Petit moment de calme…

… avant la folle semaine qui approche. Trop vite. Le septième festival « Danses et Musiques Pour Tous » débute mardi prochain, pour une semaine. D’accord, ce sera une semaine de 6 jours seulement, mais quelles journées ! J’y reviendrai, bien sûr, mais je laisse ici le lien vers le site, pour les curieuses et curieux : http://www.festivaldansespourtous.fr bandeau partage FBEnfin, pour le moment, c’est encore un peu calme. La maison se remplit peu à peu. Le toit sera bientôt terminé. Le soleil chauffe (pourvu que ça dure !). Peut-être un peu beaucoup pour nos deux G & G qui passent leurs journées sur le toit… heureusement, nous acceptons qu’ils prennent une petite pause de temps en temps 😀 !

Entre deux passages sur FB pour les pages du festival ( https://www.facebook.com/FestivalDansesMusiquesPourTous/?fref=ts ), je fais quelques petits tours dans le jardin. Où j’aurais beaucoup à faire !, mais on verra un peu plus tard, après le 20 juillet… Les premières explosions de roses ont laissé la place aux fleurs fanées, on attend les prochaines… tout tailler ? laisser comme ça ? chacun a un avis différent, alors ce sera en fonction du temps que j’ai devant moi ! Les yuccas aussi auraient besoin d’un bon nettoyage…

Araignées, fourmis, sauterelles et insectes divers se mettent au parfum dans les roses et autres fleurs, ou bien jouent le ton sur ton…

L’orange lumineux des fleurs du grenadier rivalise avec celui des hibiscus.

Les roses trémières ont eu cette année la fantaisie de s’installer derrière le grillage… je m’en contente, j’aime tellement ces belles hampes fleuries, et c’est chaque fois une heureuse surprise de les retrouver. Je ne sais pourquoi de temps en temps elles disparaissent, et reviennent un an ou deux plus tard ! En tout cas, elles sont du goût des abeilles ou bourdons, bref, ces insectes bourdonnants…

_DSC0825_12266Quant à la caravane d’Arlette, elle a vaillamment fait la route du Mas Saintes Puelles à Galembrun, hier, pour retrouver sa place de festivalière devant les lilas. Car la maison a beau être grande, en période estivale, il manque parfois une ou deux chambres 😉 !

Petit tour de jardin…

_DSC0269_11906Tandis que le toit se refait une beauté, entre deux averses…, je fais (moi aussi entre deux averses) le tour du jardin. Les pavots terminent leur floraison, il faut maintenant attendre que les capsules sèchent pour récupérer les graines… une chose que j’ai toujours manquée, parce qu’au moment où elles seraient bonnes à récupérer  il y a toujours un truc plus important en chantier ! Ce qui n’empêche pas que, chaque année, à des endroits variables…, les pavots reviennent enchanter le mois de mai.

Je ne sais si les limaces se « shootent » à la feuille de pavot, mais j’en trouve beaucoup sur leurs feuilles depuis quelque temps… par contre, hier matin, cet escargot semblait préférer les « oreilles d’éléphant » !

Quand le soleil daigne apparaître, les petites roses orange s’épanouissent à qui mieux-mieux, somptueuses.

Mais la couleur dominante, outre le vert, magnifique avec tous ces arrosages 😉 , est le rose, ou plutôt tous les roses, du plus tendre au plus lumineux…

Et sinon… encore du rose ? Celui du pourpier, installé depuis bien longtemps dans une vieille poterie, dans les fleurs duquel se cachent parfois quelques insectes.

Ou bien celui des framboises… le régal de Clémence !_DSC0271_11889J’ai fait mon tour de jardin en fin d’après-midi, sous le soleil… mais là, c’est une belle tempête qui est arrivée, secouant les bâches du toit, obligeant Gilbert et Gaël à remonter vérifier que tout est en place. Car c’était vraiment violent, vent et pluie. Un peu plus calme, depuis quelques minutes. Et nous allons peut-être, dès qu’ils seront redescendus, pouvoir goûter le dessert du soir… clafoutis aux abricots… un avant-goût de cet été bientôt là, qui semble par moments vouloir s’installer, mais qui pour l’instant ressemble un peu trop souvent à un triste printemps avec ses giboulées !

Juin au jardin

04juin16_00_jardin vert

 

Cette fois, il semble que ce printemps mouillé et froid ait décidé de changer d’air…

Avec toute cette eau, l’herbe est bien verte !

 

Les roses fleurissent sur tous les tons

Les nigelles proposent toute leur gamme de bleu

Les pavots refusent de céder la place (bien que certains soient un peu décoiffés par le vent de la semaine passée !)

Les géraniums dont je ne m’étais pas occupée depuis l’hiver dernier se croient en été

L’olivier, qui avait eu droit à une coupe très très courte, retrouve un peu de verdure… et sur la terrasse fendillée les pensées sauvages dessinent un joli chemin…

Bref, après un automne trèèèèèès long, le jardin renaît, et aujourd’hui c’était presque l’été !

Pluie, le retour.

Et même un bel orage. Portes et fenêtres grand ouvertes, pas de chance, cette fois la pluie est arrivée du côté où je ne l’attendais pas, ce qui a provoqué quelques lavages de sol inopinés…

Après la pluie, le beau temps… j’ai eu le temps d’aller faire une visite à mes pavots, échevelés, pétales tristement tombés…

Les nigelles, par contre, ne semblaient pas avoir souffert de cet orage, bleu scintillant sous un timide rai de soleil, avant… le retour de la pluie. L’orage gronde encore. Dommage, la journée avait pourtant bien commencé… mais je vous raconterai ma dernière trouvaille une autre fois !28mai_nigelles

Découvertes entre amis

Deux journées avec Mauricette et Gil. Mardi, une balade au bois de La Pleysse, petite marche tranquille de 2 heures (papotages, discussions et pause compris). Branches tombées, troncs déchirés après le violent vent d’autan, rayons de soleil jouant entre les troncs…

Le lendemain, un mercredi, il ne fallait pas manquer le marché de Cadours. Tiens, d’ailleurs, un jour j’irai avec l’appareil photo, après tout un marché de chez nous peut être aussi exotique qu’un marché italien ou… autre ! L’après-midi, j’avais réussi à trouver deux lieux que nos amis vadrouilleurs ne connaissaient pas, vers Saint Clar. En route donc vers la Lomagne, vers l’ancienne frontière entre Gascogne et Aquitaine… l’une appartenant à la France (enfin, au Comté de Toulouse…) et l’autre à l’Angleterre. Mais ça, c’était avant ! Premier arrêt, Gramont.18mai2016_12_Château Gramont Un village perché sur un éperon rocheux. A l’entrée, un musée du miel ( http://musee-du-miel.com/ ), mais nous allons droit vers le château. Un beau château gascon, donné par Simon de Montfort à la famille de Montaut au XIIIème siècle : tour carrée, salles de garde et à vivre. De mariages en ventes et restaurations, le château est finalement donné en 1979 au Centre des monuments nationaux, et se visite toute l’année (informations : http://www.chateau-gramont.fr/ ). Une visite intéressante  (surtout couplée avec le musée du miel), tant pour les adultes que pour les enfants. Donc, de famille Montaut, en mariage Voisins, en vente à de Caulet, etc… quelques remaniements ont donné son aspect actuel à la bâtisse. Nous en faisons d’abord le tour, en surveillant le passage sous les latrines de la grosse tour carrée… Sur les remparts, les plantes fleurissent entre les pierres.

Pas de grand parc, mais dans le jardin nord des buis bien taillés, et un étonnant « sophora pleureur », fantomatique à souhait.

Au début du XVIème siècle, Guillaume de Voisins accole une aile Renaissance à la tour carrée et ses salles, « à la mode du Val de Loire ». Ouvertures ornementées, pilastres, macarons, têtes d’anges, décors…

Photos interdites à l’intérieur. Difficile de résister, surtout dans la grande salle entre les deux tours, immense, à la charpente superbe… tant pis pour vous, vous êtes condamnés à aller y faire un tour ! Vraiment, ce « petit » château mérite le détour.18mai2016_17_Château Gramont Je vous glisse tout de même la photo du puits, « reste » du premier château, ce n’était pas interdit !

Et nous reprenons la route vallonnée, longeant l’Arratz, ruisseau formant cette ancienne frontière entre France et Angleterre, où chacun épiait son voisin du haut des tours gasconnes que l’on voit ici et là, en haut des coteaux… Nous sommes en Lomagne. Collines, champs, routes tortillonnantes (heu… ça existe ce mot ? tant pis, il est amusant et imagé !). Prochain arrêt : Lachapelle. Oui, je sais, je vous ai déjà raconté ce village et son étonnante église. Mais comme je ne me lasse pas d’y emmener nos amis de passage, les revoici ! Là aussi, un village lové autour d’un château (ou ce qu’il en reste) perché au sommet d’un monticule. Et une église enclavée dans le château. En attendant l’heure du rendez-vous pour la visite (car il vaut mieux prendre rendez-vous, c’est une association qui gère cette église, et les bénévoles ne sont pas assez nombreux – ici comme ailleurs… – pour une ouverture permanente), en attendant disais-je, Mauricette et Gil font un peu de causette au topiaire-épouvantail assis sur le banc…18mai2016_Lachapelle 01Donc, église enclavée dans le château. Et quelle église ! Baroque, Rococo, faux marbres de haut en bas, et surtout ces tribunes faisant penser à un théâtre vénitien… Je vous en ai trop dit, le mieux est de vous laisser découvrir !

Il ne nous restait plus qu’à faire le tour du village, très fleuri et très calme, et rentrer tranquillement reposer les yeux et emmagasiner toutes ces découvertes !

Oh, j’ai oublié de vous parler des deux frères, les frères Goulard, tous deux prêtres, qui ont décidé, en 1761, grâce à un important héritage paternel, de décorer cette église. Elle existe depuis le XIIème siècle… avec bien sûr, toutes les guerres destructrices, les reconstructions, les restaurations, et cette nouvelle décoration au XVIIème siècle. Décoration confiée à un menuisier-ébéniste de Lectoure. Et, naturellement, ils n’ont pas oublié de se faire représenter sur les arcades des tribunes !

Un dernier mot ? Le lien pour cette merveille : http://www.lachapelle82.fr .

Vacances romaines, 6

Ouf ! le vent d’autan a enfin cessé. Et la pluie arrivée. L’un n’allant généralement pas sans l’autre. Aujourd’hui, entre la pluie et la fraîcheur revenues, Raymond a même rallumé les poêles, et ça sent bon le feu de bois dans la maison. Mais hier, journée semi-ensoleillée, et ma belle de Shanghai en a profité pour s’épanouir, et accueillir une copine. Qui, aujourd’hui, essaie vainement de s’abriter de la pluie dans ses pétales… pour finalement décider que, tant qu’à faire, une petite douche…

Je pensais aller faire un repérage de la randonnée du 16 mai, la pluie m’a retenue dans mon élan… Alors, on repart à Rome, pour cette avant-dernière journée de vacances romaines. Le temps s’annonçant assez agréable, nous voilà partis pour une journée de balade.01_27avril_Gianicolo Grimpette jusqu’en haut du Gianicolo (… en bus… et d’ailleurs, sans ticket, car j’ai détraqué, bien malgré moi, le distributeur, mais nous y avons laissé l’équivalent de 3 tickets de bus, donc ce n’est pas vraiment de la triche !). Là-haut, outre la vue grandiose sur Rome, ses dômes, ses toits, nous sommes accueillis par tous les copains de Garibaldi et Anita, sa femme. Je ne vous mettrai pas le buste de tous, mais j’avoue que cet Istvan mérite bien une photo ! Quant à Madame Garibaldi, oui, on peut dire Madame avec un grand M. Une pasionaria, décédée très jeune, au destin extraordinaire. Et « son » monument lui rend bien hommage.

Nous descendons sur Trastevere, jardins, belles maisons… dont la Villa Farnesina, où nous retrouvons plafonds ornés et sur-ornés, murs peints, décors mythologiques, avec encore une fois les noces de Psyché et Éros :

De beaux trompe-l’œil, aussi, où l’on voit Rome comme d’un balcon, entre de belles colonnes de marbre… (et quelques graffitis laissés par on ne sait qui)

Et nous voici dans Trastevere. Restaurants et cafés bordent la rue de la Scala, puis Longaretta, qui mènent à la basilique. Si on veut avoir une idée du Trastevere populaire d’autrefois, il faut lire les Nouvelles Romaines de Moravia, mais vous aurez du mal à le retrouver en vous promenant dans le quartier de nos jours… c’est pourtant un quartier sympathique, mais il faut s’y promener plus longtemps que ce que nous avons fait. Une vieille pharmacie (XVII°) à côté de la petite église de la via della Scala, des fleurs suspendues sur les murs, du linge séchant, de la verdure, des tags, quelques jolies maisons rénovées, n’hésitez pas à quitter la rue Longaretta et vous glisser dans les ruelles autour…

Et n’hésitez pas non plus à entrer dans la basilique Santa Maria in Trastevere. Dorures et plafonds peints là encore, sols de marbres, mais aussi superbes mosaïques de l’abside (patientez, il y a toujours quelqu’un pour glisser une pièce dans le tronc pour quelques minutes d’éclairage 😉 !). Belles pierres tombales sous le porche.

J’allais oublier notre pause de midi. C’est certain, nous avions largement le choix, et aurions pu encore attendre. La devanture et l’intérieur de cette petite Prosciutteria nous ont fait craquer ! Végétariens s’abstenir, évidemment (sauf si vous mangez du fromage), mais les produits sont excellents, la gentillesse fait partie de l’accueil, et l’ensemble sort vraiment de l’ordinaire !

C’était vraiment une visite rapide d’un tout petit coin de ce quartier… Mais le programme de la journée n’était pas terminé ! Nous avions aussi décidé d’aller visiter la Crypte Balbi (dernière partie du Musée National Romain), et donc nous retraversons le Tibre jusqu’au Largo di Argentina, puis la Via delle Botteghe Oscure (tout un programme ce nom de rue !). Si vous y allez, faites-le un samedi ou un dimanche, où vous pourrez descendre sous le bâtiment. Explications, reconstitutions, et l’on réalise bien que la Rome Antique n’a pas fini de nous livrer ses secrets…

Restait encore à voir la fontaine de Trevi ! Mais avant d’y arriver, nous passons une fois de plus Piazza Venezia, et allez, une photo du Vittoriano, ce monument gentiment surnommé « la machine à écrire » ou « la grande tarte de la mariée »…39_27avril_monument à V.E.R.D'Italia Encore quelques rues pavées… et nous voici devant la fontaine de Trevi. Nouvellement restaurée, bien blanche, mais… encombrée de tant de monde ! Annie a trouvé tout de même une place pour lancer sa pièce de monnaie dans l’espoir de revenir à Rome…

Sur le chemin du retour, la Galleria A. Sordi, très belle verrière, puis la place Colonna avec une copie de la colonne de Trajan (copiée 80 ans après celle de Trajan), j’ai trouvé que la pâtisserie de la place de Montecitoro avait perdu un peu de son charme, bref, nous avons fini par nous poser pour notre goûter rituel ( 😉 ) près de la place Navona, dans une brasserie bio et même Vegan … pour faire l’équilibre avec le repas de midi… 😀

Nous rentrions tranquillement, et paf !, Michel découvre une exposition des inventions de Léonard de Vinci, dans le Palais della Cancelleria. Les découvertes continuent donc… et le cabinet aux glaces me donne l’occasion d’un auto-portrait… multiple !

Mais là, c’était vraiment la dernière visite, retour à l’appartement, et repos ! La dernière journée nous annonçait une météo pas très sympathique, mais, au programme, encore beaucoup de découvertes très prometteuses… que je vous proposerai un autre jour ! 11mai-rosesPour ce soir, je vous envoie quelques roses de la tonnelle, avant de vous souhaiter une bonne soirée ! Oh, au fait, ce concert de lundi soir, à Saint Pierre des Cuisines : magnifique. Dvorak dans toute sa beauté, le quatuor Américain éblouissant, le quintette avec contrebasse plein d’enthousiasme, une très belle sonorité pour cet ensemble jeune et souriant (formé par des musiciens de l’Orchestre National du Capitole, comme pour toutes ces soirées de musique de chambre, « les clefs de Saint Pierre », voici le lien si vous êtes en région toulousaine et aimez la musique de chambre : https://lesclefsdesaintpierre.org/ ).

Vacances Romaines, 3

Belle journée, aujourd’hui encore, mais avec du vent d’autan = pluie d’ici peu ? Espérons que ce ne sera pas pour dimanche, car ce serait bête pour le vide-greniers au village. Petit déjeuner sur la terrasse, un verre amical vers 16 heures sous les parasols, si ça pouvait continuer… C’était plus gris, dimanche 24 avril, à Rome. Encore une fois, il avait plu pendant la nuit, mais le matin était mi-bleu mi-gris. C’était journée Via Appia et catacombe. En commençant par Saint Jean de Latran.01_mur d'Aurélien à Latran En sortant du métro, nous nous guidons sur les statues de la basilique, qu’on aperçoit au-dessus du mur d’Aurélien, et dès que nous passons la porte San Giovanni, nous découvrons cette imposante basilique, et… le Saint Escalier. Je passe sur ce Saint escalier, que les fidèles montent encore à genoux de nos jours… je reste sceptique sur le fait que ce serait celui qui a été gravi par Jésus dans le palais de Ponce Pilate… à Jérusalem… mais la foi ne se discute pas. Bref. La basilique, porte en bronze, les « armes » de la papauté partout, au plafond, sur le sol, sur les murs, superbe nef, fastueuse décoration, mosaïques dorées dans l’abside et statues monumentales des apôtres. C’est dimanche, c’est Saint Jean de Latran, donc messe chantée, avec du monde, une chorale en toge rouge, des odeurs d’encens.

Nous nous glissons rapidement vers le cloître, changement complet d’ambiance ! Calme, charmant, élégant, colonnes torsadées recouvertes de mosaïques, fresques, un lieu où il fait bon se reposer, laisser errer les pensées…

Nous trouvons facilement le bus pour aller vers la Via Appia Antica (vous pouvez écouter, en même temps que vous lisez, « les pins de la via Appia », un des mouvements de l’œuvre « Les Pins de Rome », de Respighi, et imaginer l’armée romaine arrivant à Rome par cette voie… par exemple cette version : https://youtu.be/CgSBamE_sxM ). J’avais prévu de visiter la catacombe de Saint Sébastien, mais j’avais mal lu les informations, elle est fermée le dimanche. Pas simple à trouver, en plus… (bon, d’accord, il y a beaucoup de bus, à Rome, mais je trouve le réseau un peu compliqué à lire; et puis, ce n’était que notre deuxième jour à Rome) ! et donc nous voici largués en pleine campagne, à l’arrêt San Sebastiano, mais la catacombe se trouve, semble-t-il, à un bon kilomètre et demi. Bof, il fait bon, on est dans la nature, on croise des coureurs, des voitures nous doublent, et nous arrivons sur la Via Appia Antica. Censée être piétonne le dimanche… Nous allons un peu au hasard (il y a bien des pancartes et des flèches, mais c’est assez brouillon), et entrons dans un grand parc naturel, ancien cirque Massenzio. Après la circulation romaine, finalement, c’est bien agréable de se retrouver en pleine nature. Des ruines, bien sûr, restes de palais, de cirque, de porte, et un mausolée. Dans une niche du mausolée, une jeune femme chantait, l’acoustique était vraiment parfaite, petit moment de douceur bien agréable.

Sur le plan que j’avais, la deuxième visite prévue était la fosse Ardeatine. Saint Sébastien étant fermé donc, en avant vers une autre catacombe, parce qu’on n’avait pas fait tout ce trajet pour ne pas en voir au moins une ! Domitille était ouverte, ne semblait pas trop loin, nous voilà repartis (au fait, si vous allez dans le coin, prévoyez un pique-nique, c’est plus prudent, car les camions sur place ne font pas franchement dans la restauration rapide de qualité…). A pied. Petite route de campagne encore, bordée de fleurs d’acanthe.

Et arrivés au bout, nous tombons pile sur la Fosse Ardéatine. Au moins, nous n’aurions pas à chercher ! Je ne sais quel mot employer pour décrire ce lieu. Impressionnant. Émouvant. Bouleversant. Calme, aussi. Je préfère vous laisser un lien pour ce site : http://www.turismoroma.it/cosa-fare/fosse-ardeatine?lang=fr . Je n’ai pas fait beaucoup de photos, troublée et émue par l’Histoire et le lieu.

De la catacombe de Domitille, assez proche (et sous la chaleur), aucune photo. C’était interdit. Et pour une fois j’ai respecté l’interdiction… (d’ailleurs, depuis deux ans, je ne fais plus de photos lorsque c’est interdit, je me civilise 😉 !). Couloirs étroits, niches, certaines décorées, d’autres nues, objets antiques, fresques. J’ai trouvé un peu exagéré le tarif demandé par rapport à ce que nous avons vu, mais bon, il faut bien aider les archéologues qui continuent à chercher dans le noir… 22_autour de la Via Appia anticaComme il n’était pas tard, nous décidons, après avoir repéré les trajets du bus, de nous arrêter aux thermes de Caracalla. Oui, le bus était direct, mais circulaire, donc nous brinquebalons de la via Appia (récupérée après encore une petite marche dans la campagne…) au terminus, puis du terminus aux thermes. Où nous nous trouvons coincés dans la circulation par une course cycliste ! Mais nous nous en sortons, et arrivons enfin à ces fameux thermes. Magnifiques ! Panneaux explicatifs bien fichus, mosaïques. D’accord, ce sont (encore) des ruines, mais que c’est imposant ! Belle « piscine », sauna, vestiaires, salles de repos, de sport, de massage (on imagine…).

Et comme on n’avait pas assez marché ( 😀 !), nous décidons de rentrer à pied… en passant par le cirque Maxime proche. Il y avait une reconstitution de bataille romaine, ou de combat de gladiateurs, bref, du monde et du bruit, beaucoup de bruit !

Quelques gouttes de pluie de temps en temps, mais finalement, après un petit clin d’œil à la Bocca della Verità, et au temple d’Hercule, nous arrivons à Trastevere pour une pause goûter bien méritée (Michel en profite pour faire une jolie cascade, peut-être pour nous montrer ses aptitudes en gym ?).

Il ne nous restait plus qu’à traverser l’île Tibérine, longer le Tibre, remonter toute la Via Giulia, pour nous poser « chez nous » !

Je crois bien que ce soir-là encore, les pâtes étaient au menu….. Mais il fallait bien se remettre d’autant de marches et trajets campagnards un peu confus. Heureusement, nous étions à Rome, et chacun sait que tous les chemins y mènent !

De retour !

Avant de replonger dans nos vacances romaines, j’ai un peu besoin de retrouver la nature… car il faut bien dire que Rome, superbe et admirable ville, est tout de même bien encombrée de voitures, motos, scooters (de moins en moins, finie l’image de la Vespa…), et… de touristes ! Donc, hier, respiration nature, et tour de jardin sous le soleil. Les lilas sont en fleurs, et la lavande à papillons (du moins, je l’appelle ainsi !) lumineuse au soleil de fin d’après-midi.

Aujourd’hui, grand vent, les nuages courent dans le ciel… espérons que demain sera ensoleillé et que le muguet sera beau !

Un vrai dimanche de printemps

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Depuis hier, tondeuses et autres machines ronronnantes s’en donnent à cœur joie dans le village ! Nous, enfin… Raymond n’a pas manqué de se joindre au concert… et voilà le « jardin » tout pimpant. Il faut dire que le ciel bleu arrange bien la chose. Le cerisier en est encore plus lumineux, le prunier sème des fleurs de neige, et les abeilles et autres insectes bourdonnants ajoutent leur note printanière d’une fleur à l’autre.

Il m’a semblé entendre le coucou, hier matin, mais comme depuis je ne l’ai pas réentendu, je me demande si je n’ai pas rêvé ? Ou c’est un acouphène qui m’a joué un tour 😉 ? DSC_1502_10853En tout cas, emportée par l’élan ambiant, je me suis moi aussi mise à jardiner… nettoyage du devant de mon bureau, mon « pavement » de vieilles briques ayant l’air bien triste, avec encore ses feuilles sèches, et les herbes envahissantes entre les briques. Du coup, j’ai sarclé, et ajouté quelques briques, en me promettant cette fois de ne plus laisser les herbes folles s’étaler. Elles ont bien assez de place tout autour ! Mais… désherber à la main, quel travail… Pendant ce temps les chats des deux maisons nous surveillaient. Et par moments se regardaient en chats de faïence… mais bon, il a suffi que je m’approche avec l’appareil photo pour que l’un s’approche et se frotte à mes jambes, le plus jeune coure d’un autre côté, tandis que la troisième, impériale, est restée tranquillement sur son tas de branches. Mais notre Grisette faisait bande à part, et préférait « s’espatarrer » sur les carreaux de la terrasse.

Hélas, maintenant il semblerait que des nuages arrivent du côté de l’océan, pas de beau coucher de soleil ce soir, et demain, peut-être, la pluie ?

Normal, j’ai arrosé les plantes 😀 !

Balade du jour

DSC_1341_10741J’espère que c’est pour nous offrir une fête Pascale bien ensoleillée qu’aujourd’hui le soleil s’est mis au repos… Car lundi, ce serait tout de même plus agréable de pouvoir marcher, puis cuire et déguster l’omelette sous le soleil, même si les tentes sont prêtes à accueillir les gourmands ! Et comme il fallait bien aller faire un tour pour « nettoyer » les quelques branches et ronces un peu trop à hauteur des visages sur mon petit chemin de début de randonnée lundi, me voilà partie avec mon sécateur. C’est l’occasion aussi de flâner, car lundi pas question de s’arrêter tous les 10 mètres pour examiner de près les nouvelles feuilles, les champignons cachés, le dragon moussu et enturbanné de lierre (si, si, regardez bien son profil, trois cornes, l’œil, la gueule prête à enflammer les herbes 😉 !), les violettes et autres fleurs des champs !

Malgré ma chute de samedi dernier, sur la route du Carnaval de Launac, le genou semble tenir le coup, bien qu’encore très coloré… en fait toute la jambe hésite entre le bleu, le vert et le jaune… quant à la joue droite, elle refuse obstinément de perdre sa belle couleur rouge ! Bon, pas grave, d’ici lundi ce sera sûrement atténué. Ah oui, tiens, je n’ai pas parlé de ce petit Carnaval. Qui n’a rien à voir avec les carnavals des grandes villes, mais, bon enfant, déambule à travers les maisons du village. Nous étions en Afrique cette année, les drapeaux des pays africains ornaient la cour de l’école, et derrière les toms, boubous et sarouels rivalisaient de couleurs, tandis qu’un très mignon lionceau se mêlait à la fête…

Retour à ma balade du jour… les cognassiers que je pensais morts retrouvent leurs feuilles d’un vert tendre, je vais guetter les fleurs, si belles !

la fin du petit circuit arrive dans le jardin de Germaine, couvert de soucis.

À la Mathusine le cerisier commence à fleurir, les fleurs du pêcher tremblent sous le petit vent du soir,

les oiseaux continuent à réclamer leurs graines, les colombes et merles profitant des graines que font tomber mésanges et autres passereaux, mais tous prompts à s’envoler au moindre mouvement derrière la vitre du bureau (ce qui explique le flou pas vraiment voulu des photos…).

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et Butagaz, elle, continue à squatter mon bureau !