Lilas

Lilas

Avril, moment du lilas. Lilas blanc, lilas… lilas. Dehors et dedans… parce que je n’ai pas résisté à l’envie d’en cueillir quelques grappes !

Dans la haie voisine, les deux lilas ne se mélangent pas… mais leur odeur est la même, entêtante sous le soleil. Les papillons semblent préférer le lilas blanc, je suis restée longtemps devant les fleurs, à regarder virevolter les papillons « delta ».

Mais je n’en oublie pas pour autant les pâquerettes, qui marquent depuis plus d’un mois l’arrivée du printemps, et transforment nos jardins en tapis fleuris.

Désolée de ne pouvoir partager les odeurs de fleurs, de soleil, d’herbe… mais peut-être les devinez-vous ?

Hiver au printemps ?

Hiver au printemps ?

Et voilà, l’hiver est revenu ! Décidée tout de même à aller respirer un peu, j’ai commencé par chercher ce que je n’avais pas encore photographié sur le terrain 😀 . Par exemple, le jasmin d’hiver, le panier au coin du séchoir, les petites roses crème du rosier liane, et les verts mêlés des plantes sauvages ou volontairement installées par ci par là…

Finalement, un semblant de début de soleil, quelques mini trouées de bleu au milieu du gris, Flipelette qui visiblement avait envie de m’emmener un peu plus loin que le jardin, le bruit de tracteurs dans les champs voisins, une fumée… nous voici parties vers « chez Germaine » !

Deux tracteurs au travail. Et un grand feu. J’espère que ce n’est pas encore une haie supprimée… à se demander si certains ont bien compris la nécessité des haies, des lieux humides, d’un peu plus d’écologie, de respect de la biodiversité…

Du haut du champ, à côté de mon cognassier préféré, belle vue sur les environs. Tout au fond, à gauche, le village de Drudas avec son église, le château est caché par les arbres. De l’autre côté, des champs, quelques fermes. Au loin, des champs de colza en fleur. Et sur l’autre versant de la coulée verte, presque derrière moi, un petit bois où se mélangent couleurs hivernales et printanières.

Au retour (je n’ai pas dépassé 500 mètres autour du domicile 😉 ), je commence à repérer les orchis sauvages… zut, je n’avais pas le bon objectif, et c’est un peu flou. Je me rattraperai dans 10 jours !

Voilà pour ma sortie du jour. En bordure du champ, sur un vieux tronc coupé des champignons s’accrochent.

Et le vieux mur m’offre une symphonie de couleurs assorties à la journée. François a été enterré tout à l’heure. Presque dans la clandestinité. P….. de conerivirus 😦

Adishatz François…

Adishatz François…

Triste printemps pour Galembrun, François nous a quittés hier. Non, pas à cause du conerivirus, mais à cause de trop de maux accumulés. Un brin d’herbe ou un « palillo » avait un jour remplacé la cigarette, trop tard… mais le petit sourire en coin et l’œil bleu parfois un peu moqueur étaient toujours là. Il n’aura rien vu de son 79ème printemps. Sur la place, son banc reste orphelin. Dans le chemin du Commandeur, les poules continuent à gratter devant sa maison, mais les volets sont fermés. Adishatz, François ! Tu aurais pu attendre encore un peu, que nous puissions toutes et tous partager la tristesse de ta famille, au lieu de ça, lundi, nous serons chacun chez soi…

Alors j’ai fait un tour de village, comme il le faisait souvent… Le « centre ville », avec sa grande place partagée par une des 3 routes qui desservent les maisons du hameau. L’église, le cimetière, la mare, l’ancienne école, l’aire de jeux des petits, et la partie goudronnée, transformée selon les années en terrain de basket, en piste de patinage, et qui accueille bien sûr les festivités, vide-greniers, fête locale, omelette pascale, festival…

C’est vrai, notre hameau est très traditionnel, représentatif de la France rurale ! Statue de la Vierge, quelques croix, monument aux morts… (et beaucoup de fils électriques, téléphoniques… 😉 )

Iris et fleurs sauvages longent le bord des routes, les jardins sont rarement cachés, la glycine et les rosiers passent allègrement au-dessus des murs, une trouée entre les arbres d’un chemin et nous sommes en plein milieu des champs, des sentiers se cachent entre deux maisons, les places n’ont pas de noms de célébrités, les rues non plus…

Notre petite place semble le bout du monde pour les livreurs… quatre maisons, un chemin caché, un puits fermé (d’où le nom de la place !), et… les dames d’onze heures soigneusement épargnées par les tondeuses des « hommes verts » de la municipalité 😉

Voilà. Pas de monument célèbre (bien que dans l’église il y ait un tableau répertorié aux Monuments Historiques), pas de personnalités nées au village, pas d’artiste internationalement reconnu… mais du charme, du calme, on se dit bonjour, on échange un peu, on s’entraide si besoin.

Je terminerai avec une rose, un des plus beaux rosiers du village, contre le mur d’une vieille maison de famille… pour François.

Printemps confiné J8

Printemps confiné J8

Dans un courriel, une amie écrivait, à propos du confinement, « si on peut en rire… ». Bien sûr qu’on peut ! En France, nous n’avons pas de masques, nous n’avons pas de gel, nous avons le gouvernement le plus désorganisé et irresponsable qui soit, mais il nous reste l’humour… et il fleurit tout autant que le printemps, en ce moment. D’accord, parfois c’est plus de l’humour noir, qui vient du plus profond de notre colère, mais il est là.

Deux tristes nouvelles aujourd’hui, parmi d’autres bien sûr.

Et sinon ? J’ai fait mon petit tour vers les poules… accompagnée bien sûr par Flipelette.

De là, nous avons continué jusqu’au bout du champ voisin, là où le cognassier fleurit. Haies d’aubépine magnifiques sous le ciel bleu (et blanc, un peu).

Retour à la maison, et quelques pas dans le jardin. L’herbe coupée sent bon, au fond du terrain le soleil et l’ombre jouent entre les arbres, contre l’abri les fleurs alpines (on m’a dit que c’était une plante des Alpes…) sont superbes, dans un pot les pensées sauvages tournent leurs fleurs vers le soleil, et le rosier liane ne semble pas nous en vouloir pour la sévère coupe de printemps…

Fleurs du printemps par excellence, les pâquerettes se promènent partout, on a retrouvé l’entrée de l’ancien chemin, et le soleil couchant joue les coquets dans la vitre de l’appentis. Bonne soirée !

Confinement J1

Confinement J1

Depuis aujourd’hui, mardi 17 mars midi, nous voici donc très officiellement confinés, confinement renforcé, avec document à porter sur soi pour justifier « sur l’honneur » de nos déplacements. Quand on voit le peu de cas que les grands de ce monde font de l’honneur, on a envie d’en rigoler. Pour nous, qui ne sortions qu’une fois par semaine pour faire nos courses, ça ne va pas trop nous changer ! Par contre, je me demande si, quand je vais aller marcher dans les champs et bois du coin, il va falloir que j’aie ce papier sur moi ???

Alors cet après-midi, nous nous sommes confinés… au jardin. Un peu de nettoyage de mauvaises herbes pour moi, arbre mort à couper pour Raymond. La nature redémarre, et avec les pluies de ces dernières semaines, tout est bien vert. Le long du muret, les fraisiers fleurissent. Au fond du terrain, les fleurs des pruniers font la causette avec les pissenlits et au milieu des hautes herbes je retrouve cette plante sauvage dont bien sûr j’ai encore oublié le nom (une seule? bizarre). Le lierre nouveau serpente dans les briques anciennes, et sur ce qui en principe est du « gazon » (… 😉 ) ficaires, boutons d’or et autres fleurs campagnardes s’en donnent à cœur joie !

Dans la haie près du lilas, je découvre encore des muscaris, peut-être des bulbes déposés là « pour voir » ?, les lilas pointent quelques feuilles, et je surveille de près la croissance des pivoines, dont les feuillages tout neufs semblent vernis.

L’entrée du chemin est le lieu de prédilection des pissenlits. Quant au chemin censé longer la clôture, il disparait au milieu des herbes !

Les gouttes de pluie sur les iris me font craquer, un vrai tableau ! Ah, si j’étais peintre…

Une semaine en mars

Une semaine en mars

Semaine bien perturbée par l’intrusion de COVID19 dans nos vies, et les déclarations contradictoires, parfois surréalistes, des uns et des autres. Qui croire ? Que croire ? Notre hameau semble à des lieues de tout ce délire, mais… allez savoir ! Beaucoup travaillent en ville, à l’hôpital, vont et viennent, et ce petit truc semble saisir la moindre occasion pour se balader de l’un à l’autre, sans oublier celles et ceux qui sont porteurs sans le savoir. Sans le prendre à la légère, j’essaie tout de même de me garder de l’affolement, de la panique. J’ai bien peur que trop d’informations finissent par tellement tout mélanger que plus personne n’y comprend rien, quand on voit le nombre d’articles scientifiques et pseudo-scientifiques qui circulent. Mais ce dont je suis sûre, c’est que les personnels soignants vont faire les frais de toutes ces années d’austérité, de gel (sans mauvais jeu de mot) des finances, des suppressions de postes, de lits et de moyens.

Depuis hier, nous voici donc « confinés ». Restez chez vous ! (mais allez voter… avec les résultats que l’on sait, un peu plus d’abstentions que d’habitude…). Bref. J’en profite pour mettre à jour les quelques photos prises ces derniers jours.

Une courte balade dans le village sous le soleil, le 10 mars. Pour une fois, je n’avais pas oublié les deux petits quignons de pain sec gardés en réserve pour l’âne ! Quelques photos de ce que j’appelle « le jardin mexicain », en bord d’une des trois routes du village. Et à la sortie du village, une croix visiblement remise en état depuis peu ? ou alors dégagée des ronces ? Quant à la marre, elle a bien profité des pluies des dernières semaines.

Sur notre petite place, les dames d’onze heures (ornithogales) sont au rendez-vous, accompagnées cette fois de muscaris arrivés probablement d’un jardin voisin… en tout cas, merci aux « hommes verts » du village d’avoir gentiment évité de tout passer sous la tondeuse lors de leur dernier passage 😉 !

Ce soir-là, nous avons eu droit à un somptueux coucher de soleil, une fois de plus !

Vendredi 13 mars… petit tour dans le champ de Germaine (ben oui, même si elle n’est plus là, je ne me résous pas à l’appeler autrement), le pêcher encore en fleurs, et nouvelles couleurs étonnantes pour la fin de journée.

Samedi, fin de semaine, début du confinement… j’ai profité d’une superbe journée ensoleillée pour un petit tour de jardin, avant de me poser sur la terrasse, au calme, en regardant les oiseaux aller et venir. Les muscaris sont toujours là, le cerisier fleurit, la maison respire au soleil, sous la belle lumière rasante de fin d’après-midi.

Dimanche matin, marché à Launac… oh, pas de crainte, c’est très rare qu’il y ait plus de 50 personnes rassemblées ! C’est d’ailleurs dommage, car il est bien pratique, et je ne comprendrai jamais que les habitants n’en profitent pas. Si un jour il disparait (on ne sait jamais, les commerçants présents pourraient en avoir assez de ne pas avoir davantage de monde), je serai curieuse de voir et entendre les réactions des habitants… Oui, je suis allée voter. Et ensuite, passé une bonne partie de l’après-midi chez la voisine, à jouer au scrabble ! Les distances n’étaient peut-être pas respectées, tant pis 😉 . Aujourd’hui il refait gris, il pleut, et c’est bien triste. Tiens, je vais faire des crêpes…

1er mars au jardin

1er mars au jardin

Juste avant la deuxième giboulée de mars du jour, petit tour de jardin… les violettes s’installent où ça leur chante et de plus en plus n’importe où, les muscaris sont fidèles au poste, les pissenlits rayonnent, les cyclamens se réveillent (d’où sortent-ils ? encore un plant que je croyais perdu…), les premiers iris contre le mur n’avaient encore jamais eu autant de fleurs !

Le prunier du voisin qui squatte dans la haie commune mélange fleurs et premières feuilles, près de la piscine le palmier (??) s’épanouit à plaisir, cet arbuste aux fleurs dorées dont j’oublie le nom d’une année sur l’autre éclaire la haie, les soucis orange pétard de chez Germaine illuminent la pente, les bourgeons pointent leur nez sur le cerisier, c’est bientôt le printemps !

Toujours chez Germaine (rien n’étant clôturé, c’est super, je peux continuer à aller me promener dans son champ, ou plutôt celui de son fils, pour faire mes photos 😉 ), ce que je pense être un pêcher, aux jolies fleurs roses un peu malmenées par le vent du jour…

Ce matin, au marché, petit plaisir, avec ces bouquets de jonquilles

Tout cela sent le printemps à venir, même les giboulées, oui oui : « mars qui rit malgré les averses prépare en secret le printemps »… secret mal gardé si on regarde autour de soi 😉

Et superbe gâterie du jour, ce tableau de Manon, « le chat doré »… merci merci ! (il paraît que c’est la fête des grand-mères, je crois bien qu’on n’a jamais fêté ça dans la famille, mais ça m’a fait très très plaisir !).

Manon Baffert, « le chat doré », 27/02/2020
Une balade

Une balade

Parce qu’on ne peut pas aller tous les jours à la montagne (ou à l’océan 😉 ) mais qu’il faudrait aller marcher régulièrement (chose que je me répète chaque jour sans la mettre à exécution), et surtout quand dès le matin soleil et ciel bleu vous invitent à sortir…

… hier après-midi, petit tour vers « le Poutou » par le sentier des moto-cross, celui qui longe un petit bois. Motos et chevaux tracent le chemin depuis longtemps… chemin le long duquel haies de ronces et épineux sont (trop) bien taillées, mais où les jonquilles sont toujours là, et même de plus en plus !

Bien sympa ce chemin, même si par endroits il faut vraiment se faufiler tout contre la haie de ronces pour ne pas se retrouver les pieds dans la gadoue !

Les températures presque printanières, si on oublie le vent frisquet, ont réveillé les arbustes… bourgeons, jeunes feuilles, aubépines, ajoncs, ficaires, et toujours le si beau cognassier du Japon (aux fleurs bien plus belles que son nom…).

La petite retenue d’eau a meilleure mine que lors de mon dernier passage… mais il va falloir un peu plus d’eau pour qu’elle accueille les libellules cet été… on râle quand il pleut, mais la pluie est aussi indispensable que le soleil !

Pas d’incursion dans le petit bois, cette fois, d’une part nous étions parties juste pour une heure/une heure et demie, d’autre part… la crainte de retrouver le bord du Marguestaud encore plus boueux que le sentier 😉 . La palombière est toujours debout (j’espère qu’elle n’est là que pour le décor…) et nous entrerons dans le bois une autre fois !

Mon mois de janvier

Mon mois de janvier

Un mois de janvier 2020 bien mouvementé en France (et ailleurs, il faut bien le dire). Hélas, depuis notre campagne, il n’est pas toujours simple de participer à toutes les manifestations « en ville », et je me vois mal défiler avec une pancarte sur la place de Galembrun… quoique… peut-être ne serai-je pas toute seule au bout d’un moment, des curieuses et curieux pourraient m’y rejoindre ?

Allez, comme nous avons participé tout de même à au moins une manif par semaine, et puisque je partage un résumé en images de ce mois de janvier, voici quelques photos de manifs. Le pauvre Héraklès, sur son rocher, avait du mal à se concentrer sur son arc, avec autant de monde défilant 😉

Il a eu des journées de grand soleil, un dimanche de balade tranquille dans le coin. Haies fleuries, terres labourées, champs de colza aux rangs bien alignés, petites mares bien remplies où le ciel se reflétait avec bonheur, et au retour le clocher de l’église doré sous le soleil du soir.

Il y a eu des journées de brume, qui se sont transformées en après-midi de printemps et des journées de pluie et de grand vent qui ne se sont pas transformées… Des moments de jardinage, pour remettre un peu en état mon carré d’herbes (où des jonquilles ont trouvé de la place, mais d’où viennent-elles ? mystère, je ne les ai pas semées, ni là ni ailleurs…), un après-midi ensoleillé. Un tour de jardin, petit inventaire des fleurs nouvellement arrivées, violettes, hellébores. Ce matin, les herbes étincelaient sous le soleil après la pluie de la nuit, une fleur de ficaire pointait… petits bonheurs de la nature… Je crois que j’ai fait mienne cette phrase d’Epicure : « Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien », non pas faute de mieux, mais plutôt par bon sens 😉

A midi, nous avons enfin réussi à fêter l’anniversaire de Guillemette ensemble, Mathusine junior et Mathusine senior réunies… Pour nous (Raymond et moi) qui passons souvent nos journées dans un grand calme, c’est assez ébouriffant !!!! mais ça nous fait du bien 😉 . Attrape-rêves fait par Clémence, très chouette. Et encore un très beau dessin de Manon.

En fin de journée, en allant porter leur repas aux poules du voisin, j’ai profité de la vue toujours aussi lumineuse sur notre coulée verte (je croise les doigts pour que JAMAIS on ne puisse vendre et viabiliser cette petite vallée…) vers le bois de Galembrun. Sur le talus, le cognassier du Japon est recouvert de boutons et fleurs déjà ouvertes.

Dans le bout de champ où sont les poules, toutes les anciennes machines agricoles de Maurice sont ça et là, rouillées, abandonnées, mais dignes d’un musée des vieux outils. Quel dommage, mais qui pourrait être intéressé ?

Sur le chemin du retour, la mousse et le lierre habillent les pierres du vieil abri, et au coin d’un mur les pervenches fleurissent.

Devant mon bureau, le cyclamen joue avec son ombre sur la vieille poterie rapportée des Cigalons, autour de laquelle le lierre s’enroule joliment.

Il y a eu de beaux couchers de soleil pendant ce premier mois de 2020… je ne les ai pas tous photographiés, souvent parce que j’étais trop plongée dans les dossiers du festival de cet été (Festival Danses et Musiques Pour Tous, du 13 au 19 juillet 2020) et que j’en oubliais l’heure… mais quand j’étais dehors, quel régal !

Demain février débute… dimanche, au marché de Launac, crèpes et café au programme ! Mais pour terminer ce tour dans mon mois de janvier 2020, soleil couchant sur le mur d’entrée, avec (encore une fois) le jeu d’ombres de quelques vieux outils et bouts de ferrailles récupérés dans la maison lorsque nous y sommes arrivés, il y a 47 ans !

Fiesta del Nopal

Fiesta del Nopal

Cette dernière fin de semaine, une fête autour du nopal, à Launac, m’a permis de découvrir cette plante. Mais elle n’était pas la seule invitée du jour ! Cactus, piments, produits mexicains (artisanat et alimentation), graines Kokopelli, ail, légumes, et plein d’autres plantes…

Quel dommage, comme je ne vais pas au marché de Grenade, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais je suis curieuse, alors, même sans info j’y serais allée. Et l’Office de Tourisme des Hauts Tolosans l’ayant affiché sur son agenda du week-end, j’ai eu un peu d’information. Pas de distributions sur le marché de Launac, et quand les affiches sont arrivées, aucune adresse pour se renseigner ! L’organisateur, rencontré sur place, avait inondé dit-il les communautés mexicaines et latino-américaines de Toulouse, et se plaignait du peu de visiteurs… il est vrai que pour venir à Launac, si l’on n’est pas motorisé, c’est un peu compliqué en semaine et c’est pire les fins de semaine 😦 . Bref. J’y suis allée, et j’ai beaucoup aimé.

D’abord, qu’est-ce que le Nopal ? Tout simplement la figue de Barbarie…. ces morceaux rouges, dans l’assiette de dessert proposée sur le stand de KAJUARD ( https://kajuard-plantes.com/ ), l’organisateur de ces festivités.

Ce n’est pas très évident, ce fruit, quand il est ouvert… rouge, brillant, plein de graines, les morceaux vous glissent entre les doigts… mais c’est bon ! Parmi les animations proposées, nous avons appris (bien que ce ne soit pas le moment) à faire des semis de nopal : vous ouvrez le fruit, vous le mangez, en prenant soin de ne pas avaler les graines (il l’a dit trop tard, pour ma part, j’avais déjà tout mangé 😉 ), puis vous nettoyez ces graines, vous les séchez bien, vous préparez un petit pot avec un mélange de terreau et sable, vous ajoutez de l’eau, vous patouillez bien tout ça, vous remplissez votre pot de ce substrat, presque jusqu’en haut, vous posez vos graines, vous ne les enfoncez pas, juste un peu tassées, vous couvrez d’une couche de sable, et vous n’oubliez pas d’arroser tant que la plante n’a pas pointé le bout de sa feuille !

Bon, mais avant d’en arriver là, il y avait plein de découvertes à faire, dès l’entrée de la salle des fêtes. Producteurs bios de piments (je n’ai pas compté les variétés, mais Espelette peut aller se rhabiller…), d’ail dans tous ses états, d’huile, de potirons et potimarrons, de plantes aromatiques, de patates douces de toutes les couleurs (enfin, presque), de fleurs de saison, et même, dans un coin, quelques irréductibles citoyennes ont profité de l’occasion pour faire signer la demande de référendum à propos des aéroports de Paris.

Dans la salle, des cactus en veux-tu en voilà, des produits autour du nopal, les graines Kokopelli ( https://kokopelli-semences.fr/fr/ ), des produits alimentaires mexicains, un coin cuisine – restaurant, sur l’estrade un coin où les enfants pouvaient dessiner ou colorer les têtes de la fête des Morts (et oui, c’est l’époque, tout comme chez nous. Finalement, la fête des morts est un rituel pratiqué dans de nombreuses cultures et religions, qui consacrent souvent un ou plusieurs jours fériés à la commémoration des défunts, où que l’on soit… ), des produits artisanaux superbes, colorés et de qualité (Riou Artesania, sur FB)… et même un stand d’huîtres et vins du coin proposé par le petit magasin « Chez Nine » !

Parmi les animations proposées, dont je mets le programme récupéré sur la page FB de Kajuard, une conférence sur le nopal, par un professeur, qui nous a raconté toutes les vertus et tous les bienfaits de cette plante, études à l’appui. J’ai commencé à tester aujourd’hui la poudre de cladodes de nopal… ben, ça a intérêt à être efficace, parce que ce n’est pas terrible terrible à avaler 😉 !

Et un atelier démonstration de greffage :

Avec tout ça, l’après-midi, même avec une heure en plus, est vite passée ! J’ai laissé les kokedamas se balancer devant la salle, certaines plantes tête en l’air, d’autres tête en bas 😉 , et arrivée à la maison, le soleil commençait à décliner… reflet sur les vitres de la voiture !

Une bonne idée, cette Fiesta du Nopal ! A refaire… même si la foule n’était pas au rendez-vous. Ce n’est pas facile de faire bouger les villages, mais il faut s’obstiner, et continuer à proposer des animations, prouver qu’il n’y a pas qu’à « la ville » que se passent les choses intéressantes… Soyons curieux !!!!