Islande, 3

105_30août_Dritvìk et DjupalonJe crois que j’ai trouvé au moins une des raisons pour lesquelles j’aime l’Islande. C’est parce que ce pays s’adapte (peut-être par force) à la Nature, alors que dans le Monde, beaucoup de pays s’efforcent d’imposer leur façon de vivre à la Nature. Alors, bien sûr, c’est en train de changer un peu : les infrastructures pour accueillir les touristes se multiplient, les routes sont plus entretenues, les sources chaudes les plus proches des grands circuits touristiques sont modernisées. Mais, heureusement ?, le pays est obligé de tenir compte des imprévus, volcans et éruptions possibles, enneigement, crues, climat. Et puis il faut bien avouer que, le pays étant assez cher, beaucoup de touristes se contentent de « l’essentiel » à découvrir, avec de courts circuits tout compris, circuits sur lesquels se concentrent les cars de grand tourisme. Quelques sites échappent encore au « tourisme de masse ». Mais quand je regarde les propositions des agences, par exemple le « grand tour de l’Islande », je reste sidérée par les tarifs. D’accord, ils ne proposent pas d’auberge de jeunesse 😉 , et les repas, au moins ceux du soir, sont inclus, mais tout de même. Oui, c’est vrai, la vie est chère en Islande, surtout si vous allez au restaurant midi et soir, si vous ne voulez que des chambres doubles avec salle de bains privative, si vous louez un 4 x 4 même si vous ne comptez pas aller dans l’intérieur du pays, et si vous ne partez pas de l’aéroport d’une grande ville ! Ceci dit, il y a beaucoup de maisons d’hôtes où vous serez logés confortablement, où parfois, le petit-déjeuner est compris, mais où vous partagerez la cuisine et la salle de bains avec d’autres voyageurs. Quant aux repas au restaurant, vous trouverez partout la soupe du jour servie avec du pain (souvent fait maison) et du beurre, des pâtisseries maison, et pourrez découvrir des plats typiques qui ne grèveront pas votre budget, si vous savez vous passer du menu « entrée-plat-dessert-vin-café »! C’est sûr, pour une bouteille de vin… Et… l’Islande étant à la mode, le pays en profite. Qui leur reprochera ? A part moi. Qui ai commencé à oser y aller en 2008. Avant, je me contentais d’en rêver, devant les photos que mon frère en rapportait (www.waysofnature.com )…

Bon, assez de bavardage, les images de ce troisième jour du circuit : le tour de Snaefellsnes, la péninsule où dort (?) le volcan du « Voyage au Centre de la Terre ». En juin 2015 j’avais découvert, grâce au Routard, une petite route qui traversait des champs de trolls (grandes étendues de rochers de lave tordus, aux formes étonnantes, recouverts de mousses aux couleurs changeant selon la saison ou même l’heure… et où, bien sûr, se cachent les trolls et les elfes). Pas question de la manquer cette fois encore. Nous n’y rencontrerons que des moutons, des cygnes sur un lac, y cueillerons des myrtilles, y ramasserons des morceaux de lave rouge ou noire, et y ferons de multiples arrêts-photo, mais en aucun cas des excès de vitesse !

Nous retrouvons la « vraie » route un peu avant Grundharfjördur, longeons de belles plages, et nous arrêtons au Centre des Sagas de ce port. Lieu de rencontre, de réunion, on peut y manger, consulter les livres, faire le tour du « musée » où sont regroupés d’anciens objets de la vie des habitants, et découvrir que le village est jumelé avec Paimpol, parce que longtemps les pêcheurs bretons ont vécu ici entre deux retours au pays…

Nous passons devant le rocher église, une belle chute d’eau, et arrivons, toujours en longeant la côte au port de Olasfsvìk (vìk = baie). Église curieuse, toute en triangles…

Mais l’heure tourne… il est temps de trouver soit un coin pour grignoter, soit un café accueillant… le temps gris, bruine intermittente, incite plutôt à l’abri ! A Rif, le café Gamla est sur la route (enfin, il faut un peu chercher… mais je me souvenais bien de la rue), et nous accueille, avec toujours autant de gentillesse. Une ancienne maison, avec encore un petit salon aux vieilles photos, mais des pièces claires, aux couleurs douces, du bois, de jolies lumières… les propriétaires-cuisinières envisagent de déménager dans le village cet hiver, espérons que l’ambiance restera aussi accueillante ! Et la cuisine aussi délicieuse. Soupe de poissons, pain frais maison… et des desserts… on aurait envie d’y passer tout l’après-midi, s’il n’y avait pas tellement de découvertes à faire encore 😉

Coup de chance : s’il bruine lorsque nous sommes sur la route, lorsque nous nous arrêtons, la pluie s’arrête aussi ! Plage de sable doré de Skardsvik, ou plage noire de Dritvìk, église elfique et cathédrale de trolls, rochers noirs ou grisés de Djùpalòn, pierres de levage et débris d’un bateau naufragé sur fond de galets noirs, phare orange de Svörtuloft et puits enterré de Fàlki (dont on dit qu’il donnait jadis de l’eau fraîche, de l’eau bénite et de la bière !), falaise aux oiseaux désertée, nous roulons au milieu de champs de lave tout autour du fameux glacier encapuchonné de nuages.

Nous terminerons ce tour de la péninsule avec un dernier arrêt en bord d’océan, à Hellnar, pour saluer Bàldùr, admirer les falaises, et regretter de ne plus avoir assez de temps devant nous pour suivre à pied le sentier qui nous mènerait à Arnarstapi…

Au dernier moment, je propose de ne pas rentrer par la « grande » route, soigneusement asphaltée, mais de couper par celle qui contourne le glacier. Panique à bord : les panneaux signalent une route difficile, avec possibilité de crevasses, bref, « mieux » qu’une route gravillonnée. Ce n’est pourtant pas une route classée F, donc nous pouvons l’emprunter… Réflexion et discussion, on y va ! Sûr, c’est pas une autoroute… mais quels paysages ! On ne verra pas le glacier, caché sous les nuages, mais par moments des éclaircies, un pan de ciel bleu, une lumière dans la plaine, les restes de neige, une grotte des chansons (encore une légende qui plane). Et soudain, alors que nous sommes arrêtées pour une énième pause photo, un 4 x 4 nous double, et un visage rieur et enthousiaste nous lance « Hey ! Nice road ! »… heu, oui, on peut le voir comme ça… j’avoue que par endroits je n’en menais pas large, espérant ne pas avoir à faire demi-tour… mais finalement, à part un coin où nous passions juste, entre un rocher et une crevasse, hormis le fait que c’était même pas une route gravillonnée, mais bel et bien en terre, nous sommes rentrées sans dommage ni dommages.

Avec même le cadeau d’une dernière image rêveuse…126_30août_route 570

Islande, 2

076 bis_30août_SkardsvìkTrouver les mots pour dire combien ou pourquoi on aime un pays… je me rends compte que c’est très difficile. L’Islande est au fond de moi, comment dire, malgré tous ses bouleversements, ses éclats, c’est une terre sur laquelle je me retrouve. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : j’aime notre pays, si beau, si riche, si varié. Mais l’Islande, c’est autre chose. Je ne sais si c’est elle qui m’a choisie ou le contraire, c’est un fait, j’y suis bien. Il faut dire aussi que je n’y suis allée que pour des vacances… ce qui change beaucoup de choses ! Bref. Donc, ne trouvant pas vraiment les mots, voici les images. Bien sûr, il manquera le vent, les odeurs, la sensation particulière du sol sous les pas, les trolls et les elfes cachés – c’est évident – dans les rochers de lave, le grand air où parlent les légendes. Mais vous découvrirez le vert tendre ou gris ou vif des mousses, les graminées qui se balancent sous le vent, les myrtilles, l’océan, le sable blond, les lacs, les plages noires, les moutons, les cygnes et l’Histoire…

Thingvellir, où la nature et l’Histoire se marient. La cascade où on envoyait les femmes infidèles (d’où, bien évidemment, aucune ne pouvait revenir, fidèle ou infidèle), le grand lac où certains font de la plongée … si si…, les roches de lave en corde, l’angélique qui se mire dans l’Öxarà, l’Althing, la faille, et… le calme (malgré les nombreux touristes)

De là, une longue traversée vers le nord de l’île, pour retrouver Erik le Rouge. Ou du moins ce que l’on suppose être son lieu de naissance, et la maison d’où il est parti pour découvrir le Nouveau Monde. Et oui, avant, bien avant Christophe Colomb, figurez-vous !

Ensuite, nous bifurquons vers Stykkisholmur au lieu de continuer vers les fjords de l’Ouest. C’est qu’après Erik le Rouge, nous voulons rencontrer Jules et le lieu de naissance de son voyage au centre de la terre… Snaefellsnes, la péninsule ou sommeille le Snaefellsjökull (jökull = volcan). Snaefellsnes et ses légendes, ses trolls et ses elfes, ses géants et ses sorciers. Mais aussi les falaises aux oiseaux, sans oiseaux en cette période. Ce sera pour demain, car là, il nous reste encore 80 km avant d’arriver à notre hébergement pour 2 nuits, l’auberge de jeunesse de Stykkisholmur. Ben oui, ce n’est pas parce qu’on a entre 65 et 74 ans qu’on ne peut pas s’offrir un lit dans une auberge de jeunesse 😉 ! Belle route non asphaltée mais aux paysages grandioses : nous longeons la côte, avec au fond les montagnes de cette péninsule… du vert, du bleu, du marron, et à l’arrivée, un port tout ensoleillé !

024_29août_linaigrettePour terminer l’histoire de cette journée, cette plante, que nous retrouverons presque partout dans l’ile, la linaigrette, laissant flotter ses fleurs de coton au gré du vent…

Voilà pour aujourd’hui. La suite dans une prochaine page. Mais j’ai bien peur que les pages soient nombreuses pour faire le tour de cette île ! J’espère que vous ne vous lasserez pas, comme cette dame, rencontrée à Dynjandi « oh, les fjords, vous savez, on en voit un, deux, cinq, on se lasse »… Pourtant, aucune de nous cinq ne s’en est lassée, chaque fjord tourné et contourné apportant sa couleur, et chaque journée sa route, ses petites ou ses grandes découvertes.

Islande, 1.

_DSC0685La pluie de retour, après ces magnifiques journées d’été indien, un temps à allumer les cheminées et lire lové dans un fauteuil… ou alors un temps à décider de mettre un peu au net les images et souvenirs Islandais… Trois semaines que nous sommes rentrées, et le quotidien a tellement repris son train-train (pas si calme que ça, rassurez-vous) que je n’ai même pas eu le temps de tranquillement assimiler ces 15 jours ! Alors aujourd’hui, je repars dans les images, le carnet de bord… avec une première déception : toutes les photos du jour d’arrivée, et les premières du lendemain ont disparu ! Impossible de les retrouver. Tant pis, on fera avec les images postées sur Face Book. Mais c’est râlant. Il va falloir que je reparte, et reprenne la même route… 😉 . Bon, la carte du circuit est affichée en début de paragraphe, vous allez pouvoir bien suivre ! Je ne vous parlerai pas des aéroports, du temps passé à être fouillée des pieds (nus) à la tête, mains et bras en l’air, le genou déclenchant systématiquement les alarmes ! Ni du temps à attendre entre les deux vols. Nous sommes arrivées à l’heure prévue à Keflavìk, avons rapidement récupéré notre belle voiture, et en avant ! Un peu couvert, le temps… du coup, le beau Kleifarvatn (vatn = lac) est lui aussi tout gris.001_28août_Kleifarvatn La zone géothermique de Seltùn est toujours aussi surprenante, surtout lorsqu’on arrive pour la première fois dans ce pays, et qu’on était 24 heures plus tôt dans un tout autre environnement. Marmites d’eau bouillante, glougloutante, fumées, odeurs de soufre… un peu inquiétant tout de même… et si, tout à coup, tout cela se réveillait vraiment ? semblent se demander Anne-Marie, Élisabeth, Florence et Véronique, mes coéquipières, regardant tout cela du haut d’une colline, bien ventée. On a peine à croire que la veille nous étions dans des températures caniculaires….

Cap sur l’océan, avec une halte près de Strandarkirkja, autant pour l’océan que pour l’église à la longue histoire…

Et nous continuons à longer la côte, avant de bifurquer vers notre première halte, Selfoss. Petit appartement dans une maison, coquet. Un accueil souriant de la propriétaire. Tout va bien, nous allons pouvoir nous remettre de cette longue journée !

Ça marche !

Me revoici, avec la balade du jour. Une heure et demie. Pas bien terrible, mais avec un peu de grimpette et de descente (ben oui, si on monte, sûr qu’il faut redescendre au retour…). Rien de comparable à certaines des balades Islandaises faites pendant notre circuit, mais je voulais tester un peu, car depuis mon retour, à part des manifs, j’avoue que je n’ai pas beaucoup marché… Alors, oui oui oui, l’Islande c’était « trop beau » 😉 , et si je peux y repartir, j’y repars ! Je vous raconterai tout ça bientôt; là, j’en suis encore au tri des photos et au journal de bord.

_DSC0660Mais donc, cet après-midi, je me suis décidée. Rester assise devant l’ordinateur n’est certainement pas une bonne idée pour continuer le réveil du genou, or depuis quelque temps, c’est trop souvent le cas. Et puis l’automne est là, l’été indien a fini par arriver… il faut en profiter. A ma grande honte, je n’ai pas participé à la manif de ce jour à Toulouse. Je sais qu’il y a eu du monde, tant mieux. Malheureusement, il n’y a jamais assez de monde, et c’est ce qui conforte ce fichu gouvernement dans ses prises de positions, ses décisions, ses ordonnances, hélas. Et quand tout le monde se réveillera il sera trop tard… malgré tout, je garde l’espoir qu’on y arrivera, qu’un monde plus juste, moins inhumain verra le jour. Bon, donc, me voici décidée à reprendre régulièrement les marches autour de mon beau coin campagnard, tant qu’il est encore (relativement) préservé.

Petit moment de parlote avec l’âne dans son enclos, au coin de la place, et c’est parti, vers le gué du Marguestaud. Le bois de Galembrun, tout en bas de la colline, reste encore bien vert. Dans le petit bois qui longe le Marguestaud, les arbres n’ont pas encore pris les tons roux et dorés de l’automne, seules quelques feuilles osent…

Dans le champ où je trouve d’habitude de beaux insectes, des papillons, c’est un peu le bazar. Sur un tas de bois mort, je dérange un serpent qui dormait au soleil… pas eu le temps de voir ce que c’était… Mais je découvre un beau buisson de « ma » fleur, la bruyère, la fleur de mes souvenirs d’enfance dans les Landes. C’est bien la première fois que j’en vois ici.

Si certaines fleurs ont perdu leurs couleurs estivales, restent encore quelques éclats de mauve par-ci par-là. Et les premiers bijoux d’automne parent les ronces, tandis que dans les haies certains arbustes commencent à « lainer »… (qui connaît le nom de cet arbuste ?)

Ici, un oiseau a laissé une plume sur un lit de mousse, là une (énorme) chenille passe sur le sentier (je l’ai remise dans l’herbe sur le côté), et, sur le retour, le sentier entre les haies avait des airs tout guillerets, entre ombres et lumières, mais… sans les mûres !

Hélas, arrivée au niveau des champs, les haies ont été rasées par les engins diaboliques des agriculteurs, toujours plus gourmands d’espace, adieu le sentier intimiste… mais, au-dessus des champs labourés, le ciel laissait l’espoir d’encore quelques journées ensoleillées, propices aux balades…_DSC0680

Un après-midi à Lectoure

_DSC0562Grand soleil et grosse chaleur. Mais les mistinguettes et leur mère avaient décidé d’aller faire un tour dans cette petite ville, où expos, pardon : installations, d’artistes côtoient le quotidien, et où brocante et antiquités se mêlent sans scrupule dans l’ancien hôpital. La belle pierre blanche et les anciens hôtels ne rechignent pas à recevoir l’art contemporain, les vieux bâtiments abritent photographies et vidéos pour « l’été photographique », et tout cela cohabitait ce samedi avec les « Gasconnades » : bal gascon, histoires en gascon, banda en rouge et blanc, béret posé à la gasconne sur les têtes en balade dans « la » rue… Quelques photos, en vrac : une des « installations », la maison en bois dans laquelle ruisselle l’eau, qui intrigue plus d’un enfant, les murs en pierre blanche (et la charpente) de la Halle aux Grains, ou ceux du clocher de la cathédrale Saint Gervais (ah…. les souvenirs de concerts dans cette cathédrale…), des porches des maisons (dont celui de l’hôtel des 3 Boules), et l’affiche des « Gasconnades ».

Après la halle et l’église, le « palais de justice », salles blanches ou vieillottes, pour accueillir  quelques belles photographies (pardon Madame d’avoir abusé de votre sérénité pour nos photos moqueuses), une série de vidéos étonnantes, et un très bel escalier

Petite halte goûter au Cochon Bleu (Clémence attend encore une explication pour ce nom de cochon bleu…), et séance de défoulement avec le jeu préféré de nos enfants… grands ou petits… après tant de sérieux, il fallait bien un peu souffler 😉

Et nous voilà parties vers l’autre bout du « centre ville », l’ancien Hôpital, Hôtel des Comtes d’Armagnac, où est installé un grand marché de brocante, antiquités, et quelques ateliers d’artistes (parmi lesquels un « détournement » d’urinoirs d’un goût un peu douteux…). Un vrai régal pour les chineurs !

Là aussi, des installations d’artistes, dans les anciennes chambres d’hôpital, dont celle-ci, dans une des salles de bains, qui nous a inspirées :

Maintenant, changement de cap, puisque dès lundi je serai tout en haut de la carte d’Europe (du moins l’Europe géographique), où la chaleur sera certainement moins intense… en Islande. A bientôt !

Petits (et grands) bonheurs

Les 15 derniers jours de juillet ont défilé dans un état presque second pour moi… entre la dernière ligne droite avant le Festival, puis les 6 journées de festival, puis les rangements du festival, pour arriver à une maison redevenue presque vide, tout a été tellement rapide, chargé d’occupations, bousculé par moments, que j’arrive à cette deuxième semaine d’août sans avoir vu passer les jours ! Et dans 3 semaines, c’est le départ pour l’Islande, attendu, tellement attendu… mais j’y reviendrai (si je trouve le temps avant de partir 😉 !).

En images, des images plus ou moins réussies, prises dans le feu de l’action, parfois beaucoup trop vite et sans avoir pu régler correctement les multiples possibilités de l’appareil… (je me demande si je ne vais pas revenir à un appareil beaucoup plus simple, d’ailleurs), voici ces journées, pleines de petits et grands bonheurs :

anniversaires,

danses (avec même une création mondiale, si si…),

des chants, dans la petite église de Galembrun, sous l’œil bienveillant des angelots…

et la famille, les ami-e-s,

Merci à vous pour ces journées passées ensemble, merci pour votre soutien, vos prévenances, votre affectueuse présence !

Les fleurs et le jardin n’ont pas trop souffert du fait que, avec tout ce chambardement, j’ai un peu oublié de m’occuper d’eux…

Le mois d’août est là, Viera est arrivée, bientôt une autre partie de la famille va passer, puis une autre… c’est l’été ! Vive l’été !

 

Ici.

Tournée de collage d’affiches, cet après-midi (il était temps, le Festival débute mardi… http://www.festivaldansespourtous.fr ). Ciel bleu, grand soleil. Et petites routes tantôt en sous-bois, tantôt entre deux champs de tournesols, tantôt entre deux champs de terre brun clair déjà prêts pour les prochaines semences… de ce côté, pas de champs de blé.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, du moins si vous habitez dans une région de tournesols, mais les pauvres sont maintenant tellement trafiqués qu’ils ne tournent même plus avec le soleil… mais c’est beau quand même !_DSC1051 Bon, un peu de lecture au lit, et repos !

Wassa’n Africa 2017

_DSC1039Un festival vraiment intéressant pour qui voudrait découvrir un peu d’Afrique… sans y partir 😉 ! Dans le superbe parc de Launac, un grand marché d’art et artisanat africains, associations et commerces, s’installe dès le vendredi, autour de la scène. Couleurs, objets en récup’, bijoux touaregs en argent ou de différents pays (un stand de bijoux faits uniquement avec des graines d’Afrique… superbes !), tissus, vêtements, sacs…

Des artisans, aussi, sculpteurs sur bois cette année. Stages de danses et de percussions, animations, contes, marionnettes, percussions. Concerts avec des groupes de différents pays. Personnellement, je trouve dommage de voir que la musique portée par ces musiciens du Niger, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Burkina, se rapproche peu à peu de toutes les musiques entendues ici et là, les guitares électriques s’imposent… heureusement, restent encore quelques instruments traditionnels, parfois étonnants, et aux sonorités différentes de celles des groupes occidentaux. Et les percussions, bien sûr. Cette année, un concert de Gospel était aussi au programme.

Bref, un festival dans lequel chacun peut trouver son bonheur, en se promenant tout en écoutant les musiques, les sons, en discutant dans les stands avec les bénévoles des associations, avec les fabricants, assis dans l’herbe, ou dans les différents lieux de restauration et boisson, en dégustant du bissap, ou une glace, en rêvant sous les branches de l’arbre à palabres…

En résumé, merci à Lawa pour ces journées conviviales, riches, et dépaysantes, rendez-vous à Launac l’africaine en 2018 ! En attendant, il ne faut pas oublier le rendez-vous avec les danses et musiques du Monde, à Galembrun, du 18 au 23 juillet… encore d’autres richesses à découvrir… ( http://www.festivaldansespourtous.fr )

Première « grande » balade !

10_2jul17Pas trop chaud, pas trop frais, pas de pluie, pas de vent… je me suis décidée ! Savoir si je pouvais au moins faire le circuit des « marcheuses de Galembrun », les dames qui chaque matin font tranquillement leurs presque 5 kilomètres. Et bien, ça, c’est fait ! Dire que je ne suis pas fatiguée, que le genou ne tire pas maintenant que je suis rentrée, serait mentir. Mais je sais que je peux recommencer quelques balades, et ça, c’est réconfortant.

Fleurs et herbes des bas-côtés de nos petites routes ou fleurs des champs,  papillons virevoltant, mûres en préparation pour le véritable automne, champs de blé, folle avoine sur les bords de route, un ciel ennuagé au-dessus des coteaux et collines…

Le petit coin d’eau de Jackie et André, avec ses herbes aquatiques, son (faux) héron, sa ruche, son banc de pierre…07_2jul17_coin d'eauLes premières fleurs de tournesol, au cœur desquelles les abeilles s’affairent,

Quel plaisir de retrouver mes paysages !

Automne, le retour !

Est-ce pour me préparer à mon futur séjour Islandais ???? Voici revenu le temps de la fraîcheur, de la pluie, du vent… escargots et limaces sont ravis, nous un peu moins, mais je préfère que le ciel se nettoie de toute sa pluie et de sa froidure avant le moment du Festival, dans à peine plus de 15 jours ( http://www.festivaldansespourtous.fr ) !

Les fleurs profitent du plus petit rayon de soleil pour scintiller, les orangés, les bleus, les roses, les verts sont plus vifs, plus étincelants…

Un criquet vient boire sur les pétales des roses…bar à criquet18837006_10207043018074057_69812096286376348_o

 

 

Et je n’aurai pas besoin de faire comme cette jolie jeune fille pour arroser plantes et arbres du jardin !

 

Bel été à vous !