Le printemps en 2020

Le printemps en 2020

Un printemps pas comme les autres, mais il est bien là. Quel dommage de ne pas pouvoir profiter de tout ce renouveau, je pense aux citadins en particulier, à qui toute sortie sauf autour du pâté de maisons est interdite. Si mes images peuvent vous apporter un peu de ce nouveau printemps, c’est avec plaisir que je partage ! Nous avons un jardin, je peux sortir dans les alentours immédiats pour respirer, et voir la nature renaître, c’est une chance et je le sais. Une très courte balade autour de notre « pâté de maisons », pour dé-rouiller le genou, apporter un paquet de fromages de chèvres (vendredi, jour de livraison !) à une amie, et retour à travers le champ de Germaine. La mare du village, superbe. Quelques point d’eau dans notre mini vallée, dont un en travaux… pourvu qu’il ne disparaisse pas, comme tant de zones humides dont pourtant la terre a besoin…

Dans les haies, sur les bords des fossés, tout est vert. Et blanc. Mais pas-que !

Le cognassier en haut du champ est tout en bourgeons. Une fleur ouverte…

Près de la maison de Germaine, les soucis s’étalent au soleil sans honte aucune, envahissent le vieux banc, tandis que les arbres fleurissent (avec le vent, ce n’était pas facile de photographier ces fleurs « chevelues »…), et je retrouve parmi les herbes ces belles sauvages lumineuses. J’ai aussi repéré où se trouvent les orchis sauvages, elles fleuriront dans un ou deux mois.

De retour chez nous, dans le jardin, le cerisier est tout ennuagé de fleurs blanches, le laurier se pare de fleurs dorées sur feuillage vert sombre, et dans mon coin fourre-tout les petits cyclamens se mêlent aux clochettes sauvages récoltées le long des fossés il y a deux ans… pendant que les acanthes se préparent pour l’été.

Pause goûter, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir autour des mangeoires.

De l’autre côté du village, les champs de colza sont aussi en fleurs, je vais essayer d’aller y faire un saut, un autre jour, c’est encore dans ma sphère autorisée je crois. Le bois de la Pleysse nous est interdit, le tour du lac et le parc de Launac aussi, dommage. Respectons les consignes, et prenez soin de vous.

Et à Venise ?

Et à Venise ?

Je voudrais aujourd’hui partager photos, textes, venant de Venise. Venise confinée, mais grâce au progrès (j’en conviens, progrès pas toujours bénéfique) nous en avons des nouvelles. Depuis les débuts de cette épidémie devenue pandémie, les messages ont évolué. Parce que, honnêtement, les tout premiers jours, qui croyait que ce fichu COVID19 allait bouleverser autant notre Terre ? Et bien nous y sommes. Je pense que très rares sont celles et ceux qui n’ont encore pas compris qu’il fallait tout faire pour empêcher la propagation du virus, pour aider les personnels de santé, en ne sortant pas pour un oui pour un non, etc etc. Je n’en rajoute pas. Et donc, Venise, ces jours de quarantaine est désertée par les touristes, et retrouve une vie différente, oubliée, qu’elle avait peut-être perdue dans la folie touristique… (photo e-venise page FB )

« Amis italiens,
Vous êtes un pays courageux.
Les mesures que vous avez prises pour protéger vos anciens au prix de votre économie, font de vous un modèle pour le monde entier. Aujourd’hui vient d’être annoncé que nous allons être privés de la beauté de votre pays pendant un mois.
Au delà de la terrible perte pour nous de cette si précieuse source d’inspiration, nous vous faisons une promesse.
Nous aussi nous prendrons nos responsabilités.
Nous vous promettons de ne surtout pas oublier votre geste et le désastre économique que cela va représenter. Nous vous promettons de revenir dès que cela sera possible plus que jamais en touriste responsable et respectueux de votre si beau et si indispensable pays. Plus que jamais, nous sommes aujourd’hui avec vous. »
10 mars 2020, Les Ailes de Venise. ▶️ https://www.lesailesdevenise.com/

« Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. La nature a repris le dessus. L’eau des canaux est redevenue claire et poissonneuse. Des milliers d’oiseaux se sont installés en ville et le ciel, limpide, n’est plus éraflé par le passage des avions. Dans les rues, à l’heure de la spesa, les vénitiens sont de nouveau chez eux, entre eux. Ils observent les distances, se parlent de loin mais il semble que se ressoude ces jours-ci une communauté bienveillante que l’on avait crue à jamais diluée dans le vacarme des déferlements touristiques. Le tourisme, beaucoup l’ont voulu, ont cru en vivre, ont tout misé sur lui jusqu’à ce que la manne se retourne contre eux, leur échappe pour passer entre des mains plus cupides et plus grandes, faisant de leur paradis un enfer.
Venise, en ces jours singuliers, m’apparaît comme une métaphore de notre monde. Nous étions embarqués dans un train furieux que nous ne pouvions plus arrêter alors que nous étions si nombreux à crever de ne pouvoir en descendre! A vouloir autre chose que toutes les merveilles qu’elle avait déjà à leur offrir, les hommes étaient en train de détruire Venise. A confondre l’essentiel et le futile, à ne plus savoir regarder la beauté du monde, l’humanité était en train de courir à sa perte. Je fais le pari que, lorsque nous pourrons de nouveau sortir de nos maisons, aucun vénitien ne souhaitera retrouver la Venise d’avant. Et j’espère de tout mon cœur que, lorsque le danger sera passé, nous serons nombreux sur cette Terre à refuser de réduire nos existences à des fuites en avant. Nous sommes ce soir des millions à ignorer quand nous retrouverons notre liberté de mouvement. Soyons des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde. Nous avons devant nous des semaines, peut-être des mois pour réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qui nous rend heureux. La nuit tombe sur la Sérénissime. Le silence est absolu. Cela suffit pour l’instant à mon bonheur. Andrà tutto bene. »
Arièle Butaux, 17 mars 2020. Photo trouvée sur la page FB Les ailes de Venise.

Et surtout, un grand MERCI à Luca et Daniela ( https://www.e-venise.com/ et page FB) pour leur photo quotidienne et leurs commentaires. Au jour le jour, avec leurs photos, j’ai vu la ville se vider, se calmer, et retrouver toutes ses beautés parfois cachées (gâchées ?) par la foule. Du moins sur ses circuits les plus touristiques… car je me suis promenée dans certains quartiers de Venise absolument déserts en pleine période de Carnaval ! Je me permets donc de copier leurs photos, depuis le début de ce mois jusqu’à il y a 1 heure… Voici leur page (mise à jour ce jeudi 19 mars) à propos de COVID-19 à Venise : https://www.e-venise.com/coronavirus-covid-19-venise-italie.html .

« Da ieri sera a mezzanotte, ci siamo anche noi, nous y sommes nous aussi, tutti, francesi, italiani, grandi, piccoli, belli, non belli, simpatici, meno simpatici, intelligenti, meno intelligenti ma affatto stronzi 🙂…tutti mano nella mano ma…senza toccarsi 😉 Forza Francia e Italia insieme 🇮🇹🇫🇷🌹😘  » (page FB Les ailes de Venise, le 18 mars 2020)

Confinement J2

Confinement J2

Désolée, mais le mercredi est le jour des courses, car, non, nous ne stockons pas, et en temps « normal » nous profitons des accompagnements aux atelier/bus pour faire les courses de la semaine. Bien sûr, depuis lundi il n’y a plus d’accompagnement, cours de dessin, de théâtre, de chant sont annulés, mais nous avons (bêtement ?) gardé ce jour.

Ce midi, premier repas dehors de l’année 2020…

Nous avons pris notre papier « sur l’honneur », et nous voilà partis à Cadours d’abord, pour le marché. Les producteurs étaient là, sauf Martine et Serge qui n’avaient pas pu se réapprovisionner comme ils l’auraient souhaité. La poissonnière nous a prévenu que c’était son dernier marché à Cadours, plus de pêche, plus de réapprovisionnement. Le boucher avait mis son masque et ses gants, mais la machine pour la CB servait à tout le monde sans gel à côté, alors ça fait un peu sourire… ben oui, je n’ai pas de gel dans ma poche, il n’y en a plus, et le savon est tout aussi efficace… sauf quand on n’est pas chez soi 😉 !

Et cet après-midi, grand calme à la BioCoop, à SuperU… à part une recharge de savon liquide, les gants dont Raymond se sert pour nettoyer le poêle et des baguettes de pain à cuire (rayons vides), nous avons fait nos courses habituelles. Sans être bousculés !

Petit détour à Point Vert, toujours pour les gants… j’ai trouvé admirable la caissière, avec son casque-visière protecteur. Mis à part le fait qu’elle le relevait les 3/4 du temps, je me demande vraiment si c’était efficace.

Merci à toutes les caissières, qui gardent le sourire malgré tout, qui sont là, qui vous demandent gentiment de respecter les distances. Qui s’excuseraient presque parce que vous n’avez pas trouvé un produit, dévalisé stupidement samedi dernier. Mais tant qu’à se protéger, éviter les postillons des uns et des autres, j’avoue que ce buste de femme voilée, à la Ca’ Rezzonico, est tout de même plus classe que les masques canard 😉 … je blague !

Rassurez-vous, je ne vais pas faire une chronique quotidienne de ce confinement généralisé… c’était notre première sortie en période de confinement, alors ça m’a un peu amusée de partager. Bonne soirée, prenez soin de vous ! La prochaine fois, ce sera une balade en pleine nature, promis.

Confinement J1

Confinement J1

Depuis aujourd’hui, mardi 17 mars midi, nous voici donc très officiellement confinés, confinement renforcé, avec document à porter sur soi pour justifier « sur l’honneur » de nos déplacements. Quand on voit le peu de cas que les grands de ce monde font de l’honneur, on a envie d’en rigoler. Pour nous, qui ne sortions qu’une fois par semaine pour faire nos courses, ça ne va pas trop nous changer ! Par contre, je me demande si, quand je vais aller marcher dans les champs et bois du coin, il va falloir que j’aie ce papier sur moi ???

Alors cet après-midi, nous nous sommes confinés… au jardin. Un peu de nettoyage de mauvaises herbes pour moi, arbre mort à couper pour Raymond. La nature redémarre, et avec les pluies de ces dernières semaines, tout est bien vert. Le long du muret, les fraisiers fleurissent. Au fond du terrain, les fleurs des pruniers font la causette avec les pissenlits et au milieu des hautes herbes je retrouve cette plante sauvage dont bien sûr j’ai encore oublié le nom (une seule? bizarre). Le lierre nouveau serpente dans les briques anciennes, et sur ce qui en principe est du « gazon » (… 😉 ) ficaires, boutons d’or et autres fleurs campagnardes s’en donnent à cœur joie !

Dans la haie près du lilas, je découvre encore des muscaris, peut-être des bulbes déposés là « pour voir » ?, les lilas pointent quelques feuilles, et je surveille de près la croissance des pivoines, dont les feuillages tout neufs semblent vernis.

L’entrée du chemin est le lieu de prédilection des pissenlits. Quant au chemin censé longer la clôture, il disparait au milieu des herbes !

Les gouttes de pluie sur les iris me font craquer, un vrai tableau ! Ah, si j’étais peintre…

Une semaine en mars

Une semaine en mars

Semaine bien perturbée par l’intrusion de COVID19 dans nos vies, et les déclarations contradictoires, parfois surréalistes, des uns et des autres. Qui croire ? Que croire ? Notre hameau semble à des lieues de tout ce délire, mais… allez savoir ! Beaucoup travaillent en ville, à l’hôpital, vont et viennent, et ce petit truc semble saisir la moindre occasion pour se balader de l’un à l’autre, sans oublier celles et ceux qui sont porteurs sans le savoir. Sans le prendre à la légère, j’essaie tout de même de me garder de l’affolement, de la panique. J’ai bien peur que trop d’informations finissent par tellement tout mélanger que plus personne n’y comprend rien, quand on voit le nombre d’articles scientifiques et pseudo-scientifiques qui circulent. Mais ce dont je suis sûre, c’est que les personnels soignants vont faire les frais de toutes ces années d’austérité, de gel (sans mauvais jeu de mot) des finances, des suppressions de postes, de lits et de moyens.

Depuis hier, nous voici donc « confinés ». Restez chez vous ! (mais allez voter… avec les résultats que l’on sait, un peu plus d’abstentions que d’habitude…). Bref. J’en profite pour mettre à jour les quelques photos prises ces derniers jours.

Une courte balade dans le village sous le soleil, le 10 mars. Pour une fois, je n’avais pas oublié les deux petits quignons de pain sec gardés en réserve pour l’âne ! Quelques photos de ce que j’appelle « le jardin mexicain », en bord d’une des trois routes du village. Et à la sortie du village, une croix visiblement remise en état depuis peu ? ou alors dégagée des ronces ? Quant à la marre, elle a bien profité des pluies des dernières semaines.

Sur notre petite place, les dames d’onze heures (ornithogales) sont au rendez-vous, accompagnées cette fois de muscaris arrivés probablement d’un jardin voisin… en tout cas, merci aux « hommes verts » du village d’avoir gentiment évité de tout passer sous la tondeuse lors de leur dernier passage 😉 !

Ce soir-là, nous avons eu droit à un somptueux coucher de soleil, une fois de plus !

Vendredi 13 mars… petit tour dans le champ de Germaine (ben oui, même si elle n’est plus là, je ne me résous pas à l’appeler autrement), le pêcher encore en fleurs, et nouvelles couleurs étonnantes pour la fin de journée.

Samedi, fin de semaine, début du confinement… j’ai profité d’une superbe journée ensoleillée pour un petit tour de jardin, avant de me poser sur la terrasse, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir. Les muscaris sont toujours là, le cerisier fleurit, la maison respire au soleil, sous la belle lumière rasante de fin d’après-midi.

Dimanche matin, marché à Launac… oh, pas de crainte, c’est très rare qu’il y ait plus de 50 personnes rassemblées ! C’est d’ailleurs dommage, car il est bien pratique, et je ne comprendrai jamais que les habitants n’en profitent pas. Si un jour il disparait (on ne sait jamais, les commerçants présents pourraient en avoir assez de ne pas avoir davantage de monde), je serai curieuse de voir et entendre les réactions des habitants… Oui, je suis allée voter. Et ensuite, passé une bonne partie de l’après-midi chez la voisine, à jouer au scrabble ! Les distances n’étaient peut-être pas respectées, tant pis 😉 . Aujourd’hui il refait gris, il pleut, et c’est bien triste. Tiens, je vais faire des crêpes…

Temps variable

Temps variable

Quelle journée bizarre ! Du soleil tôt ce matin, le temps de se dire « enfin ! », et une heure plus tard, pluie, grêle… toute la journée a oscillé entre les deux, mais le vent, lui, n’a pas changé, toujours présent. Horizon bouché à l’ouest…

Entre deux averses (et il a fallu faire vite), j’ai essayé de faire le tour des fleurs. Les pétales des iris sont déchirés par la pluie et le vent (c’est vrai qu’ils sont plein ouest), mais les hellébores bien discrètes sous le laurier sont resplendissantes.

Et ce soir, une lueur laissant espérer que demain peut-être il fera meilleur… ?

Randonnée toulousaine

Randonnée toulousaine

Ouf, je commençais à être en manque de manif… quinze jours « sans » ! J’avoue, nous aurions pu aller à une ou deux prévues, mais les allers-retours Galembrun/Toulouse nous ont un peu refroidis (heu… le temps aussi, d’ailleurs 😉 ). Bon, alors, tout de même cette semaine, il fallait se bouger, non mais. Pour une fois, je mets tout en vrac, les manifestants, les immeubles, les « Rosie la riveteuse », et… la pluie ! La réalité aussi est que nous avons dû courir après la manif qui avait pris une autre direction que celle d’habitude, et que nous attendions là où elle n’avait pas prévu de passer ! (au fait, camarades, ce serait sympa dans vos méls d’indiquer les trajets). Donc cette fois, nous avons rattrapé tout le monde vers le Monument aux Morts.

Nous avons continué avec eux, en traversant quelques beaux quartiers toulousains, pour arriver à la Fac de Sciences.

Là, après les discours, les « Rosie » ont pris toute la place, et finalement, je m’y suis mise moi aussi, mais je n’avais pas prévu le petit foulard à pois, la combinaison bleue et les gants de ménage… la prochaine fois ! Et, non, pas de photo de moi en train de protester, vu que c’est moi qui prends les photos 😉 !

Nous avions rendez-vous avec Martine, pour un repas entre ami-e-s, alors nous avons longé le Jardin des Plantes (j’ai un peu lorgné, nostalgique, en face, vers le Jardin Royal où, quand je suis arrivée à Toulouse, j’avais rêvé d’habiter…) jusqu’à Saint Michel pour un petit tour de métro.

Le temps de papoter, discuter de tout et de rien comme de vieux amis (que nous sommes), de découvrir la cuisine du jour de ce petit resto sympa, « Jour de Marché », et nous voici revenus à Galembrun, où les rafales de vent sont (aussi) de retour, pliant les branches du laurier, entre ciel gris et ciel bleu, nuages blancs et nuages gris encre…

Karine, Myriam et…

Karine, Myriam et…

J’ai bien fait de passer du temps au jardin dimanche ! Depuis, tempête, rafales de vent, bourrasques de pluies, nuages gris devenant noirs d’orage en fin de journée… brrr ! on se croirait en plein hiver, et non pas à deux semaines du printemps. Pourtant, elles ont de jolis prénoms ces tempêtes : Karine, puis Myriam, quel prénom pour la suivante ? En tout cas, elles arrivent de l’ouest, ces dames, et je pense qu’il ne faisait pas bon se promener le long de l’océan ces derniers jours… Et comme j’aime bien aller faire un tour sur les pages dédiées à ma chère Basquaisie, en voici quelques photos (crédit photo Biarritz rocher de la Vierge : Euskal Kostaldea Photgraphie Pays Basque, crédit photo grotte du Phare de Biarritz : Seb Darrieutort, crédit photo plage de la Chambre d’Amour à Anglet : Karine Pierret-Delage). Toujours aussi beau, l’océan,malgré les tempêtes !

Évidemment, chez nous, les tempêtes n’ont pas la même allure ! Mais quand même, j’aime bien les nuages coléreux de fin de journée, ou ces effets de photos presque en noir et blanc, branches noires sur ciel laiteux…

Quand il pleut, j’essaie souvent de photographier ces gouttelettes en suspens, jouant un peu les stars, se faisant attendre pour rejoindre leurs copines sur l’herbe ou la terrasse… mais ce n’est pas facile, et je n’ai encore jamais réussi à en photographier une au moment où elle se décidait !

En tout cas, j’aime bien regarder, à travers les gouttes sur les vitres, ce ciel gris, le jardin si vert (et pour cause… merci la pluie !), la terrasse qui attend le retour de l’été et des soirées amicales.

Mais cette année je crois que, même si le soleil réapparaissait dès demain, notre libellule n’éclairera plus la nuit… il faut dire que cela fait bien des étés qu’elle est arrivée à la maison ! Peut-être lui trouverons-nous une autre place, au milieu des rosiers ???

1er mars au jardin

1er mars au jardin

Juste avant la deuxième giboulée de mars du jour, petit tour de jardin… les violettes s’installent où ça leur chante et de plus en plus n’importe où, les muscaris sont fidèles au poste, les pissenlits rayonnent, les cyclamens se réveillent (d’où sortent-ils ? encore un plant que je croyais perdu…), les premiers iris contre le mur n’avaient encore jamais eu autant de fleurs !

Le prunier du voisin qui squatte dans la haie commune mélange fleurs et premières feuilles, près de la piscine le palmier (??) s’épanouit à plaisir, cet arbuste aux fleurs dorées dont j’oublie le nom d’une année sur l’autre éclaire la haie, les soucis orange pétard de chez Germaine illuminent la pente, les bourgeons pointent leur nez sur le cerisier, c’est bientôt le printemps !

Toujours chez Germaine (rien n’étant clôturé, c’est super, je peux continuer à aller me promener dans son champ, ou plutôt celui de son fils, pour faire mes photos 😉 ), ce que je pense être un pêcher, aux jolies fleurs roses un peu malmenées par le vent du jour…

Ce matin, au marché, petit plaisir, avec ces bouquets de jonquilles

Tout cela sent le printemps à venir, même les giboulées, oui oui : « mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps »… secret mal gardé si on regarde autour de soi 😉

Et superbe gâterie du jour, ce tableau de Manon, « le chat doré »… merci merci ! (il paraît que c’est la fête des grand-mères, je crois bien qu’on n’a jamais fêté ça dans la famille, mais ça m’a fait très très plaisir !).

Manon Baffert, « le chat doré », 27/02/2020
Une de plus…

Une de plus…

La dernière manifestation où nous sommes allés, à Toulouse, le 20 février, proposait un circuit différent. L’occasion de découvrir de nouveaux immeubles, grilles, balcons, et faire quelques photos supplémentaires de cette si belle ville (pour les photos de la manif, c’est sur ma page Face Book)

Partant de ce que certains osent appeler « les ramblas toulousaines »… (je peux vous dire que ce n’est pas vraiment comme à Barcelone, même si ces allées Jean Jaurès sont devenues plutôt agréables 😉 ), nous avions rendez-vous sur la place d’Arménie. J’aime beaucoup la façade de l’ex-église, dommage qu’elle soit squattée par une banque… mais sous le soleil, la fontaine était très belle.

Et puis nous avons suivi les camarades, retrouvé Claire, fidèle au poste, continué jusqu’à Arnaud-Bernard, où « Rosie la riveteuse » et ses copines ont une fois de plus chanté et dansé « à cause de Macron », applaudies chaleureusement… tiens, d’ailleurs, voici un lien « l’appel des petites connes », que je vous invite à signer : https://france.attac.org/se-mobiliser/reforme-des-retraites/article/l-appel-des-petites-connes

Bon, d’accord, elles sont moins nombreuses à Toulouse qu’à Paris 😉 , mais il ne tient qu’à vous et nous, mesdames-moiselles d’agrandir le groupe ! Rendez-vous bientôt ?