En campagne…

27oct2015_8897J’arrive presque à tenir le rythme d’une marche pas jour, si, si ! Mais c’est toujours plus d’une heure… les couleurs, la température agréable, les arrêts photo, l’heure passe vite, et frôle les deux heures parfois… je connais bien à peu près tous les chemins du coin, mais il m’arrive de me fourvoyer par curiosité sur le tracé d’un chemin… qui n’arrive nulle part, sinon au début d’un champ nouvellement labouré ! Aujourd’hui, un peu de route, puis un chemin, jusqu’à Saint Pé (5 maisons et une chapelle perchés sur une « crête » de colline).

Ce que je n’arrive toujours pas à comprendre, c’est que les paysans, les agriculteurs, qui devraient être les premiers à défendre la Terre, sont (du moins autour de chez nous) en train de l’asphyxier. Arbres déchiquetés, haies arrachées pour obtenir des champs toujours plus vastes, chemins de traverses supprimés, bidons de produits chimiques balancés ici et là, champs labourés jusqu’au ras de la route, entrées de champs aussi larges que des autoroutes, tout cela pour permettre à des engins de plus en plus monstrueux de passer…

Bref. Après Saint Pé, c’est l’ancien tracé du chemin de fer (ils n’y ont encore pas touché, mais jusqu’à quand ?…), beau et large chemin bordé de champs mais aussi d’arbres « automnalement » colorés. Entre deux moments de colère, j’ai profité de ciels somptueux, de terre mordorée, d’éclats de feuillages roux et ors dans le bois de Galembrun au loin, d’un arc en ciel, de soleil,

de curiosités offertes par la nature (et un peu les arracheurs de haies…),

et même d’un papillon se balançant dans le champ de trèfle voisin… le circuit de la prochaine randonnée du Comité des Fêtes de Galembrun (lundi de Pâques 2016, c’est encore loin…) commence à prendre forme…27oct2015_8920

Balade du jour

C’est décidé, je reprends la marche sérieusement, tranquillement, une heure minimum par jour, mais tous les jours…. hum, du moins j’espère ! En plus, là, vacances scolaires, donc pas de séance de Qi Gong, il faut absolument bouger autrement. Soleil, ciel bleu, me voilà partie vers le Marguestaud. Dans le village, les baies dans les haies sont magnifiques, malgré un débroussaillage plus que sérieux du chemin… les oiseaux peuvent faire des réserves !

Ça se transforme un peu dans le coin… hélas, pas partout en bien pour la nature : l’endroit où poussaient les orchidées « rubans » sauvages est complètement détruit… et des haies sont parties en fumée… Mais le petit chemin vers le bois et le ruisseau est encore là, manquerait plus que ça ! Le bois commence à prendre de belles couleurs automnales. Oh, bien sûr, ce n’est pas la forêt Canadienne, mais tout de même…

Vacances pour le Qi Gong, mais pas pour les moto cross, sur le terrain pourtant bien caché, il était difficile aujourd’hui de les rater. Vrombissement d’abeilles en folie, poussière, et je tourne et je tourne, et je saute les bosses, et je me bousille le dos, et je pollue… ah, bonjour la pollution sonore ! Heureusement le terrain est loin des maisons, mais on entendait de loin les moteurs je vous assure (pas eu l’idée de régler l’appareil sur la vitesse…).

J’ai vite retrouvé la quiétude du petit chemin dans les bois, les feuillages dorés, les éclairs de soleil sur une branche au milieu des fourrés.

Le sentier longe un champ, en jachère ? abandonné ?, où depuis longtemps je viens pour photographier des insectes, papillons au printemps et en été, fleurs sauvages… un bourdon était encore au travail, une énorme araignée s’est dépêchée de se camoufler sous une fleur séchée à mon approche…

Et sur le chemin du retour, près de la petite réserve d’eau, une haie de gratte-culs attendait la cueillette… dommage, je ne sais pas faire cette confiture, mais il va falloir que je signale l’endroit à Nicole et Alain !

Récompense de cette courte marche, depuis cette simili crête, les collines, les champs labourés, toujours aussi magnifiques et la lumière de fin d’après-midi… magique !

Une petite heure…

20avr15_5745Il fallait que je m’y remette, le genou enfin calmé, le soleil présent, tant de verts autour de nous… et je voulais vérifier si le gué du Marguestaud était redevenu praticable !

Le jaune des colzas devient un peu acide, mais les boutons d’or ont pris le relais, les fleurs de genêts ont remplacé celles des ajoncs. Les champs de blé sont maintenant bien verts. Dans le petit bois, sur le sentier encore humide qui suit le ruisseau, ces jolies fleurs bleues et rose vif au feuillage tacheté dont, décidément, je ne me souviendrai jamais du nom, sont enfin là, tout humides encore de la pluie de la veille.

Les insectes commencent à se montrer. Un petit tour vers ce champ en jachère (abandonné ?), où avec les beaux jours papillons et autres insectes volants se prélassent au soleil… mais c’est encore un peu tôt. Juste quelques papillons blancs, tournoyant, se « chasse-croisant », se poursuivant… photos difficiles ! Par contre, les premières orchidées sauvages sont là.

Près du gué, sur un beau coin d’herbe bien vert, un papillon bleuté prend la pause. En fait, il semble avoir choisi cet endroit pour mieux se mettre en valeur, auprès des fleurettes bleues, et je le soupçonne même de frimer devant l’appareil… oui, ce serait plutôt la pose… 😉

Mais le gué n’est toujours pas praticable, et le Marguestaud en deviendrait majestueux… enfin, presque !20avr15_5764 Hélas, avec tous ces arrêts, arrêts photos, arrêts attente, arrêts « mais que c’est beau ! »… la « petite heure » de marche prévue s’est transformée en presque 1 heure et demie, et j’ai bien failli en oublier d’aller récupérer les pitchounes à leur atelier marionnettes ! Heureusement, le portable a sonné (oui, je n’aime pas ce fil à la patte, mais comme je marche souvent seule, je me dis que c’est rassurant si par hasard je glissais dans les sentiers encore un peu boueux, ou si le genou se remettait à « criser », de pouvoir appeler à la maison), heureusement encore je n’étais pas loin d’une route, Raymond a pu venir me récupérer, et moi j’ai pu être presque à l’heure pour les filles ! Aujourd’hui, le soleil est toujours là, ambiance en verts et bleu, mais c’était ménage au programme… et quelques brasses ensuite pour remettre le dos en place (22 °, c’est tout à fait supportable, non ?)… alors, c’est sûr, l’après-midi a été un peu moins bucolique, moins « agreste » (ah, ce mot… souvenir amusant de ce chef d’orchestre qui voulait que nous jouions « agreste »… et moi, je voyais aussitôt mon coin de campagne !), mais avec ce temps, ce renouveau, le ménage m’a presque semblé agréable !

Et nous voici en fin de journée, avec cette lumière magique dont je ne me lasse pas… Bonne soirée !

une rando, des totems, une omelette = lundi de Pâques à Galembrun

Je suis certaine que vous l’attendiez avec impatience, l’histoire de cette journée à la campagne… Je profite donc de ce dimanche pluvieux19avril15_5713 (ça fait bizarre, d’ailleurs, de retrouver la pluie et le gris, je m’étais bien habituée au soleil !) pour enfin vous parler de cette tradition (dans les mots croisés, on dirait « us ») inaugurée il y a bien bien longtemps dans notre village.

Oui, je sais, d’autres l’avaient fait avant nous, et nous ne sommes ni les premiers ni les derniers à proposer une omelette pour le lundi de Pâques.

Oui, je sais, maintenant (et depuis longtemps) nous ne faisons plus le tour des fermes avec les enfants pour récolter des œufs… nous les achetons.

A Galembrun, nous y avons ajouté une matinée d’activités pour les enfants, qui ont fabriqué au fil des ans, coquetiers, masques, chanson et CD, animaux d’argile, mobiles, et autres très jolies choses pleines d’imagination. Cette année, c’était le modelage qui était au programme, avec Sylvie Laurens (les Bidouilleurs de terre, de Saint Paul sur Save, un village voisin), et les enfants ont bien bidouillé et fabriqué totems, pendentifs et animaux avec joie et enthousiasme. (merci à Guillemette pour les photos de l’atelier, prises pendant que j’essayais 😉 de mener la randonnée).

Depuis l’an dernier, nous avons ajouté au programme de la journée une randonnée dans les environs, la première d’une série de trois sur l’année. Randonnée de printemps. Au milieu des champs de colza en fleurs, de leur odeur entêtante, des verts nouveaux du blé débutant, de l’herbe revenue, du mimosa finissant et des cardamines des près ou des stellaires étoilées. Heureusement que j’avais pris mon temps lors du repérage, car ce lundi 6 avril, la cinquantaine de randonneurs venus profiter du soleil avait décidé de ne pas prendre le temps de regarder et/ou respirer les fleurs nouvelles… un départ à 4,9 km de moyenne, pour terminer sur une moyenne de 4,6 km/h !!!!! J’avais beau essayer de freiner, rien à faire, nous avions trop de sportifs, pas assez de randonneurs tranquilles 😉 . (merci à Didier pour les photos de « derrière » le groupe !)

Mais nous étions à l’heure pour le moment crucial de la journée : casser et battre les 1 200 œufs, pendant qu’Alain préparait le feu, que Patrick vérifiait la poêle, et que Franck, Michel, Henri et d’autres installaient les tables.

C’est qu’ensuite, il ne fallait pas perdre de temps, car juste après l’apéritif il fallait cuire l’omelette, et avec le super feu la cuisson était rapide, même bien touillée.

Installés sous les tentes, sur la place au soleil (les visages étaient un peu rouges en fin d’après-midi…), les 205 personnes présentes ont pu goûter à cette omelette pascale. Un peu de repos ensuite, jeux de cartes, de société, pétanque, ou tout simplement papotages avec l’un avec l’autre, échanges de souvenirs devant les vieilles voitures venues elles aussi profiter du grand air de Galembrun…

03avr15_5711Vers 18 heures, notre hameau avait retrouvé son calme et sa sérénité, et les grenouilles de la mare pouvaient recommencer leurs chansons !

Trois p’tits tours en Basquaisie

17mar15_lac Marion_5367Rien de mieux que quelques jours près de l’Océan pour remettre la tête et le cœur en place ! Tant pis si le grand vrai beau soleil n’est pas tout à fait au rendez-vous… juste « sniffer » l’air du bord de ma Côte Basque, et tout va beaucoup mieux. Et puis, il y a l’Océan, mais aussi les pinèdes, les collines vertes, les maisons, la Rhune toujours présente, les amies d’enfance, les moutons, taches blanches sur le vert, les surfeurs, taches noires sur le bleu, les ajoncs en fleur à cette époque, les mimosas, les camélias, le calme des lacs, les coins un peu perdus où le touriste ne s’aventure pratiquement jamais…

Pour notre arrivée, un grand ciel bleu au-dessus de nos têtes, mais au-dessus de l’océan c’était dans la brume que se couchait le soleil. Bizarre, mais beau.

Quelques balades autour du lac Marion, du lac de Mouriscot, le matin. Prairies de jonquilles, couples de canards très vigilants, et des coureurs… il semblerait que vers la côte, on courre beaucoup ! Nous avons été doublés, croisés, par des dizaines de personnes très affairées à dépenser souffle et énergie dans ce sport qui m’étonnera toujours, tellement cela semble être pour eux une souffrance…

Un océan bien calme, en attente des grandes marées, mais pendant ces trois jours nous l’avons toujours vu à marée basse, pas de chance pour le spectacle ! Par contre, les surfeurs, petits points noirs sur le bleu des vagues, étaient encore plus nombreux que les coureurs à pied… Ce jour-là, du haut de la chapelle de la Madeleine, à Bidart, la Côte était tout embrumée… mais les stèles du souvenir, dans un tel lieu, sont encore plus prenantes et émouvantes.

Passage obligé à Donibane – Saint Jean de Luz, sous un ciel gris côté Rhune mais bleu côté océan.

Et un grand tour vers l’intérieur du pays, montagnes et prairies tantôt vertes tantôt encore couleur d’automne avec les fougères rousses. Rencontre avec des pottoks au détour d’un virage, moutons blancs dans les prairies bien vertes…

Découvert la grotte des sorcières, Sorginen Lezea, à Zugarramurdi. Nous avions bien visité le musée en mai 2014, très bien fait et impressionnant, mais n’avions encore pas trouvé le temps d’aller dans cette grotte un peu mythique et mystique. Hélas, ce ne sont pas de sorcières de contes de fées dont il s’agit, mais bien de personnes, hommes, femmes, enfants même, victimes d’une situation sociale ancienne, d’une vague de panique face aux « sorciers », et d’une Inquisition qui avait besoin d’imposer son autorité. La grotte est ouverte, majestueuse, facilement accessible, mais attention si vous voulez faire le grand tour : plus de 300 marches pour grimper au-dessus de la grotte (belle vue sur les Pyrénées et la campagne basques) et revenir à votre point de départ…

… par un joli sentier fleuri d’hellébores, de violettes, de primevères, de jolies fleurettes blanches qui ressemblent à des anémones sauvages (mais la feuille n’est pas la même), longeant le ruisseau qui traverse la grotte, grimpant à travers la colline… avec de temps en temps des bancs pour souffler… c’est que je ne fais pas de jogging, et… je n’ai plus 20 ans ni 40 ni même 50 !

Un lien vers ce village, qui vaut vraiment qu’on s’y arrête. Pour l’Histoire, le lieu. Et… (ce qui ne gâte rien) les restaurants y sont de qualité 😉 !

http://www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso/Ocioycultura/4040/Museo-de-las-Brujas.htm

http://www.grottesdesare.fr/xareta/zugarramurdi.html

Retour à Galembrun après ces journées dépaysantes, où nous avons retrouvé un ciel plus hivernal que printanier, même si on sait que mars est le mois des giboulées !, un bon gros vent d’ouest, mais… le pêcher était là pour nous dire que oui oui, c’est bien le printemps…

En campagne…

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Dernier repérage hier après-midi du circuit de la randonnée « campagnarde » de demain dimanche 28 septembre. Je me suis régalée. Tranquillement, à mon rythme, c’est-à-dire en m’arrêtant pour photographier les arbres, les premières feuilles jaunies, les papillons (et là, il faut beaucoup de patience !!!), les reflets d’ombre et lumière dans le ruisseau, bref… la campagne ! Demain, il faudra probablement beaucoup moins flâner, même si dès le départ je précise bien que nous ne faisons pas une compétition, qu’on est là pour respirer, pour regarder ! Et comme souvent, je finirai bonne dernière une fois la presque fin du circuit arrivée… mais je m’en moque bien. Cette fois, je n’ai pas oublié de marquer les embranchements de la boucle, en décorant de jolis rubans verts quelques branches par-ci par-là.

Dès le départ, on peut faire le tour du circuit avec le regard, premiers coteaux, premier bois tout en bas, vallée et coteau qu’il faudra ensuite regrimper, puis redescendre et remonter…

Ligne de crête de Naples, re-descente dans la vallée, retrouver et longer le Marguestaud et ensuite re-grimper, d’abord par un champ empli de papillons et de fleurs d’automne, puis à travers le bois jusqu’au (faux) plat de fin de circuit. Et dans nos petits bois, le plus court chemin n’est jamais le plus droit… tellement on trouve de petites combes infranchissables !

Ombre et soleil, notre petit Marguestaud nous offre au passage quelques beaux reflets

Dans le bois de Galembrun, après la première descente (plus vraiment ombragée depuis que les haies ont disparu pour faire toujours plus de place aux engins de plus en plus énormes qui travaillent dans les champs), les arbres nous offrent leurs ombrages bienvenus…

Par-ci par-là, quelques lumineuses couleurs nous rappellent que l’automne est là, malgré le beau temps… couleurs magnifiées par le soleil ! Perles et collier de rubis, feuilles d’or, chardon tout échevelé…

Lorsqu’on quitte l’ombre de la forêt, sur la route de Naples, les bas-côtés réservent quelques surprises pour qui aime marcher en dilettante…

Et, avant le retour dans le bois, de l’autre côté de la vallée, juste après avoir passé le Marguestaud, c’est le plaisir des yeux : des centaines de papillons sniffant les derniers sucs des fleurs, se poursuivant, s’envolant en tourbillonnant, dans un champ que j’ai toujours vu en jachère, pour le bonheur des amateurs d’insectes ! Mais… patience recommandée !

Nous voici presque revenus au village… encore un petit bois, avec cette fois un sentier « tortillonnard », sur lequel on finit par se demander si un jour on va en voir la fin, ou si on ne s’est pas trompé de sens… C’est sûr, il serait plus simple de continuer à grimper droit devant, mais… entre les combes et les murs de ronces, mieux vaut suivre gentiment le sentier pour être certain d’arriver sur le chemin du retour sans encombre, et découvrir du haut de la crête le circuit que nous venons de terminer !

sept14-arrivéeN’hésitez pas à venir nous rejoindre pour la randonnée de demain, mais vous pouvez aussi noter les randonnées de 2015, printemps et automne autour de Galembrun : le 6 avril, le 25 mai et le 27 septembre.

A bientôt ?

Epouvant’ail ? ou épouvant’aulx ?

Ou aussi : l’été à la campagne, 3 !Lachapelle21août14_3483

Quelle belle journée, ce 21 août… un grand, un énorme « merci » à Corinne et Philippe. Comme lorsqu’on nous dit « venez nous voir, cet été », nous n’avons pas pour habitude de résister longtemps… nous voilà donc partis à Saint Clar de Lomagne (32, le Gers). Saint Clar, nous connaissions : le musée de l’école, les couverts un peu partout dans le village, la plaçote, la halle, les maisons en belle pierre blanche. D’accord, hors saison, pas très animé, ce gros village… Mais hier, ouh la !, que de monde ! C’était jour de fête, la fête de l’ail. Comment ?, vous ne connaissez pas l’ail de Saint Clar ? Grande lacune. Mais on va réparer ça, car l’ail, je vais vous en montrer sous toutes ses formes. Peau, épluchures, tête, gousse, tresse, compositions, l’ail est l’occasion dans notre région (Cadours, Saint Clar, Beaumont de Lomagne, et autres villages gersois) de belles fêtes, avec bandas, concours, grande bouffe ou repas gourmand (l’un n’excluant pas l’autre d’ailleurs), marché festif, bref, l’occasion de rencontres et de sourires.

Je commence par le village : la halle et son « beffroi », les couverts, l’église, la médiathèque, les maisons, le musée de l’école…

Et comme ce 21 août était jour de fête, il y avait du monde, des couleurs, une banda, et… de l’ail ! Il y avait même, sur un coin de marché, une belle troupe d’oies .

Ail blanc, ail violet, en tresses, en vrac, en sac, et surtout en compositions époustouflantes… regardez bien, ces œuvres sont faites uniquement avec l’ail, sa peau, ses épluchures, des mois de travail, et au bout, peut-être, une récompense, un prix. De « Léa se brosse les dents » à la reproduction de la halle de Saint Clar avec son marché du jeudi, en passant par l’illustration d’un conte « Jean de l’ail » (créée par des enfants), le pont du Gard, ou la découverte de l’Amérique…

Saint Clar, voilà déjà un joli bourg à découvrir. Mais il y a aussi les alentours, petits villages perchés au sommet d’une de ces collines à l’arrondi si doux, anciens châteaux cachés dans les arbres, plus ou moins remis en valeur… Et en faisant le tour de ces villages, en été, vous pourrez découvrir « la ronde des épouvantails ». Rivalisant d’imagination, d’ingéniosité… Sur la place de Saint Clar, c’est le groupe des notables du village qui vous attend. Dans le joli village d’Avezan, un robot vous accueille, et au bord du chemin, vous rencontrerez un jardinier, un pêcheur, une cueilleuse de pommes, et… le château, comme un théâtre, avec sa scène, ses coulisses, et une belle pelouse pour vous assoir… imaginez, un soir d’été, la chaleur se fait douce, les projecteurs s’allument, et un troubadour chante sous la fenêtre d’une dame… et soudain, la grande porte du château s’ouvre, et….

… et ce n’est pas fini ! Mais je continuerai plus tard, avec une merveilleuse découverte pas très loin de Saint Clar, et croyez-moi, il est des trésors bien cachés dans les plus petits de nos villages. A nous de savoir les trouver, les faire découvrir, comme l’ont fait hier Corinne et Philippe pour nous. Avezan21août14_3495Alors… suite sur une prochaine page ! Ce magnifique chat « avezien » ou « avezanais » (?) vous invite à un peu de patience…

Une après-midi à la ferme

23avr14_2186

Grand ciel bleu, vacances campagnardes, allez à la ferme ! Quel que soit votre lieu de vacances, vous trouverez toujours dans les environs une ferme accueillante ! (sauf, bien sûr, si vous êtes un inconditionnel de la ville…).

Et si vous passez du côté de Thil (Haute-Garonne), une belle adresse, tant pour les curieux de nature et d’animaux que pour les gourmands ! C’est la « ferme d’en Barrus » (http://enbarrus.free.fr/).24avr14_2199

De jolies chèvres, que vous accompagnez dans le bois ou que vous ramenez vers l’étable, l’espace, collines, vallons, des fleurs, un lac au fond…23avr14_2187 accueil en fanfare par l’âne de la ferme… un chien affectueux… le chevrier pour les explications, la « fermière » pour le goûter, et quel goûter : confitures maison, gâteaux, fromages blancs, assis sous la petite grange, avec quelques poules caquetant autour de vous, de l’espace, de la verdure, des fleurs… de vraies vacances !

Les chevrettes vous feront craquer, monsieur le bouc enfermé dans sa loge les mois d’été vous fera un peu mal au cœur, mais quand la « belle » saison viendra, rassurez-vous, il retrouvera cavalcades dans les prés et les bois en compagnie de ses compagnes.

Peut-être même repartirez-vous avec un joli chaton dans les bras… Et, bien sûr, impossible de résister aux fromages de chèvre, aux fromages « mixtes » (lait de chèvre et lait de vache), ou aux fromages au lait de vache, frais, crémeux ou plus secs…

C’est bientôt les journées à la ferme, notez les dates, et profitez de ces espaces encore à la mesure de l’Homme, des enfants, où l’on respire sans contrainte, et où l’accueil est toujours plein de bonne humeur.bienvenue_2200

Et pas seulement à « En Barrus », je suis certaine. Mais leurs fromages de chèvre sont « une tuerie », leur sourire un vrai bonheur, et le bleu du ciel se reflète dans les yeux de toute la famille…

Eh oui, je suis une fan !

balade d’hiver…

Point n’est besoin souvent de traverser les mers, et l’émerveillement devant la nature et les paysages se rencontre  aussi sur nos petits chemins de campagne, nos petits bouts de pays… Cet après-midi, c’était le cas, ici, à Galembrun. Comment, vous ne connaissez pas Galembrun ? Un hameau, 150 habitants, une mare, une église, quelques maisons autour de la place, un bar (géré par le comité des fêtes) où les soirs de tournoi de rugby se retrouvent quelques fanatiques… à l’est « la plaine », mais pour l’ouest, le sud et le nord ce sont des collines et des vallons… des champs, entre vert éclatant et marron roux, des forêts aux arbres un peu tristes sans leurs feuilles en ce moment, mais où déjà pointent quelques bourgeons de futurs ajoncs dorés, un ruisseau : le Marguestaud qui après toutes ces journées de pluie se la joue chutes du Niagara ou Seljalandfoss… et aujourd’hui un beau ciel bleu !

Mais même si les arbres attendent leur tenue de printemps, le soleil d’hiver offre quelques belles couleurs au hasard des sentiers, ici des mousses au vert délicat et tendre, là un feuillage roux se balance doucement dans le vent , dans le champ en jachère des fleurs séchées font les belles , le vieux tronc expose fièrement ses cicatrices, et sur la route du retour un jeune chêne solitaire se dresse au soleil couchant…

Certes, de temps en temps, il est bon d’aller voir ailleurs, découvrir de nouveaux paysages, mais surtout, surtout, ne boudons pas notre bonheur de « viure al païs »… notre si beau pays, entre Gers, Lomagne et pays Toulousain !