Petite marche du jour…

DSC_0045_9171Non, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles pour rythmer cette marche, pour cela, les chants des oiseaux sont parfaits ! Et donc, je reprends, après la parenthèse de la semaine dernière (quelques nouveautés dont je vous causerai plus tard), mes marches tranquilles dans les environs. Aujourd’hui, réveil en blanc givré (non, pas encore de neige, mais qu’il fait froid !), et bien embrouillardé. Mais le soleil a fait tout de même une petite, toute petite apparition dans l’après-midi. Les champs fraichement labourés et hersés apportent d’autres couleurs, et le paysage s’emmitouflait dans une jolie brume bleutée.

Dans le bois, le vert des mousses rivalise avec le rouge des baies, le marron-roux et les restes d’or des feuilles, mais les baies du genévrier ne sont pas encore mûres pour parfumer les plats.

Les tiges et les fruits de la vigne-vierge décorent les vieux murs comme autant de guirlandes de Noël. Et, dans le village, quelques rosiers refusent obstinément de croire à l’hiver…

De l’or en feuilles…

Oui, encore mes petits coins de campagne, mes chemins sous les arbres, mes coups de cœur pour dame nature, fleurs fanées, fruits des haies…29oct2015_8925 D’abord le bois et son sentier recouvert de feuilles dorées, rousses, les arbres se jouant de la géométrie, aux feuillages de plus en plus d’or vif.

Dans un champ abandonné, les chardons fanant se défont en milliers de plumetis aériens.

Des pommes sauvages tombées au bord du sentier, des gratte-cul rouge éclatant, et les cannelures de la prêle.

Un âne gris bleuté, un ciel bleu et doré avec ses hiéroglyphes…

Le clocher du village au soleil de cette après-midi ensoleillée.29oct2015_8941

Une balade calme, tranquille, toute en douceur. Et notre monde, nos vies, ont bien besoin de douceur en ce moment ! Hélas, ce n’est pas facile. Comment vivre ces petits bonheurs si simples sans culpabiliser pour tous ceux et celles qui sont dans l’exil, le malheur, les guerres ?… Les « grands » de ce monde ne pourraient-ils un moment s’arrêter et prendre le temps de regarder vraiment, avec leur cœur, ce qui les entoure et qu’ils sont en train de détruire ?

En campagne…

27oct2015_8897J’arrive presque à tenir le rythme d’une marche pas jour, si, si ! Mais c’est toujours plus d’une heure… les couleurs, la température agréable, les arrêts photo, l’heure passe vite, et frôle les deux heures parfois… je connais bien à peu près tous les chemins du coin, mais il m’arrive de me fourvoyer par curiosité sur le tracé d’un chemin… qui n’arrive nulle part, sinon au début d’un champ nouvellement labouré ! Aujourd’hui, un peu de route, puis un chemin, jusqu’à Saint Pé (5 maisons et une chapelle perchés sur une « crête » de colline).

Ce que je n’arrive toujours pas à comprendre, c’est que les paysans, les agriculteurs, qui devraient être les premiers à défendre la Terre, sont (du moins autour de chez nous) en train de l’asphyxier. Arbres déchiquetés, haies arrachées pour obtenir des champs toujours plus vastes, chemins de traverses supprimés, bidons de produits chimiques balancés ici et là, champs labourés jusqu’au ras de la route, entrées de champs aussi larges que des autoroutes, tout cela pour permettre à des engins de plus en plus monstrueux de passer…

Bref. Après Saint Pé, c’est l’ancien tracé du chemin de fer (ils n’y ont encore pas touché, mais jusqu’à quand ?…), beau et large chemin bordé de champs mais aussi d’arbres « automnalement » colorés. Entre deux moments de colère, j’ai profité de ciels somptueux, de terre mordorée, d’éclats de feuillages roux et ors dans le bois de Galembrun au loin, d’un arc en ciel, de soleil,

de curiosités offertes par la nature (et un peu les arracheurs de haies…),

et même d’un papillon se balançant dans le champ de trèfle voisin… le circuit de la prochaine randonnée du Comité des Fêtes de Galembrun (lundi de Pâques 2016, c’est encore loin…) commence à prendre forme…27oct2015_8920

Balade du jour

C’est décidé, je reprends la marche sérieusement, tranquillement, une heure minimum par jour, mais tous les jours…. hum, du moins j’espère ! En plus, là, vacances scolaires, donc pas de séance de Qi Gong, il faut absolument bouger autrement. Soleil, ciel bleu, me voilà partie vers le Marguestaud. Dans le village, les baies dans les haies sont magnifiques, malgré un débroussaillage plus que sérieux du chemin… les oiseaux peuvent faire des réserves !

Ça se transforme un peu dans le coin… hélas, pas partout en bien pour la nature : l’endroit où poussaient les orchidées « rubans » sauvages est complètement détruit… et des haies sont parties en fumée… Mais le petit chemin vers le bois et le ruisseau est encore là, manquerait plus que ça ! Le bois commence à prendre de belles couleurs automnales. Oh, bien sûr, ce n’est pas la forêt Canadienne, mais tout de même…

Vacances pour le Qi Gong, mais pas pour les moto cross, sur le terrain pourtant bien caché, il était difficile aujourd’hui de les rater. Vrombissement d’abeilles en folie, poussière, et je tourne et je tourne, et je saute les bosses, et je me bousille le dos, et je pollue… ah, bonjour la pollution sonore ! Heureusement le terrain est loin des maisons, mais on entendait de loin les moteurs je vous assure (pas eu l’idée de régler l’appareil sur la vitesse…).

J’ai vite retrouvé la quiétude du petit chemin dans les bois, les feuillages dorés, les éclairs de soleil sur une branche au milieu des fourrés.

Le sentier longe un champ, en jachère ? abandonné ?, où depuis longtemps je viens pour photographier des insectes, papillons au printemps et en été, fleurs sauvages… un bourdon était encore au travail, une énorme araignée s’est dépêchée de se camoufler sous une fleur séchée à mon approche…

Et sur le chemin du retour, près de la petite réserve d’eau, une haie de gratte-culs attendait la cueillette… dommage, je ne sais pas faire cette confiture, mais il va falloir que je signale l’endroit à Nicole et Alain !

Récompense de cette courte marche, depuis cette simili crête, les collines, les champs labourés, toujours aussi magnifiques et la lumière de fin d’après-midi… magique !

Géométries champêtres

… et autres « campagnarderies ».

Distribution des prospectus pour le vide-greniers du hameau, le 8 mai prochain, à chacun ses routes… alors me voilà partie sur la route de Pelleport. Une bien jolie petite route, ombragée, bas-côtés verdoyants, fleurs sauvages et fleurs « savantes », trèfle rose et iris, champs et coteaux d’un côté, « plaine » (enfin, presque) de l’autre.

Quelques chiens aboyeurs pour pimenter la distribution (la prochaine fois, je pars avec des boules Quiès !). Et une fois les papiers déposés dans les boîtes, j’ai décidé de quitter la route, et de prendre les chemins.

Pas vraiment d’horaire à respecter cette fois. Qu’à cela ne tienne, je me risque sur un chemin encore inconnu, qui, bien évidemment s’arrête en plein champ, après m’avoir fait patauger dans quelques belles flaques d’eau bien cachées sous les hautes herbes… 22avril2015_5780entre deux pentes, un arbre veille.

Je me risque sur les « chemins » tracés par les roues des tracteurs (pour une fois, je bénis ces mastodontes travailleurs !), lignes parallèles, pas forcément rectilignes, croisements,

toiles d’araignées enguirlandées des « fleurs de monsieur Larousse » ou des bourres tombées des peupliers.

Et me voilà enfin sur l’ancienne ligne de chemin de fer Cadours-Grenade, devenue aujourd’hui chemin bien apprécié des randonneurs du coin. Haies, bois, champs, fleurs sauvages… plus de chiens excités, mais les chants des oiseaux à peine effarouchés par mes pas. Je respire !

Hélas… dans la haie au fond du dernier champ avant la maison, les bidons de pesticides ou autres saletés sont toujours là, depuis plus de 3 années…22avril2015_5796 je pensais bêtement que le paysan qui les avait utilisés finirait par les ramasser pour les jeter dans une déchèterie, mais j’étais trop optimiste… pourtant, est-ce à moi de le faire ? ou dois-je continuer de les laisser là, bien en évidence en plus, pour que chacun prenne conscience de ce que peuvent contenir ces céréales dont « on » nous vante tant la nécessité pour le petit-déjeuner des enfants ?

Ils n’empêchent pas les papillons et autres insectes de se promener, d’accord, mais tout de même, cette Terre toute craquelée, c’est triste, même si ce papillon semble satisfait de s’y poser…

Un petit air de printemps…

… enfin !bonjour_5561

Je commençais (et je crois que je n’étais pas la seule) à m’impatienter. Le printemps n’arriverait donc jamais ? On sait bien que Mars est le mois des giboulées, mais, tout de même, c’est aussi le mois du printemps ! Et les giboulées se succédaient, en oubliaient de céder la place, et les poêles continuaient de chauffer la maison, les oiseaux réclamaient leurs graines, les fleurs s’impatientaient…

Mais ça y est, du moins il semblerait qu’enfin ils soit là. Arrivé presque d’un seul coup d’un seul.

Il s’annonçait, pourtant, malgré les nuages et le ciel gris, avec les vaporeuses fleurs d’aubépine, les ficaires bien vernis… Et soudain, dans les haies, les nuages d’aubépine ont laissé la place aux jeunes feuilles. Au jardin, les muscaris ont remplacé les violettes, l’or des pissenlits éclate sur les pelouses vertes (les taupes aussi semblent s’éclater….), les pâquerettes pointillent de blanc le moindre espace d’herbe, et le jaune citron des champs de colza rivalise de lumière avec le vert tout neuf des champs de blé. Il reste bien par-ci par-là quelques diamants égarés dans les feuilles à l’ombre du muret, le ciel n’est pas tous les jours aussi bleu qu’on le souhaiterait… mais il est bien arrivé, la huppe et le coucou revenus nous le clament, mêlant leurs appels avec les chants des oiseaux restés dans nos haies.

Les cyclistes fleurissent sur les routes, en rangs serrés, grimaçant sous l’effort, ne prenant pas le temps de respirer cet air nouveau, de regarder les couleurs (oui, j’ai une dent contre ces troupeaux de cyclistes qui occupent, sans se soucier des autres ni du danger, une grande moitié de largeur de nos petites routes…). Et moi, j’ai repris (un peu) la marche, malgré un petit air resté frisquet, peut-être un peu trop vite au grand désespoir de mon genou qui avait pris l’habitude du fauteuil du bureau ou du séjour… mais il fallait bien préparer « pour de vrai », et non plus seulement sur les cartes, la randonnée du lundi de Pâques, la première de l’année organisée par le Comité des Fêtes de Galembrun (heu… en fait, par moi, avec la bénédiction de tout le groupe !). Alors, même si parfois le ciel était encore un peu gris, me voilà repartie à la recherche de nouveaux tours et détours dans notre si jolie campagne…

Encore une fois, bien entendu, j’ai râlé et pesté contre nos gros agriculteurs qui, au mépris de toute écologie, de notre (leur)  environnement, ont détruit haies et « chemins de traverses » d’un champ à un autre, pour pouvoir passer avec leurs machines de plus en plus imposantes, sans se poser de questions sur ce qui restera de la Terre après eux… des champs d’herbe rouge… une terre sèche et craquelée… qu’on ne me dise pas qu’ils emploient des produits écologiques, quand on voit le résultat :

Enfin, pour ce lundi de Pâques, le soleil était là et bien là, la randonnée était rodée, et notre hameau s’était fait tout beau pour la traditionnelle omelette du lundi de Pâques sur la place. Galembrun_5564

Mais, là, c’est une autre histoire, et une autre page à venir sur ce journal !

Trois p’tits tours en Basquaisie

17mar15_lac Marion_5367Rien de mieux que quelques jours près de l’Océan pour remettre la tête et le cœur en place ! Tant pis si le grand vrai beau soleil n’est pas tout à fait au rendez-vous… juste « sniffer » l’air du bord de ma Côte Basque, et tout va beaucoup mieux. Et puis, il y a l’Océan, mais aussi les pinèdes, les collines vertes, les maisons, la Rhune toujours présente, les amies d’enfance, les moutons, taches blanches sur le vert, les surfeurs, taches noires sur le bleu, les ajoncs en fleur à cette époque, les mimosas, les camélias, le calme des lacs, les coins un peu perdus où le touriste ne s’aventure pratiquement jamais…

Pour notre arrivée, un grand ciel bleu au-dessus de nos têtes, mais au-dessus de l’océan c’était dans la brume que se couchait le soleil. Bizarre, mais beau.

Quelques balades autour du lac Marion, du lac de Mouriscot, le matin. Prairies de jonquilles, couples de canards très vigilants, et des coureurs… il semblerait que vers la côte, on courre beaucoup ! Nous avons été doublés, croisés, par des dizaines de personnes très affairées à dépenser souffle et énergie dans ce sport qui m’étonnera toujours, tellement cela semble être pour eux une souffrance…

Un océan bien calme, en attente des grandes marées, mais pendant ces trois jours nous l’avons toujours vu à marée basse, pas de chance pour le spectacle ! Par contre, les surfeurs, petits points noirs sur le bleu des vagues, étaient encore plus nombreux que les coureurs à pied… Ce jour-là, du haut de la chapelle de la Madeleine, à Bidart, la Côte était tout embrumée… mais les stèles du souvenir, dans un tel lieu, sont encore plus prenantes et émouvantes.

Passage obligé à Donibane – Saint Jean de Luz, sous un ciel gris côté Rhune mais bleu côté océan.

Et un grand tour vers l’intérieur du pays, montagnes et prairies tantôt vertes tantôt encore couleur d’automne avec les fougères rousses. Rencontre avec des pottoks au détour d’un virage, moutons blancs dans les prairies bien vertes…

Découvert la grotte des sorcières, Sorginen Lezea, à Zugarramurdi. Nous avions bien visité le musée en mai 2014, très bien fait et impressionnant, mais n’avions encore pas trouvé le temps d’aller dans cette grotte un peu mythique et mystique. Hélas, ce ne sont pas de sorcières de contes de fées dont il s’agit, mais bien de personnes, hommes, femmes, enfants même, victimes d’une situation sociale ancienne, d’une vague de panique face aux « sorciers », et d’une Inquisition qui avait besoin d’imposer son autorité. La grotte est ouverte, majestueuse, facilement accessible, mais attention si vous voulez faire le grand tour : plus de 300 marches pour grimper au-dessus de la grotte (belle vue sur les Pyrénées et la campagne basques) et revenir à votre point de départ…

… par un joli sentier fleuri d’hellébores, de violettes, de primevères, de jolies fleurettes blanches qui ressemblent à des anémones sauvages (mais la feuille n’est pas la même), longeant le ruisseau qui traverse la grotte, grimpant à travers la colline… avec de temps en temps des bancs pour souffler… c’est que je ne fais pas de jogging, et… je n’ai plus 20 ans ni 40 ni même 50 !

Un lien vers ce village, qui vaut vraiment qu’on s’y arrête. Pour l’Histoire, le lieu. Et… (ce qui ne gâte rien) les restaurants y sont de qualité 😉 !

http://www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso/Ocioycultura/4040/Museo-de-las-Brujas.htm

http://www.grottesdesare.fr/xareta/zugarramurdi.html

Retour à Galembrun après ces journées dépaysantes, où nous avons retrouvé un ciel plus hivernal que printanier, même si on sait que mars est le mois des giboulées !, un bon gros vent d’ouest, mais… le pêcher était là pour nous dire que oui oui, c’est bien le printemps…

Ambiances bretonnes, le bleu…

Celles et ceux qui disent qu’il pleut tout le temps et qu’il fait gris en Bretagne sont des mauvaises langues, ou n’y ont jamais mis les pieds. Car, oui, le ciel de Bretagne sait aussi être bleu ! La preuve :

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Même les murs, parfois, lorsque le ciel est un tantinet grisounet (ça peut arriver), arrivent à le faire mentir, et racontent les vraies couleurs du pays !

Et le soir, lorsque le soleil se décide à partir,  les marais se transforment peu à peu en miroirs d’ors bleu …

Port du Loup_02jan14_4780Mais toujours, au détour des routes et chemins, du début du jour à la fin de la nuit, un calvaire veille, que le ciel soit gris, bleu, ou d’or fondu.

Bretagne bleue, Bretagne grise, Bretagne d’or… quelques images de Bretagne « du sud », en attendant une prochaine vadrouille peut-être vers une Bretagne plus centrale ?

Pas tout de suite, un peu de repos à la maison, histoire de récupérer de ce mois de janvier, de rêver et se préparer à découvrir d’autres horizons, en France et ailleurs, de voir refleurir les roses au jardin, d’entendre le vent d’hiver souffler dans le vieux chêne et dans le laurier, d’épier mésanges, moineaux, verdiers, et peut-être notre beau bandit masqué de pic-épeiche en train de picorer et se disputer les graines …

En campagne…

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Dernier repérage hier après-midi du circuit de la randonnée « campagnarde » de demain dimanche 28 septembre. Je me suis régalée. Tranquillement, à mon rythme, c’est-à-dire en m’arrêtant pour photographier les arbres, les premières feuilles jaunies, les papillons (et là, il faut beaucoup de patience !!!), les reflets d’ombre et lumière dans le ruisseau, bref… la campagne ! Demain, il faudra probablement beaucoup moins flâner, même si dès le départ je précise bien que nous ne faisons pas une compétition, qu’on est là pour respirer, pour regarder ! Et comme souvent, je finirai bonne dernière une fois la presque fin du circuit arrivée… mais je m’en moque bien. Cette fois, je n’ai pas oublié de marquer les embranchements de la boucle, en décorant de jolis rubans verts quelques branches par-ci par-là.

Dès le départ, on peut faire le tour du circuit avec le regard, premiers coteaux, premier bois tout en bas, vallée et coteau qu’il faudra ensuite regrimper, puis redescendre et remonter…

Ligne de crête de Naples, re-descente dans la vallée, retrouver et longer le Marguestaud et ensuite re-grimper, d’abord par un champ empli de papillons et de fleurs d’automne, puis à travers le bois jusqu’au (faux) plat de fin de circuit. Et dans nos petits bois, le plus court chemin n’est jamais le plus droit… tellement on trouve de petites combes infranchissables !

Ombre et soleil, notre petit Marguestaud nous offre au passage quelques beaux reflets

Dans le bois de Galembrun, après la première descente (plus vraiment ombragée depuis que les haies ont disparu pour faire toujours plus de place aux engins de plus en plus énormes qui travaillent dans les champs), les arbres nous offrent leurs ombrages bienvenus…

Par-ci par-là, quelques lumineuses couleurs nous rappellent que l’automne est là, malgré le beau temps… couleurs magnifiées par le soleil ! Perles et collier de rubis, feuilles d’or, chardon tout échevelé…

Lorsqu’on quitte l’ombre de la forêt, sur la route de Naples, les bas-côtés réservent quelques surprises pour qui aime marcher en dilettante…

Et, avant le retour dans le bois, de l’autre côté de la vallée, juste après avoir passé le Marguestaud, c’est le plaisir des yeux : des centaines de papillons sniffant les derniers sucs des fleurs, se poursuivant, s’envolant en tourbillonnant, dans un champ que j’ai toujours vu en jachère, pour le bonheur des amateurs d’insectes ! Mais… patience recommandée !

Nous voici presque revenus au village… encore un petit bois, avec cette fois un sentier « tortillonnard », sur lequel on finit par se demander si un jour on va en voir la fin, ou si on ne s’est pas trompé de sens… C’est sûr, il serait plus simple de continuer à grimper droit devant, mais… entre les combes et les murs de ronces, mieux vaut suivre gentiment le sentier pour être certain d’arriver sur le chemin du retour sans encombre, et découvrir du haut de la crête le circuit que nous venons de terminer !

sept14-arrivéeN’hésitez pas à venir nous rejoindre pour la randonnée de demain, mais vous pouvez aussi noter les randonnées de 2015, printemps et automne autour de Galembrun : le 6 avril, le 25 mai et le 27 septembre.

A bientôt ?

Epouvant’ail ? ou épouvant’aulx ?

Ou aussi : l’été à la campagne, 3 !Lachapelle21août14_3483

Quelle belle journée, ce 21 août… un grand, un énorme « merci » à Corinne et Philippe. Comme lorsqu’on nous dit « venez nous voir, cet été », nous n’avons pas pour habitude de résister longtemps… nous voilà donc partis à Saint Clar de Lomagne (32, le Gers). Saint Clar, nous connaissions : le musée de l’école, les couverts un peu partout dans le village, la plaçote, la halle, les maisons en belle pierre blanche. D’accord, hors saison, pas très animé, ce gros village… Mais hier, ouh la !, que de monde ! C’était jour de fête, la fête de l’ail. Comment ?, vous ne connaissez pas l’ail de Saint Clar ? Grande lacune. Mais on va réparer ça, car l’ail, je vais vous en montrer sous toutes ses formes. Peau, épluchures, tête, gousse, tresse, compositions, l’ail est l’occasion dans notre région (Cadours, Saint Clar, Beaumont de Lomagne, et autres villages gersois) de belles fêtes, avec bandas, concours, grande bouffe ou repas gourmand (l’un n’excluant pas l’autre d’ailleurs), marché festif, bref, l’occasion de rencontres et de sourires.

Je commence par le village : la halle et son « beffroi », les couverts, l’église, la médiathèque, les maisons, le musée de l’école…

Et comme ce 21 août était jour de fête, il y avait du monde, des couleurs, une banda, et… de l’ail ! Il y avait même, sur un coin de marché, une belle troupe d’oies .

Ail blanc, ail violet, en tresses, en vrac, en sac, et surtout en compositions époustouflantes… regardez bien, ces œuvres sont faites uniquement avec l’ail, sa peau, ses épluchures, des mois de travail, et au bout, peut-être, une récompense, un prix. De « Léa se brosse les dents » à la reproduction de la halle de Saint Clar avec son marché du jeudi, en passant par l’illustration d’un conte « Jean de l’ail » (créée par des enfants), le pont du Gard, ou la découverte de l’Amérique…

Saint Clar, voilà déjà un joli bourg à découvrir. Mais il y a aussi les alentours, petits villages perchés au sommet d’une de ces collines à l’arrondi si doux, anciens châteaux cachés dans les arbres, plus ou moins remis en valeur… Et en faisant le tour de ces villages, en été, vous pourrez découvrir « la ronde des épouvantails ». Rivalisant d’imagination, d’ingéniosité… Sur la place de Saint Clar, c’est le groupe des notables du village qui vous attend. Dans le joli village d’Avezan, un robot vous accueille, et au bord du chemin, vous rencontrerez un jardinier, un pêcheur, une cueilleuse de pommes, et… le château, comme un théâtre, avec sa scène, ses coulisses, et une belle pelouse pour vous assoir… imaginez, un soir d’été, la chaleur se fait douce, les projecteurs s’allument, et un troubadour chante sous la fenêtre d’une dame… et soudain, la grande porte du château s’ouvre, et….

… et ce n’est pas fini ! Mais je continuerai plus tard, avec une merveilleuse découverte pas très loin de Saint Clar, et croyez-moi, il est des trésors bien cachés dans les plus petits de nos villages. A nous de savoir les trouver, les faire découvrir, comme l’ont fait hier Corinne et Philippe pour nous. Avezan21août14_3495Alors… suite sur une prochaine page ! Ce magnifique chat « avezien » ou « avezanais » (?) vous invite à un peu de patience…