Lavaur, fin d’après-midi

Assemblée générale à Lavaur, ce vendredi 18 mars, en fin de journée. Plus d’une heure de route, et 20 minutes pour se dégourdir les jambes avant la longue soirée… Une jolie petite Halle aux Grains impossible à photographier, car alentours encombré de voitures.

Vieilles maisons au soleil couchant…

Ruelles, maisons de guingois aux murs dessinés en briques…

Et un magnifique ciel de fin d’après-midi, annonciateur du printemps !DSC_1273_10722.JPG Il y a 44 ans, c’est dans cette ville que nous nous sommes rencontrés, Raymond et moi.

Avant et après Venise…

Cette fois encore, nous sommes partis de Lyon pour aller à Venise. 023_29jan16_Villefranche_9714C’est que le dernier week-end de janvier, on fête les Conscrits à Villefranche sur Saône, tradition qu’il n’est pas question de manquer, bien que nous ne soyons ni l’un ni l’autre Caladois. Et cette année, l’année « en 6 », c’était un peu la mienne et celle de nombreux ami-e-s Caladois. Un peu assombrie, je l’avoue, par l’absence de l’un d’eux.

La ville avait revêtu ses banderoles, ses rubans, invité quelques fanfares, pour un défilé aux flambeaux et fêtes du Monde, vendredi soir :

Le samedi après-midi, c’était « bataille de fanfares », entre l’assurance tranquille des grognards d’Epinal et la fantaisie disciplinée de la Fanfare de Chézy sur Marne… tandis que « les 20 ans » faisaient vrombir leurs véhicules dans la rue Nat’…

Repas festif pour la « conscrite » du jour (même si, comme me l’a fait remarquer ma toubibe préférée, j’ai encore presque une année avant d’arriver à la soixante-dizaine)

Enfin, la « vague » du dimanche matin… Les 20, 30, 40 et jusqu’aux 90 ans ont montré que la Calade gardait avec bonheur ses traditions. Bon, d’accord, en regardant passer toutes ces années, j’ai réalisé que j’étais presque en toute fin de défilé… et ça pince un peu par moments quelque part du côté du cœur… mais, des visages des 20 ans à ceux des 80, c’était la même joie qu’on (y) lisait. Oui, le (y), c’est un petit clin d’œil à mes amis du Beaujolais…

Ce fut aussi l’occasion de jeter par-ci par-là quelques coups d’œil, dans les cours, sur les façades de Villefranche.

Et puis le dimanche après-midi, envol pour Venise, avec Janine. Cette semaine dans la Sérénissime (pas vraiment sereine en ces jours de Carnaval), j’y reviendrai en plusieurs pages. Retour le dimanche suivant à Lyon et en Beaujolais, pour accompagner Gil dans son changement d’année. Après 7 journées passées à grimper et descendre quelques ponts et escaliers, je pensais naïvement que je pourrais un peu laisser se reposer les genoux avant de repartir dans les grimpettes… Mais voilà, la découverte de Trévoux était au programme de l’après-midi ! Et si vous croyez que la visite de cette ville se limite aux beaux hôtels des bords de Saône, vous avez tout faux ! Rues escarpées, montées et descentes, escaliers… c’était reparti ! Mais ça en valait la peine.

Et surtout, une deuxième visite s’impose, le château étant fermé en hiver, la salle du Palais de Justice ouverte au touriste le samedi et dimanche uniquement… peut-être aussi avec un peu moins de vent ? En tout cas le ciel gris ne semblait pas perturber le cygne se laissant tranquillement porter sur les eaux de la Saône ! Et un grand, un énorme MERCI à vous, Mauricette et Gil, pour votre si chaleureuse amitié, pour le partage, les beaux moments.

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Festivités au 33

DSC_0693_1_9544Passage de 2015 à 2016, entre amis…

Finir cette année 2015, avec ses journées si douloureuses, avec ses journées fantastiquement heureuses, avec sa grisaille, avec sa gaieté, avec ses larmes, avec ses bonheurs petits et grands… Et commencer 2016 avec le sourire, avec l’espoir, avec l’envie qu’enfin le monde, notre Terre, retrouvent la solidarité, la tolérance, la liberté. Il paraît qu’on a toujours le choix… malheureusement, depuis des années, les choix de quelques uns ont fait que les choix de beaucoup trop sont faussés, et que le repli sur soi a pris le dessus sur le partage. Mais je veux croire que tous ces vœux, ces souhaits échangés de par le monde finiront par porter leurs fruits et changer (un peu) la donne. Donc, retrouvons l’espoir, et la foi en l’Humain.

Discussions, papotages, jeux « de société » (ils ont même réussi à me faire jouer aux cartes, moi qui suis si peu cartes autres que routières…), balades, culture, amitié, maison accueillante, gastronomies régionales, tout était réuni pour que ces 4 journées soient une réussite.

Déjà, au départ, route vers l’Auvergne sous un magnifique ciel bleu.

La halte à Lacot pour la soirée et la nuit, avec ses discussions, ses échanges parfois enflammés, une nouvelle rencontre, était bien agréable. Le lendemain matin, la grisaille était au rendez-vous pour le départ vers Besançon, mais les gorges de la Sioule n’en avaient pas moins de charme, avec les effilochées de brumes, l’eau si claire, et les falaises (arrêt photo à Pont de Menat, pour le beau pont roman sur la Sioule, et, au fond, les ruines du château Rocher)

Au fil de la route, le ciel s’est peu à peu dégagé, nous sommes arrivés à Besançon à temps et sous un ciel bleu pour une première découverte : le Grand Désert, sur une des 7 collines qui dominent Besançon. A la fin de la balade, devant le fort de Bregille, nous avons eu droit à un splendide coucher de soleil. Les festivités commençaient sous de bien beaux auspices…

Les visites « savantes » se sont succédé, le lendemain, sous le soleil : d’abord la maison de Victor Hugo, où on découvre à chaque visite une nouvelle raison de penser que ce monsieur était extraordinaire, tout en restant très homme (tout de même, deux femmes aimées en même temps… ou trois ?) 😉 . Puis le musée du Temps, dans le palais Granvelle. Besançon est la ville du temps, de l’horlogerie, de l’heure, du passé, du présent, riche de chefs d’œuvres, de découvertes, et hélas de souvenirs quant à son industrie horlogère, « les LIP » ayant quitté les lieux…

Dans la tour du Palais, le pendule de Foucault égrène ses 36 heures, prouvant que la Terre tourne, mais les journées ne comptant que 24 heures, l’histoire reste un mystère pour moi…. (malgré les explications patientes de Michel) !

Après avoir admiré les toits et les collines de Besançon du haut de la tour , nous sommes partis déambuler dans la ville enluminée.

Tout cela nous a menés au 31 décembre, traditionnellement jour de pique-nique dans notre groupe (qui rétrécit d’année en année, s’est aussi beaucoup transformé, mais conserve cette habitude !). Lieu prévu : la ferme de Courbet, à Flagey. Pas de chance, justement (et alors que tout était bien prévu et confirmé il y a 1 mois) ce jour-là le musée Courbet d’Ornans et la ferme de Flagey n’ouvrent qu’à 14 heures ! Hop, changement de programme, direction les sources de la Loue. Belle route grimpant au-dessus de la cluse, la Loue en contrebas tout au fond, des nuages par-ci par-là entre les falaises, une légère brume (et aussi un peu de bruine…) voilant le village à l’entrée de la cluse, la route (ouverte en 1845, une belle plaque nous informe de tout l’historique…) serpente, et grimpe, et offre de beaux points de vue malgré le voile brumeux. Ou grâce à lui ?

A l’arrivée sur le parcage, bonne surprise : un petit coin sous abri, des tables et des chaises rangées à côté du petit café fermé… la bruine ne nous empêchera pas de pique-niquer ! Mais d’abord, on descend vers la source.

Alors que je m’arrête pour photographier un panneau, un mouvement au-dessus de moi, sur les rochers, me fait lever les yeux… trop tard pour bien fixer les deux chamois qui cavalent et filent dans les bois plus loin… j’aurai juste un petit cœur blanc au milieu des branches d’arbres et des rochers pour me souvenir de l’anecdote ! Et d’ailleurs je serai la seule, car cette apparition fugitive nous a laissés plus stupéfaits que réactifs ! Mais tant pis, je garde cette photo particulièrement floue…DSC_0628_1 Le site est d’un vert étonnant, presque fantastique au milieu de ces rochers gis-marron, … on pourrait se croire dans une photo bidouillée, mais non, c’est bien vrai. Majestueuse cascade, bouche béante d’où coule la rivière, et une eau émeraude quelques mètres plus loin. Magnifique.

Mais l’heure tournait, des nourritures plus terrestres nous appellent, et nous revenons vers ce mini abri repéré… 😉 . Ambiance rustique, on dira, mais avec nappe et vrais verres (on s’embourgeoise, on s’embourgeoise…), et surtout où nous ne nous mouillons pas…DSC_0649_9526 … avant de partir vers Ornans, pour la visite du musée Courbet. Et une petite balade dans cette ville bien connue des admirateurs de Courbet. On ne parlera pas de ses détracteurs, nombreux à son époque, et presque aussi nombreux à notre époque… focalisés sur un seul tableau… encore que… son tableau « Le retour de la conférence » susciterait probablement autant de haine que son « Origine du monde » si certains voyaient l’exposition temporaire autour de ce tableau disparu, acheté en 1900 par un « catholique exalté » pour être détruit ! (exposition de documents et d’œuvres autour de ce tableau, jusqu’au 18 avril 2016).

Retour à Besançon, pour quelques parties de whist, et la préparation de notre changement d’année. Pas de folies pour ce passage tout en amitié et chaleur ! Et un batik fait Saï, artiste Burkinabé, pour remercier nos hôtes et néanmoins amis…

Dès l’après-midi du 1er janvier 2016, pour démarrer d’un bon pied cette nouvelle année, en avant pour le tour de la boucle du Doubs.

Balade tranquille,  où nous avons rencontré des « mots Doubs » accrochés aux arbres plantés par écrivains et diseurs de mots des dernières éditions de ces « mots Doubs »… espoir, vœux de sérénité, d’amour, de fraternité… que j’espère voir réalisés ! et fin de journée sous un ciel rose…,

Retour à la Mathusine sous la pluie… pluie qui refuse de céder la place à un vrai temps d’hiver, mais qui a le mérite de commencer à remplir la mare du village, à sec depuis tant de mois ! Et puis, n’ayant pas le courage d’aller marcher dans les chemins boueux, sous les rafales de vent, je peux ainsi fignoler le prochain séjour à Venise, dont les dates approchent à grands pas…

 

Quelques jours ailleurs…

DSC_0985_9291Comme chaque année, la semaine où sort le Beaujolais nouveau, nous allons faire un tour du côté des vignobles… et nous en profitons pour grimper jusqu’à Besançon, faire un petit coucou aux nièces et aux amis. Cette année, malgré ou à plus forte raison à cause des événements, il n’était pas question de changer les habitudes. Simplement, c’est à Besançon que nous avons assisté au rassemblement en hommage aux disparus de Paris. Où je n’ai pas souhaité prendre de photos. Pourtant, Victor Hugo entouré de bougies et de fleurs… c’était tentant.

Une de mes sœurs étant depuis peu installée en Auvergne, nous avons coupé la route de l’aller, en faisant une halte chez elle. Et avons profité du soleil pour visiter le temple bouddhiste de Dhagpo, à Biollet.

Je ne vous ferai pas l’historique du lieu, je préfère vous donner le lien :  http://www.dhagpo-kundreul.org . Il faut avouer que ce lieu, perdu dans la campagne auvergnate, est magnifique. Le temple, bien sûr, et la bambouseraie.

Mais aussi la vue sur les puys en cette fin d’après-midi ensoleillée… DSC_0931_9257Superbe. Je comprends que la sérénité puisse régner dans ce site.

Nous avons ensuite repris notre route vers Besançon, en nous arrêtant à Charroux, petite cité médiévale bien calme hors saison !

Puis Saint Pourçain, en général notre halte « casse-croûte », car nous y avons déniché une boulangerie dont les sandwiches sont vraiment excellents ! Et puis, tant qu’à passer vers des vignobles, autant profiter des caves du cru, ce que Raymond n’a pas manqué de faire. De belles maisons aussi, dans cette petite ville intéressante.

De Besançon, cette fois, je n’ai fait aucune photo. Et l’arrêt en Beaujolais fut plus court que d’habitude, car le samedi après-midi, je devais être de retour à Grenade sur Garonne, pour les 5ème Rencontres en Danses que l’association « Les Arts au Soleil ! » organisait ( https://www.facebook.com/RencontresEnDanses ). Nous avions maintenu ces rencontres (stages et spectacles), car il était impensable de ne pas continuer à avancer, et aussi parce que nous avions réussi à faire venir à la fois le groupe AFTAB ( https://www.facebook.com/ensembleaftab ) et Alexia Martin ( https://www.facebook.com/Alexia-Martin-Conteuse-de-danses-Danseuse-de-contes-1492674967695133/?fref=ts ). Mais je vous ai déjà conté cette soirée, dépaysante, étonnante, une vraie découverte de musiques, chants et danses venus « d’ailleurs… » ( https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/11/23/orients-imaginaires/ ) Donc, disais-je, le Beaujolais, où avec nos amis nous avons dégusté ce Beaujolais Nouveau. Bon, je sais, mes photos font un peu publicité déguisée, mais les jumeaux et leur cave sont tellement accueillants ! Raymond et les amis ont tout de même été voir dans deux ou trois autres caveaux… (où je me contentais de jus de raisin non fermenté).

Après un long passage neigeux autour de Clermont-Ferrand, nous avons retrouvé le soleil de notre hameau…

…et sommes arrivés à temps pour la répétition du concert du soir !

Naurouze, vous connaissez ?

7oct2015-Naurouze_8716

Retour ce matin, avec le soleil, du Mas Saintes Puelles (dans l’Aude). Hier soir, musique de chambre dans la salle « Scènes des 3 Ponts » à Castelnaudary. L’occasion pour nous de profiter d’un double plaisir : écouter quelques ex-collègues (et néanmoins encore ami/e/s), et passer une soirée avec Arlette.

Et ce matin, sur le chemin du retour, arrêt au seuil de Naurouze, où nous sommes passés et repassés des dizaines de fois sans prendre le temps de nous y arrêter… d’accord, nous aurions dû nous réveiller plus tôt, partir plus tôt, et aller rejoindre la manifestation toulousaine de ce 8 octobre. Pas pu. Alors, au moins, nous avons profité du soleil et découvert un peu de cet endroit. Désolée, je n’avais pas remarqué au début la tache floue sur mon appareil, on va dire que j’y reviendrai, et que ce ne seront que quelques photos de « reconnaissance » pour un futur arrêt plus long, jusqu’au Canal du Midi peut-être… d’autant plus qu’un petit restaurant à l’air sympathique s’est installé dans l’ancienne minoterie (et avis aux randonneurs, il y a aussi des chambres d’hôte).

Donc… à suivre !

Repérages…

21sept15_8379C’est l’automne !

Pour le Comité des Fêtes de Galembrun, la randonnée d’automne, c’est dimanche, 27 septembre.

Me voilà donc partie en repérage, un circuit en tête, lundi dernier. J’avais dû mal calculer, entre l’échelle de la carte et mon centimètre, car une boucle qui n’aurait fait que 10 km (selon mes calculs) aurait duré 3 heures 30… je sais bien que je ne marche pas vite, mais tout de même ! Dommage, même si certains passages n’étaient pas bien intéressants (petits lotissements, silos), on pouvait découvrir à la fois les richesses de l’agriculture et le désastre induit par engrais et pesticides sur-employés sur les sols… mais il y avait aussi de jolis endroits, fermes, petites collines, des fleurs des champs…

Donc circuit à refaire ! Et me revoilà partie, en ce deuxième jour d’automne, à la recherche de l’équation temps/kilomètres idéale. Tant pis pour le chemin des litanies du premier « jet », nous ne passerons pas entre champs de sorgho et champs de maïs, nous nous contenterons de la forêt, des champs de tournesol en pleine déconfiture (mais qui, d’ici dimanche seront peut-être récoltés), des champs fraîchement préparés pour les prochaines semailles, du moulin de l’ancienne minoterie, et nous profiterons de la halle de Launac et son marché du dimanche pour faire une petite pause !

Et même si la mare de notre hameau aurait bien besoin d’eau, j’espère que le soleil sera au rendez-vous (j’accepterai quelques nuages blancs), c’est tellement beau ces ciels sur notre campagne !

Ici et là, du côté de chez nous

Viera étant pour quelques semaines à la maison, c’est l’occasion de (re)faire quelques balades dans le coin… 15août Ste Marie du Désert_8054Sainte Marie de l’Herm (ou du Désert), abbaye ancienne, bâtie dans un lieu de solitude, du moins lors de sa création, car maintenant il n’y a plus ni loups ni ours dans les bois et champs qui l’entourent, et les villages ne sont pas loin ! Les moines (trappistes) qui l’occupent ont ouvert boutique, et l’on trouve un peu de tout, livres religieux ou sur les religions, produits de soins et de beauté venus des différentes abbayes de France, chapelets et breloques, bougies souvenir et encens… une très jolie chapelle, deux églises, et la possibilité d’aller faire une retraite (mais je ne connais pas les conditions) dans ce lieu calme, en pleine nature.

Après l’abbaye, musée Campanaire de L’Isle Jourdain. Le matin, nous avions déjà pu visiter la maison Claude Augé, le créateur du Petit Larousse Illustré (https://bbordasilvand.wordpress.com/2014/09/07/une-maison-bourgeoise-savante/). Mais le musée campanaire fermant de 12 à 14 heures, nous avons dû faire une pause dans notre journée culturelle. Et un peu cultuelle 😉 , puisque sur les petites routes tortillonnantes du Gers, après l’abbaye, nous avons rencontré une église bien en ruine… plus de toit, fenêtres murées ou « mangées » par le lierre, quatre murs au sommet d’une colline.

Et donc, ensuite, les cloches… Si vous passez à côté de L’Isle Jourdain, en allant par exemple un jour de marché à Samatan pour les foies gras, arrêtez vous ! Ou venez-y pour le jour de marché, le samedi, c’est vraiment à voir. Donc, Claude Augé et marché le matin, musée campanaire l’après-midi. Avec cet été, une exposition Art Nouveau dans ce qui est « l’entrée » de la Halle transformée en musée, entrée libre qui plus est pour cette exposition. Pour le musée à l’étage : http://www.mairie-islejourdain.com/fr/musee-art-campanaire.asp

Il y a même, incrusté dans une cloche, un vrai lézard… mais que fait donc Brigitte Bardot ?15août-Musée campanaire_8066Arrêt à la petite et charmante église de Saint Pé, en pleine campagne, très kitsch, perchée sur sa colline. avant de terminer notre boucle.

Sur le chemin du retour, il restait encore quelques champs de tournesols en fleurs.

Et ce lundi, direction Montauban. La ville est toute fleurie, les rues piétonnes tendues de « toldos » en triangle, colorés, et la place Nationale est toujours aussi belle, avec ses doubles « couverts » tout autour.

Musée Ingres, bien sûr. Entendu, dans l’escalier entre le deuxième et le premier étage, une personne qui repartait : « Et bé, ils savaient travailler ces gens ! ». C’est le moins qu’on puisse dire 😉

Avec, cet été, au premier sous-sol, une exposition de Trésors cachés des réserves du Musée, rapportés d’Inde, Egypte, Japon, Maghreb, Chine (il paraît même qu’il y aurait deux ou trois bricoles piquées lors du sac de la Cité Interdite…).

Mais, et malgré les nombreuses marches, ne pas négliger le deuxième sous-sol, sorte de crypte, vestige du château du Prince Noir… (tiens, celui-là, on l’a déjà vu à Launac si je me souviens bien), et les pierres, mosaïques, instruments récoltés ici et là. Au passage, une curieuse sculpture, monument à Léon Bourjade, « lieutenant aviateur missionnaire ».

Ne pas manquer non plus, dans la salle de la Chapelle, les réalisations des scolaires de la ville, autour des tableaux de monsieur Ingres, c’est un vrai régal ! Imagination, couleurs, humour, ironie, quand on leur donne les bonnes clés, les enfants et les ados sont plutôt extraordinaires.

J’ai particulièrement apprécié la fantaisie autour du portrait de Madame Gonse…

Musée, cathédrale, église Saint Jacques (passage de pèlerins sur le chemin de Compostelle), rues piétonnes, magasins à découvrir et à découvertes, balade le long du Tarn, vieux bâtiments en brique rouge, et même dans une cour (mais ce n’est probablement pas la seule) un escalier semblable à ceux des cours de Besançon. Une petite ville plaisante à visiter, vraiment.

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Et pendant ce temps, à la Mathusine, les travaux avançaient autour de la piscine…

Balade du jour

6août15-Lachapelle_7617Il y a parfois des journées qui ressemblent à des bulles de savon, légères, irisées… et au soir desquelles vous êtes tout simplement « bien ». Ce jeudi en faisait partie. Pourtant rien de particulier, une balade vers le Gers, au programme tranquille : des amis, et faire découvrir à Viera, en vacances ici pour quelques jours, le village de Saint Clar et son « Estiv’ail », puis le village de Lachapelle (dont je vous ai déjà parlé il y a un an…), et – décision de dernière minute – la visite de la Maison du Pastel à Lectoure. La vieille maison de Corinne et Philippe était toujours aussi accueillante, avec son jardin en étage, leurs hôtes toujours aussi pleins de gentillesse. « Estiv’ail » n’est pas aussi important que le concours de l’ail de la fin août, mais tout de même, le village était bien vivant, tourin servi par les agriculteurs de Mauroux, producteurs d’ail, de Floc, de charcuteries régionales, un groupe pour animer les rues et le repas sous la halle : les « Kassla Datcha », du Turbo Klezmer selon leur annonce… Comment, vous ne savez pas ce qu’est le tourin ? Alors, il y a le tourin à la tomate, dans les Landes, et là c’était le tourin à l’ail, autrement dit une soupe… ail revenu dans de la graisse de canard, eau, farine, oeuf…

Petites routes tournicotant pour aller vers Lachapelle, dans le Tarn et Garonne. Minuscule village, un vieux château (fermé) au sommet d’une colline, entouré de quelques maisons, et sur le chemin menant à la chapelle, le jardinier topiaire sous son parasol nous attendait… une église comme un théâtre à l’italienne, toute d’or et de balustrades, plafond peint, faux marbre, Sainte Quiterie, quelques touches de bleu pastel…

Bleu qui nous a finalement entrainés jusqu’à Lectoure, à la Maison du Pastel, pour une visite commentée sur le pastel, ou Isatis Tinctoria. Visite toujours aussi intéressante, la boutique est reposante avec tous ses tons de bleus… grandes cuves où un tissu blanc se transforme en bleu sous nos yeux, en quelques minutes, grâce aux feuilles vertes d’une plante à fleurs jaunes… alchimie étonnante…

Mais pour des détails, et si vous n’avez pas l’occasion d’aller jusqu’à Lectoure et l’ancienne tannerie où s’est installée la Maison du Pastel, allez faire un tour sur leur site : http://www.bleu-de-lectoure.com , ou sur leur page Face Book : https://www.facebook.com/pages/Bleu-de-Lectoure/399152196878599 . Et puis, tant qu’à vous donner des sites, celui de Lachapelle : http://www.lachapelle82.fr , car vraiment cet endroit mérite largement un petit détour ! Nous avons ensuite fait un tout petit tour dans Lectoure, ville qui mérite aussi un détour… la maison des clarinettes, la fontaine Diane ou Hountélie, les vieilles maisons en belle pierres blanches, et où même les serpillères chantent le pastel…

Retour par les routes du Gers, bien virevoltantes, champs de tournesols fatigués sous la chaleur, ou moissonnés, parfois déjà labourés.

Et à l’arrivée, quelques brasses pour se rafraîchir ! 8août15_travaux_7644

Car, même pendant les travaux de rénovation de la plage autour de l’eau, la baignade continue…

Une semaine en Pays Isarien

17mai_Compiègne forêt_6427Avant de partir me mettre au frais pour deux semaines, « là-haut » en Islande, quelques images de notre dernier circuit, séjour en France, dans une région où je crois que je n’aurais jamais eu l’idée d’aller si des amis n’y avaient pas organisé cette semaine ! C’est vrai, quoi, lorsqu’on vit dans « le sud », pourquoi irait-on dans les brumes et la grisaille du presque nord ? Et bien on a tort ! D’abord parce qu’il n’y faisait pas plus frais que chez nous à la même époque (mi-mai), ensuite parce que c’est l’Histoire à tous les coins de villes et villages…. Cathédrales grandioses, villages coquets, châteaux princiers et même impériaux, c’est que ce n’est pas n’importe quelle région, ce morceau de Picardie. Ah? Picardie ? mais alors, pourquoi Isarien ? Non, il ne s’agit pas de l’Isar Bavarois, ni d’Isar en Espagne, mais tout simplement de l’Oise, dont le nom latin était Isara. Alors, en route pour quelques photos…

Compiègne de nuit, lumières impériales et moyens de transports au fil des temps,

Compiègne de jour, et cette extraordinaire, fantastique forêt…

Morienval, Amiens, Noyon, Beauvais, Orrouy, Senlis, abbatiales, cathédrales, vitraux, nefs à se démonter le cou…

Villages fleuris, Saint Jean aux Bois, Gerberoy, les ruelles de la vieille ville de Senlis…

Les hortillonnages de Saint Leu, la vieille ville d’Amiens, la maison de Jules Verne…

Pierrefonds, et le Moyen-Age de Viollet-Leduc, ses fantasmes et son imaginaire. Et une très belle exposition « Armures, hennins et crinolines » ( http://www.pierrefonds.monuments-nationaux.fr ) au milieu de reconstitution de salles aux cheminées dite moyenâgeuses où s’incruste l’abeille napoléonienne 😉 , gargouilles et animaux de cauchemar…

Chantilly, hommage aux princes de Condé (superbe bibliothèque), le parc, les ors de l’appartement du duc d’Aumale…

et ses écuries, le magnifique musée du cheval…

Raray, château de la Belle et la Bête

Mais deux points particulièrement forts, pour moi : l’ancienne sucrerie de Francières, abandonnée, mais reconvertie en centre d’interprétation de l’industrie sucrière et des industries agro-ressources, visite vraiment intéressante ( http://www.la-sucrerie.picardie.fr/ ).

Et les carrières de Montigny, un site à découvrir absolument, sauvé de l’oubli par une association de passionnés ( http://www.lescarrieresdemontigny.fr ), où souvenirs de carriers et de soldats de la « grande » guerre se mêlent dans les maisons troglodytes et les anciennes carrières.

19mai_Rethondes anneau de la Paix_6476

Un site beaucoup plus émouvant (pour moi) que celui, très documenté et certes important, du wagon de l’Armistice, dans la clairière de Rethondes, avec son anneau de la Paix…hélas si peu reconnue actuellement…

Trois p’tits tours en Basquaisie

17mar15_lac Marion_5367Rien de mieux que quelques jours près de l’Océan pour remettre la tête et le cœur en place ! Tant pis si le grand vrai beau soleil n’est pas tout à fait au rendez-vous… juste « sniffer » l’air du bord de ma Côte Basque, et tout va beaucoup mieux. Et puis, il y a l’Océan, mais aussi les pinèdes, les collines vertes, les maisons, la Rhune toujours présente, les amies d’enfance, les moutons, taches blanches sur le vert, les surfeurs, taches noires sur le bleu, les ajoncs en fleur à cette époque, les mimosas, les camélias, le calme des lacs, les coins un peu perdus où le touriste ne s’aventure pratiquement jamais…

Pour notre arrivée, un grand ciel bleu au-dessus de nos têtes, mais au-dessus de l’océan c’était dans la brume que se couchait le soleil. Bizarre, mais beau.

Quelques balades autour du lac Marion, du lac de Mouriscot, le matin. Prairies de jonquilles, couples de canards très vigilants, et des coureurs… il semblerait que vers la côte, on courre beaucoup ! Nous avons été doublés, croisés, par des dizaines de personnes très affairées à dépenser souffle et énergie dans ce sport qui m’étonnera toujours, tellement cela semble être pour eux une souffrance…

Un océan bien calme, en attente des grandes marées, mais pendant ces trois jours nous l’avons toujours vu à marée basse, pas de chance pour le spectacle ! Par contre, les surfeurs, petits points noirs sur le bleu des vagues, étaient encore plus nombreux que les coureurs à pied… Ce jour-là, du haut de la chapelle de la Madeleine, à Bidart, la Côte était tout embrumée… mais les stèles du souvenir, dans un tel lieu, sont encore plus prenantes et émouvantes.

Passage obligé à Donibane – Saint Jean de Luz, sous un ciel gris côté Rhune mais bleu côté océan.

Et un grand tour vers l’intérieur du pays, montagnes et prairies tantôt vertes tantôt encore couleur d’automne avec les fougères rousses. Rencontre avec des pottoks au détour d’un virage, moutons blancs dans les prairies bien vertes…

Découvert la grotte des sorcières, Sorginen Lezea, à Zugarramurdi. Nous avions bien visité le musée en mai 2014, très bien fait et impressionnant, mais n’avions encore pas trouvé le temps d’aller dans cette grotte un peu mythique et mystique. Hélas, ce ne sont pas de sorcières de contes de fées dont il s’agit, mais bien de personnes, hommes, femmes, enfants même, victimes d’une situation sociale ancienne, d’une vague de panique face aux « sorciers », et d’une Inquisition qui avait besoin d’imposer son autorité. La grotte est ouverte, majestueuse, facilement accessible, mais attention si vous voulez faire le grand tour : plus de 300 marches pour grimper au-dessus de la grotte (belle vue sur les Pyrénées et la campagne basques) et revenir à votre point de départ…

… par un joli sentier fleuri d’hellébores, de violettes, de primevères, de jolies fleurettes blanches qui ressemblent à des anémones sauvages (mais la feuille n’est pas la même), longeant le ruisseau qui traverse la grotte, grimpant à travers la colline… avec de temps en temps des bancs pour souffler… c’est que je ne fais pas de jogging, et… je n’ai plus 20 ans ni 40 ni même 50 !

Un lien vers ce village, qui vaut vraiment qu’on s’y arrête. Pour l’Histoire, le lieu. Et… (ce qui ne gâte rien) les restaurants y sont de qualité 😉 !

http://www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso/Ocioycultura/4040/Museo-de-las-Brujas.htm

http://www.grottesdesare.fr/xareta/zugarramurdi.html

Retour à Galembrun après ces journées dépaysantes, où nous avons retrouvé un ciel plus hivernal que printanier, même si on sait que mars est le mois des giboulées !, un bon gros vent d’ouest, mais… le pêcher était là pour nous dire que oui oui, c’est bien le printemps…