Ambiances bretonnes, le gris…

Cardeil_30déc14_4783

 

Quelques jours du côté de La Turballe, les deux derniers jours de 2014 et les deux premiers de 2015, un vrai bonheur ! Les amis, toujours aussi chaleureux, présents, prévenants. Les paysages d’un coin de Bretagne que je ne connaissais pas, tantôt sous le ciel bleu (oui oui oui, il peut faire beau en Bretagne !), tantôt sous la brume. Et je n’ai pas dit bruine, ni crachin, car de bruine et de crachin nous n’en eûmes point, ah mais. Ou à peine.

Aujourd’hui, je ne vous raconterai que le gris… toits d’ardoises ou de chaume moussu, pierres levées et dolmens, murs des maisons anciennes cachant on ne sait quelle issue, statues glissées dans une niche ou sculpture surveillant le passant, ciel tourmenté sur l’océan gris-vert…

Et la brume, rendant encore plus mystérieuse la grande Brière, les canaux lisses et silencieux, barques abandonnées, herbes givrées, atmosphère où toutes les légendes bretonnes semblent pouvoir devenir réelles…

Les bateaux du port, les filets rentrés tout juste de la pêche et scintillants de gouttes d’eau, les murs blancs de certaines maisons, éclairent par quelques touches de couleurs, et puis…

une petite lueur dans un coin de nuages…La Roche Bernard_31déc14_4716 tout près du gris il y a le bleu, et alors là, quelle explosion !

Demain peut-être, vous saurez que oui, le ciel est bleu soleil en Bretagne.

Ce n’est pas ce violoneux croisé dans un jardin du Croisic qui me contredira !

 

 

Noël

Souvenirs..25déc08_4640. et réalités…

Sans vouloir jouer les « de mon temps », j’avoue être assez sidérée de la transformation de cette fête religieuse en fête de la (sur)consommation. Villes (et parfois maisons) rutilantes de lumières à une époque où il serait peut-être plus intelligent de faire des économies d’énergie, magasins obsédés par la vente à tout prix et à tous prix, le Père Noël travailleur précaire par nature ( 😉 ) de plus en plus précarisé, les enfants, hurlant de peur à la vue de cet homme en rouge tout barbu, et dont les parents veulent absolument une photo « mais non, regarde, il est gentil le monsieur » avant que cet épisode se transforme en fessée et cris des parents qui en veulent à leur bambin de ne rien comprendre… Mais où est passée cette fête paisible et pleine d’espérance de mes toutes jeunes années ? Combien fêtent réellement la naissance d’un enfant qui devait révolutionner un monde, selon ce que raconte une certaine religion ?

Il n’est plus besoin de « croire », et cette journée fériée obligatoire pour tous est devenue une course à la démesure. Celles et ceux qui se réclament de la laïcité se gardent bien de dénoncer l’emprise de la religion sur ce coup-là… Il n’y a qu’à voir les parkings des grandes surfaces pris d’assaut, les chariots débordant de cadeaux, de nourriture, la surenchère des présentateurs de produits dans les magasins, pour comprendre que tout est faussé ! En fait, nous sommes passés d’un enfant pauvre né dans une crèche, à un bonhomme dépensier barbu et obèse…

A-t-on vraiment besoin d’une fête à date fixe pour se retrouver en famille ? Mais je me dis qu’au moins une fois par an, grâce à cette date, les liens familiaux se reforment, et, croyant ou non, si, ne serait-ce qu’une ou deux heures, un petit moment de paix est passé sur notre Monde, il justifie effectivement que Noël continue encore et encore… Et peut-être peu à peu la raison va-t-elle reprendre les rennes… 😉 , non, je blague, les rênes bien sûr… et freiner ces débauches de consommation auxquelles beaucoup trop de gens se croient obligés, sous prétexte de traditions ?

Moi, ma tradition, c’était un bon chocolat chaud au retour de la messe de minuit, et le lendemain matin, surprises ! Des surprises qui feraient bien sourire les enfants d’aujourd’hui, et pourtant nous en étions heureux. J’ai souvenir d’un réveil (mais comment donc avaient fait mes parents ?) avec dans notre chambre une armoire neuve, et dans chacun des trois tiroirs une orange (nous étions 3 sœurs)…déc14_4644 et ce fut une joie de ranger chacune ses affaires ce jour-là dans « son » tiroir ! J’ai souvenir d’un après-midi de Noël où nous sommes partis en patin à roulettes de la maison vers la grande plage de Biarritz (5 km environ…), et retour, toutes fières sur nos patins à courroies ! J’avoue, je suis un peu nostalgique de ces Noël simples, et même si depuis j’ai égaré mes croyances sur les chemins de la vie, j’aimerais que les souvenirs de Noël de mes enfants et petits-enfants restent dans leurs mémoires des moments de lumière et de tendresse…25déc13_4641   Joyeux Noël à tous !

Chats

17jul10_4540

 

Les chats et la Mathusine, c’est toute une histoire ! Nous avons toujours eu des chats, plus ou moins campagnards, plus ou moins vadrouilleurs, des roux, des tigrés, des noir et blanc, des panthères, de fières princesses et de vaillants combattants… certains sont arrivés petits, d’autres se sont peu à peu incrustés.

Fin de vacances, et Minette reste chez nous fin août… une chatte grise habituée aux appartements citadins mais qui a vite trouvé la campagne à son goût !10août14_4536 Oui mais… pas la maison, impossible de l’y faire entrer après le départ des vacanciers, et impossible de comprendre pourquoi. Elle a préféré aller s’installer dans la maison mitoyenne, la partie « junior » de la Mathusine, d’où elle vient nous faire de temps en temps un petit coucou, surtout quand il faisait encore bon le matin et que je prenais mon petit-déjeuner sur la terrasse, pour avoir un petit morceau de beurre… pas trop de problèmes de cohabitation avec Noiri, le costaud du quartier, et hôte depuis sa naissance (ou pas loin) de la Mathusine junior. Et assez futée pour avoir compris que si elle était dehors et que personne ne lui ouvrait une porte elle pouvait pousser celle de la chatière ! (ce que n’a toujours pas compris ce brave Noiri…).

Et puis notre voisine, Germaine, a dû être hospitalisée, installée dans une maison spécialisée, et Mounette, adoptée après avoir erré dans le quartier, n’avait plus d’endroit où aller. Quand elle avait débarqué d’on ne sait où, lorsqu’elle entrait chez nous dans le jardin, elle n’allait pas plus loin que la réserve de bouteilles de gaz, et nous l’avions surnommée Butagaz 😉 ! Nous l’avions fait opérer, et elle allait d’une maison à une autre (le coin ici n’est pas très peuplé, il faut dire, et plutôt calme), jusqu’à ce que Germaine la laisse un jour entrer chez elle… Depuis plus de deux mois, Germaine n’ouvre plus sa porte, et tant qu’il a fait à peu près bon, Mounette avait repris ses habitudes baladeuses, mais là, avec le froid, elle a peu à peu mis une patte dans la maison, puis deux, puis quatre, s’est risquée à avancer dans la cuisine, puis dans le séjour, où elle a trouvé « son » fauteuil et s’est bien installée !

Et allez donc essayer de comprendre quelque chose : maintenant que Butagaz se sent chez elle, voilà que la Minette-Grisette vient nous retrouver, timidement pour l’instant, mais…

On dit qu’on ne caresse pas un chat, c’est lui qui accepte de se laisser (ou non !) caresser, mais je connais peu de personnes qui résistent à l’envie de glisser la main sur leur fourrure… Un chat aurait 7 vies, un chat serait indépendant, vénéré par le Égyptiens au temps des Pharaons, diabolisé en Europe au Moyen-Age, synonyme de chance en Asie, célébré par Cocteau, Anouilh, Baudelaire, Desnos, Rostand, et tant d’autres…, que n’a-t-on dit, écrit, sur cet animal !

29oct06_4549

 

 Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

(Baudelaire, les Fleurs du Mal)

11août13_4533

 

 Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

Certains ont « un chat dans la gorge », ont « d’autres chats à fouetter », se contentent d’une « toilette de chat », écrivent « comme un chat » ou se réveillent « dès potron-minet »… j’aime bien l’expression japonaise qui dit « j’ai deux chats dans les chaussettes mais pas le mot dans la tête« , mais le plus simple est toujours d’appeler un chat un chat !

Et chez nous, ils et elles ne sont pas les rois ou les reines, mais pas loin… vous connaissez quelqu’un d’autre, vous, qui ronronne quand vous lui caressez la tête ?

VertS

Un jour gris un jour bleu, le temps joue du yoyo entre automne et hiver. Hiver qui sera bientôt là, d’ailleurs. Avant que n’arrivent le brouillard et/ou la neige, je voulais vous faire profiter de la lumière verte de ma campagne. Champs fraîchement ensemencés, aux pousses tantôt vert anis, tantôt vert émeraude un peu moiré sous le soleil, entrecoupés des terres brunes des champs tout juste labourés…

06déc14_4527Tous les verts sont dans la nature… mais aussi dans les maisons : par exemple, ces oreilles d’éléphant, rapportées dernièrement de chez une copine, attendant derrière la vitre de mon bureau le retour d’un peu de chaleur pour mettre le nez dehors, qui, lorsque le temps est gris et sombre, m’offrent le réconfort de leurs verts lumineux !

Retour sur images…

10nov14_4420

 

Retour sur ce mois de novembre, un mois entre sourire et tristesse… Le mois commençait pourtant dans la joie, Magali réussissait brillamment sa thèse de médecine, la compagnie de Guillemette donnait son premier spectacle à Toulouse (certes, une petite salle, mais un petit pas hors de nos frontières rurales…),

l’atelier « histoire de l’Art pour les enfants » du mois était complet et plein de couleurs…

Et puis au milieu du mois, le départ de Marie-Claude. Qui nous a tous secoués, arrivant après une belle semaine passée avec elle à Venise en octobre.

Une fois de plus, nous nous sommes retrouvés en famille, avec nos amis aussi, au cimetière de Besançon. Se mêlaient ce jour-là les souvenirs de parents, d’un ami… les mois de novembre de ces dernières années n’ont pas été tendres pour nous. Il est vrai aussi que nous arrivons à un moment de notre vie où nous enlevons davantage d’adresses dans notre carnet que nous n’en ajoutons… les retraités sont peut-être des privilégiés, mais… ils n’ont plus 20 ans, ni 40, et ils ont même plus de 60 ans…

Quelques jours après, nous retrouvions nos amis pour notre traditionnel passage dans le Beaujolais, et là aussi, au milieu des sourires, de la joie de se retrouver, parfois se mêlait de la tristesse, un peu de regret, celui de ne plus pouvoir partager ces moments avec l’un, avec l’autre, partis « ailleurs », si cet ailleurs existe.

Cluny sous le soleil (pour plus de photos sur cette journée, vous pouvez aller sur l’article précédent : Cluny, une balade dans le temps), dégustations dans des caves, soirées spectacles bon enfant dans des salles sans prétention, mais dans une ambiance tellement amicale !

Sur la route du retour à la maison, un beau ciel de fin de mois de novembre, lui aussi partagé entre sourire et tristesse, douceur mélancolique… et, à l’arrivée, les 4 700 kg de bois pour les cheminées à ranger….

et cette fin de journée à Galembrun, toute bleue, promesse de lendemains meilleurs ?ciel du soir_25nov14_4431

Cluny, une balade dans le temps…

21nov14_Cluny_4376

 

Voilà bien longtemps que je souhaitais visiter Cluny, ce haut lieu historique, fait de spiritualité (merci Papa !) et, du moins je l’imaginais ainsi, de beauté et de calme. Bon, autant le dire tout de suite pour celles et ceux qui ne sont jamais allés à Cluny, côté architecture, même avec le film en 3D qui débute la visite, il faut beaucoup d’imagination lorsqu’on se retrouve devant ce qui fut la plus grande abbaye de l’Histoire, jusqu’à ce que Saint Pierre de Rome soit construit !

Alors, année 910 début de la construction de l’abbaye, on agrandit à partir de 981, et on en rajoute entre 1088 et 1130, siège de l’ordre clunisien, dépendant directement du pape (pas fous, les moines, ainsi pas de taxes à payer aux ducs, rois et autres taxeurs de l’époque…). Mais tout le monde connaît son Histoire de France, n’est-ce pas, guerres de religion au XVI° siècle, et paf !, déclin de l’abbaye. Richelieu (il est partout, celui-là, autant que Vauban, qui, je le précise tout de suite, n’a pour une fois rien à voir dans les édifices !) ayant entre autres titres celui d’abbé de Cluny… réforme l’abbaye, les moines redeviennent plus sérieux dans leur vie monastique (moins de richesses…). Et re-paf !, la Révolution française. Dissolution des ordres monastiques, les moines se dispersent, on vend les bâtiments comme biens nationaux, et chacun se sert dans les pierres pour construire maisons et fermes… Bref, peu à peu, il ne reste plus de cette abbatiale quelques tours, et surtout des ruines !

Mais… Prosper (Mérimée) arrive au XIX°, et ouf !, les ruines sont classées monuments historiques, et on récupère tout ce qui est récupérable, dont bon nombre de splendides chapiteaux sculptés. Autre coup de chance, Viollet-Leduc n’a pas eu l’idée de se pencher sur la rénovation du lieu…

Bon, Napoléon était passé par là, et dès le début du XIX° avait réussi à faire construire sur le chœur détruit de Cluny des écuries pour les chevaux (c’était un spécialiste, il a fait pareil dans les chapelles du cloître des Jacobins à Toulouse…).  Et, comme partout où s’est construit ce genre d’édifice, tout autour, le « peuple » s’installe, d’abord les ouvriers pour la construction, puis l’activité économique engendrée par l’abbaye fait venir les commerces, et le bourg grossit, jusqu’à devenir la petite ville d’aujourd’hui… vous trouverez sur une des maisons une plaque attestant que la famille de Lamartine vient de Cluny, petit coup de pouce supplémentaire à votre journée culturelle 😉 !

Et voilà que s’installe dans ce qui reste de l’abbaye, ou plutôt dans les bâtiments conventuels reconstruits au XVIII° autour du cloître (pas le cloître roman, hélas remplacé par un autre, au XVII° aussi), dans les magnifiques couloirs et escaliers,

une des huit grandes écoles des Arts et Métiers Paris Tech., apportant dans la petite cité de Cluny, vivant tranquillement autour de quelques vieilles maisons restaurées et de l’immense enceinte de l’abbaye (halte sur le chemin de Compostelle, comme l’attestent les coquilles sculptées sur la façade du palais Jean de Bourbon, construit au XV° pour cet abbé),

pas fou, d’ailleurs cet abbé, et adepte du confort : dans sa chapelle privée, où se croisent les regards de têtes célèbres de l’Ancien Testament, il avait fait installer une cheminée…

Donc disais-je, avec l’arrivée des « gadzarts », la cité connaît une belle animation…

J’allais oublier, tout de même, la cité et l’abbaye sont en plein vignoble du Mâconnais, ce qui apporte un charme supplémentaire à une visite culturelle, n’est-ce pas ?21nov14_Cluny_4355

Mais j’y ai retrouvé quelques endroits de calme et de sérénité, souvenirs de lieux autrefois consacrés à la spiritualité. A un moment où justement j’avais bien besoin de retrouver un peu de sérénité.

Une ville verte…

Pendant les vacances d’automne, l’association « Les Arts au Soleil » ( http://contact0799.wix.com/lesartsausoleil ) et « Designers en herbe » ( https://www.facebook.com/pages/Designers-en-herbe/136765179751744?sk=wall ) ont organisé deux journées d’atelier sur la ville… Quelle ville imaginent les enfants ? Quel environnement veulent-ils ? Discussions, échanges, et c’est une ville verte qui s’est construite au fil de ces deux journées. Julia avait tout préparé pour ces architectes en herbe…

Première étape, le plan !plan_greencity_1_4289

Mais que faut-il dans une ville ? Des magasins ? Des parkings ? Des usines ? Des immeubles ? Une église ? Des écoles ? Des banques ?

Non, les décisions sont bien plus simples !

Tout d’abord, un arbre, au centre de la ville (1). Très important. Un peu magique, puisqu’il sert à voyager dans des mondes imaginaires, mais il est aussi très commode pour observer les oiseaux.

Ensuite, pas une école, non, mais une « maison des savoirs » (2), où chacun va puiser ce dont il a besoin : de l’apprentissage de la lecture aux maths, de la maternelle à la faculté, école, université et bibliothèque, tout est rassemblé dans un seul bâtiment, endroit d’instruction pour petits et grands  !

Une « maison de la Culture » (3)... ces enfants de 6 à 11 ans ne l’ont pas oubliée ! Un bâtiment où on trouve un cinéma, une salle de concerts, une salle des fêtes et aussi un endroit pour le troc, car dans Green City il n’y a pas de monnaie…. Comme il n’y a pas de magasins, il y a un atelier collectif de tissage et de couture (4) : c’est là qu’on tisse et qu’on façonne ses vêtements. Et si on ne sait pas faire, on apprend sur place, ou bien on fait du troc... Il y a une Poste (5), et oui, et aussi un Musée (6), un puits (7), et un parking… à vélos (8) ! Car dans cette ville, pas de voiture, on y vient en vélo. D’ailleurs le parking est très central, pour que chacun puisse aller facilement à l’atelier collectif, à la maison des Savoirs ou celle de la Culture, et à l’arbre !

Premier jour d’atelier, les maisons, la place, prennent forme : toits herbus, maisons animaux… la rivière, et… le potager collectif (11)! Car on n’achète pas ses légumes au supermarché, mais on va les chercher dans un grand potager où chacun aide et peut se servir.

Le deuxième jour, tout a bien avancé dans la tête des enfants, chacun a dû passer la nuit à imaginer et perfectionner ses idées, car le résultat est surprenant et superbe ! Aucun immeuble, et les maisons sont pleines de fantaisie, une cascade coule du toit de l’une, une autre est dans un arbre, un autre entourée d’une jolie haie, la réserve naturelle (13) est « habitée » (on y protège les animaux, et on peut ressusciter des espèces disparues), la ferme Bio (12) voisine du potager, et basée sur le même système collectif que lui, propose des produits laitiers, de la viande et des œufs. L’hôpital (9) n’a pas été oublié. MAIS… on y soigne avec des plantes médicinales (qu’on va chercher dans la réserve naturelle et dans les champs à côté) et des huiles essentielles ! La place verte (14) est bien au centre, une roue à eau (15) fournit l’électricité, et des roseaux (16) ont la très importante fonction de filtrer l’eau de la rivière.

025_30oct14_4269Et quelle sagesse… il n’y a pas, dans cette ville, une église, non, il y a une « maison des Religions » (10), un seul endroit de recueillement ouvert à toutes les religions !

Une belle conception de la vi(ll)e de demain, non ? Un rêve ? Une utopie ? Moi, j’aime à penser que nos enfants arriveront à changer ce monde… Ils ont de tellement belles et saines idées !

PS : toutes les explications en italique sont tirées des réflexions des enfants lors de la construction de la maquette de cette ville.

Clins d’oeil vénitiens

Venise, ville musée ? Non, non, et cent fois non ! D’abord, parce qu’il y a des personnes qui y vivent, tout comme vous et moi dans votre ville, votre village, qui y travaillent, choses que le touriste ne semble pas toujours réaliser, pressé qu’il est de découvrir les musées, églises, palais, de la cité des Doges. Et on peut comprendre parfois que le Vénitien se sente agressé par ces milliers de touristes qui se déversent dans (certaines de) ses rues et places, qui ne respectent pas ces lieux historiques, laissant leurs détritus sur les marches des églises, les margelles des ponts… hélas, ce n’est pas seulement à Venise que ce genre de chose arrive, et cela me choque tout autant de trouver ces sacs Mc…., ces canettes de C…C… ou de bière, dans les rues de Toulouse que dans celles de Venise ou de Paris.

Bon, STOP, je ne vais pas polémiquer sur le respect et le non-respect de la vie des uns et des autres, je voulais vous montrer quelques clins d’œil qui font de Venise une ville vivante, malgré (grâce à ? ou à cause de ?) toutes les beautés historiques qu’elle renferme.

Bien sûr, il y a cette librairie absolument incroyable, où seul le patron semble s’y retrouver. Non, en fait, il s’y retrouve tout à fait, il suffit de lui demander un titre, et il vous le déniche dans ce qui semble un vrai fouillis, où les chats se baladent sur les étagères, où vous pouvez grimper un escalier de livres pour jeter un coup d’oeil par-dessus le mur vers le rio… et d’où, si vous vous en sentez le courage, vous pouvez repartir à la nage…

Il y a aussi ces sonnettes aux entrées de maison, composant un visage moustachu et souriant, ou celles qui vous tirent joyeusement la langue !

Et dans Castello, cette découverte superbe au hasard de nos tours et détours dans les petites rues (oui, je le dis et je le redis, j’aime les tags lorsqu’ils sont beaux !)

Et le « fou » du campanile de Santa Maria Formosa, le Maure toujours aussi de guingois sur la maison du Tintoret nouvellement rénovée dans Cannaregio, l’homme assis de la Ca’ Pesaro regardant l’enfilade des salles, le canon séparant deux ouvertures du côté de la Fenice (à l’hôtel Fantin je crois), le chien bleu sur le balcon d’une demeure du Grand Canal impassible devant la circulation parfois ahurissante des gondoles entremêlées aux vaporetti, taxis et autres embarcations de travailleurs, tandis que dans Dorsoduro une jolie vasque invite nos amis chiens à se désaltérer, et… la gentille attention pour nos têtes (si nous en avons !) avant le sotoportego Zuri dans Castello…

04oct_028_4212Une ville où, certes, sur les campi et campielli les arbres trouvent parfois une place, mais où les fleurs et plantes vertes ne poussent que dans des pots (sauf dans les Giardini…), à moins d’avoir été peintes sur un mur histoire de nous faire rêver

09oct_341bis_4229   Venise ville vivante, ville DE musées et non pas ville musée, Venise au cœur qui bat et ne veut pas se laisser acheter, ni vendre…

Venise qui, je l’espère, je le souhaite, sera là encore longtemps pour nous émerveiller et nous faire rêver…