Anniversaire : 10 ans !

A Launac, aujourd’hui, on a fêté les 10 ans du Marché du Dimanche.00_30sept18_Launac

La reine du jour, bien sûr, est Lydia, fondatrice du marché, qui malgré « vents et marées » (selon la formule consacrée 😉 ) a tenu bon et a réussi son pari. 35__30sept18_Launac_Lydia Pas facile, dans un village entouré de grandes surfaces (dans un rayon de 10/12km) placées souvent sur le chemin de retour des travailleurs toulousains vers leurs maisons, et avec un très gros marché à Grenade le samedi matin implanté depuis des années, que dis-je : des siècles !

Lydia n’a pas été réélue lors des dernières municipales. Le marché y a perdu une part de son âme. Mais il s’est maintenu. Tant bien que mal. Car un marché, ce n’est pas que des commerçants et des producteurs. Un marché, c’est aussi une animation, un accueil. Et ça, Lydia savait faire ! Heureusement, la municipalité n’a pas oublié de rappeler que c’est grâce à elle que tout ce monde était là ce matin.

Donc, aujourd’hui, il y avait du monde sous la halle et sur l’allée du Foirail (je suis peut-être mauvaise langue : c’est peut-être aussi parce qu’il y avait un apéritif offert, des cadeaux à gagner…).

Qu’on aimerait que ce soit ainsi tous les dimanches ! Nous sommes restés, quelques un-e-s, pour manger à l’ombre des platanes, en écoutant Patrick chanter, un partage convivial et tout simple, avec nos achats du marché et le plat du jour de Jeff…

Côté commerçants, vous pouvez y rencontrer Françoise et ses pains, ses croustades, ses charcuteries de l’Aveyron; Patrizio et ses tomates séchées maison, son pesto rosso et son pesto verde (un régal celui-là !); Cathy et Jeff avec des plats du jour, des pizza, des œufs frais; et le boucher charcutier, avec aussi quelques fromages; Nadia et ses fruits confits, ses olives, ses pâtisseries orientales; Philippe et les fruits et légumes; les fleurs et plantes de saison en pot, de Daux; l’autre Philippe, producteur de miel à Caubiac; de temps en temps Michel et ses produits régionaux… (pardon si je n’ai pas donné tous les prénoms, je  ne les connais pas tous).

Côté clients, des habitués, qui ont pris l’habitude de se retrouver, on se dit bonjour, on parle un peu, de tout et de rien, juste pour le plaisir d’échanger. Mais parfois c’est plus sérieux : aujourd’hui, par exemple, j’ai appris que la municipalité avait pris un arrêté anti-Linky. Il y a ceux qui arrivent tôt, ceux qui flânent le dimanche matin et débarquent vers 11 heures ou plus tard. Comme il n’y a pas de bar dans le village, il y a un coin café où l’on se sert. Parfois une association vient rappeler ses activités aux Launacais. Aujourd’hui, pour cet anniversaire, quelques ânes de l’Asinerie d’En Manaou étaient venus à pied depuis Thil pour le bonheur des enfants…

Donc si, un dimanche matin, vous avez envie de découvrir un petit marché de village, venez à Lanac ! En prime, vous ferez un peu de tourisme, les « couverts », le château… vous pourrez aussi en profiter pour aller au restaurant : « La table de Launac » ouvre le dimanche…

Lydia, ton idée était géniale, bienvenue, et nous sommes plusieurs à souhaiter qu’elle perdure… Merci d’avoir été têtue ! A nous de continuer à la faire vivre. Avec toi… mais là, c’est une autre histoire 😉 ! Ah, j’ai failli oublier, aujourd’hui, il y avait Patrick, dit le Père Noël, mais il s’était déguisé pour nous chanter Bobby Lapointe, Boris Vian, et quelques autres chanteurs de… quand on était jeunes et qu’on chantait en français avec de chouettes textes ! (il a même prêté son micro à François, et posé des jalons pour un éventuel remplaçant ;-D ).

Pour aujourd’hui, le marché est terminé ! Mais vous pouvez aussi venir jusqu’à Galembrun après le marché du dimanche, puisque le 14 octobre c’est vide-jardins et outils de jardinage !

Alors, rendez-vous dimanche prochain au marché ?

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi organisé par « Le coin des voyageurs » et « le ou les blogueurs du mois » (du moins je vais essayer de comprendre comment ce site fonctionne 😉 )

Automne, J1

Oui, je suis un peu en retard… car nous voici déjà au 3ème jour de cette belle saison. Grand soleil, ciel bleu et jolie fraîcheur le matin ! Je continue mes petits-déjeuners dans mon coin de terrasse, mais avec un châle sur les épaules 😉 . Or donc…. ce premier jour d’automne 2018, la journée promettait d’être bien occupée : un tour au Castéra après le marché, un concert de musique baroque l’après-midi à Toulouse.

A Galembrun c’était une matinée Trail, mais autant j’aime marcher à mon allure tranquille, autant je fuis les gros rassemblements de marcheurs et compétiteurs. Donc, Le Castéra pour commencer. J’étais déjà passée dans ce village… ou du moins « devant » le village, mais n’y étais jamais entrée. Magnifique vue sur le Gers, avec tout au fond les Pyrénées se confondant avec le ciel dans une douceur bleutée (si si, regardez bien !)

Agréable découverte de ce petit village : un hôtel pour insectes à l’entrée, des maisons à colombages, beaucoup de fleurs, quelques belles portes anciennes… Comme nous devions revenir à Galembrun, nous n’avons pas pu tester le restaurant, mais sa terrasse était bien accueillante ! Comme, d’ailleurs, les exposants de cette Journée de Bien-Être !

Départ pour Toulouse assez tôt : la chapelle des Carmélites se situant dans une petite rue du centre de Toulouse, avec de plus des travaux autour de Saint Sernin (grrrr, ils ont détruit des dizaines d’arbres autour de l’église), bref, nous avons compté large pour ne pas avoir à courir ! Du coup, nous sommes tombés nez à nez (ou pas loin) avec… ça :

(on attend donc le retour de Jeanne et sa monture…). En route vers la chapelle.

Et nous y voilà ! Surtout, si vous passez à Toulouse, ne manquez pas cette découverte :

« Musique en dialogue aux Carmélites », tout est dit ! Entremêler textes et musique, quelle belle idée ! Ce jour-là, c’était l’histoire de la rencontre entre le Maître Buxtehude, grande star de l’époque, et Jean-Sébastien Bach, jeune débutant. Gilles Cantagrel pour le dialogue, cantates de Bach et Buxtehude pour la musique, l’orchestre « Les Passions » et quatre chanteurs solistes pour l’interprétation, un moment lumineux pour ce premier jour d’automne (je n’ai pas fait de photo pendant le concert, mais merci  @Jean-Jacques Ader de me laisser partager quelques unes des siennes)

Et nous avons repris le chemin du retour… Saint Sernin, jeux d’ombres en dentelle sur les murs des maisons toulousaines…

Oui, c’est bien l’automne, même si dans la colline en face les arbres sont encore verts : les colchiques, ainsi que ces marguerites jaunes de septembre (et dont nous n’arrivons pas à trouver le nom exact) nous le disent. Bel automne à vous !

Sur la route…

Petit déplacement vers le Beaujolais, pour fêter les noces d’or d’amis très chers. Pas mal de route, donc, et comme nous ne partons (sauf impératif) jamais très tôt, il nous faut bien la journée, même si l’on prend les autoroutes… Partis du Mas Saintes Puelles, pas question de prendre l’autoroute de la vallée du Rhône, insupportable avec ses files de camions qui se doublent, les bouchons inévitables quelle que soit la période, nous avons donc opté pour l’autoroute du centre, par le Larzac. D’une part, elle est gratuite. D’autre part, les paysages sont beaux. Ben oui, tant pis, il y a le péage du viaduc de Milhau. On aurait pu éviter, c’est vrai, surtout au retour, où nous étions un peu moins pressés. Mais que voulez-vous, on l’aime ce viaduc !

Et les aires sont superbes. Un temps, j’avais envie de faire un reportage sur les aires d’autoroutes… c’est intéressant, car on peut avoir l’impression de faire du tourisme lorsqu’on s’y arrête, alors que tout est fait pour éviter les petits villages, les champs, les routes qui virevoltent, les rencontres avec les gens « du cru », et je pense que, malheureusement, pour beaucoup de personnes le temps des découvertes, des vraies découvertes de notre pays, se limite à ces arrêts. Pique-nique au-dessous de Sévérac le Château, superbe endroit, dominé par le château, et où les caselles et autres murets de pierres sèches apportent leur touche régionale typique… que, peut-être, un touriste « lambda » n’aurait pas l’occasion de voir autrement ?006_07sept18_Sévérc le châteauDans le Beaujolais, ce sont les vendanges… mais à l’heure où nous arrivons, les vendangeuses et vendangeurs se préparent pour le repas et les joyeusetés de la soirée ! Et donc, samedi 8 septembre, nous voici au jour J : 50 ans de mariage ! Les ami-e-s, la famille… au domaine de Marzé ( http://www.marze.fr/ ). Ciel rayonnant (bonjour les contrastes sur les photos quand on ne prend pas le temps de faire des réglages histoire de faire vite les photos…), visages souriants, un lieu magnifique, et surtout tellement d’amitié et de tendresse !

(à part les mariés et une vue générale, c’est volontairement que je n’ai pas mis beaucoup d’images de la journée, trop personnelles). Dimanche, journée de « repos », quelques courses de « mélokos » (bien appréciés ce soir par des amis Galembrunais…), papotages et discussions, et lundi nous sommes repartis pour une journée de route, sous le soleil. Cette fois, il n’était pas trop trop tard, les vendangeurs étaient encore dans les vignes…

Encore cette même autoroute. Encore de belles aires, et arrêt cette fois pour le viaduc de Garabit.

Et après l’œuvre d’art du XIXème siècle, revoici celle du XXIème… (on ne s’en lasse pas ! mais la prochaine fois, nous essaierons de l’admirer d’en bas 😉 )

Un tunnel amusant, à nouveau les rochers aux formes étonnantes, en revenant vers Béziers, tous ces paysages changeants donnent vraiment envie de faire des détours, promis, un jour nous partirons 2 ou 3 jours plus tôt…

et… les embouteillages du soir à l’arrivée et la sortie de Toulouse… Alors, oui, nous étions très heureux de retrouver notre calme petit hameau, mais quelles belles journées que ces journées d’anniversaire… nous en sommes revenus avec des sourires plein le cœur et la tête. Merci, merci, Mauricette et Gil. Merci à votre famille. Merci à vous, les ami-e-s fidèles. Rendez-vous dans 50 ans ! Si, si !_DSC0458

Un jour, un tour…

Faire découvrir notre coin de paradis et ses environs en 1 jour (et 1 soir) à deux amis Canadiens, c’est difficile. Parce qu’il faut choisir parmi toutes les beautés que nous propose notre campagne. Les vieilles halles, les villages, les petits musées et les grands, les routes champêtres, les églises, les châteaux, les maisons à colombage, les lavoirs, les champs, les bois, les curiosités… Non, en une journée, impossible ! Donc nous avons choisi un petit circuit tranquille de Galembrun à Galembrun. Mais à leur arrivée, et malgré la chaleur, nous avons déjà fait un petit tour dans Grenade, halle, Office de Tourisme (MERCI à toute l’équipe pour l’accueil, et merci mille fois, Chantal, pour les explications à propos de la halle, de la ville), église, et quelques curiosités par-ci par-là ! Tout de même, la plus ancienne halle au monde, c’était incontournable ! (je n’avais pas mon appareil… et plutôt que de faire des recherches dans mes photos, j’en ai volé sur un blog sympa « le blog de Maïté-infos »…)

Et donc, hier, circuit vers le Gers et ses collines tout en douceur. Dommage, la plupart des champs sont déjà labourés, les tournesols presque tous fanés (nous en avons tout de même trouvé quelques uns encore en fleur), mais malgré tout, les couleurs, les vallonnements ne manquaient pas de charme !

Première halte, Cadours. Le marché, l’église… à noter, pour les curieux, à l’entrée de l’église, la maquette de l’église en ail ! (ne pas oublier que Cadours est la capitale de l’ail violet). Un grand merci à Claudio pour ses photos de la maquette !

Deuxième halte incontournable : le château de Laréole ! L’exposition cette année est celle d’œuvres de Michel Batlle. J’appréhendais un peu, échaudée par l’expo de l’été dernier, mais non, finalement, j’ai bien aimé ces humains bizarres, et le lien avec les arts primitifs, sculptures et tableaux « habitaient » parfaitement les lieux

Pause repas à Cologne, au « Comptoir des Colibris » ( http://lecomptoirdescolibris.fr/ ). Nous y venions pour la première fois, et n’avons pas regretté ! Pas d’images de la halle, cette fois, mais nous sommes allés jusqu’à l’église, massive, imposante, où j’ai retrouvé une sculpture dont j’avais gardé le souvenir, dans un angle de mur. Balade le long des couverts, des douves, vue sur le lavoir et quelques reflets sur l’eau (un peu verdâtre) des douves, les dernières roses de la saison… Et retour pour redémarrer jusqu’à Sarrant.

Sarrant avait retrouvé son calme des jours « hors vacances »… et encore une fois l’église était fermée. Rencontre avec un chat, petite parlotte avec la dame du tourneur sur bois, tour de la Librairie-Tartinerie… trois rues, c’est vite parcouru 😉 ! Mais quel calme !

La petite route vers Brignemont tournicote, nous n’y avons pas rencontré de tracteur (c’est ma hantise sur ces routes étroites qui montent, descendent, tournent et retournent !), mais à Brignemont nous n’avons pu voir le moulin que de l’extérieur. Les touristes devenus moins nombreux, les travaux de fin d’été dans les champs, le meunier ne pouvait être aux champs et au moulin, et n’a donc pu nous raconter l’histoire du Papé…

Et comme il était encore temps, nous nous sommes arrêtés à « la maison du potier », à Cox. ( http://www.museecox.com/ ). Toujours autant de charme. Nous n’y étions pas revenus depuis plusieurs années. Un potier s’étant installé depuis deux ou trois ans au village, dans une des « pièces à vivre », de jolies œuvres inspirées des anciennes poteries trouvées et exposées dans les vitrines du musée ont pris place, ainsi que des plats venus du Mas Saintes Puelles, fabriqués par les frères Not. La vieille charrette pour transporter l’argile, le roulier et son harnachement, les anecdotes, le four et ses « statues », les tours, les anciennes machines, nous avons tout retrouvé avec plaisir !

Voilà, le circuit était terminé… retour à la maison, pour une soirée pleine de rires, de souvenirs, d’amitié. Encore deux images de fleurs trouvées le long de la route, pour vous souhaiter une belle fin d’août !

Un grand merci à Monique et Claudio pour cette journée baladeuse ! Revenez… il y a encore tellement à découvrir…

Surprise…

… mais pas rigolote, pour Raymond qui voulait ranger des trucs dans la cabane au fond du jardin. Coup de fil à Georges, notre copain apiculteur : ce sont des frelons bien de chez nous, mais il vaut mieux détruire le nid. Désolée pour Dame Nature, bombage, puis incinération une fois le nid tombé. Mais quel chef d’œuvre !

Et moi, je voulais profiter de la température bien fraîche pour aller ramasser les prunes mauves (toujours au fond du jardin, tiens), mais voilà, elles ne sont pas mûres… il va falloir encore attendre quelques jours pour la confiture !

En plus, la confiture faite avec ces fruits est super délicieuse. Alors on attendra !

Un courageux !

Installé depuis quatre ou cinq ans dans un coin du jardin, il en a vu de toutes les couleurs, le pauvre… ratiboisé par la tondeuse, bousculé par le vent d’ouest, oublié même… et pourtant il est là, têtu, et enfin nous offre quelques fleurs ! Et selon l’heure, l’éclairage, elles peuvent passer du rose au rouge…

Un jour, c’est sûr, il sera aussi beau que ses collègues des catalogues et des jardins bien entretenus… avec ce joli nom, il n’a pas fini de nous surprendre, notre lagerstroemia.03_22août18_lagerstroemia

Travaux d’été…

… ou de vacances ? Mais comme nous sommes – paraît-il – en vacances permanentes, c’est difficile de décider 😉 .04_20août18_été L’été à La Mathusine se conjugue avec passage des uns et des autres, famille ou ami-e-s, et périodes de « repos ». En juillet, le Festival Danses et Musiques Pour Tous ( http://www.festivaldansespourtous.fr ) a occupé pratiquement tout le mois, les nièces et neveux ont participé à fond (un grand, un énorme merci à tant de disponibilité et de bonne humeur !). Nous voici en août, Vera est arrivée, a partagé le calme de La Mathusine avec nous, pour deux semaines. Elle est repartie à Toulouse retrouver les enfants rentrés de colonie de vacances et participer aux réceptions officielles (Toulouse est jumelée avec Kiev, et chaque année une dizaine d’enfants de Kiev viennent respirer l’air des Pyrénées, invités par la ville de Toulouse). Nous attendons pour quelques petits jours deux amis, ex-collègues, Canadiens, venus re-respirer l’air de la ville où ils ont vécu avant de repartir dans leur pays rejoindre un orchestre Canadien… Les températures sont redevenues supportables. Le mois de septembre s’annonce. C’est bientôt la rentrée ! (oui, même « non-actifs » nous gardons le rythme des « saisons », que ce soit l’année scolaire ou l’année musicale).

Bref. Pour le moment, nous profitons de ces belles journées estivales. Raymond est infatigable, trouve de nouveaux travaux à faire, s’active…

… tandis que je fainéante (farniente…), en lisant installée dans le vieux canapé recyclé sur la terrasse, ou en essayant de muscler, avec des aller-retour dans l’eau, ce genou tout neuf auquel ma tête a du mal à faire confiance et que mon corps rechigne à adopter…

Je rêve de possibles-éventuels-peut-être prochains voyages…

J’essaie aussi de temps en temps quelques recettes, biscuits, confitures, plats, mais j’avoue ne pas trop avoir envie de cuisiner en ce moment !09_20août18_travaux de cuisine Voilà. Les journées défilent, parfois calmes, parfois inquiètes, parfois pleines de rires, (qui a dit que « la vie est un long fleuve tranquille ?), c’est l’été, c’est chez nous. Et vous y êtes les bienvenu-e-s !

Mon coin du matin…

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Dès que la température le permet, je m’installe dans « mon coin du matin », pour le petit-déjeuner. Parfois, un peu emmitouflée, en début de printemps… Et comme c’est aussi le moment où je sors les plantes de la maison pour qu’elles réapprennent à respirer, je suis bien entourée ! Avec bien sûr les chats qui quémandent leur morceau de beurre…
Et cette année, certaines plantes dites grasses, ou genre cactus, sont vraiment magnifiques. Un des petits cactus est même fleuri, c’est la première fois que ça m’arrive, d’habitude ce genre de plante dépérit en quelques semaines entre mes mains… Je ne vous en dirai pas le nom, je l’ignore.

Tout comme j’ignore celui de ces espèces de « cierges » qui, sans fleurir, sont bien feuillus depuis qu’ils sont dehors !_DSC0196Quant aux « oreilles d’éléphant », je me demande où je vais pouvoir les héberger quand il faudra les rentrer, tellement elles ont grandi !

Mais pour le moment, chaque matin est un plaisir !

Elle est arrivée !

Depuis deux ou trois jours on commençait à l’espérer. Je n’aurais pas cru, il y a deux mois, que j’attendrais aussi impatiemment ces quelques gouttes ! Cet après-midi, enfin, nous avons pu faire une petite marche, la température étant supportable. Le ciel était bien menaçant, mais les tournesols ne semblaient pas inquiets, même si de temps en temps le vent les ébouriffait (et voilà, du coup, l’abeille est toute floue !). Devant la maison, les fils électriques (je crois que notre hameau est champion du monde pour le nombre de fils qui se baladent dans les airs…) traçaient leurs signes cabalistiques sur fond bien gris…

Je suis rentrée juste à temps à la maison ! Bon, ça n’a duré que quelques minutes, le temps de courir fermer les fenêtres, rentrer le séchoir du linge…

Ensuite vient le plaisir d’un tour au jardin, admirer les perles d’eau sur les fleurs !

En espérant que demain le soleil reviendra… 😉 !

Un réveillon d’été ?

L’idée revenait, régulièrement… « on devrait faire les réveillons en été ». Et voilà, cette année, nous avons fini par le faire ! Ce qui nous a permis de découvrir les environs du Mas Saintes Puelles. Oh, pas très longtemps, et pas autant qu’on aurait aimé, étant donné la chaleur intense de ces journées d’été… c’est qu’on n’a plus 20 ans (ni 40, ni même 50) ma pauv’dame ! Rendez-vous était pris, du vendredi 27 juillet au mardi 31. Nous en avons profité pour raccompagner Miss Eriba chez Arlette, le jeudi soir._DSC1044 01_27jul18_on attend

Le jour d’arrivée, le vendredi, pendant que nous étions au calme (et presque au frais) dans le jardin, certains participants piaffaient dans les bouchons, et sont arrivés bien tard dans la soirée !

Mais il restait ensuite trois vraies journées de découvertes, de bavardages, de discussions.

Nous avons commencé, samedi après-midi, par une visite à l’abbaye de Villelongue.

Une abbaye cistercienne perdue au bord d’un ruisseau, ceinturée de hauts murs, et qui revit peu à peu grâce à ses nouveaux propriétaires (depuis 1963) et une association (créée en 1985), s’ouvrant ainsi vers « l’extérieur » ( http://www.abbaye-de-villelongue.com/ ). J’ai aimé l’ambiance qui se dégage du lieu, l’église en ruine, les sculptures, le cloître.

Mais j’avoue que nous avons particulièrement aimé le jardin, exubérant, fantastique « extraordinaire » comme le chantait Trénet… je ne sais si les canards parlaient anglais, mais nous y avons vu aussi des chouettes, un vélo bleu, un cercle magique, un miroir, un lit, des fleurs bleues et roses, des insectes bizarres… et beaucoup d’imagination !

Nous y avons tellement flâné qu’ensuite nous avons dû choisir : Montolieu et ses livres ? ou le moulin à papier de Brousses ?. Finalement, nous avons opté pour la solution sagesse, et continué vers Brousses-et-Villaret où, au fond d’un bois, et là aussi au bord d’un ruisseau, se trouvait ce moulin à papier, un des derniers moulins à papier d’Europe. Visites guidées toutes les heures, très intéressantes, vivantes… et (si j’ai bien compris) par les membres de la famille, travaillant dans ce moulin depuis plusieurs générations. Leur site : https://www.moulinapapier.com/ . Des passionné-e-s, c’est certain !

Évidemment, pour découvrir le village du livre, Montolieu, nous avons dû nous contenter d’une balade dans les rues, les librairies étant toutes – sauf une – fermées, ainsi que le musée des arts et métiers du livre (site : http://montolieu-livre.fr/ ).

Le soir, nous attendait le réveillon, avec… le cassoulet d’Arlette !

Dimanche, nous avions programmé une journée Pierre-Paul Riquet. Canal du Midi, histoire, sites, etc. Petit tour en bateau sur le canal, tout petit tour, « juste pour dire »… suivi d’une présentation de la création de cet ouvrage étonnant d’un monsieur têtu et obstiné, qui malheureusement n’a jamais pu voir son œuvre achevée. Relier l’Océan à la Méditerranée en se servant de la Garonne est une idée qui date de l’Antiquité, pour des raisons économiques, politiques, militaires. Mais c’est sous Louis XIV et grâce à la ténacité de Pierre-Paul Riquet que l’idée a enfin été réalisée. Bref, vous trouverez tout un tas de renseignements sur internet, et moi je mets ici les photos prises ce jour-là ! C’est Sophie qui nous a guidés dans la visite de l’exposition, sur l’aire du Lauragais, et elle a été formidable. Vous avez tout intérêt à lui demander de vous commenter cette exposition sur le Canal du Midi, elle (Sophie) est passionnante (et l’exposition aussi 😉 ).

Ensuite, nous voilà partis vers le premier bassin de retenue du Canal, le Lampy. Aïe… un dimanche, et qui plus est ce dimanche-là, début des vacances des aoûtiens, c’est à éviter ! Tant pis, nous avons tout de même réussi à nous caser, et à trouver un peu de fraîcheur sous les sapins (ou épicéas ?). Vu le monde au Lampy ( http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Lampy/Lampy.php ), nous avons décidé de ne pas continuer vers les lacs suivants, et sommes partis directement visiter l’abbaye de Saint Papoul. Une abbaye en Pays Cathare… J’avoue : la chaleur a eu raison de mon enthousiasme, mais pas que… un chœur, l’ensemble allemand Resonance, se préparait pour un concert en fin d’après-midi, et avait décidé de faire des photos du groupe dans le cloître… et notre flânerie a été ponctuée de leurs demandes constantes de bouger pour ne pas être « dans le cadre », ce qui nous a un tantinet énervés ! L’abbatiale nous a offert un peu de fraîcheur, mais les lieder de Schubert à fond le son (beaucoup de résonance dans l’église, avec un piano qui semblait avoir perdu la pédale douce et un baryton qui faisait son possible pour « passer » au-dessus) nous ont fait fuir… Dommage, du coup cette fin de journée a été un peu gâchée (la chaleur ? la fatigue ?), mais je dois souligner l’accueil extrêmement gentil des deux jeunes femmes présentes à l’entrée. Le site : http://www.abbaye-saint-papoul.fr/ .

Les plus courageux ont continué par la visite des installations au Seuil de Naurouze, un très agréable endroit pour passer une journée : balades, ombrages, le canal, l’écluse de l’Océan, l’épanchoir, la ligne de partage des eaux… et il est même possible de trouver une chambre au gîte de Naurouze.

Quand nous sommes revenus à la maison du Charroun, la soirée au calme a été bienvenue ! Le dernier jour de ce réveillon d’été a été consacré au repos… découvertes informatiques pour Annie et son nouvel appareil (mais comment ça marche ce truc ?), jeux divers (whist et scrabble…), le jardin, les oiseaux, les cigales, bref, repos bien mérité, avant la longue route (pour certains) du lendemain.

Une « aventure » à programmer à nouveau ? En tout cas… à suivre !