L’été à la campagne, 2

L’incontournable visite pour les hôtes vacanciers de notre Mathusine, c’est bien sûr le château de Laréole (« l’été à la campagne, 1 »). Mais pas seulement ! En repartant de Laréole, par exemple, vous prenez la direction de Brignemont, petit village perché sur sa colline. Et si vous venez de Toulouse, vous suivez une belle route de crête, avec (si vous avez de la chance…) tout au fond de l’horizon, au-delà de la campagne gersoise, les Pyrénées ! Si, si, ça m’est déjà arrivé de les voir, et elles sont superbes… il est vrai que cet été, c’est difficile, vu ce temps en zig zag. Donc, écrivais-je, vous allez vers Brignemont.moulin de Brignemont_3354 Et avant le village sur votre droite (si vous venez de Toulouse), ou après et donc sur votre gauche (si vous venez de Laréole), surprise, un moulin, un vrai, avec ses ailes, ses voiles, son toit qui tourne, son meunier qui vous explique (avec le bon accent, pas celui des présenta-trices/teurs de la télé) le pourquoi, le comment, quand, où, et quand vous repartez, au bout de plus d’une heure car on a du mal à partir, vous n’aurez plus qu’une envie : trouver un vrai vieux moulin, le remettre en état et partager votre passion avec les heureux vacanciers qui vous rencontreront ! Parce que c’est de passion qu’il s’agit, et c’est sa passion que vous fait partager (et avec quel enthousiasme, quel humour, quel bonheur !) le meunier.

Je ne vais pas essayer de rivaliser avec le dépliant que vous pourrez trouver dans tout bon office de tourisme de la région… mais, pour celles et ceux qui ne sont pas ici, sachez que c’est d’un monument historique qu’il s’agit. Non, pas le meunier, le moulin ! Car ce moulin est là depuis 1740, rénové en 1856 par Favarol et fils l'ancienne roue_3374, classé en 1991, il a été restauré par son actuel propriétaire. Et  depuis 1996, le moulin tourne au gré du vent, écrase le blé, et produit une farine à l’ancienne, non pas pour la vente, mais pour le bonheur des touristes qui ont osé s’arrêter pour regarder cette merveille : un vrai moulin, dans une vraie campagne !

Des ailes, sur l’armature desquelles, dès le matin, le meunier grimpe pour hisser les voiles. Et regrimpe le soir pour les baisser, les rouler, et les empêcher de tourner pendant la nuit… Souvent, les visiteurs participent à cet exercice, et les enfants ne sont pas les derniers ! Avant, bien sûr, il aura regardé d’où vient le vent, pour faire pivoter le toit (plus de 10 tonnes) avec le gouvernail et le cabestan, et orienter les ailes (16m d’envergure, 4 tonnes…) face au vent. Aujourd’hui, avec ce beau vent d’ouest, tout cela doit joyeusement tourner, et la farine doit couler bien rapidement dans le bac…

Mais on ne se contente pas de regarder « du dehors ». Non, à Brignemont, on visite tout, du sol au plafond, et on participe à tout ! Bon, vous n’aurez pas à monter les sacs de farine jusqu’à l’étage… mais vous devrez grimper les 27 marches taillées dans du chêne, des marches de 1740, c’est dire si le bois est solide ! Et là haut, c’est un ouvrage spectaculaire qui nous attend : le rouet, l’énorme arbre des ailes, la meule courante, la meule dormante, tout cela entrainé, tournant dans de beaux craquements parfois inquiétants, surtout les jours de grand vent…

Et le petit cheval, redécouvert sous un tas de sacs, de paille, lors de la restauration du moulin rythme tout cela au pas, ou au trot, ou encore plus vite, selon la force du vent. Et la farine tombe dans son bac… vous n’avez plus qu’à remplir votre sac en papier, recopier la recette du pain, rentrer chez vous les yeux et les oreilles éblouis, et faire votre pain !

C’est ainsi, il est des lieux bien cachés, dans nos campagnes, qu’il faut savoir trouver, qu’il faut vouloir découvrir, des hommes passionnés qui vous feront aimer d’anciens métiers, devenus de nos jours tellement aseptisés que l’on en oublierait l’odeur du blé, de la farine… Si vous venez dans ce coin, tout proche du Gers mais encore en Haute-Garonne, je vous en prie, faites le détour, allez à la rencontre du moulin de Brignemont, ( www.moulindebrignemont.com ) et je suis certaine que vous ne le regretterez pas !

L’été à la campagne, 1

Me revoici… la folie du mois de juillet est passée : le festival est fini pour cette année ( http://www.festivaldansespourtous.fr , et aussi sur Face Book ),  la maison familiale s’est peu à peu vidée de ses vacanciers « juillettistes », peut-être que quelques aoûtiens auront la bonne idée de venir, on verra bien ! Ces passages sont pour nous, pour moi, l’occasion de faire découvrir les richesses de notre campagne à la famille, aux amis. Et parfois l’occasion de nouvelles découvertes ! Il est un lieu que je ne me lasse pas de visiter, de faire visiter, c’est le château de Laréole, à quelques kilomètres de notre maison. Oh, il n’a pas la grandeur historique des châteaux de la Loire, ni leur majesté ! Mais depuis notre arrivée ici il m’a attirée, émerveillée, même lorsqu’il était en ruine ou presque. Les enfants y ont joué, alors qu’il semblait complètement abandonné, envahi d’arbres, de taillis. Et puis, un jour… des travaux ont commencé. Classé à l’inventaire des Monuments Historiques, restauré par le Conseil Général, ce n’était plus « notre » château secret, mais… il était sauvé ! Tant pis pour les folles histoires imaginées, nous avons dû revenir à l’Histoire. Que l’on se promène dans le parc désormais civilisé ou dans les salles rénovées, l’imagination n’a pourtant pas disparu, car il reste encore beaucoup de pièces à ouvrir… les sous-sols, les cuisines, le deuxième étage… Et même dans le château, ce cabinet de travail continue à m’intriguer, malgré les explications des jeunes guides érudit-e-s qui désormais vous proposent des clés pour connaître le pourquoi et le comment de ce monument.

le château_3205

Château de Pierre de Cheverry, lieu de villégiature, construit par l’architecte Dominique Bachelier de 1579 à 1582, c’est à l’origine un château Renaissance, en forme de bastion, un grand carré, quatre tours, château de défense, dont l’aspect sévère est adouci par l’alternance de brique rouge et de pierre blanche. Défensif, peut-être, mais dès qu’on entre dans la cour, on oublie les bouches à feu et les canonnières pour admirer le logis, et surtout la coursière, d’où devaient rêver les dames en regardant les spectacles donnés dans la cour…

En été, d’ailleurs, des spectacles ont lieu chaque samedi et dimanche, cirque, théâtre, danse, musique, dans la cour, sur les espaces verts, dans le bois attenant, dans les fossés recouverts de gazon où les enfants roulent dans de grands cris de joie… Des expositions « meublent » les salles du château, les chambres de monsieur et de madame, les antichambres, les galeries, chaque année apportant une nouveauté. Cet été, c’est une exposition retraçant « un siècle d’art en Haute-Garonne (1880-1980) », peintures, sculptures, tapisseries.

Spectacles gratuits, visites et entrée libres ou guidées, ce petit bijou mérite vraiment une halte sur le chemin des vacances. Dans la salle de réception la cheminée grandiose vous surprendra, dans les chambres et antichambres les plaques de cheminées retrouvées attendent dans un âtre une nouvelle flambée…, les carrelages des sols, récupérés dans le château et remis en état, les vues sur la coursière ou sur le parc au travers des vitres incitent à la tranquillité, dans l’antichambre de madame de Cheverry les statues se lovent sous un cadre renaissance, et l’escalier monumental espère retrouver sa fonction d’escalier emmenant les amis dans les pièces à vivre familiales…

Et lorsqu’on sort de ces salles (on ne visite que le premier étage, l’étage de réception), lorsqu’on quitte le château par son beau portail où l’on devine les chaînes du pont-levis, on retrouve la nature, domestiquée mais pas trop, le verger, les grands espaces plongeant vers le Gers avec les Pyrénées tout au fond, le superbe platane plus que centenaire… on ne peut qu’avoir envie de prolonger la visite en se promenant tout autour de ce château accueillant, en dépit des vestiges des couleuvrines ici et là !

Plaisir d’autant plus multiplié que, pour venir jusqu’au château, au hasard de votre route, dans les champs, vous avez eu les yeux tout ensoleillés par les couleurs des tournesols…

festival estival…

« Vous chantiez, j’en suis fort aise. Eh bien, dansez maintenant ! »… C’est l’été, les cigales crissent dans les acacias, et même si ce ne sont pas les mêmes que celles de Provence, c’est  bien le signe que l’été est là. Et bien souvent, qui dit été dit festival. Bon, d’accord, cette année, les festivals risquent fort d’être très (ou pas très mais un peu tout de même) perturbés. Et sincèrement, je comprends. Mais point n’est besoin d’aller courir les gros festivals pour que les vacances soient belles et bien faites côté découvertes ! Déjà, pour les familles, il est difficile, à moins d’écorner de façon honteuse son budget, de pouvoir assister à pas mal de spectacles, concerts, que ce soit du classique ou du contemporain, du théâtre ou de la musique. Mais il y a tout de même, dans nos campagnes, des festivals où tout le monde trouve sa place, en famille, en bande, entre amis, ou seul, et qui vous offrent la qualité, le plaisir des découvertes, sans vous bousculer. Tenez, cette fin de semaine, dans le superbe parc de Launac (31330), le festival Wassa’n Africa, vous parle de l’Afrique comme si vous y étiez ! Dépaysement assuré ! Et pour… des spectacles, des ateliers et jeux en accès libre ! Seuls certains stages sont payants (2 stages de percussions). Surtout n’hésitez pas à venir, c’est près de Blagnac, de Toulouse, de Montauban.

Et à partir du 14 juillet, jusqu’au 20 juillet, les danses et musiques du monde seront à l’honneur à Galembrun (31330 Launac), avec le festival « Danses pour Tous ».

Depuis 2010, le festival a grandi… Les Oignons ont participé à la première édition, puis Sarah Avril, Alexia Martin, Maria Robin, les Smocky Eyes, La Chispa, Azulenca et Marie-Soledad Del Cerro, Zou, OC 3, Gustavo Gomez, Guillemette Silvand-Baffert, Lawa Aboubacar, Samara Hilal, Antoine Depuychaffray, (et je dois certainement en oublier, qu’elles/ils me pardonnent) ont participé à ce festival.

Cette 5° édition vous propose de venir rencontrer Simona Jovic, Chahera MC, Julien Vardon, Caroline Achouri, Valérie Romanin, Esmii, Valding, Les Oignons, Ibtissem, Kamel Bala, qui vous aideront à découvrir danses du monde, derbouka…

Du lundi au samedi, danses tziganes avec Simona Jovic ( http://www.simonajovic.com ), mais aussi du lundi au dimanche, chaque après-midi vous propose une nouvelle danse : la danse Gwo Ka, la danse Kalbélia, les claquettes, les danses tribal fusion, le flamenco aux pieds nus, les danses orientales, et un stage de découverte Derbouka.

Chaque soir sera une nouvelle fête, avec des spectacles en entrée libre : deux séances de cinéma, du jazz New Orleans et claquettes, des rencontres en danses du monde, des danses et musiques tziganes, des danses orientales.

Des animations chaque jour pour les enfants (et les parents, s’ils le souhaitent !) avec Julia Bock de « Designers en herbe », des moments bien-être avec atelier de Qi Gong (S. Santa Cruz) et massages (Mon Heure à Moi). Restauration tous les jours (midi et soir le lundi 14, soir du 15 au 19, midi le 20) sur la place. Les pâtisseries des soeurs Bala, pour le plaisir des yeux et du palais, sans oublier les superbes tatouages au henné. Et bien sûr, comme chaque année le concours « Beaux-Arts », sur le thème des tziganes cette fois.

Et comme le premier jour de ce festival est le 14 juillet, ce sera un « bal trad » ce soir-là sur la place avec Valding ( http://www.myspace.com/valdingbaltrad ), bal pour lequel vous pourrez apprendre quelques danses au stage de 19 heures (1 € le stage !!!!!).

Une nouveauté cette année : deux marchés de créateurs, lundi 14 et dimanche 20 juillet, avec des artisans venus de la région, parfois d’un peu plus loin, pour exposer (et vendre) leurs créations.

Un beau festival, cette année encore !

Alors oui… nous n’avons pas un beau barnum, ni un vrai plancher de bal, quand l’orage s’invite l’eau traverse parfois la « salle »… mais nous avons le plaisir, la joie, l’envie de partager des moments conviviaux, des moments de bonne humeur, de vous faire découvrir d’autres mondes, d’autres musiques, d’autres danses, et de faire de vraies rencontres dont le souvenir réchauffera votre année… et vous reviendrez l’été prochain refaire le plein d’énergie, à Galembrun !  Ah… vous voulez davantage de précisions ? http://www.festivaldansespourtous.fr . A la semaine prochaine ?

Vivement la retraite !

Oui, je suis déjà retraitée, « jubilada » comme on dit en espagnol, et avouez que c’est tout un programme, et bien plus joli que retraitée qui ressemble un peu à une fin de bataille 😉 ! Mais c’est terrible, j’ai l’impression d’être encore plus bousculée que lorsque je partais travailler… Même pour une « jubilada », croyez-moi, les fins d’année scolaire sont bien occupées. Quand, en plus, s’ajoutent des dates impératives « pour raisons familiales », les jours défilent défilent, et même pas le temps de sortir l’appareil photo ! Tenez, dimanche dernier, pour la fête du village, je n’ai pas fait une seule photo du spectacle proposé l’après-midi… d’accord, j’y participais un peu, mais j’aurais tout de même pu garder l’appareil pas trop loin, et ben non, le stress du spectacle, peut-être… ah non, tout de même, je ne vais pas recommencer à perdre les pédales pour quelques pas de sévillanas pas totalement « enregistrées » … surtout que là, l’essentiel, c’était le plaisir de danser. Ben oui, j’aime le flamenco, les sévillanes, et ce n’est que depuis que je suis retraitée que j’ai osé m’inscrire aux cours. D’accord, pour le flamenco, c’est un peu tard, et en plus mes genoux ne tiendraient certainement pas le coup ! Mais pour les sévillanas, quel bonheur. Surtout quand on est beaucoup à danser ensemble, comme lors des deux dernières éditions de « Toulouse l’espagnole », sur les bords de Garonne.Toulouse l'espagnole-23jun12_2906 Donc, écrivais-je, dimanche dernier, c’était la fête au village, une fête bon enfant, avec un repas sur la place du village, un bal et le feu de la Saint Jean le samedi soir, et plein d’animations le dimanche, mais pas de ces grosses animations avec musique à fond la caisse, non, des jeux, le spectacle « de fin d’année » des élèves des cours de Guillemette, et une course de brouette pour terminer la journée ! Super ambiance, familiale, conviviale, un moment de plaisir tranquille. Sauf que, quand on est dans les bénévoles qui organisent ça, c’est par moments un peu de « bousculade ». Qui est donc arrivée, cette bousculade, à m’en faire oublier l’appareil photo lors du spectacle !

Mais je m’égare, je m’égare. Or donc la bousculade du retraité, disais-je, fait que j’ai l’impression d’être complètement dépassée par le temps, en permanence. Heureusement, de temps en temps, ces « raisons familiales » évoquées au début permettent de coincer deux ou trois jours qui ouvrent une parenthèse, une pause obligatoire. Pour nous, pour moi, ce furent ces deux journées bisontines, et les deux journées de route qui les ont encadrées. Moment avec la famille, moments avec les amis, balade en ville pendant que les uns et les autres étaient occupés à des choses très sérieuses. L’occasion de retrouver le calme (relatif, avec les jeux des enfants et le manège) du parc Micaud au bord du Doubs, de guetter un échassier (héron ? grèbe ?) en train de pêcher dans la « chute » du Doubs, de découvrir encore de nouvelles curiosités sur les façades des immeubles gris-bleu, de visiter la maison de Victor Hugo et de me dire que mon père avait bien raison de dire que ce type était extraordinaire. Alors, si pour une fois je n’ai pas rapporté des centaines d’images, en voici tout de même quelques unes. Je n’avais pas oublié l’appareil.

Et, sur la route du retour, un petit arrêt au-dessus de Clermont-Ferrand. Une ville que j’aimerais bien aller redécouvrir, aussi ! Les photos sont prises de très loin, mais cette cathédrale noire au milieu de la vieille ville est tellement étonnante.

Voilà. Maintenant, en vue, le dernier spectacle de « fin d’année », dimanche à Grenade sur Garonne, où je vais essayer une fois encore de ne pas mélanger les pas… Puis ce sera la dernière ligne droite avant le festival « Danses pour Tous » ( http://www.festivaldansespourtous.fr ), à Galembrun : il ne nous restera plus que 16 jours avant l’ouverture.

Mais vous verrez, ça vaut vraiment la peine de venir jusqu’ici, du 14 au 20 juillet !!!!!

L’origine d’un monde

Simili plagiat… mais comme c’est à Ornans que je voulais vous inviter, c’est en tout bien tout honneur ! Ornans, Courbet, les paysages du Jura, l’enfant au trident, une ville, oh, pas bien grande… avec de beaux monuments, des sculptures inattendues, de belles arcades, et les maisons qui se mirent dans la Loue.

Tout en haut, au-dessus de la ville, le château, dont Courbet a peint les maisons…

Après la visite du musée Courbet tout nouvellement et magnifiquement rénové dans la maison où vécut le peintre et sa famille, un petit tour à Flagey où la ferme de la famille Courbet vous ouvre ses portes, et plus encore.gustave-courbet-chene-de-flagey Si vous aimez les petits villages, les grandes fermes comtoises, le comté (dans le village, la fruitière fabrique un comté extra…), les grands espaces, et les maisons où l’on se sent bien, c’est là qu’il faut aller : les chambres d’hôtes (trois chambres) de la ferme de Flagey vous permettront de rêver tout à côté de la chambre de Courbet, ce qui n’est pas donné à tout le monde, avouez-le !Et vous pourrez ensuite randonner comme si vous étiez dans un tableau de Courbet, de la « fontaine aux vipères » (les lavandières du village) à la grotte de la Loue, ou aux sources du Doubs, vous vous promènerez sur le pont de Nahin, ou dans ces paysages de campagne aussi verdoyant que ceux de ma Basquaisie…gustave-courbet-view-of-ornans-1864ils ne seront peut-être pas aussi bucoliques que du temps de Courbet, mais je suis sûre que l’imagination arrangera ça…

Un lien pour en savoir plus ? Bien volontiers : http://www.musee-courbet.fr .

Bonne balade !

Vacances au Pays

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Une semaine de vacances au Pays Basque, c’est une semaine riche en découvertes, en trésors, en grand bol d’air, en rencontres.

Une semaine au vert… aux verts, même, puisque c’est toute une palette de vert qui s’offre à nos yeux dès qu’on quitte le bleu de l’Océan et de la côte Basque. Quand j’étais petite, j’aimais beaucoup associer le vert et le bleu, mais dans les Landes ça ne se faisait pas, et j’entendais souvent « vert e blu, qu’em fouti de tu » (orthographe non garantie, purement phonétique, n’ayant plus entendu cette phrase moqueuse depuis fort longtemps, et ne l’ayant jamais lue, qui plus est). Et pourtant, le vert et le bleu sont souvent associés par dame Nature, et le Pays Basque est un des plus merveilleux tableaux en vert et bleu qui soit offert ! Que ce soit le long de cette belle route de la corniche, de Socoa à Hendaye, côté Océan avec les falaises vertigineuses plongeant dans l’Océan ou côté montagne avec la Rhune à l’horizon, cette montagne mythique du Pays Basque, que ce soit dans l’intérieur du pays, montagnes et champs opposant leurs verts au bleu du ciel, les amoureux du vert sont comblés !

Oui, bon, d’accord, il y a une raison à tant de verts… c’est que le ciel n’est pas toujours bleu…

Mais le pays est si généreux en beautés de toutes sortes, les Basques si passionnés par leur culture, si fiers de leur Histoire (et ils ont bien raison)… Les églises rivalisent de statues, de dorures, de boiseries bien cirées, Ciboure, Aïnhoa, Arcangues, Saint Jean de Luz, Zugarramurdi, Sare, Bayonne, et beaucoup d’autres qui n’étaient pas au programme de ces journées de vacances ou dans lesquelles nous ne sommes pas entrés…

Villages pimpants aux murs blanchis à la chaux et aux couleurs « basques », rouge sang de bœuf, vert, parfois bleu. Bayonne et ses maisons bien alignées le long de la Nive. Par moments, le touriste a un peu l’impression d’être dans un village-musée… a du mal à se croire dans un pays qui vit, et pourtant !

Les paysans, les artisans, sont fiers de leur métier, veillent à garder une agriculture à taille humaine et raisonnable, à conserver leur patrimoine pour les générations futures.

Par exemple la famille Tambourin à Saint Etienne de Baïgorry qui fabrique du fromage de brebis « ardi gasna », le vrai Ossau Iraty, celui qui a une belle tête de brebis sur sa croûte ( http://www.fromagetambourin.fr ), un très bel accueil, un fermier passionné par son métier, soucieux de faire partager son amour pour son Pays, ses convictions, j’ai vraiment beaucoup apprécié l’engagement de cette famille. Par exemple l’atelier de makhila de Larressore, fabrique familiale, dont les fenêtres (grandes baies vitrées) donnent sur la place du fronton, vous laissant tout loisir de regarder les artistes artisans travailler ( http://www.makhila.com ). Par exemple l’atelier du piment à Espelette, où le jeune Julien vous ferait croquer sans sourciller un piment entier tellement son enthousiasme est communicatif ( http://www.atelierdupiment.com ). Par exemple la chocolaterie Laia, à Saint Etienne de Baïgorry, qui « se contente » de la clientèle du village et de la vallée, mais vous fait déguster des chocolats dignes des plus grands ( http://www.laia.fr ). Par exemple la découverte du cochon Kintoa, dans la vallée des Aldudes, revenu enfin dans ses montagnes et ses pâturages, où la dégustation à la fin de la visite pourrait à elle seule suffire à vous rassasier ( http://www.pierreoteiza.com ), et vous empêcher de faire quelques belles découvertes gastronomiques dans un petit restaurant sur la place du village, entre l’église et le fronton…

Et tous les guides rencontrés, visiblement heureux (ou alors ils cachaient bien leur mauvaise humeur !) de nous aider à découvrir les trésors de leur région, l’Histoire et les histoires du Pays Basque. Le moulin de Bassilour, discrètement caché dans la campagne de Bidart. Le Musée Basque rénové à Bayonne, superbe, riche de tableaux, d’Histoire. Le château d’Abbadia à Hendaye avec ses kyrielles d’animaux, ses curiosités, ses pièces à vivre époustouflantes. La belle maison basque Ortillopitz, à Sare, où l’on s’attend (merci au guide si vivant et intéressant !) à croiser le jeune maître en descendant l’escalier, à converser avec les vieux maîtres au coin de l’âtre ( http://www.ortillopitz.com ). Zugarramurdi, la grotte et le musée des Sorcières, pas celles des contes, non, mais celles des personnes trop différentes des autres, celles qui font peur aux autorités, et que l’on brûlait au nom de la morale. Dommage, photos interdites dans les grottes d’Oxocelhaya, aux beau drapés multicolores. Interdites aussi dans celles de Sare, magnifiquement mises en valeur (trop peut-être ?), au parcours initiatique étonnant.

Et toutes ces petites curiosités rencontrées au fil des visites, sculptures, heurtoirs de porte d’entrée, chardon protecteur…

Curiosités naturelles ou traditionnelles, personnalités soucieuses de partager et de protéger « notre » avenir, des montagnes et vallées jusqu’à l’océan, décidément quel beau pays que mon pays, en bleu, en vert, en rouge, en blanc !

Photos interdites aussi, dans la belle villa de la famille Rostand, Arnaga à Cambo… tant pis pour vous, il vous faudra y aller ! mais j’ai volé pour vous ces deux roses, dans le jardin…

Vive le 1er mai !

Si le premier mai est devenu depuis longtemps cette fête internationale des travailleurs que nous connaissons et fêtons aujourd’hui, on trouve aussi chez les Celtes cette date ! Le 1° mai était la date à laquelle on passe de la saison sombre à la saison claire. Depuis 1889, elle célèbre les combats des travailleurs, en mémoire du 1° mai 1886 de Chicago. Histoire avec un grand H ou anecdotes, mélangeant les genres, le muguet en est devenu l’emblème, depuis les Celtes jusqu’à nos jours, en passant par le Moyen Age ! 1°mai_2334

Tant pis pour celles et ceux qui pensent et disent bien fort « ça ne sert à rien », tant pis pour celles et ceux qui préfèrent « honorer » Jeanne d’Arc ce jour-là (la pauvre s’en passerait bien, si vous voulez mon avis), moi j’aime ce jour-là aller marcher avec les « copains », celles et ceux qui croient encore en l’Humain, au vrai partage des richesses, et qui essaient de faire vivre encore et encore la solidarité. L’occasion de rencontrer des ami/e/s perdus de vue, discussions avec l’un, avec l’autre, ambiance détendue et chaleureuse bien plus que revancharde et excitée… 1°mai2014_2353

C’est aussi l’occasion de (re)découvrir la ville… un beau portail par ci, des balcons ouvragés par là, un bar que l’on ne connaissait pas… détails qui, au détour d’une discussion, accrochent l’œil quelques secondes, vous font rester quelques pas en arrière où vous rencontrez d’autres personnes, et c’est reparti…

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J’aime cette matinée de marche, pour toutes ces raisons.

Je souhaite que ce 1°mai vous apporte tout le bonheur possible, et puisque ces brins de muguet représentaient déjà sous les Celtes un porte-bonheur, qu’ils continuent encore longtemps !

Paris, l’ailleurs est ici…

Une journée et demie à Paris… c’est toujours bon à prendre !

Signé Denise-27avr14_2329Surtout quand, une fin d’après-midi de dimanche, vous avez la possibilité d’assister à un spectacle délirant, complètement déjanté, de chanson française trèèèès humoristique, humour parfois grinçant, parfois mélancolique, spectacle porté par cinq hurluberlus qui ne reculent devant rien… Les « Signé Denise » faisaient le concert de sortie de leur premier disque. ( http://www.signedenise.com/#Bonjour.A )

Et donc ce lundi, programme défini, plan en poche, me voilà partie à la découverte : 19° arrondissement le matin, puis 13° l’après-midi. Pas de chance, le Centre 104 est fermé le lundi… j’aurais dû mieux étudier mon programme 😉

Petite pluie, en plus… mais je me console avec les reflets des trottoirs.

Et pour ce Centre que je voulais découvrir, installé dans d’anciens entrepôts de Pompes Funèbres magnifiques, je dois me contenter de la vue des statues en terre cuite depuis la grande grille d’entrée, et tant pis pour tout le reste.

Alors, je vais au hasard dans ce quartier pas spécialement beau architecturalement, mais qui cache quelques endroits accueillants, passages, petites rues où de vieilles maisonnettes se mêlent aux immeubles, avec des vestiges (peut-être) des métiers qu’elles ont abrité ?, entre deux immeubles, un plaquiste ? un marbrier ? avec dans son entrepôt une treille ombrageant un ancien abri, et ces lignes droites, arrondies, brisées, de nouveaux immeubles où pour une fois ce n’est pas moi qui fais des photos « penchées » mais les immeubles qui proposent de nouvelles perspectives ! J’aime bien aussi retrouver, sur les murs d’anciens petits immeubles, ces marques des cheminées, toutes n’ont pas été masquées, et cela donne un air de faux tag à ces vieux murs de briques…

De là, j’ai eu envie de belles maisons anciennes, d’un peu plus d’espace, et me suis dirigée vers l’île Saint Louis. Oui, pas terrible comme idée, bien « touriste de province » 😉 , mais de temps en temps, faire le tour de l’île au-dessus des quais de la Seine, c’est bien agréable. Un peu de ciel bleu pour agrémenter la balade (et faire oublier le genou qui tire de plus en plus… mais c’est bête, quand je démarre une journée dans Paris, j’ai du mal à me poser, envie toujours d’aller voir plus loin…), et le long de ce quai d’Anjou, que de belles demeures !!! Dont l’hôtel de Lauzun aux luxueux conduits de descente des gouttières (il paraît qu’on peut visiter, mais je n’ai rien vu sur place qui l’indiquait). Les boutiques de la rue Saint Louis en l’Île sont magnifiques à regarder, bien sûr, les chimères de l’hôtel Chemizot font courir l’imagination… et, au hasard des portails ouverts, décorations fastueuses ou petites cours dévoilent le quotidien des habitants de l’île, pas toujours aussi extraordinaire que les façades le laisseraient supposer !

De Saint Louis à Notre Dame, il n’y a qu’un… pont. Que j’ai franchi, mais je ne me suis pas attardée, trop de monde (oui oui, bien plus que sur l’île Saint Louis) ! J’ai pu remarquer qu’il n’y a pas que sur le pont des Arts que les cadenas s’attachent, ils se bousculent aussi sur le pont de l’Archevêché, et les graffitis se multiplient sur les parapets du jardin.

Re-métro… c’est certain, ce moyen de transport est infiniment pratique, mais qu’il est triste ! et là, j’avoue, je commençais à en avoir ras-le-bol de l’air des couloirs et des tunnels du métro. Mais pour traverser Paris, il faut avouer que c’est le plus rapide. Donc, me revoilà dans le 13°, où j’avais décidé de m’offrir un grand moment de dépaysement, en tout cas, c’était promis par les pages trouvées dans un vieux guide. Et de grand dépaysement, point ! D’abord, un lundi, beaucoup de magasins sont fermés, zut ! Ensuite, pourquoi m’attendais-je à me trouver au milieu du film « Chinatown » ? En fait de Chinatown, les immeubles ressemblaient à ceux du 19° vus le matin, bon d’accord certains étaient franchement plus hauts voire plus moches… Les toits en forme de pagodes annoncés par le guide étaient un peu ridicules quand on a vu des pagodes, même simplement en photo, il faut beaucoup d’imagination, et je vous assure que je n’en manque pas, mais je n’y ai vu que des toits vaguement « pagodés ». Une grande fresque  à côté de l’église Saint Hippolyte, proclame « De tous pays viendront tes enfants », belle prophétie pour notre capitale ! Et j’ai raté la visite de Notre-Dame-De-Chine, un peu désorientée par sa proximité avec l’église, j’ai raté le temple de l’amicale des Teochew, désorientée par les travaux sur la place, bref : circuit à revoir (et mieux planifié) pour une autre journée !

Par contre, pas de déception dans les magasins : côté décoration et maison, le kitsch le plus démentiel voisine avec de belles lignes modernes de vaisselle, côté nourriture l’amateur de découvertes exotiques est au septième ciel, les couleurs flashent, longanes, rambutans, durians, autant de noms évoquant un « ailleurs » qui, ici, n’est plus imaginaire, mais bien réel lorsque vous entendez le cliquetis des caisses à la sortie de ce paradis extraordinaire.

J’avoue ne pas avoir arpenté de long en large toute cette partie du 13°, mais après cette immersion dans l’exotisme alimentaire, j’ai fini par rencontrer un autre dépaysement. Il se trouvait dans un coin de parking, plutôt bien caché, les alentours n’en sont pas spécialement accueillants, mais lorsque vous y entrez, plus d’hésitation, vous êtes ailleurs. Et ici.

 

Une après-midi à Toulouse

Les vacances en famille se terminent bientôt, sur un bilan « globalement positif » 😉 ! Après la tradition pascale, la visite de quelques villages, la visite à la ferme, restait la visite « à la ville », la grande, Toulouse.Toulouse_2251 Galembrun est finalement idéalement situé, ni trop loin ni trop près de la ville mais suffisamment éloigné. D’accord, la circulation y est tellement calme qu’à peine arrivé à la périphérie de la grande ville on a l’impression d’étouffer, mais tout de même l’habitude n’est encore pas totalement perdue, et on arrive à destination sans trop stresser !!! Et donc, hier, nous voici partis pour une mini visite de Toulouse. D’autant que, qui dit visite d’une ville dit non seulement Histoire, bâtiments et musées mais aussi… les magasins rencontrés sur le chemin d’un monument à un autre. Et on aura beau prendre les ruelles les plus petites, on débouche toujours un moment ou un autre sur une plus grande rue bordée de magasins. Je ne sais pas si vous avez remarqué, que l’on soit à Paris, à Toulouse, à Rome, ou même à Moscou, on retrouve les mêmes marques de magasins, je trouve ça complètement idiot. Les pays n’ont plus aucune identité. Non, non, je ne parle pas là en nationaliste exacerbée, je sais bien que maintenant la fameuse mondialisation permet à tout un chacun, de quelque pays qu’il soit, d’acheter les mêmes chaussures, les mêmes fringues, je sais bien qu’on ne voyage pas pour faire les magasins 😉 , mais ce manque de variété est assez désolant. Bref. Hier donc, nous voici partis à Toulouse. Il y faut plus d’une journée même pour ne visiter que les incontournables ! Et nous n’avions que quelques heures, dont une partie dédiée au Musée des Augustins. C’est dire si ce fut du rapide. Capitole, incontournable, trop souvent négligé, et pourtant… les salles municipales sont belles, amusantes : la salle des mariages avec ses peintures des « âges de la vie », où seul le monsieur semble vieillir, toujours accompagné de jeunes demoiselles toutes plus vives les unes que les autres…, la salle Henri Martin et ses tableaux sur les saisons, sa balade sur les bords de Garonne, et enfin la salle des Illustres toute de faux ors et faux marbres, mais somptueuse. Et ne pas oublier la statue d’Henri IV dans la cour…

Les Jacobins, où l’Histoire se télescope, des Dominicains envoyés remettre sur le droit chemin les Cathares aux armées napoléoniennes qui transformèrent en écuries les chapelles décorées… le spirituel et le terrestre, dans les couleurs des vitraux… et le fameux « palmier ».

L’hôtel d’Assézat, cour, balcon à encorbellement, statues, fenêtres à meneaux. L’Ostal d’Occitània bien caché dans une petite rue du vieux Toulouse, ancien Hôtel de Boysson, cours intérieures, briques rouges et fenêtres ouvragées. Et sur les murs de la maison du Compagnonnage, les petits lapins, image des coursiers des Maîtres…

Et le Musée des Augustins, merveilleux musée. Le choc en arrivant dans le cloître au jardin de style Moyenâgeux, une rangée de gargouilles hurlant dans le vide, et l’orgue de la chapelle magnifique, les statues de terre cuite , les tableaux, les sculptures des salles tout autour du cloître, avec l’attendrissante Vierge de Grasse.

Et après le grand et majestueux escalier, l’arrivée dans le salon rouge aux murs couverts de peintures… grandioses, comme cette entrée de Mehmet II à Constantinople, ou plus intimes, ou un peu osées,

ou… merveille et surprise du jour, le pont du Rialto tout ensoleillé… L. Guardi-Rialto_2181pendant quelques secondes, je suis repartie dans ma ville fétiche… et tant pis si dehors la pluie était de retour, la journée n’en a pas perdu pour autant son atmosphère de bonne humeur !

Une après-midi à la ferme

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Grand ciel bleu, vacances campagnardes, allez à la ferme ! Quel que soit votre lieu de vacances, vous trouverez toujours dans les environs une ferme accueillante ! (sauf, bien sûr, si vous êtes un inconditionnel de la ville…).

Et si vous passez du côté de Thil (Haute-Garonne), une belle adresse, tant pour les curieux de nature et d’animaux que pour les gourmands ! C’est la « ferme d’en Barrus » (http://enbarrus.free.fr/).24avr14_2199

De jolies chèvres, que vous accompagnez dans le bois ou que vous ramenez vers l’étable, l’espace, collines, vallons, des fleurs, un lac au fond…23avr14_2187 accueil en fanfare par l’âne de la ferme… un chien affectueux… le chevrier pour les explications, la « fermière » pour le goûter, et quel goûter : confitures maison, gâteaux, fromages blancs, assis sous la petite grange, avec quelques poules caquetant autour de vous, de l’espace, de la verdure, des fleurs… de vraies vacances !

Les chevrettes vous feront craquer, monsieur le bouc enfermé dans sa loge les mois d’été vous fera un peu mal au cœur, mais quand la « belle » saison viendra, rassurez-vous, il retrouvera cavalcades dans les prés et les bois en compagnie de ses compagnes.

Peut-être même repartirez-vous avec un joli chaton dans les bras… Et, bien sûr, impossible de résister aux fromages de chèvre, aux fromages « mixtes » (lait de chèvre et lait de vache), ou aux fromages au lait de vache, frais, crémeux ou plus secs…

C’est bientôt les journées à la ferme, notez les dates, et profitez de ces espaces encore à la mesure de l’Homme, des enfants, où l’on respire sans contrainte, et où l’accueil est toujours plein de bonne humeur.bienvenue_2200

Et pas seulement à « En Barrus », je suis certaine. Mais leurs fromages de chèvre sont « une tuerie », leur sourire un vrai bonheur, et le bleu du ciel se reflète dans les yeux de toute la famille…

Eh oui, je suis une fan !