Repérages…

21sept15_8379C’est l’automne !

Pour le Comité des Fêtes de Galembrun, la randonnée d’automne, c’est dimanche, 27 septembre.

Me voilà donc partie en repérage, un circuit en tête, lundi dernier. J’avais dû mal calculer, entre l’échelle de la carte et mon centimètre, car une boucle qui n’aurait fait que 10 km (selon mes calculs) aurait duré 3 heures 30… je sais bien que je ne marche pas vite, mais tout de même ! Dommage, même si certains passages n’étaient pas bien intéressants (petits lotissements, silos), on pouvait découvrir à la fois les richesses de l’agriculture et le désastre induit par engrais et pesticides sur-employés sur les sols… mais il y avait aussi de jolis endroits, fermes, petites collines, des fleurs des champs…

Donc circuit à refaire ! Et me revoilà partie, en ce deuxième jour d’automne, à la recherche de l’équation temps/kilomètres idéale. Tant pis pour le chemin des litanies du premier « jet », nous ne passerons pas entre champs de sorgho et champs de maïs, nous nous contenterons de la forêt, des champs de tournesol en pleine déconfiture (mais qui, d’ici dimanche seront peut-être récoltés), des champs fraîchement préparés pour les prochaines semailles, du moulin de l’ancienne minoterie, et nous profiterons de la halle de Launac et son marché du dimanche pour faire une petite pause !

Et même si la mare de notre hameau aurait bien besoin d’eau, j’espère que le soleil sera au rendez-vous (j’accepterai quelques nuages blancs), c’est tellement beau ces ciels sur notre campagne !

Quelle fête !

photo Estelle de Poulpiquet

Mouillés, fatigués, mais le cœur chaud après ces trois journées.

L’Humanité, c’est un beau nom pour un journal, a dit Jaurès (je crois…), mais c’est aussi un beau nom pour une fête ! Pendant ces trois jours, de vendredi à dimanche, des milliers de personnes ont arpenté les allées du parc de La Courneuve, allant de débat en spectacle, de dégustation en découverte culinaire, retrouvant des amis, échangeant avec des inconnus qui deviendront peut-être des amis, trinquant avec des copains, plaisantant au hasard des rencontres, un mot par-ci, un mot par-là, mêlant sourires et gravité selon les débats, riant au soleil retrouvé, se moquant de la pluie, pataugeant dans la boue pour essayer d’arriver au pied de la grande scène applaudir les artistes (visiblement heureux d’être là, malgré le temps trop souvent maussade ces jours-là) et entendre les voix des salariés en lutte, des amis de Charlie, des exilés, des responsables du Parti qu’on dit mort mais qui est toujours là, vivant, solidaire, fraternel.

D’accord, on aimerait que ces journées soient ensoleillées du début à la fin… Même si, au fil des années, les allées ont été goudronnées, lorsque l’orage éclate et que la pluie dégringole, on se dit qu’on aurait dû venir en bottes… certains se retrouvent pieds nus dans la boue, les baskets changent de couleur, il faut bien calculer pour accéder à certains comptoirs de stands, et pour arriver à la grande scène il faut de la patience, de l’équilibre, et ne pas craindre la glissade dans la gadoue !

D’accord, le stand de la Chine me laisse toujours un peu perplexe, avec ses spectacles un peu trop accroche touriste… mais on les admire avec plaisir.

Cette année, parmi les expositions, les extraordinaires masques et sculptures traditionnelles des Bozos du Mali

Il y a tant à voir, à découvrir, à lire, à écouter… chaque année, on fait son programme, aller voir ceci, entendre cela, les expositions, le film, le village du livre avec les rencontres d’auteurs… et chaque année, on repart sans avoir eu le temps (ou la possibilité, certains débats étant « surpeuplés », il est impossible d’entrer dans la salle…) de tout voir tout visiter tout entendre de ce qui était prévu !

Solidarité. Espoir. Fraternité. Oui, ces mots trouvent tout leur sens dans cette fête, ce rassemblement peut-être hétéroclite de jeunes venant écouter « leurs » musiques, de personnes moins jeunes venues retrouver d’autres voix ou d’autres musiques, mais tous découvrant ou partageant des idées, un idéal, et le bonheur simple de la rencontre, jeunes et moins jeunes s’acceptant sans jugement. Écouter. Partager. Fraterniser. Quel beau mot que « l’humanité » !

PS : quatre photos ne sont pas de moi, mais prises dans l’album de la fête 2015, j’ai mis le nom de leur auteur. Et si vous voulez davantage de photos de cette fête, voici un lien : https://www.flickr.com/photos/101309729@N02/

Vous pouvez même m’entendre bafouiller quelques mots sur : http://www.humanite.fr/videos/propos-recueillis-apres-le-grand-meeting-de-la-fete-de-lhumanite-avec-pierre-laurent-583685 (à vous de me retrouver… 😉 )

Je reviens dans un moment !

Décidément, le temps court plus vite que moi… (ce qui n’est pas difficile, d’ailleurs, puisque je ne suis plus vraiment capable de courir 😉 !).

Retour de Londres vendredi soir, même pas le temps de poser la valise, une réunion commençait. Puis les forums des associations. Puis les courses à faire. Mais j’ai pratiquement fini de trier les photos de cette semaine dans une ville surexcitée, fantastique, étonnante, déroutante. Ce sera l’occasion d’autres pages à venir ! Juste quelques « extraits » pour patienter…

Et aussi ces quelques fleurs du jardin, photographiées à la tombée de la nuit, le jour de notre retour : la hampe du yucca avait attendu notre retour pour s’épanouir, les petites roses si charmantes refleurissent, et les soleils n’ont jamais été aussi beaux…

Dans deux jours, re-départ. Pour La Courneuve, cette fois, et LA fête à ne pas manquer pour se retrouver au milieu de la fraternité, de la solidarité, du partage, de l’Humain.

Après, je pose mes valises jusqu’en… octobre ? novembre ? on verra.

Bonne soirée, et à bientôt !

Août en couleurs…

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Vent d’autan dimanche, vent d’ouest hier lundi, et aujourd’hui… le calme !

Il faudrait passer la tondeuse, nettoyer les bordures, faire du ménage dans les rosiers bien tristes en cette fin de mois d’août.

Il faudrait.

J’ai préféré essayer de capter quelques couleurs d’été ! J’aurais aimé y trouver du bleu, mais il n’y a que celui du ciel, avec son mini nuage blanc. Alors voici mes couleurs du jour.

Et quelques rencontres au milieu des fleurs…

Les travaux autour de la piscine sont terminés, il va falloir la re-chapeauter, en prévision des prochaines saisons… mais on s’est dit que ce serait une bonne idée de nettoyer les panneaux ! Pffff… c’est long, et pas simple. Jet d’eau (relié au puits), karcher, éponge… nous avons eu du mal à terminer deux panneaux sur les six… mais c’est vrai qu’il y en a bien besoin.25août_8178

London2004_8179

Bon, il va pourtant falloir que dans deux jours ce soit fini, car Londres nous attend vendredi, pour une semaine, avec un sacré planning… c’est le genou qui va être content 😉 !

Un tour d’Islande, 10, suite et fin : Reykjavìk

25juin15_Reykjavìk_8025Une trentaine d’heures pour découvrir une capitale, ce n’est pas beaucoup… mais nous ne pouvions rester davantage en Islande. Vous me direz que, puisqu’il ne fait jamais nuit en juin, nous aurions pu nous balader dans cette ville « nuit » et jour. J’avoue qu’en fin de circuit, j’avais tout de même besoin d’un peu de sommeil, et les nuits « chez Monique » étaient nécessaires 😉 ! D’autant que, le jour de notre retour en France, nous devions repartir vers l’aéroport à 5 heures du matin 😦 .

Donc, balades dans la ville. J’ai aimé flâner dans cette ville. Le cœur « ancien », très agréable, maisons colorées, petits immeubles, jardins, tags, ne pas manquer la Maison de la Culture qui nous raconte l’histoire des Sagas avec quelques vélins d’origine… admirer une dame repeindre avec patience la barrière de sa maisonnette aux couleurs des fleurs de son jardin…

Aller jusqu’au port où les vieux baleiniers repeints semblent prêts à repartir en mer, où les bateaux et leurs reflets rivalisent de lumière sous le soleil,

caresser les chats ici et là (ah, oui, il y en a un difficile à caresser 😉 !)

regarder, écouter, apprendre l’Histoire du pays dans le magnifique Musée National,

marcher le long de la baie jusqu’au bateau « viking » contemporain, découvrir l’immense hall du Harpa et voir le soleil du soir se refléter sur les vitres de cette salle de concert,

10juin__ReykjavikManger une soupe de poisson sur le port dans le vieux restaurant Saegreifinn sous l’œil de l’ancien propriétaire statufié et installé sur un fauteuil… un peu étonnant et on peut avoir un petit recul en le voyant… mais les brochettes et la soupe y sont tellement bonnes !, ou un fish and chips près du port.

Rêver en marchant le long du Tjörnin aux milliers d’oiseaux et y admirer les villas et leurs jardins.

Bien sûr, ne pas oublier de grimper jusqu’à la Hallgrìmskirkja, remise en état, y prendre l’ascenseur pour admirer du haut de la flèche les toits multicolores de la ville, et y écouter un morceau joué sur l’orgue aussi gigantesque que l’église (5275 tuyaux)…

Marcher dans le vieux cimetière pour y apprécier un calme bienvenu après avoir tourné et retourné dans les petites rues du centre, retrouvé la foule, la circulation et les feux rouges oubliés pendant ces 15 jours…

Reykjavìk, une capitale encore à taille humaine, mais qui, concentrant la grosse majorité des habitants de l’île, grandit chaque année un peu plus, ajoutant immeubles, grandes surfaces, routes à 4 voies tout autour d’elle… mais les « champs de trolls » qui l’entourent ne pourront jamais disparaître, espérons le !

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Voilà, la saga est terminée, le vendredi 26 juin, nous avons remis les clés de notre voiture, embarqué dans l’avion vers Toulouse, et… laissé un peu de notre cœur dans l’île. Ce n’est qu’un « au revoir ! »

Ici et là, du côté de chez nous

Viera étant pour quelques semaines à la maison, c’est l’occasion de (re)faire quelques balades dans le coin… 15août Ste Marie du Désert_8054Sainte Marie de l’Herm (ou du Désert), abbaye ancienne, bâtie dans un lieu de solitude, du moins lors de sa création, car maintenant il n’y a plus ni loups ni ours dans les bois et champs qui l’entourent, et les villages ne sont pas loin ! Les moines (trappistes) qui l’occupent ont ouvert boutique, et l’on trouve un peu de tout, livres religieux ou sur les religions, produits de soins et de beauté venus des différentes abbayes de France, chapelets et breloques, bougies souvenir et encens… une très jolie chapelle, deux églises, et la possibilité d’aller faire une retraite (mais je ne connais pas les conditions) dans ce lieu calme, en pleine nature.

Après l’abbaye, musée Campanaire de L’Isle Jourdain. Le matin, nous avions déjà pu visiter la maison Claude Augé, le créateur du Petit Larousse Illustré (https://bbordasilvand.wordpress.com/2014/09/07/une-maison-bourgeoise-savante/). Mais le musée campanaire fermant de 12 à 14 heures, nous avons dû faire une pause dans notre journée culturelle. Et un peu cultuelle 😉 , puisque sur les petites routes tortillonnantes du Gers, après l’abbaye, nous avons rencontré une église bien en ruine… plus de toit, fenêtres murées ou « mangées » par le lierre, quatre murs au sommet d’une colline.

Et donc, ensuite, les cloches… Si vous passez à côté de L’Isle Jourdain, en allant par exemple un jour de marché à Samatan pour les foies gras, arrêtez vous ! Ou venez-y pour le jour de marché, le samedi, c’est vraiment à voir. Donc, Claude Augé et marché le matin, musée campanaire l’après-midi. Avec cet été, une exposition Art Nouveau dans ce qui est « l’entrée » de la Halle transformée en musée, entrée libre qui plus est pour cette exposition. Pour le musée à l’étage : http://www.mairie-islejourdain.com/fr/musee-art-campanaire.asp

Il y a même, incrusté dans une cloche, un vrai lézard… mais que fait donc Brigitte Bardot ?15août-Musée campanaire_8066Arrêt à la petite et charmante église de Saint Pé, en pleine campagne, très kitsch, perchée sur sa colline. avant de terminer notre boucle.

Sur le chemin du retour, il restait encore quelques champs de tournesols en fleurs.

Et ce lundi, direction Montauban. La ville est toute fleurie, les rues piétonnes tendues de « toldos » en triangle, colorés, et la place Nationale est toujours aussi belle, avec ses doubles « couverts » tout autour.

Musée Ingres, bien sûr. Entendu, dans l’escalier entre le deuxième et le premier étage, une personne qui repartait : « Et bé, ils savaient travailler ces gens ! ». C’est le moins qu’on puisse dire 😉

Avec, cet été, au premier sous-sol, une exposition de Trésors cachés des réserves du Musée, rapportés d’Inde, Egypte, Japon, Maghreb, Chine (il paraît même qu’il y aurait deux ou trois bricoles piquées lors du sac de la Cité Interdite…).

Mais, et malgré les nombreuses marches, ne pas négliger le deuxième sous-sol, sorte de crypte, vestige du château du Prince Noir… (tiens, celui-là, on l’a déjà vu à Launac si je me souviens bien), et les pierres, mosaïques, instruments récoltés ici et là. Au passage, une curieuse sculpture, monument à Léon Bourjade, « lieutenant aviateur missionnaire ».

Ne pas manquer non plus, dans la salle de la Chapelle, les réalisations des scolaires de la ville, autour des tableaux de monsieur Ingres, c’est un vrai régal ! Imagination, couleurs, humour, ironie, quand on leur donne les bonnes clés, les enfants et les ados sont plutôt extraordinaires.

J’ai particulièrement apprécié la fantaisie autour du portrait de Madame Gonse…

Musée, cathédrale, église Saint Jacques (passage de pèlerins sur le chemin de Compostelle), rues piétonnes, magasins à découvrir et à découvertes, balade le long du Tarn, vieux bâtiments en brique rouge, et même dans une cour (mais ce n’est probablement pas la seule) un escalier semblable à ceux des cours de Besançon. Une petite ville plaisante à visiter, vraiment.

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Et pendant ce temps, à la Mathusine, les travaux avançaient autour de la piscine…

Un tour d’Islande, 9 : chez Jules

Bon, l’automne n’a pas vraiment compris qu’il avait encore 1 bon mois devant lui avant de s’installer… orages, pluie, vent, zut, quoi, c’est l’été ! 23juin15_Snaefellsness_7963Du coup, fraîcheur pour fraîcheur, je retourne en Islande pour une avant-dernière page. Nous voici donc à côté du volcan de Jules Verne, le Snaefellsjökull. Mais oui, « Voyage au centre de la Terre », c’est là. Nous allons tourner autour de ce glacier souvent ennuagé, embrouillardé. Un ciel plutôt gris au départ, mais qui peu à peu retrouvera ce bleu particulier à l’Islande quand il fait beau. Nous avons décidé la veille, dans notre mini chalet de Miklaholt, de prendre la petite piste qui traverse le champ de lave de Berserkjahraun (ce n’est pas pour frimer que je donne les noms, d’abord je ne les sais pas par cœur et je vérifie sur la carte, mais c’est au cas où une/un des lectrices/lecteurs de ce journal aurait envie d’y faire un tour), où, avis aux campeurs, on peut encore planter sa tente. A condition de trouver un endroit plat. Mais il y en a, car nous avons vu au moins trois endroits occupés, bien au calme, c’est le moins qu’on puisse dire. Montagnes noires, rouges, mousses argentées, lacs, la piste est tout à fait accessible aux véhicules « normaux », et les paysages sont absolument superbes. On est seul au monde… ou presque, car par-ci par-là quelques moutons traversent tranquillement la piste… mais comme ni eux, ni nous, ne sommes pressés, pas de problème ! Petite histoire : cette piste aurait été tracée par deux géants, les Berserkir, pour l’amour de la fille d’un fermier… mais pas très sympa, celui-ci assassina ensuite les deux géants pour permettre à sa fille d’épouser un copain à lui !

Premier village après la piste, Grundarfjördur. Zut, la pluie… le brouillard… dommage, j’avais souvenir de montagnes en pains de sucre, que nous ne verrons pas… Un centre des Sagas rassemble café, petit restaurant, musée, et s’est bien agrandi, ajoutant même un film sur la vie du village, mais il n’y a plus la reconstitution de la maison d’une famille de pêcheurs vers le début du XXème, dommage. On peut y passer un très agréable moment, et les enfants ne sont pas oubliés avec un chouette coin de jeux… Arrêt (toujours avec panneau explicatif) devant le Kirkjufell (un piton surnommé le mont de l’Église), à la sortie du village.

Belle église « en triangles » à Olafsvìk, intéressante.

Arrêt recommandé par un guide à Rif pour une soupe de poissons. Le guide ne mentait pas, accueil très souriant, une cuisine familiale, mais pas facile à trouver bien que le village soit minuscule.23juin15_Rif_7953 Hellissandur est un tout petit port, avec un musée des traditions devant lequel trône une sculpture de pêcheurs père et fils… enfin, on peut imaginer ! Dans le champ de lave derrière le musée, un terrain de foot bien vert a réussi à s’installer malgré les rochers…

Et on entre dans le parc national du Snaefellsjökull. Nous ne sommes pas de grandes « trekkeuses » et donc ne nous sommes pas risquées sur le glacier, ni au cœur du cratère ! Nous avons tranquillement suivi la route, admiré la belle plage dorée de Skardsvìk,

pris des pistes, pour aller jusqu’au phare qui domine la falaise aux oiseaux de Svörtuloft,

traversé des champs de trolls, jusqu’à la belle plage noire de Djùpalònsandur,

admiré le beau profil d’une montagne dont je n’arrive pas à trouver le nom… Hreggnasi, peut-être ?

continué vers le sud pour gagner l’antre de Bàrdur, l’esprit gardien du Snaefells, falaises plongeant dans la mer, milliers d’oiseaux nichant, cherchant leur nourriture, criaillant, tournoyant…

et finalement rejoint notre maisonnette. Le long de la route, les prairies vertes ont succédé aux champs de trolls de la péninsule.

24juin15_Miklaholt_7991Dernière nuit dans ce gîte, un peu surprenant au premier abord (lits superposés pour 6 personnes de moyen à pas gros gabarit + un grand lit double, dans 3 chambres, un salon et un petit coin cuisine où il est difficile de manger à plus de 4 !), mais confortable, et très clair.

Enfin, quand je dis « nuit », tout est relatif, car quelle que soit l’heure, 8 heures, 22 heures, minuit, il fait jour… nous sommes en juin !

Le lendemain, nous partons pour notre dernière étape, Reykjavìk. Arrêt près d’une rivière de pêche, réservée…,

puis à Akranes,

et la capitale est en vue, autour de laquelle je vais tourner près de deux heures sans savoir par où y entrer…

25juin15_Reykjavìk_7998Mais nous avons fini par retrouver la rue de « chez Monique », poser nos valises, et partir pour une balade en ville !

Un tour d’Islande, 8 : Vatnsnes et l’arrivée à l’Ouest

Bientôt ce tour d’Islande sera terminé… j’ai revécu ce circuit avec beaucoup de plaisir, j’ai retrouvé des émotions, des sensations vécues pendant ce voyage. Mais il n’est pas tout à fait fini !21juin15_la route du jour_7866

Nous voici donc arrivées à Hvammstangi, port de la péninsule de Vatnsnes. Le village est agréable, maisons sur la colline au-dessus du port, un café calme et coquet avec des pâtisseries maison et de bons chocolats, jolis jardins souvent décorés, lupins en pleine floraison.

Mais ce dimanche 21 juin, l’été avait décidé de se montrer tout en gris pour notre tour de la péninsule. Comme dans beaucoup d’autres ports, et même si ce n’est plus d’actualité…, le séchoir à poissons, le hangar où il semblerait que du requin soit en train de se transformer, sont installés à côté du port.

Deux figures de phoques sculptées dans du bois flotté nous rappellent que les phoques sont ici chez eux.. . même si on les chasse parfois encore ? En tout cas, les balades en bateau vers les lieux de vie des phoques paraissent assez rentable…

La route longe la côte, plages de sable noir, rochers, collines escarpées, beaucoup de petits arrêts possibles (et nous n’en avons manqué aucun !), signalés, expliqués : le lieu de rassemblement des chevaux Hamarsrétt, histoire de savoir lesquels sont à qui,

des plages et rochers où phoques et eiders cohabitent,

une belle pierre historique en mémoire aux poètes et particulièrement à Gudmundur Bergthorsson (né sur la péninsule),

Je n’ai pas su trouver le chemin menant à Hindisvìk où nous aurions pu rencontrer toute une colonie de phoques, et comme c’était marée haute Hvitserkur avait les pattes dans l’eau… mais nous avons trouvé une ferme isolée qui vendait ses pulls, mitaines, robes, bien sûr fait maison en vraie laine qui gratte…

Et nous sommes arrivés à Borgarvirkì, immense cratère transformé en forteresse vers le 9ème siècle, spectaculaire ! Du haut de ses « remparts », une vue circulaire fantastique sur l’océan et le fjord, les lacs, les montagnes de l’intérieur. Un cratère bien chaotique, roches basaltiques, où là aussi des fleurs têtues s’accrochent.

La boucle est bouclée lorsque nous revenons à la route 1, après avoir longé lacs et prairies.21juin15_péninsule de Vatnsnes_7892 Le lendemain, ce sera la fin des fjords du Nord, sous un magnifique ciel bleu, puisque à Bùdardalur (joli centre d’information – café, qui préparait une exposition sur Eric le Rouge) nous obliquerons vers la côte Ouest et Stykkisholmur, laissant pour une autre fois les fameux fjords de l’Ouest… qui d’ailleurs n’étaient peut-être pas encore tous accessibles. Laxà un peu partout sur la route-piste, bleus déclinés dans toutes les tonalités, une église blanche et rouge au milieu des prairies…

Des myriades d’îles et d’îlots dans la grande baie de Breidafjordur, que nous admirerons du haut du rocher de basalte Sùgandisey qui protège le port de Stykkisholmur.

22juin15_notre gardien à Miklaholt_7916Route vers notre hébergement pour deux nuits, que nous trouvons avec un peu de peine, et après une rencontre insolite… Hélas, lors de la traversée de la péninsule, par l’intérieur, le ciel est passé du bleu pur au gris… si la brume ne s’était pas mise de la partie, nous aurions depuis Miklaholt une vue très dégagée sur la côte, les lagunes…, mais nous serons bien gardées toute la nuit, par le labrador de la ferme !

Un tour d’Islande, 7 : d’Akureyri à Hvammstangi

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Journée pluvieuse pour ce samedi d’août… un peu de fraîcheur était bien nécessaire ! Les 8 kg de prunes du jardin (et il en reste dix fois plus…) sont rangés en confitures dans les bocaux, je n’ai plus de coins pour coller mes photos dans les albums (oui, je préfère les albums qu’on feuillette aux albums sur ordinateur), les mots croisés commencent à s’embrouiller dans ma tête, alors je replonge dans l’Islande.

Non, ce n’est encore pas « suite et fin », mais ça viendra forcément bientôt…

Pour le moment, c’est pause à Akureyri, un tour dans la ville. Étonnantes rencontres sur la rue piétonne. Une belle salle de concerts – conservatoire, avec une exposition colorée dans le hall, vue sur le port par les grandes baies du restaurant, un violoniste et un pianiste répétant pour le concert du soir. De jolies maisons, pas d’immeubles. Une grande librairie. De bien beaux tags sur les murs…

Nous y passons la nuit, puis cap vers le port de Hvammstangi, dans la péninsule de Vatnsness. Nous passons donc d’un fjord à l’autre, Eyjafjördur, Skagafjördur, Hùnafjördur, et enfin Mìdfjördur… (vous l’avez sûrement compris, « fjördur » = fjord… simplissime !). La route 1 suit une rivière (à saumons certainement), et au pied de monts enneigés une ferme à l’ancienne aux toits bleus, la maison de Jonàs, est l’occasion d’un arrêt photos

puis nous allons jusqu’au bout du fjord suivant, histoire de faire autre chose que suivre LA route, et traversons de petits villages ports, dont celui de Saudarkròkur, où nous nous sommes posé quelques questions sur notre connaissance des crustacés…

… avant de retraverser un morceau de péninsule vers encore un autre fjord. Arrêt à Blönduos : un restaurant « familial » indiqué sur un guide, et un musée des tissages et des traditions. Un musée bien calme, où nous étions les seules visiteuses.

Et, bien sûr, encore une Laxà… presque bleue sous le soleil (timide) retrouvé.

A nouveau la 1, jusqu’à ce qu’un panneau et deux accueillants personnages bien colorés nous signalent que c’est là qu’il faut tourner pour Hvammstangi.

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Agréable maison d’hôtes, gazon et nains de jardin, un joli petit port, et le point de départ pour la péninsule aux phoques, et autres curiosités… le lendemain.

Balade du jour

6août15-Lachapelle_7617Il y a parfois des journées qui ressemblent à des bulles de savon, légères, irisées… et au soir desquelles vous êtes tout simplement « bien ». Ce jeudi en faisait partie. Pourtant rien de particulier, une balade vers le Gers, au programme tranquille : des amis, et faire découvrir à Viera, en vacances ici pour quelques jours, le village de Saint Clar et son « Estiv’ail », puis le village de Lachapelle (dont je vous ai déjà parlé il y a un an…), et – décision de dernière minute – la visite de la Maison du Pastel à Lectoure. La vieille maison de Corinne et Philippe était toujours aussi accueillante, avec son jardin en étage, leurs hôtes toujours aussi pleins de gentillesse. « Estiv’ail » n’est pas aussi important que le concours de l’ail de la fin août, mais tout de même, le village était bien vivant, tourin servi par les agriculteurs de Mauroux, producteurs d’ail, de Floc, de charcuteries régionales, un groupe pour animer les rues et le repas sous la halle : les « Kassla Datcha », du Turbo Klezmer selon leur annonce… Comment, vous ne savez pas ce qu’est le tourin ? Alors, il y a le tourin à la tomate, dans les Landes, et là c’était le tourin à l’ail, autrement dit une soupe… ail revenu dans de la graisse de canard, eau, farine, oeuf…

Petites routes tournicotant pour aller vers Lachapelle, dans le Tarn et Garonne. Minuscule village, un vieux château (fermé) au sommet d’une colline, entouré de quelques maisons, et sur le chemin menant à la chapelle, le jardinier topiaire sous son parasol nous attendait… une église comme un théâtre à l’italienne, toute d’or et de balustrades, plafond peint, faux marbre, Sainte Quiterie, quelques touches de bleu pastel…

Bleu qui nous a finalement entrainés jusqu’à Lectoure, à la Maison du Pastel, pour une visite commentée sur le pastel, ou Isatis Tinctoria. Visite toujours aussi intéressante, la boutique est reposante avec tous ses tons de bleus… grandes cuves où un tissu blanc se transforme en bleu sous nos yeux, en quelques minutes, grâce aux feuilles vertes d’une plante à fleurs jaunes… alchimie étonnante…

Mais pour des détails, et si vous n’avez pas l’occasion d’aller jusqu’à Lectoure et l’ancienne tannerie où s’est installée la Maison du Pastel, allez faire un tour sur leur site : http://www.bleu-de-lectoure.com , ou sur leur page Face Book : https://www.facebook.com/pages/Bleu-de-Lectoure/399152196878599 . Et puis, tant qu’à vous donner des sites, celui de Lachapelle : http://www.lachapelle82.fr , car vraiment cet endroit mérite largement un petit détour ! Nous avons ensuite fait un tout petit tour dans Lectoure, ville qui mérite aussi un détour… la maison des clarinettes, la fontaine Diane ou Hountélie, les vieilles maisons en belle pierres blanches, et où même les serpillères chantent le pastel…

Retour par les routes du Gers, bien virevoltantes, champs de tournesols fatigués sous la chaleur, ou moissonnés, parfois déjà labourés.

Et à l’arrivée, quelques brasses pour se rafraîchir ! 8août15_travaux_7644

Car, même pendant les travaux de rénovation de la plage autour de l’eau, la baignade continue…