté toutes les photos de la salle du cuvage, j’en glisse deux prises sur le site du manoir. Car le manoir se loue pour des réceptions, mariages, etc ( https://www.manoirdelagarde.com/ ), organise « les journées des plantes rares » (en avril je crois). Mais moi j’ai tout de suite imaginé un concert de musique de chambre dans cette salle…

L’intérieur est tout aussi intéressant, même si seules deux pièces étaient visibles (et les photos pas simples à faire) : fresques à la chaux, mobilier ancien…

Et cette fois, contre la maison de nos amis, pas de kiwis mais des figues…

Prochaine « mise à jour » : retour vers le passé, juin 2022, balade dans un beau village du Gers. A bientôt !

Besançon en septembre

Besançon en septembre

L’an dernier 😉 , je vous avais dit que je vous emmènerai faire un tour à Besançon, et puis les jours ont passé, filant à une allure trop rapide pour moi (ou plutôt, c’est moi qui mets davantage de temps à faire ce que j’ai envie ou dois faire…), et nous voici déjà au milieu de ce premier mois de l’année 2023 ! Profitant de journées hivernales (mais c’est de saison, non ?), je trie photos, courriels et dossiers, et nous voici enfin à Besançon ! Bon, en ce moment il neige un peu plus là-haut qu’ici, mais un retour vers le beau temps de ce milieu de septembre ne peut que nous réchauffer… quoique, « faire la boucle » si on marche vite ne peut que nous réchauffer ! Mais ce jour-là (13 septembre) il faisait beau.

Les tags fantasmagoriques sous le tunnel ne nous ont même pas effrayées 😉 ! Chez nos amis, contre les murs (sud et ouest), cette année encore les actinidias étaient prolifiques (ben oui, les kiwis, si j’ai bien compris, ne poussent pas sur un kiwier 😉 ), les couleurs de l’automne décoraient la façade de la maison, et dans le jardin une anémone sauvage pleurait.

J’aime beaucoup cette ville. Ses anciennes maisons en pierre gris bleuté, la pierre de Chailluz, ses toits vernissés et colorés (pas tous, d’accord…), ses escaliers somptueux dans les cours (hélas de moins en moins accessibles)…

A voir et revoir, sans se lasser, la maison Victor Hugo, devenue musée. Citations tellement d’actualité, souvenirs, Histoire.

Un peu plus haut que chez Victor, les vestiges d’un temple ? théâtre ?, souvenirs de l’époque gallo-romaine, du temps où la ville s’appelait Vesontio, le square Castan (du nom de l’archéologue Alphonse Castan). A mes photos, j’ajoute deux images (des plans) trouvées sur Wikipédia ( Par moi-même/myself — Photographie personnelle, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1793898 ).

Et plus haut, la cathédrale Saint Jean abrite dans une de ses tours une horloge astronomique, construite par Auguste-Lucien Vérité (le même qui a conçu celle de Beauvais). Mauvaise surprise, l’horloge ne fonctionne plus, mais pour la voir on paie malgré tout « pour la restauration »… espérons ! En tout cas, c’est impressionnant.

Évidemment, quand on est pour plus d’un ou deux jours à Besançon, il ne faut pas hésiter à aller jusqu’à Ornans, pays de Courbet. La ville, le musée, les paysages pour y aller, les balades sur les lieux peints par Courbet, tout mérite une longue halte. Cette fois, nous n’avions que l’après-midi, et puis il pleuvait, alors, le Musée Courbet ! L’exposition du moment : « Ceux de la terre, la figure du paysan de Courbet à Van Gogh ». Superbe.

Retour à Besançon, et une dernière balade sur une des sept collines qui entourent la ville, Beauregard et Bregille, au-dessus du Doubs, face à la Citadelle, avec « le grand désert », les restes des bastions de Vauban. Longue boucle parfois en sous-bois, avec des vues magnifiques vers la Citadelle ou sur l’ancienne usine de La Rhodia, et sur le Doubs.

Nous sommes repartis vers le Beaujolais, vers d’autres paysages, à suivre sur une prochaine page ! Vu le temps qu’il fait dehors, je pense que je vais rattraper mon « retard » 😉 . Mais avant de fermer cette page, les crocus à l’entrée du parc Chamars ce matin du 14 septembre :

2023

2023

A vous toutes et tous, qui suivez mes balades, mes états d’âme, mes râleries et mes coups de cœur, je souhaite que cette année qui s’ouvre soit pleine de découvertes, de rencontres, de joies (oui, je sais bien qu’il y aura aussi, peut-être, des moments plus ou moins joyeux…), que vous gardiez une santé de fer, un moral d’acier et du soleil dans le ❤ ! A vous et tout votre entourage.

Très occupée tout ce mois de décembre 2022, entre organisation de concert de Noël, préparation de notre rencontre festive habituelle avec les ami.e.s, je n’ai rien publié, mais tout ça va probablement rentrer dans l’ordre 😉 !

Si vous cherchez à savoir d’où vient cette colombe (un peu colorée par mes soins pour l’occasion), je l’ai trouvée sur un mur à l’extérieur de la basilique Santa Maria in Trastevere à Rome.