Londres, 2 – musées

Londres sept15_8697Même si vous n’êtes pas un fanatique de visites de musées, il faut avouer qu’à Londres il en est qu’on ne peut absolument pas rater. Si, si, je vous assure. C’est sûr, avec leurs colonisations, leur expansion ici et là pendant de longues années, les Anglais ont rapporté de quoi bien remplir salles et caves de leurs musées… Ne serait-ce que pour le British Museum : la Grèce, et l’Egypte, et l’Inde, et l’Afrique, et je dois en oublier… Se priver de voir de telles œuvres serait vraiment dommage, d’autant plus que l’entrée des grands musées nationaux est gratuite ! Comme nous n’avons pu rester que 6 journées, nous avons dû faire des choix, bien sûr. Un musée, voire deux, par jour, c’est déjà pas mal… Donc aujourd’hui, quelques coups de cœur de nos visites « culturelles ». Vous avez eu droit aux Mews (pas gratuit, faut bien entretenir les dorures…), à la Maison de Haendel (c’est une association qui s’en occupe), à la Leighton House (association là aussi). Mais dès le lundi, au programme du matin : Museum of London. Des trésors tous « made in GB », dans ce grand musée. Entrée libre. L’Histoire de Londres et des Londoniens de la Préhistoire à nos jours. Passionnant. Trop de choses à voir, et c’est sûr, j’en ai manqué quelques unes !

L’après-midi, Greenwich étant au programme, nous avons choisi le Cutty Sark plutôt que les musées navals ou la Maison de la Reine ou l’Observatoire. Il faut dire que, même en partant assez tôt le matin, il est difficile de voir plus de deux musées dans la journée, tellement on trouve de raisons d’être intéressé. L’histoire du Cutty Sark est très bien mise en valeur, même si au premier coup d’œil on est un peu surpris : le navire est entouré d’une gangue acier et vitres, et seuls les mâts dépassent de cette espèce de « cercueil ». Mais dès qu’on entre, c’est fabuleux.

Autre grand musée le British Museum. Incroyable. Bien sûr, parmi les œuvres exposées, tellement sont le résultat de vols officiels que par moment c’en est gênant… on peut aussi se dire que, lorsqu’on sait ce qui peut se passer avec les chefs-d’œuvre antiques au nom d’une religion ou autres vaines raisons dans le monde, au moins, là, elles sont protégées ?

Bien sûr, impossible de tout découvrir ! Mais nous avons passé un long moment à admirer une citole, et les merveilleuses sculptures minutieuses de son manche…

Encore un musée dans un lieu extraordinaire, le Victoria et Albert Museum. Imaginez, 145 salles dans un palais créé pour être un musée (et non pas un palais transformé en musée comme le Louvre par exemple) ! Encore une fois, merci les Colonies, l’Inde surtout en l’occurrence. Mais aussi l’Europe du Moyen Age et de la Renaissance, avec des copies de tout ce qui peut être copié en statues par exemple depuis des siècles ! Et puis tout ce qui fait les Arts Décoratifs, matériaux, techniques, superbement expliqué, montré, exposé. Bien aimé la section spectacle, costumes, dont le tutu de Margot Fonteyn, devant lequel j’ai pensé très fort à mes amies danseuses, tellement fort que je suis sûre qu’elles l’ont vu comme si elles y étaient 😉 .

Dans la cour du musée, les enfants ce jour-là se moquaient bien des merveilles exposées dans les salles, et préféraient le bonheur de patauger sous le soleil…02sept - Victoria Albert Museum_8585 Pas de musée pour notre dernière journée à Londres, les rives de la Tamise en sont un à ciel ouvert (et couvert…), mais je reparlerai plus tard de cette balade. Un petit tour dans la Tate Modern, juste pour voir le Millenium Bridge et la perspective de haut, manque de temps… Donc, beaucoup de visites restent à faire, finalement… et pourtant, nous n’avons pas traîné devant les magasins ! Ah, si, j’oubliais, à propos de magasins, celui qui est à lui seul un musée : Harrods, à voir, du moins pour les rayons alimentation ! (pour les autres, c’est ultra chic mais sans décor aussi spectaculaire, presque banal, sauf les prix !). La poissonnerie, avec son aquarium devant lequel se pavane une pieuvre rose… un délice !

L’escalier principal, de bas en haut, est à lui seul un monument d’excentricité, de folie, de démesure rocambolesque, « abracadabrantesque »…. quant au monument à Lady Di et Doddy…. il faut voir ça (tout en bas de l’escalier) ! Et là aussi, l’entrée est libre… 😉

Londres sept15_8696Par contre, pour ma collection de crayons de musées, enfin commencée pendant ce séjour, chez Harrods, c’était raté.

Londres, 1.

Ouh la… mercredi déjà, et ma promesse de vous raconter « mon » Londres à partir de lundi, pfffuit…, pas tenue !

29août_Portobello Street_8414Mais aujourd’hui, l’après-midi devrait être calme (à moins d’un SOS accompagnement imprévu), et donc je vais commencer. Par le début.

Arrivée vendredi en début d’après-midi. Quelques kilomètres de couloir d’aéroport (nous n’avions pas compris qu’un « tube » pouvait nous faire gagner du temps… la prochaine fois, on saura), et nous voilà dans le métro pour arriver à côté de notre maison pour la semaine. Station « Angel », petite maison douce dans une rue calme, jardinet (chouette, petit déjeuner dehors comme à Galembrun… c’était compter sans le temps londonien 😉 , mais j’ai réussi à gagner deux matins). Tout aussi petit et joliment décoré, d’ailleurs, le jardin du pub voisin.

Bon, d’accord, il y avait plein de marches à grimper pour aller dormir, et en fin de journée, après les balades que Luce nous avait préparées, je sentais que le genou allait un peu rouscailler ! Mais non, tout s’est bien passé, il suffisait de ne pas oublier un truc là-haut le matin… Bon, pensez-vous, ces visites, on y va ? Oui, oui. D’abord, un tour du quartier, Islington (enfin, un petit coin de), histoire de voir où nous avons atterri. C’est vendredi soir, alors les trottoirs devant les pubs sur Exmouth Market débordent, il fait si beau ! Repérage des magasins indispensables, des arrêts de bus.

Et samedi, nous voilà partis. Samedi = marché aux puces de Portobello, of course ! Et Notting Hill dans la foulée. Soleil éclatant. Du monde dans la rue de Portobello, vitrines pittoresques, marché à tout et n’importe quoi, un contrebassiste heureux, deux personnages étonnants…

Nous n’allons pas jusqu’au bout du marché, et nous posons dans un pub,29août_Portobello Street_8427 avant de monter sur Notting Hill… et oui, normal, le nom l’indique, ça monte ! Mais c’est la classe, maisons bien alignées, jardinets cachés derrière les maisons, porches à colonnes (et quelques Porsche), rues propettes, bref, on a du mal à imaginer le quartier ancien, d’ouvriers, aux baraques probablement pas aussi élégantes. Dans l’église « en haut », une série d’explications sur Notting Hill autrefois, un orgue magnifique, et des vitraux intéressants.

Il faut bien redescendre sur terre… pause repas rapide dans un semblant de jardin-cour d’un joli pub, et c’est reparti ! Au menu de l’après-midi, un jardin, pardon : un parc, Holland Park, une maison-musée de peintre, et les rues, un peu au hasard…

29août_vers Holland Park_8432

Nous croisons Saint Vladimir, étonnamment perché à un angle de rue (statue érigée par les Ukrainiens de Londres), et nous promenons dans ce grand parc. Parc à l’anglaise bien sûr ! (mais pas uniquement…)

Lord Holland nous accueille, vieux arbres, petit cours d’eau recouvert de lentilles, les restes du manoir , une partie de jardin « à la française », un petit coin japonisant, fleurs d’été finissant, bassin, bordures. Et des pelouses.

Une belle fresque nous permet de vérifier que l’ambiance de 2015 n’est pas la même que celle qui régnait au XIXème…

Pas très loin, la maison-musée du peintre (voyageur) lord Leighton. Etonnante. Maison victorienne, dans laquelle nous passons de Venise au Caire, céramiques colorées, fontaine dans le hall, mosaïques… hélas, photos interdites (j’ai essayé… raté), mais j’ai encore dans les yeux des images de rêve.

Après ce parc, cette maison, ce quartier plutôt cossu, le retour sur la ville est beaucoup moins romantique, même vu du haut des bus londoniens… d’autant que l’architecture à Londres est complètement farfelue, les maisons élisabéthaines ou victoriennes côtoient sans gêne des immeubles géants colorés ou en verre et acier… Bref, notre petite maison douillette (et Géorgienne) est bien appréciée !

Luce avait prévu un dimanche « royal ». Va pour la royauté ! Nous laissons le bus à Picadilly, et allons tranquillement jusqu’à Trafalgar, avant d’arriver chez les Horse Guards (impassibles devant les hordes de touristes et les manches des « selfies »), puis Big Ben, le Parlement, le Palais de Sa Majesté et ses gardes en bonnets à poils… grilles monumentales, emblèmes incontournables, et une belle sculpture à la Paix devant le bunker de Churchill.

Un long tour dans le superbe Saint James Park, écureuils et oiseaux, grands arbres, verdure… presque le grand calme !

nous évitons la visite du palais, et préférons celle des Mews (les écuries royales). Et bien… franchement, on en a pris plein les mirettes, mais faut vraiment pas avoir peur du ridicule pour parader dans tant de dorures… extravagant, indescriptible !

Pour nous remettre les yeux en place, la maison de Haendel était bienvenue. Plancher qui craque (Haendel es-tu là ?), épinettes et claviers, portraits… le grand homme a vécu là. Et ce petit musée sans prétention m’a beaucoup plu.

Quelques pas dans Bond Street, Mayfair, Soho, et retour à la maison, toujours dans ce méli-mélo architectural de passé, contemporain et… à venir.

Et là, je crois que je vous ai déjà beaucoup inondé-e-s d’images, alors, à demain pour d’autres aventures « made in London » ! (d’autant que le SOS est finalement arrivé…)

Londres.

Souvenirs_8671

« Alors, Londres, c’était bien ? Tu as aimé ? ». Oui, c’était bien, c’était même très bien. Mais quant à savoir si j’aime cette ville… J’hésite encore !

Car j’ai du mal à émerger de cette semaine londonienne, ou plutôt les choses se sont tellement bousculées depuis notre retour que je n’ai pas réussi à « digérer » cette ville, bouillonnante, étonnante, brouillon, bruyante, et je vais peut-être prendre le temps de replonger dans ce séjour pour enfin faire le tri des émotions, des découvertes, de tout ce qui fait un voyage !

Et puis, c’est vrai, il y a tellement de photos, là aussi il faut trier… Alors, c’est décidé, je m’y mets.

Demain, randonnée à Galembrun, la journée sera probablement bien occupée, mais à partir de lundi, promis. En attendant, en voici une ou deux ou trois… emblématiques… pour les guides touristiques, mais qu’il est impensable de « zapper » lorsqu’on est à Londres !

Have a nice week end ! See you too…. ASAP, m’a un jour écrit dans un message Luce, l’amie qui nous a guidés pendant ce séjour. Je sais que vous êtes plus futé-e-s que moi, et que vous saurez ce que cela signifie !

De toute façon : que ce premier dimanche automnal soit tout beau et ensoleillé !

Un tour d’Islande, 10, suite et fin : Reykjavìk

25juin15_Reykjavìk_8025Une trentaine d’heures pour découvrir une capitale, ce n’est pas beaucoup… mais nous ne pouvions rester davantage en Islande. Vous me direz que, puisqu’il ne fait jamais nuit en juin, nous aurions pu nous balader dans cette ville « nuit » et jour. J’avoue qu’en fin de circuit, j’avais tout de même besoin d’un peu de sommeil, et les nuits « chez Monique » étaient nécessaires 😉 ! D’autant que, le jour de notre retour en France, nous devions repartir vers l’aéroport à 5 heures du matin 😦 .

Donc, balades dans la ville. J’ai aimé flâner dans cette ville. Le cœur « ancien », très agréable, maisons colorées, petits immeubles, jardins, tags, ne pas manquer la Maison de la Culture qui nous raconte l’histoire des Sagas avec quelques vélins d’origine… admirer une dame repeindre avec patience la barrière de sa maisonnette aux couleurs des fleurs de son jardin…

Aller jusqu’au port où les vieux baleiniers repeints semblent prêts à repartir en mer, où les bateaux et leurs reflets rivalisent de lumière sous le soleil,

caresser les chats ici et là (ah, oui, il y en a un difficile à caresser 😉 !)

regarder, écouter, apprendre l’Histoire du pays dans le magnifique Musée National,

marcher le long de la baie jusqu’au bateau « viking » contemporain, découvrir l’immense hall du Harpa et voir le soleil du soir se refléter sur les vitres de cette salle de concert,

10juin__ReykjavikManger une soupe de poisson sur le port dans le vieux restaurant Saegreifinn sous l’œil de l’ancien propriétaire statufié et installé sur un fauteuil… un peu étonnant et on peut avoir un petit recul en le voyant… mais les brochettes et la soupe y sont tellement bonnes !, ou un fish and chips près du port.

Rêver en marchant le long du Tjörnin aux milliers d’oiseaux et y admirer les villas et leurs jardins.

Bien sûr, ne pas oublier de grimper jusqu’à la Hallgrìmskirkja, remise en état, y prendre l’ascenseur pour admirer du haut de la flèche les toits multicolores de la ville, et y écouter un morceau joué sur l’orgue aussi gigantesque que l’église (5275 tuyaux)…

Marcher dans le vieux cimetière pour y apprécier un calme bienvenu après avoir tourné et retourné dans les petites rues du centre, retrouvé la foule, la circulation et les feux rouges oubliés pendant ces 15 jours…

Reykjavìk, une capitale encore à taille humaine, mais qui, concentrant la grosse majorité des habitants de l’île, grandit chaque année un peu plus, ajoutant immeubles, grandes surfaces, routes à 4 voies tout autour d’elle… mais les « champs de trolls » qui l’entourent ne pourront jamais disparaître, espérons le !

Islande_8140

Voilà, la saga est terminée, le vendredi 26 juin, nous avons remis les clés de notre voiture, embarqué dans l’avion vers Toulouse, et… laissé un peu de notre cœur dans l’île. Ce n’est qu’un « au revoir ! »

Un tour d’Islande, 9 : chez Jules

Bon, l’automne n’a pas vraiment compris qu’il avait encore 1 bon mois devant lui avant de s’installer… orages, pluie, vent, zut, quoi, c’est l’été ! 23juin15_Snaefellsness_7963Du coup, fraîcheur pour fraîcheur, je retourne en Islande pour une avant-dernière page. Nous voici donc à côté du volcan de Jules Verne, le Snaefellsjökull. Mais oui, « Voyage au centre de la Terre », c’est là. Nous allons tourner autour de ce glacier souvent ennuagé, embrouillardé. Un ciel plutôt gris au départ, mais qui peu à peu retrouvera ce bleu particulier à l’Islande quand il fait beau. Nous avons décidé la veille, dans notre mini chalet de Miklaholt, de prendre la petite piste qui traverse le champ de lave de Berserkjahraun (ce n’est pas pour frimer que je donne les noms, d’abord je ne les sais pas par cœur et je vérifie sur la carte, mais c’est au cas où une/un des lectrices/lecteurs de ce journal aurait envie d’y faire un tour), où, avis aux campeurs, on peut encore planter sa tente. A condition de trouver un endroit plat. Mais il y en a, car nous avons vu au moins trois endroits occupés, bien au calme, c’est le moins qu’on puisse dire. Montagnes noires, rouges, mousses argentées, lacs, la piste est tout à fait accessible aux véhicules « normaux », et les paysages sont absolument superbes. On est seul au monde… ou presque, car par-ci par-là quelques moutons traversent tranquillement la piste… mais comme ni eux, ni nous, ne sommes pressés, pas de problème ! Petite histoire : cette piste aurait été tracée par deux géants, les Berserkir, pour l’amour de la fille d’un fermier… mais pas très sympa, celui-ci assassina ensuite les deux géants pour permettre à sa fille d’épouser un copain à lui !

Premier village après la piste, Grundarfjördur. Zut, la pluie… le brouillard… dommage, j’avais souvenir de montagnes en pains de sucre, que nous ne verrons pas… Un centre des Sagas rassemble café, petit restaurant, musée, et s’est bien agrandi, ajoutant même un film sur la vie du village, mais il n’y a plus la reconstitution de la maison d’une famille de pêcheurs vers le début du XXème, dommage. On peut y passer un très agréable moment, et les enfants ne sont pas oubliés avec un chouette coin de jeux… Arrêt (toujours avec panneau explicatif) devant le Kirkjufell (un piton surnommé le mont de l’Église), à la sortie du village.

Belle église « en triangles » à Olafsvìk, intéressante.

Arrêt recommandé par un guide à Rif pour une soupe de poissons. Le guide ne mentait pas, accueil très souriant, une cuisine familiale, mais pas facile à trouver bien que le village soit minuscule.23juin15_Rif_7953 Hellissandur est un tout petit port, avec un musée des traditions devant lequel trône une sculpture de pêcheurs père et fils… enfin, on peut imaginer ! Dans le champ de lave derrière le musée, un terrain de foot bien vert a réussi à s’installer malgré les rochers…

Et on entre dans le parc national du Snaefellsjökull. Nous ne sommes pas de grandes « trekkeuses » et donc ne nous sommes pas risquées sur le glacier, ni au cœur du cratère ! Nous avons tranquillement suivi la route, admiré la belle plage dorée de Skardsvìk,

pris des pistes, pour aller jusqu’au phare qui domine la falaise aux oiseaux de Svörtuloft,

traversé des champs de trolls, jusqu’à la belle plage noire de Djùpalònsandur,

admiré le beau profil d’une montagne dont je n’arrive pas à trouver le nom… Hreggnasi, peut-être ?

continué vers le sud pour gagner l’antre de Bàrdur, l’esprit gardien du Snaefells, falaises plongeant dans la mer, milliers d’oiseaux nichant, cherchant leur nourriture, criaillant, tournoyant…

et finalement rejoint notre maisonnette. Le long de la route, les prairies vertes ont succédé aux champs de trolls de la péninsule.

24juin15_Miklaholt_7991Dernière nuit dans ce gîte, un peu surprenant au premier abord (lits superposés pour 6 personnes de moyen à pas gros gabarit + un grand lit double, dans 3 chambres, un salon et un petit coin cuisine où il est difficile de manger à plus de 4 !), mais confortable, et très clair.

Enfin, quand je dis « nuit », tout est relatif, car quelle que soit l’heure, 8 heures, 22 heures, minuit, il fait jour… nous sommes en juin !

Le lendemain, nous partons pour notre dernière étape, Reykjavìk. Arrêt près d’une rivière de pêche, réservée…,

puis à Akranes,

et la capitale est en vue, autour de laquelle je vais tourner près de deux heures sans savoir par où y entrer…

25juin15_Reykjavìk_7998Mais nous avons fini par retrouver la rue de « chez Monique », poser nos valises, et partir pour une balade en ville !

Un tour d’Islande, 8 : Vatnsnes et l’arrivée à l’Ouest

Bientôt ce tour d’Islande sera terminé… j’ai revécu ce circuit avec beaucoup de plaisir, j’ai retrouvé des émotions, des sensations vécues pendant ce voyage. Mais il n’est pas tout à fait fini !21juin15_la route du jour_7866

Nous voici donc arrivées à Hvammstangi, port de la péninsule de Vatnsnes. Le village est agréable, maisons sur la colline au-dessus du port, un café calme et coquet avec des pâtisseries maison et de bons chocolats, jolis jardins souvent décorés, lupins en pleine floraison.

Mais ce dimanche 21 juin, l’été avait décidé de se montrer tout en gris pour notre tour de la péninsule. Comme dans beaucoup d’autres ports, et même si ce n’est plus d’actualité…, le séchoir à poissons, le hangar où il semblerait que du requin soit en train de se transformer, sont installés à côté du port.

Deux figures de phoques sculptées dans du bois flotté nous rappellent que les phoques sont ici chez eux.. . même si on les chasse parfois encore ? En tout cas, les balades en bateau vers les lieux de vie des phoques paraissent assez rentable…

La route longe la côte, plages de sable noir, rochers, collines escarpées, beaucoup de petits arrêts possibles (et nous n’en avons manqué aucun !), signalés, expliqués : le lieu de rassemblement des chevaux Hamarsrétt, histoire de savoir lesquels sont à qui,

des plages et rochers où phoques et eiders cohabitent,

une belle pierre historique en mémoire aux poètes et particulièrement à Gudmundur Bergthorsson (né sur la péninsule),

Je n’ai pas su trouver le chemin menant à Hindisvìk où nous aurions pu rencontrer toute une colonie de phoques, et comme c’était marée haute Hvitserkur avait les pattes dans l’eau… mais nous avons trouvé une ferme isolée qui vendait ses pulls, mitaines, robes, bien sûr fait maison en vraie laine qui gratte…

Et nous sommes arrivés à Borgarvirkì, immense cratère transformé en forteresse vers le 9ème siècle, spectaculaire ! Du haut de ses « remparts », une vue circulaire fantastique sur l’océan et le fjord, les lacs, les montagnes de l’intérieur. Un cratère bien chaotique, roches basaltiques, où là aussi des fleurs têtues s’accrochent.

La boucle est bouclée lorsque nous revenons à la route 1, après avoir longé lacs et prairies.21juin15_péninsule de Vatnsnes_7892 Le lendemain, ce sera la fin des fjords du Nord, sous un magnifique ciel bleu, puisque à Bùdardalur (joli centre d’information – café, qui préparait une exposition sur Eric le Rouge) nous obliquerons vers la côte Ouest et Stykkisholmur, laissant pour une autre fois les fameux fjords de l’Ouest… qui d’ailleurs n’étaient peut-être pas encore tous accessibles. Laxà un peu partout sur la route-piste, bleus déclinés dans toutes les tonalités, une église blanche et rouge au milieu des prairies…

Des myriades d’îles et d’îlots dans la grande baie de Breidafjordur, que nous admirerons du haut du rocher de basalte Sùgandisey qui protège le port de Stykkisholmur.

22juin15_notre gardien à Miklaholt_7916Route vers notre hébergement pour deux nuits, que nous trouvons avec un peu de peine, et après une rencontre insolite… Hélas, lors de la traversée de la péninsule, par l’intérieur, le ciel est passé du bleu pur au gris… si la brume ne s’était pas mise de la partie, nous aurions depuis Miklaholt une vue très dégagée sur la côte, les lagunes…, mais nous serons bien gardées toute la nuit, par le labrador de la ferme !

Un tour d’Islande, 7 : d’Akureyri à Hvammstangi

8août15_prunes du jardin_7687

Journée pluvieuse pour ce samedi d’août… un peu de fraîcheur était bien nécessaire ! Les 8 kg de prunes du jardin (et il en reste dix fois plus…) sont rangés en confitures dans les bocaux, je n’ai plus de coins pour coller mes photos dans les albums (oui, je préfère les albums qu’on feuillette aux albums sur ordinateur), les mots croisés commencent à s’embrouiller dans ma tête, alors je replonge dans l’Islande.

Non, ce n’est encore pas « suite et fin », mais ça viendra forcément bientôt…

Pour le moment, c’est pause à Akureyri, un tour dans la ville. Étonnantes rencontres sur la rue piétonne. Une belle salle de concerts – conservatoire, avec une exposition colorée dans le hall, vue sur le port par les grandes baies du restaurant, un violoniste et un pianiste répétant pour le concert du soir. De jolies maisons, pas d’immeubles. Une grande librairie. De bien beaux tags sur les murs…

Nous y passons la nuit, puis cap vers le port de Hvammstangi, dans la péninsule de Vatnsness. Nous passons donc d’un fjord à l’autre, Eyjafjördur, Skagafjördur, Hùnafjördur, et enfin Mìdfjördur… (vous l’avez sûrement compris, « fjördur » = fjord… simplissime !). La route 1 suit une rivière (à saumons certainement), et au pied de monts enneigés une ferme à l’ancienne aux toits bleus, la maison de Jonàs, est l’occasion d’un arrêt photos

puis nous allons jusqu’au bout du fjord suivant, histoire de faire autre chose que suivre LA route, et traversons de petits villages ports, dont celui de Saudarkròkur, où nous nous sommes posé quelques questions sur notre connaissance des crustacés…

… avant de retraverser un morceau de péninsule vers encore un autre fjord. Arrêt à Blönduos : un restaurant « familial » indiqué sur un guide, et un musée des tissages et des traditions. Un musée bien calme, où nous étions les seules visiteuses.

Et, bien sûr, encore une Laxà… presque bleue sous le soleil (timide) retrouvé.

A nouveau la 1, jusqu’à ce qu’un panneau et deux accueillants personnages bien colorés nous signalent que c’est là qu’il faut tourner pour Hvammstangi.

21juin15_Hvammstangi, notre maison_7686

Agréable maison d’hôtes, gazon et nains de jardin, un joli petit port, et le point de départ pour la péninsule aux phoques, et autres curiosités… le lendemain.

Un tour d’Islande, 6 : en route vers Akureyri

19juin15_route vers Akureyri_7561

Une journée de voyage bien tranquille, même pas 100 km, mais finalement j’en ai ajouté un peu, non pas parce que je me suis trompée de route ou que je suis partie en sens inverse, mais parce que le petit port de Grenivìk et la route-piste pour y aller semblaient plus intéressants que suivre la route1 sans se poser de question ! Nous voilà donc embarqués tout d’abord vers Godafoss. Encore une chute ! Oui. Et on a beau en voir et en avoir vu plus de dix, rien à faire, c’est toujours aussi stupéfiant. D’autant plus, ce jour-là, que le ciel était d’un bleu magnifique, et qu’il faisait 17°. Cette première halte de la journée a été le départ de toute une série de « petites » découvertes heureuses, parfois imprévues, jusqu’au point d’orgue : l’arrivée en vue d’Akureyri sur la rive de l’Eyjafjord. Donc, disai-je, Godafoss, la cascade des dieux. Peut-être moins impressionnante que Dettifoss ou Gullfoss ? Un chemin tranquille pour accéder au bord du précipice (là oùThorgeir jeta ses sculptures païennes de dieux nordiques, après avoir déclaré le pays chrétien… on retrouve cette histoire en « BD antique » au Musée National, à Reykjavìk), des anémones, des myrtilliers, des rochers bien sûr… et les cascades, somptueuses.

Nous avons ensuite décidé de pique-niquer au bord d’un lac où les montagnes jouaient au miroir parfait…

Puis avons choisi de quitter la route 1 pour aller jusqu’à Grenivìk. Une superbe idée ! On se serait presque cru dans les Alpes, vallées entourées de sommets encore enneigés, des fermes, des moutons, des sapins…19juin15_vers Grenivìk_7570 Et après quelques km de route-piste, un petit port tout calme, Grenivìk. L’Eyjafjördur d’un bleu intense, les montagnes sur l’autre rive bleutées, un petit musée sur la vie des pêcheurs autrefois, tenu ce jour-là par un jeune garçon très fier de cette Histoire.

Nous avons profité de la halte pour nettoyer la voiture qui, après tous ces kilomètres de semi-piste ET les moucherons de la veille, en avait bien besoin ! D’autant que nous allions « à la capitale du Nord » !

Mais les découvertes n’étaient pas terminées, car sur la route il y avait Laufàs, une ancienne ferme domaniale aux toits gazonnés, des murs en tourbe, façades en grosses pierres, avec son église coquette, entourée de champs bien verts au bord du bleu de l’Eyjafjördur.

19juin15_Eyjafjördur_7595

 

 

Plus qu’une vingtaine de kilomètres au-dessus du fjord, le fjord à traverser,

 

et nous arriverons à Akureyri… lumineuse sous le soleil de cette journée toute bleue !19juin15_Akureyri_7594

Un tour d’Islande, 5 : Myvatn

18juin15_rikmy et bitmy de Myvatn_7560

Que de découvertes en une journée ! La région dite « Myvatn » est extraordinaire.

Alors, oui, il y a des moucherons, et s’ils sont bien agaçants, il suffit de vous envelopper d’une écharpe dans le style touareg, et le tour est joué.

Alors, non, je n’ai pas acheté ce filet d’apiculteur pour me protéger de ces charmantes bestioles, peut-être la saison n’était-elle pas à son apogée côté moucherons, toujours est-il que vraiment nous n’en avons pas saisi l’absolue nécessité. D’autant que myflugur, rikmy et bitmy voletaient surtout dans le coin de Stukustadir lors de notre passage, et presque pas ailleurs.

Première halte de cette journée autour du lac Myvatn, royaume des oiseaux : le musée des oiseaux, à l’ouest de Myvatn. Une construction intéressante qui abrite, dans ce milieu privilégié pour les oiseaux (et les saumons, ne pas oublier la rivière Laxà, une de plus, mais paraît-il la plus fameuse pour saumons et truites saumonées, qui coule dans l’ouest de Myvatn) la collection de Sigurgeir Stefansson. Certes, ils sont empaillés (très joliment, reconnaissons-le), mais on y trouve toutes les espèces qui vivent en Islande, et vous en rencontrerez ensuite certains dans les environs, mais cette fois « en vrai ».

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé. Nous avons fait le tour de Myvatn d’ouest en est, en partant vers le sud, et sous un ciel bien bien gris, même un peu pluvieux, nous sommes arrivés à Skùtustadagigar. Sentiers balisés, bien entendu. Des pseudo-cratères, des îlots, le lac, les moucherons, la bruine, les herbes, les mousses, des algues sur le bord du lac, les arbustes en bourgeons, la terre noire, le silence… à peine troublé par les cris d’oiseaux, d’une famille de cygnes tout au fond, et… quelques bus déversant des touristes déguisés en apiculteurs. Non, je ne me moque pas, je comprends que ce soit agaçant ces bestioles qui volètent autour de votre visage, mais pour faire les 100 ou 200 mètres de sentier qui montent vers le sommet, je trouve que c’est un peu exagéré.

Bref. Nous continuons notre circuit, vers l’est : formations de lave, lacs, et… une vraie forêt, à Höfdi ! Sentiers balisés, mais pas que… il faut croire que certains visiteurs ont laissé de mauvais souvenirs dans ce site extraordinaire, car voici la pancarte qui nous accueille : 18juin15_Myvatn_7529La pluie ayant enfin décidé de prendre du repos, nous en profitons pour marcher tranquillement sous les bouleaux, épicéas, rencontrant de temps en temps une minuscule clairière fleurie. Pique-nique sur un promontoire, vue imprenable sur le lac, les petites îles, les klasar (colonnes de lave)… et, lorsqu’on se tourne vers Dimmuborgir, sur les monts enneigés… Un moment de grâce.

18juin15_Myvatn Dimmuborgir_7538Puis c’est Dimmuborgir, « les châteaux noirs », un immense et fantastique champ de lave, sillonné de sentiers (là aussi, des bleus, des rouges, des tranquilles et des plus compliqués…) qu’il vaut mieux ne pas quitter, car les fissures sont nombreuses, et parfois bien camouflées sous ces arbustes rampants pour cause de vent… mais la température (relativement douce ce jour-là) ne décourage pas les insectes, récoltant le pollen sur les bourgeons. Il paraît que dans ces formations bizarres on rencontre les pères Noël Islandais, et je crois bien en avoir reconnu un, déguisé en rocher !

Nous avons fait la boucle de l’église, une balade d’une heure, tranquille, qui nous a entraînées au milieu de champs chaotiques, de pics étonnants, de crevasses, et d’une arche effectivement semblable à un porche d’église.

Ensuite, direction la route 1, vers la zone géothermique et le Nàmafjall. Là, finis les tons noirs et sombres des roches ou de la terre, ce sont presque des dunes dignes du Sahara (enfin… j’imagine, n’y ayant jamais mis les pieds…), dorées, un peu ocres. Et  au pied de ces montagnes, Hverir : paysage lunaire (là aussi, j’imagine…), marmites de boue, colonnes de vapeur, fumeroles, dépôts de minéraux… du bleu, des bleus, du jaune soufre, de l’ocre… et l’odeur bien sûr !!! Odeur de soufre, que nous avions un peu oubliée depuis notre arrivée sur l’île. On la sentait à Reykjavìk, à Seltùn, puis Selfoss, ensuite, le long de la côte, elle avait disparu, pour réapparaître ici, dans la région de Myvatn et à Husavìk. Mais bon, ce n’est tout de même pas insupportable, pas plus que les moucherons 😉 . Et même, tiens, pour faire bonne mesure, nous avons plongé dans les eaux bleues des bains chauds de Myvatn ! Un régal… (désolée, je n’avais pas pris mon appareil…)

Le retour « à la maison », à Husavìk, semble plus court, nous retrouvons les boursouflures de lave, la route-piste, les fermes-serres chauffées, et le port.18juin15_retour à Husavìk_7559

La prochaine étape, c’est Akureyri, la capitale du Nord.

J’ai pris beaucoup de plaisir à revoir cette journée avec vous… et je dois vous avouer que, encore une fois, j’ai gardé quelques découvertes à faire à Myvatn pour… mon prochain voyage en Islande !

Un tour d’Islande 2 : cercle d’or et côte sud

Le « cercle d’or »… de quoi rêver, non ? En fait, c’est le nom attribué aux trois sites les plus connus d’Islande. Est-ce à dire qu’il faut les ignorer, sous prétexte de dizaines de bus débarquant des dizaines de touristes tout au long de la journée ? NON, certainement pas. D’abord, parce que ces sites sont impressionnants. Ensuite parce que si vous ne pouvez rester que 4 jours en Islande, l’Histoire et la Nature se retrouvent dans ce circuit d’une journée. Une chute d’eau sauvage et démesurée. Le jaillissement d’une source chaude, et oui, le fameux geyser… qui au fil du temps (merci les touristes qui jetaient des cailloux dans son « réservoir », l’obstruant et l’empêchant de jaillir) a laissé la place à un geyser moins impressionnant mais plus régulier parait-il, Strokkur. Et Thingvellir, où fut fondé le premier parlement démocratique, l’Althing, immense vallée d’effondrement causée par l’écartement des plaques eurasienne et nord-américaines (qui d’ailleurs continuent à s’écarter de quelques millimètres chaque année…).12juin_0071_vers Thingvellir_7391    Avec comme boussole le glacier Langjökull ! Donc notre troisième journée était consacrée à cette découverte. Départ tranquille (après une petite erreur d’aiguillage de ma part… et ce ne sera pas la seule du voyage ! Jérôme, on ne se moque pas de sa sœur aînée s’il te plaît.), vers l’intérieur des terres. Champs verts, quelques tourbières, et tout au long du trajet le glacier Langjökull en ligne de mire. J’avais encore en tête le récit de H. Laxness « La cloche d’Islande », qui se passe pour une bonne partie dans cette région, et je n’ai pas été étonnée de rencontrer dès le départ deux voyageurs « antiques » !

Nous avons commencé par Geysir. Un grand champ bien délimité, encore en entrée libre (vu le nombre de touristes qui passent, peut-être un jour y aura-t-il un guichet à l’entrée ?), où le fameux Strokkur lance son jet d’eau brûlante toutes les 5 ou 10 minutes. Une magnifique bulle bleue qui semble comme respirer prévient l’arrivée du jet, parfois un peu ridicule, mais il lui arrive d’être impressionnant. Toute la zone regorge de « réservoirs » d’eau bleue fumante, entourés de terre rouge ou ocre. Le centre touristique juste en face s’est bien agrandi, d’ailleurs un peu partout en Islande, près des centres d’intérêt, les boutiques et restaurants ont fleuri, bien adaptées aux lieux, il faut le reconnaître, mais démontrant aussi combien le tourisme devient important économiquement dans le pays… par moments, je me suis demandé si les personnes ne préféraient pas se promener dans les boutiques plutôt que d’affronter la fraîcheur extérieure, choisir des cartes postales d’un Strokkur majestueux plutôt que d’attendre patiemment qu’il daigne s’épancher sous leurs yeux… pourtant, quelle que soit la hauteur de son jet, voir cette nature encore si peu domestiquée est vraiment extraordinaire !

La suite logique c’est Gullfoss. Superbe double cascade, grondement assourdissant (bien plus que celui du geyser), effrayante même par sa grandeur, qui plonge dans un ravin que l’on devine derrière le mur d’écume… Quel que soit le temps, gardez vos cirés, impers, capuches, car vous n’en reviendrez pas secs… Un site classé réserve naturelle après bien des péripéties, menace de barrage sur la rivière par des investisseurs étrangers (déjà, en 1920…), accord heureusement tombé à l’eau – c’est le cas de le dire !

Et j’avais gardé Thingvellir pour terminer cette journée. Un site magnifique. Les Vikings avaient bien choisi leur endroit pour installer leur Parlement. Coulées de lave moussue, lacs, cours d’eau, failles rocheuses, bois…  Devenu le premier parc national du pays, c’est un endroit à la fois sauvage et calme, majestueux, où j’ai ressenti une âme. Oui, cela semble un peu bêta, mais c’est ainsi. Il faut dire qu’entre jugements pour sorcellerie, noyades de femmes « coupables d’adultère » (mais les messieurs, eux ????), et autres joyeusetés, le lieu doit en garder quelques souvenirs. Bref, malgré toute cette Histoire, étonnamment, c’est un site calme et reposant. Beaucoup d’oiseaux, de fleurs sauvages, la rivière Öxara, des cascades…

Bon, mais le Cercle d’Or n’est pas toute l’Islande ! Donc, nous voilà reparties vers notre prochaine étape, Svìnafell, au pied du grand Vatnajökull. Enfin, ce glacier étant aussi vaste que notre Corse, dire « au pied » du glacier est peu précis… disons que nous étions un peu après le parc national de Skaftafell. Mais pour y arriver, il y a eu tellement à voir ! Et sous un ciel bleu magnifique. Chutes d’eau vertigineuses, falaises « éléphantesques » (oui, je ne sais pourquoi ces falaises me font penser à des éléphants 😉 ), oiseaux nicheurs (c’était la pleine période), plages de sable noir, de galets, arches dignes d’Etretat (mais en noir…), trolls figés dans l’océan, orgues basaltiques, volcans enneigés (dont le fameux Eyjafjallajökull), plaines de cendres, prairies verdoyantes, champs de lave moussue, cascades, moutons, mouettes et macareux… La nature n’est jamais figée, en Islande, on la sent vivre. C’est vrai qu’elle est omniprésente. Imaginez, à peine 380 000 habitants sur un pays de 103 000 km2, il reste de la place pour la nature ! Bref, les arrêts ont été fréquents, et les yeux et le cœur enthousiastes tout au long des 280 km.

13juin_Svinafell_7386

 

 

L’arrivée à notre halte pour deux jours, une maison au toit bleu, au pied d’une cascade, entourée de prairies et de moutons, sous le soleil, a couronné la journée !