Printemps, J-7…

Pas de grandes balades depuis mardi, je reste sur notre terrain, trafiquant de-ci de-là… à la recherche des fleurs de printemps, vont-elles revenir ? le gel de cet hiver les a-t-elles fait disparaître ? quels arbres faudra-t-il supprimer, à cause des tempêtes ? je regarde, je me promène, accompagnée bien sûr de Flipelette ! Dernièrement, dans un coin de notre « jungle » campagnarde, elle était très attentive. L’écureuil était-il près de nous ? ou le gros chat des voisins rôdait-il dans le coin ? moi, je n’ai rien vu…

Justement, résultats des tempêtes Nils et Pedro, certains arbustes mitoyens ont été bien malmenés, et notre voisin a décidé de nettoyer la haie de son côté. Je sais bien que ces arbustes sauvages repousseront rapidement, mais je ne sais pas si vraiment c’était le moment, pour les oiseaux… il leur en reste, les terrains juste autour de nous n’étant pas cultivés les haies sont encore là, mais je n’étais pas très fière. Bref, ce que nous appelons « le chemin », qui borde notre terrain, est un peu plus dégagé maintenant. Et on voit mieux le pêcher « de Germaine », tout fleuri !

Hier, ciel gris, pluie, pas de sortie, sauf pour faire un petit bouquet de violettes, elles sont presque passées, alors je me suis permis d’en cueillir. Malheureusement, elles n’aiment pas les vases, et fanent vite. Raison pour laquelle je n’en cueille pas souvent.

Et comme le temps n’était pas très sympa, j’ai cherché des photos de 12 mars passés. J’ai retrouvé, parmi des photos ensoleillées, fleuries, ces deux du 12 mars 2013. Je ne me souvenais pas qu’il avait neigé en mars !

Ce matin, il faisait 4°, mais il n’y avait pas de neige ! Par contre, le soleil étant de retour, nous avons même eu l’impression cette après-midi d’être en presque été 🙂 . J’en ai profité pour tondre, toujours au plus haut, et en laissant pissenlits et lamiers, pour les abeilles. Quoiqu’elles aient pas mal d’autres possibilités de récolte, dès que le soleil est là. Bourdonnements en continu autour des bourgeons de l’érable, et dans le champ voisin des soucis, des fleurs du cognassier du Japon ou des cerisiers et pruniers… j’en ai vu quelques unes qui transportaient de bonnes provisions de pollen. Mais je n’ai pas été assez rapide pour faire des photos !

Au fond du terrain, l’ail de Naples (allium napolitanum, si je me souviens bien) se multiplient. Depuis 3 ans ces « sauvages » tout en délicatesse se sont installées là, venues comment ? mystère ! Mais j’aime bien les retrouver.

Vendredi prochain, c’est le printemps ! Nous serons à Besançon, peut-être l’occasion d’une ou deux découvertes grâce à nos amis. Pour le moment, je vous souhaite une bonne fin de semaine !

Petit tour de champ

Quelques jours de (presque) été, mais l’hiver n’avait pas dit son dernier mot, et nous revoilà dans la grisaille. Bon, au moins le vent d’autan s’est arrêté ! Entre deux passages de bruine, je suis allée faire un tour de terrain, d’abord, puis de champ. La terrasse attend patiemment que les beaux jours reviennent… parasols fermés, canapé protégé… vivement le soleil !

Sur le terrain, Nils et Pedro n’avaient pas fait beaucoup de dégâts, mais deux acacias attendent d’être débités… ils deviendront des piquets, et/ou chaufferont la grande salle, quand Lucas aura le temps de venir…

Notre trèèèès vieux chêne a tenu le coup, heureusement. Il est plus que centenaire, on ne peut plus l’enlacer depuis longtemps 😉 ! J’aime bien ces jours un peu gris où les branches encore nues dessinent comme des dentelles sur les nuages.

Ce n’est pas encore la grande explosion des fleurs sur notre terrain, mais par-ci par-là des éclats blancs, l’aubépine, le cerisier (bien vieux, lui aussi), le prunier reine-claude, au fond du terrain les premières fleurs de l’ail de Naples, et sur les planches de la piscine un tapis de fleurs de cerisier et amandier mêlées aux feuilles mortes

Après mon tour de terrain, j’ai continué par un plus long tour de champ. Je pensais que les haies étaient fleuries, mais non, il va falloir attendre encore un peu… par contre, les pervenches, les fleurs rose vif du cognassier du Japon sont bien ouvertes, quelques soucis aussi. Et le rose délicat des fleurs de pêcher…

Flipelette m’a suivie bien sûr, le regard toujours aux aguets. Je ne sais jamais ce qui l’inquiète ainsi quand on part du côté des champs… parfois on aperçoit une biche loin, une fois un renard, mais sinon, à part les oiseaux, il n’y a vraiment pas de quoi être inquiet !

Et avec toutes ces touches de couleurs, tous ces verts, on en oublierait presque le gris ambiant… celui du ciel et… celui de notre monde qui perd complètement la tête… mais ceci est une autre « histoire »…

Avril…

« en avril, ne te découvre pas d’un fil »… pourtant si le 1er avril fut pluvieux, et donc un lundi de Pâques pas très réjouissant pour le ramassage des œufs et autres chocolats disséminés ici et là dans le jardin, avec toutefois une fin de journée mi-grise mi-bleue… le printemps nous a aussi offert de belles journées.

Les oiseaux, eux, se moquent bien du temps qu’il fait, du moment qu’ils peuvent picorer leurs graines !

Dès le lendemain, le soleil étant de retour, balade dans les champs. Chez Germaine les soucis s’étalent sans retenue, les pâquerettes tapissent le chemin, au coin du champ le cognassier est en fleur, et dans le champ orchis et ophrys voisinent avec marguerites et crêtes-de-coq, tandis que les dames-d’onze-heures sur la petite place devant chez nous accueillent les abeilles. Merci à nos employés municipaux, qui les épargnent gentiment 🙂

Dans le jardin, c’est aussi le renouveau. Le chêne fleurit, le rosier liane multiplie ses petites roses crème, premier passage de la tondeuse et… la pause réconfort après l’effort ! La bourrache semble ronronner sous le butinage des abeilles, et le lilas parfume l’air.

6 avril 2024, 50 ans de vie commune (officielle)… Guillemette s’amuse de nos habitudes…

Les roses commencent à revivre… les iris aussi. Les cerises se réveillent (mais les oiseaux les auront mangées avant nous). Et le jardin passe de la pluie au soleil, nous offrant les merveilles du printemps, couleurs, odeurs, et beautés de la nature reine dans notre petit paradis.

De belles lumières de fin de journée, un chemin verdoyant, le printemps est bien là !

Petites nouvelles du jardin…

Petites nouvelles du jardin…

Le printemps est là depuis 4 jours, mais le jardin se préparait depuis le début du mois ! Le jasmin d’hiver était tout étonné, le pêcher rosissait de plaisir, les haies blanchissaient, les pruniers préparaient leurs futurs fruits, et dans son pot la joubarbe ruisselle de fleurs…

Avec le soleil revenu, les après-midi au jardin ont repris. Et entre le passage de la tondeuse (en évitant les pissenlits, pour qu’abeilles et bourdons trouvent de quoi grignoter 😉 ), le déménagement de plantes un peu trop envahissantes (l’acanthe empêchait pivoines et hellébores de respirer), nettoyage, désherbage (à la main… et par moments je me suis dit que je comprenais certains consommateurs de désherbants chimiques), peu à peu, on y voit plus clair. Plus vert, surtout, avec toute la pluie que nous avons eue ! Bientôt j’espère reprendre les petit-déjeuners devant la maison, mais pour le moment, il fait trop frais. L’ambiance des fins d’après-midi est sereine, en ce moment… et je mesure à quel point je suis chanceuse !

C’est surtout avec le retour du bourdonnement des abeilles et des frelons qu’on « entend » le printemps ! Pour le moment, sur le terrain, pissenlits, bourrache, muscaris leur offrent la nourriture, mais aussi les fleurs des pruniers et des haies, ainsi que les dames d’onze heures qui squattent la petite place de notre quartier (un grand MERCI au responsable municipal des espaces verts qui les laisse s’épanouir ❤ )

Aujourd’hui, les fleurs du rosier liane commencent à s’ouvrir… et bientôt ce seront des myriades de roses pompon blanc crème qui vont illuminer la tonnelle!

Quant à l’azalée installé depuis un an devant mon bureau, j’ai profité du déplacement de l’acanthe pour l’installer dans « mon coin fouillis », à côté des pivoines, et j’ai l’impression que l’endroit lui plait beaucoup car ses fleurs semblent se multiplier !

Pour terminer ces nouvelles du jardin, la photo de voisines et voisin qui surveillent de près nos allées-venues vers la haie commune….

Mon jardin de mai

Les jours avancent plus vite que je ne le souhaiterais. Déjà la mi-mai, dans 15 jours le 10ème Marché de Créateurs dans notre village (organisé par notre petite association Les Arts au Soleil : lesartsausoleil.org ), j’ai fait les emplacements sur le papier, reste à monter les chapiteaux, accueillir les créateurs, démonter les chapiteaux,, tout ranger, et… passer à l’événement suivant, le Festival Danses et Musiques Pour Tous 2023 (14ème festival, à voir sur http://www.festivaldansespourtous.fr )… tout ça m’occupe beaucoup, me stresse pas mal (y aura-t-il des visiteurs, la météo sera comment, etc etc), mais j’avoue : ça me plaît.

Donc, le temps avance, le stress aussi, et quoi de mieux pour retrouver un peu de calme que de jardiner ou aller voir où en sont les fleurs sauvages dans les champs voisins ? Quand je dis jardiner, c’est pas du vrai de vrai jardinage, je nettoie un coin, un autre, je regarde les bourdons et les abeilles, je change un pot de place… bref, je suis plutôt une jardineuse d’occasion ! Mais ça prend du temps, et ça m’oblige à moins ressasser ce qui ne va pas comme je le voudrais 😉 . En mai, c’est l’explosion des roses, des iris, du seringat. La bourrache continue à envahir le terrain, mais les abeilles et les bourdons se régalent d’aller d’une fleur à l’autre. La monnaie du pape perd ses fleurs, et on attendra le mois d’août, quand elles seront sèches, pour récupérer ses écus devenus presque transparents.

Les pivoines se sont enfin ouvertes. Enfin, pas toutes, il reste un pied avec deux boutons qui se font désirer… Au fil des jours, en peu de temps, ma belle de Shanghai s’est ouverte, puis le vent et la pluie l’ont malmenée, et nous profitons maintenant des dernières fleurs.

En allant distribuer les tracts dans le village, la semaine dernière, je suis allée revoir cette belle pivoine blanche, près du puits d’une ancienne maison à nouveau habitée. J’avais un peu peur qu’elle ait disparu, mais non. Une vraie beauté.

Les acacias enneigent le terrain… c’est terminé pour les beignets. Les cerises rougissent, en principe elles devraient devenir presque noires, mais ce n’est pas sûr que les oiseaux leur laisse le temps de bien rougir !

Ce serait bien, aussi, que la météo les aide un peu… car ici nous avons un mois de mai presque hivernal. D’accord, en mai, il faut compter avec les saints de glace, on a même rallumé la cheminée… il pleut (bon, ça, c’est nécessaire)… et le ciel est plus souvent gris que bleu depuis trop de jours ! Bon, de toute façon, « jamais content »… mais ça me donne l’occasion de faire des photos en (presque) noir et blanc !

Samedi dernier, marre d’avoir passé trop de temps devant l’ordinateur, à mettre les sites à jour, à partager sur les pages de l’association, du festival, à envoyer des textos, bref, tour de champ entre deux averses avec mon accompagnatrice préférée, Flipelette. Les orchis, marguerites, ophrys, glaïeuls sauvages et autres herbes des champs ont bien poussé.

Et aujourd’hui, un gros ras-le-bol, du mal à trouver des camions-traiteurs pour deux soirées du festival, j’en ai contacté plus de 10, mais entre ceux qui ne répondent pas même si vous laissez 3 messages sur leur répondeur, et ceux qui ne sont pas libres, je finis par devenir parano, et me dire que les événements en milieu rural n’intéressent pas les gens comme ils le méritent. Pourtant, les artistes invités sont tous d’un sacré niveau professionnel, tournent dans de grosses villes, mais voilà, on est à la campagne. A croire que seules les grosses villes ont le droit à la culture et aux camions-traiteurs, et que les ploucs n’ont qu’à se déplacer s’ils veulent aussi en profiter… Donc, gros ras-le-bol, alors je suis sortie nettoyer mon carré d’herbes aromatiques qui en avait bien besoin : la marjolaine, la sauge, la menthe débordent de leurs emplacements ! Et puis un pot à changer par ci, une plante à bouger par là, un tour des rosiers, un pavot tout ébouriffé, arrivé là je ne sais comment, les fleurs fanées à couper, les plantes qui redémarrent, je bade devant une nouvelle oreille d’éléphant et le lantana tout vert au pied de la vieille vigne, ou devant les fleurs de la sauge, et l’après-midi est vite passé.

Ciel gris ce soir, fortes rafales de vent d’ouest, on reste au chaud… et je croise les doigts pour que le 29 mai il fasse meilleur !

Lundi de Pâques, 2023

Dans le coin, c’est traditionnellement le jour des omelettes pascales dans les villages ! A Galembrun, c’est en 1992 que nous avons commencé, nous étions alors dans l’équipe du Comité des Fêtes. Belle ambiance, soleil, les villageois réunis… Peu à peu le cercle des participants s’est agrandi, et si, au tout début, nous faisions la tournée des fermes avec les enfants pour récolter des œufs, il a vite fallu passer commande dans les moyennes surfaces voisines. D’une part, au fil des ans, les petits agriculteurs du coin disparaissaient, il n’y avait plus assez de poules 😉 ! D’autre part, le nombre de convives augmentait vraiment beaucoup. Il faut dire que c’était gratuit (aujourd’hui, seule la part d’omelette est gratuite, les temps changent). Voilà pour la petite histoire !

Bref, aujourd’hui j’ai fait ma piperade « à ma façon », puisque c’est jour d’omelette, et ensuite, je suis allée faire un mini tour en partant par le village, où les lilas étaient bien fleuris, ainsi que les premières roses sur le mur d’une des vieilles maisons « de famille » restant encore au village.

Et puis j’ai continué dans les champs… cette année, pas de beaux champs de colza aux fleurs de ce beau jaune citron (du moins dans notre petite vallée verte)… certains champs sont semés, d’autres juste labourés et attendent leurs semailles. Tout au fond, le bois de Galembrun n’a pas encore retrouvé ses beaux tons de verts, mais c’est sûrement pour bientôt !

Un cerisier sauvage, un prunellier, un chemin de pâquerettes, des bugles, un papillon baguenaudant sur les pâquerettes, encore mes belles dames de onze heures (ornithogale ombellifère, même famille que les asperges paraît-il) cousinant avec ces herbes dont je ne connais pas le nom, aux feuilles vertes sur la tige et à la tête vert citron, le très vieux cognassier, arbre qui autrefois délimitait les champs, lorsque ceux-ci étaient encore à taille humaine, donc le cognassier balançait ses fleurs sous le vent d’ouest revenu… et me voilà revenue à la maison.

Je n’ai pas résisté au lilas blanc dans la haie… et notre belle burkinabé maintenant se promène sous ses fleurs !

J’espère que vous avez pu profiter de cette longue fin de semaine, en famille ou avec des ami.e.s, que vous n’avez pas exagéré sur les chocolats, et vous souhaite une belle soirée. Ici, il n’y aura probablement pas de belles couleurs du soir, le ciel est redevenu gris… si seulement il pouvait pleuvoir encore un peu !

En bleu et vert…

Ciel franchement bleu depuis hier, un bleu dont seule la nature a le secret ! Le blanc des fleurs de cerisier en est encore plus resplendissant. L’herbe verte, qu’elle soit (presque) pelouse ou complètement sauvage et laissée à l’appréciation des insectes, nous donne des envies de rêvasser couché sur l’herbe. Les fleurs d’ail sauvage (du moins il me semble que c’est cette plante…), par ci par là perdues au milieu des herbes folles, se cachent et jouent un peu les stars. La bourrache bleue a décidé de s’installer un peu partout depuis un an alors que je désespérais d’en voir sur notre terrain, et les abeilles se régalent de jouer les acrobates dans ses fleurs.

Si le vieux chêne attend encore un peu pour reverdir, les acacias, eux, n’ont pas peur des gelées nocturnes et balancent leurs jeunes feuilles au vent. Quant au vieux prunier, il est passé en à peine deux ou trois jours des fleurs au feuilles.

Mais d’autres couleurs s’invitent dans ces journées en vert et bleu : le rose mauve des fleurs de la monnaie du pape, et bientôt le mauve des lilas.

Je ne suis pas allée marcher depuis un moment, temps pluvieux, vent, occupations diverses qui me rivaient dans mon bureau… et depuis lundi un gros coup de froid qui me rend un peu « ensuquée » (pfff, moi qui ai traversé les années COVID sans un seul souci – et sans vaccin…), mais si ce ciel bleu se maintient, cela ne saurait tarder. Du côté de l’association, c’est un peu plus calme maintenant que les inscriptions pour le Marché des Créateurs du 29 mai sont closes, les vacances scolaires vont arriver = pas d’atelier du matin 😉 , donc un peu de répit avant de replonger dans les papiers du festival de cet été. Et à défaut de voyage « ailleurs », j’irai crapahuter dans les environs !