Une amie et des cousins de passage à la maison, en avant pour des petites découvertes campagnardes ! Après la fête des vendanges à Galembrun, nous avions enfin le temps de faire visiter quelques curiosités des alentours.Situés entre Gers et Tarn-et-Garonne, dans une « pointe » de Haute-Garonne, nous n’avons que l’embarras du choix…
Nous commençons par le Gers, car le lundi, c’est marché à Mauvezin, nous y allons. Arrêt au passage au moulin de Brignemont, dont les accompagnateurs d’une école installaient les voiles ( http://www.moulindebrignemont.com/ ). Arrivés à Mauvezin, pas de chance, ce lundi tombait juste après la fête de cette petite ville, et pour beaucoup de marchands, exposants, paysans, c’était repos… tant pis, nous nous contentons des présents, et de la superbe charpente de la Halle !
Petit tour à Sarrant (celui du Gers, pas l’autre), deux rues : une circulaire et une au milieu en diamètre… vieilles maisons peu à peu restaurées, mais pas de chance là non plus, la Librairie Tartinerie ( https://www.lires.org/ ) est fermée le lundi !
Arrêt à Cologne, pour sa place, les maisons anciennes, les couverts, et la jolie halle, avec sa mesure à grains.
Nous avions prévu une visite chez David Léger, sculpteur installé à Launac ( http://www.david-leger.com/ ), mais finalement, ses œuvres étant exposées à Montauban, dans la nouvelle médiathèque Memo, nous préférons aller jusqu’à Montauban. Décidément, ce n’était pas notre jour de chance, la médiathèque est fermée le lundi… tant pis, nous visiterons un peu de la vieille ville, la belle place Royale, les rues piétonnes, une église, même pas le temps pour le musée Ingres (mais avec ma chance, ce jour-là il était peut-être lui aussi fermé…).
Daniela devant repartir le mardi n’a pu finalement pas beaucoup visiter les environs, mais nous avons continué avec « les cousins de Lyon » : nous avons enchaîné le dictionnaire Larousse et les cloches, à l’Isle Jourdain. Pour commencer, petit coup de chance, la maison Claude Augé, maison bourgeoise, aux vitraux magnifiques et tous différents, dont j’ai déjà parlé dans ce journal ( https://bbordasilvand.wordpress.com/2014/09/07/une-maison-bourgeoise-savante/ ), était ouverte. Claude Augé, né à L’Isle Jourdain, entré dans la famille Larousse grâce à son mariage, est l’inventeur du Petit Larousse Illustré. Si vous êtes à L’Isle Jourdain, n’hésitez pas à passer un moment dans cette maison, les bénévoles de l’association « Les amis de Claude Augé » sont passionnants et passionnés, c’est ouvert le samedi matin (jour de marché) ou sur rendez-vous au 05 62 07 30 01. Sous le soleil, les vitraux sont encore plus beaux. Et si vous aimez les dictées, chaque 3ème week-end de novembre, une dictée est organisée….
Du dictionnaire aux cloches, il n’y a que la place à traverser, en passant devant la Mairie, copie en plus petit du Capitole de Toulouse, bâtiment offert à la ville par… Claude Augé ! Et vous voici dans le Musée Européen d’Art Campanaire. Comme pour ce musée aussi il y a quelque part dans ce journal une page, je ne vais pas vous reposter des photos déjà faites… Dans le grand hall, l’exposition (en entrée libre) propose chaque fois un thème différent. Cette fois, c’étaient « les petits métiers en Chine », figurines en terre cuite d’un artiste dont (et je m’en excuse) je n’ai pas noté le nom. L’entrée au musée campanaire est payante (4,50 €), mais cela en vaut la peine. Cloches d’ici et d’ailleurs, sonnailles, fabrication d’une cloche, horloges, carillons, cloches de la Bastille ou clochettes de table, grelots… ici un lézard, là un dragon, clochette à tête de mort ou en forme de fleur de muguet, on n’imagine pas la richesse de cet objet trop souvent synonyme de sot !
Et cette semaine, mon petit bonheur surprise (avant un autre gros bonheur, mais ça, ce sera pour une autre page) :
Retour à Galembrun, les coteaux de Lomagne ne sont plus ensoleillés par les tournesols, les Pyrénées sont dans les nuages, au loin… c’est la fin des vacances ? le retour de l’automne ?
Quelques heures « en ville », avec Viera, avant son retour à Kiev. C’est vrai qu’elle commence à bien connaître Toulouse, et je me demandais ce que j’allais pouvoir lui faire découvrir ! Mais j’ai trouvé. D’abord un tour à la librairie « Ombres Blanches », avec ses coins et ses recoins, jusqu’à son annexe dans la petite rue Mirepoix. Ouf ! pour le moment, il semble que cette belle librairie ne soit pas en voie de disparition. Puis nous voilà parties dans les petites rues du vieux Toulouse, en évitant soigneusement la rue St Rome 😉 (ce qui n’est pas évident). Je découvre (il est vrai que je ne suis pas allée baguenauder dans Toulouse depuis longtemps) quelques boutiques amusantes au passage, et quelques grafs !

Pas loin d’ici… du côté du Gers, du Tarn et Garonne, un ancien vicomté, un tout petit coin de terre de collines et vallées, en ce moment encore ensoleillé par les champs de tournesols, et le soleil… Des amis de passage, alors en route pour une journée mêlant joies de l’eau et des découvertes ! Arrêt à Saint Clar, à la base de loisirs, encore inconnue de la famille. Entourée de bois, de verdure, une eau fraîche bien agréable avec les températures que nous connaissons en ce moment. Oh, ce n’est pas le grand luxe, mais les deux toboggans suffisent largement à nos quatre miss, tandis que les plus grands nagent dans le lac, et que les grands-parents s’installent sur les bancs à l’ombre des arbres.



Un village perché sur un éperon rocheux. A l’entrée, un musée du miel (
Je vous glisse tout de même la photo du puits, « reste » du premier château, ce n’était pas interdit !
Donc, église enclavée dans le château. Et quelle église ! Baroque, Rococo, faux marbres de haut en bas, et surtout ces tribunes faisant penser à un théâtre vénitien… Je vous en ai trop dit, le mieux est de vous laisser découvrir !
A la sortie (2 heures de visite réglementaire, pas 10 minutes de plus !), la pluie ! Nous attendons un peu et repartons à travers le parc pour arriver au niveau de la Villa Medici, et encore une fois admirer coupoles et toits de Rome.
Descente vers la place d’Espagne. Déception. Les fameux escaliers sont en travaux, la jolie fontaine est envahie de touristes et papiers et bouteilles vides flottent à la surface de l’eau…nous passons rapidement ! La pluie semble se calmer. Nous décidons d’aller faire un tour au cimetière des Capucins… Michel était déçu de ne pas avoir vu d’ossements dans les catacombes, j’avais lu que ce lieu était entièrement décoré d’os, donc il voulait en voir, il en a vu !!!!! Autels, rosaces, chapelles, décorés avec 4 000 squelettes… j’avais plutôt envie de fuir 😦 . Pas de photos (interdit), mais je ne sais même pas si j’en aurais fait, ou peut-être pour la monstruosité de la chose ? Oui, oui, pour les moines cela représentait certainement une façon de se dire que la vie passe, mais je me demande s’ils comprendraient que ce lieu soit ainsi transformé en musée… en tout cas, pour la « païenne » que je suis devenue, c’était assez sinistre, même franchement de mauvais goût d’en avoir fait un musée. Mais Michel a eu sa dose d’ossements 😉 ! De là, nous voilà repartis dans la circulation romaine, vers Termini, et le Palais Massimo (encore une partie de musée national romain). Alors là… encore une visite dans le temps incroyable. Très belle muséographie, mise en espace, en scène même… Mosaïques, fresques, statues, dans un beau palais. Par contre, stupidement (mais peut-être avions-nous un peu trop abusé de musées, et n’avons-nous pas fait attention au plan ?), nous avons raté le sous-sol. Une autre fois ! Au 2ème étage, reconstitutions des maisons découvertes lors de fouilles dans un joli film. Mais dans les salles, on retrouve des pans de décors des murs,

Grimpette jusqu’en haut du Gianicolo (… en bus… et d’ailleurs, sans ticket, car j’ai détraqué, bien malgré moi, le distributeur, mais nous y avons laissé l’équivalent de 3 tickets de bus, donc ce n’est pas vraiment de la triche !). Là-haut, outre la vue grandiose sur Rome, ses dômes, ses toits, nous sommes accueillis par tous les copains de Garibaldi et Anita, sa femme. Je ne vous mettrai pas le buste de tous, mais j’avoue que cet Istvan mérite bien une photo ! Quant à Madame Garibaldi, oui, on peut dire Madame avec un grand M. Une pasionaria, décédée très jeune, au destin extraordinaire. Et « son » monument lui rend bien hommage.
Encore quelques rues pavées… et nous voici devant la fontaine de Trevi. Nouvellement restaurée, bien blanche, mais… encombrée de tant de monde ! Annie a trouvé tout de même une place pour lancer sa pièce de monnaie dans l’espoir de revenir à Rome…
Pour ce soir, je vous envoie quelques roses de la tonnelle, avant de vous souhaiter une bonne soirée ! Oh, au fait, ce concert de lundi soir, à Saint Pierre des Cuisines : magnifique. Dvorak dans toute sa beauté, le quatuor Américain éblouissant, le quintette avec contrebasse plein d’enthousiasme, une très belle sonorité pour cet ensemble jeune et souriant (formé par des musiciens de l’Orchestre National du Capitole, comme pour toutes ces soirées de musique de chambre, « les clefs de Saint Pierre », voici le lien si vous êtes en région toulousaine et aimez la musique de chambre :
J’ai l’impression que ce vent d’autan dure depuis… une éternité. Hier, des rafales incroyables, pendant le vide-greniers. Il fallait retenir certains objets, coucher les vases, démonter les portants de vêtements. Des boîtes de puzzle s’envolaient, semant leurs pièces un peu partout sur la place… on en rit au début, un peu plus longtemps si on a un bon moral, mais certains ont plié bagage avant midi. Nous (pour l’association « les arts au soleil ! »), nous avons tenu le coup jusqu’à 15 heures un peu passées, mais lorsque quelques gouttes de pluie se sont fait sentir, nous avons fini par déclarer forfait, avons tout ramassé, et sommes parties (Élisabeth, Nadine et moi) au chaud devant un thé et une croustade ! Mais nous avons récolté de quoi payer les affiches du festival et quelques flyers, ce qui n’est pas mal.
Aujourd’hui, le vent est toujours là, et la semaine a commencé tristement. Même si cet événement nous a permis de retrouver de nombreux amis, le départ d’un jeune de 33 ans est toujours triste et difficile à admettre, surtout quand on est une mère (je suppose que c’est pareil pour les pères). Il est des fois où le retour à la maison (selon la sagesse aborigène) se fait bien trop tôt et bien douloureusement.
Et des restes de statues monumentales… (le gardien n’a pas vraiment apprécié notre mise en scène, mais avouez que c’est amusant. Non ?)
Un petit moment de répit, entre la préparation des panneaux, à installer ensuite sur les routes, pour le prochain Marché des Créateurs (et coller de grandes affiches avec le vent d’autan, c’est pas de la tarte !) et la préparation du repas du soir… alors je replonge dans les souvenirs romains ! Ce lundi 25 avril, le temps n’était pas annoncé très beau, alors nous changeons le programme, et partons au Vatican. J’aurais mieux fait de garder le mercredi comme prévu. D’abord parce que nous nous sommes gelés à faire la queue le long des murs du Vatican (oui, je trouvais que l’entrée n’était pas donnée, alors en plus y ajouter la réservation internet, zut, ça faisait pas mal…), ensuite le lundi tous les autres musées étant fermés il ne reste que le Vatican, et donc les touristes s’y retrouvent (presque) tous ! Bon, pas grave. Surprise, l’entrée est moins chère que prévu : j’étais allée sur le site romemuseum.com (28,50 €). J’avais bêtement oublié d’aller sur le site direct : vatican.va où le tarif est le même que sur place (16 € + 4 € de réservation). La réservation évite tout de même une stupidement longue attente… C’est le début de la journée, le genou est encore en forme, nous montons par l’escalier. Tout le long, une exposition sympa sur les bateaux.