Une ville verte…

Pendant les vacances d’automne, l’association « Les Arts au Soleil » ( http://contact0799.wix.com/lesartsausoleil ) et « Designers en herbe » ( https://www.facebook.com/pages/Designers-en-herbe/136765179751744?sk=wall ) ont organisé deux journées d’atelier sur la ville… Quelle ville imaginent les enfants ? Quel environnement veulent-ils ? Discussions, échanges, et c’est une ville verte qui s’est construite au fil de ces deux journées. Julia avait tout préparé pour ces architectes en herbe…

Première étape, le plan !plan_greencity_1_4289

Mais que faut-il dans une ville ? Des magasins ? Des parkings ? Des usines ? Des immeubles ? Une église ? Des écoles ? Des banques ?

Non, les décisions sont bien plus simples !

Tout d’abord, un arbre, au centre de la ville (1). Très important. Un peu magique, puisqu’il sert à voyager dans des mondes imaginaires, mais il est aussi très commode pour observer les oiseaux.

Ensuite, pas une école, non, mais une « maison des savoirs » (2), où chacun va puiser ce dont il a besoin : de l’apprentissage de la lecture aux maths, de la maternelle à la faculté, école, université et bibliothèque, tout est rassemblé dans un seul bâtiment, endroit d’instruction pour petits et grands  !

Une « maison de la Culture » (3)... ces enfants de 6 à 11 ans ne l’ont pas oubliée ! Un bâtiment où on trouve un cinéma, une salle de concerts, une salle des fêtes et aussi un endroit pour le troc, car dans Green City il n’y a pas de monnaie…. Comme il n’y a pas de magasins, il y a un atelier collectif de tissage et de couture (4) : c’est là qu’on tisse et qu’on façonne ses vêtements. Et si on ne sait pas faire, on apprend sur place, ou bien on fait du troc... Il y a une Poste (5), et oui, et aussi un Musée (6), un puits (7), et un parking… à vélos (8) ! Car dans cette ville, pas de voiture, on y vient en vélo. D’ailleurs le parking est très central, pour que chacun puisse aller facilement à l’atelier collectif, à la maison des Savoirs ou celle de la Culture, et à l’arbre !

Premier jour d’atelier, les maisons, la place, prennent forme : toits herbus, maisons animaux… la rivière, et… le potager collectif (11)! Car on n’achète pas ses légumes au supermarché, mais on va les chercher dans un grand potager où chacun aide et peut se servir.

Le deuxième jour, tout a bien avancé dans la tête des enfants, chacun a dû passer la nuit à imaginer et perfectionner ses idées, car le résultat est surprenant et superbe ! Aucun immeuble, et les maisons sont pleines de fantaisie, une cascade coule du toit de l’une, une autre est dans un arbre, un autre entourée d’une jolie haie, la réserve naturelle (13) est « habitée » (on y protège les animaux, et on peut ressusciter des espèces disparues), la ferme Bio (12) voisine du potager, et basée sur le même système collectif que lui, propose des produits laitiers, de la viande et des œufs. L’hôpital (9) n’a pas été oublié. MAIS… on y soigne avec des plantes médicinales (qu’on va chercher dans la réserve naturelle et dans les champs à côté) et des huiles essentielles ! La place verte (14) est bien au centre, une roue à eau (15) fournit l’électricité, et des roseaux (16) ont la très importante fonction de filtrer l’eau de la rivière.

025_30oct14_4269Et quelle sagesse… il n’y a pas, dans cette ville, une église, non, il y a une « maison des Religions » (10), un seul endroit de recueillement ouvert à toutes les religions !

Une belle conception de la vi(ll)e de demain, non ? Un rêve ? Une utopie ? Moi, j’aime à penser que nos enfants arriveront à changer ce monde… Ils ont de tellement belles et saines idées !

PS : toutes les explications en italique sont tirées des réflexions des enfants lors de la construction de la maquette de cette ville.

Clins d’oeil vénitiens

Venise, ville musée ? Non, non, et cent fois non ! D’abord, parce qu’il y a des personnes qui y vivent, tout comme vous et moi dans votre ville, votre village, qui y travaillent, choses que le touriste ne semble pas toujours réaliser, pressé qu’il est de découvrir les musées, églises, palais, de la cité des Doges. Et on peut comprendre parfois que le Vénitien se sente agressé par ces milliers de touristes qui se déversent dans (certaines de) ses rues et places, qui ne respectent pas ces lieux historiques, laissant leurs détritus sur les marches des églises, les margelles des ponts… hélas, ce n’est pas seulement à Venise que ce genre de chose arrive, et cela me choque tout autant de trouver ces sacs Mc…., ces canettes de C…C… ou de bière, dans les rues de Toulouse que dans celles de Venise ou de Paris.

Bon, STOP, je ne vais pas polémiquer sur le respect et le non-respect de la vie des uns et des autres, je voulais vous montrer quelques clins d’œil qui font de Venise une ville vivante, malgré (grâce à ? ou à cause de ?) toutes les beautés historiques qu’elle renferme.

Bien sûr, il y a cette librairie absolument incroyable, où seul le patron semble s’y retrouver. Non, en fait, il s’y retrouve tout à fait, il suffit de lui demander un titre, et il vous le déniche dans ce qui semble un vrai fouillis, où les chats se baladent sur les étagères, où vous pouvez grimper un escalier de livres pour jeter un coup d’oeil par-dessus le mur vers le rio… et d’où, si vous vous en sentez le courage, vous pouvez repartir à la nage…

Il y a aussi ces sonnettes aux entrées de maison, composant un visage moustachu et souriant, ou celles qui vous tirent joyeusement la langue !

Et dans Castello, cette découverte superbe au hasard de nos tours et détours dans les petites rues (oui, je le dis et je le redis, j’aime les tags lorsqu’ils sont beaux !)

Et le « fou » du campanile de Santa Maria Formosa, le Maure toujours aussi de guingois sur la maison du Tintoret nouvellement rénovée dans Cannaregio, l’homme assis de la Ca’ Pesaro regardant l’enfilade des salles, le canon séparant deux ouvertures du côté de la Fenice (à l’hôtel Fantin je crois), le chien bleu sur le balcon d’une demeure du Grand Canal impassible devant la circulation parfois ahurissante des gondoles entremêlées aux vaporetti, taxis et autres embarcations de travailleurs, tandis que dans Dorsoduro une jolie vasque invite nos amis chiens à se désaltérer, et… la gentille attention pour nos têtes (si nous en avons !) avant le sotoportego Zuri dans Castello…

04oct_028_4212Une ville où, certes, sur les campi et campielli les arbres trouvent parfois une place, mais où les fleurs et plantes vertes ne poussent que dans des pots (sauf dans les Giardini…), à moins d’avoir été peintes sur un mur histoire de nous faire rêver

09oct_341bis_4229   Venise ville vivante, ville DE musées et non pas ville musée, Venise au cœur qui bat et ne veut pas se laisser acheter, ni vendre…

Venise qui, je l’espère, je le souhaite, sera là encore longtemps pour nous émerveiller et nous faire rêver…

Venezia ? Si, Venezia !

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Comment vous dire ? Une semaine à Venise, une semaine à vadrouiller au hasard des rues, à se perdre parfois, à se retrouver toujours, à être encore et encore surprise, c’est une semaine de plaisir indicible.Que je vais pourtant essayer de vous faire partager !

Venise, c’est… des gondoles et des gondoliers, ça c’est évident !, des gondoliers au repos, des gondoliers qui rament de concert (avec chanteur et accordéon ou guitariste, si, si !), des gondoles sur les canaux et des gondoles en réparation au squero de San Trovaso…

mais c’est aussi des barques avec des rameurs qui s’entraînent sur le grand canal, de grosses barques ventrues pour le transport ou le bonheur d’un après-midi en famille sur la lagune, et des paquebots-immeubles, des grands voiliers,

des campaniles droits sur leur base, mais d’autres qui n’hésitent pas à se pencher sur les toits des maisons environnantes…

des murs aux beautés mal fardées, beautés fanées, et parfois bien cachées,

des reflets dans l’eau des canaux, sur les fenêtres des palais et maisons, sur les dernières flaques de l’acqua alta place Saint Marc ou sur les merveilleuses mosaïques de la Ca’ d’Oro, sur les vitres des arrêts du vaporetto,

des palais aux façades somptueuses, et d’autres qui auraient bien besoin d’une petite toilette, des petites maisons calées entre deux palais par-ci par-là (et si vous regardez bien, vous verrez même l’appartement du commissaire Brunetti 😉 !)

des statues, des sculptures tarabiscotées, des blasons à tous les coins de sestiere, et même quelques slogans écolos ou politiques de bon sens (ou peut-être juste des vœux pieux…),

des mouettes rieuses (ou pas) et poseuses, des moineaux et des pigeons quémandeurs, quelques poissons, ombres grises dans le reflet vert d’un rio, des chiens de plus en plus nombreux alors que Venise était la cité des chats… alors, je n’oublie pas d’en glisser un dans cet inventaire…

des cheminées étonnantes pour une ville où il est interdit de faire du feu, et qui parfois voisinent avec les altanas sur les toits des maisons,

du linge qui danse dans les rues (ou au-dessus des rii), et les parfument avec de bonnes odeurs de lessive,

des places où il fait bon s’assoir avec un bouquin, pour regarder la vie autour de nous, pour rêver au temps où les puits étaient plus utiles que décoratifs (mais qu’ils sont beaux !), les enfants qui rentrent de l’école en trottinette, ceux qui jouent au ballon sans se soucier de savoir si le ballon tape contre des murs historiques pourvu qu’ils marquent le but…

des couleurs à vous donner envie de sourire et de chanter,

des travailleurs du quotidien vénitien, qui peinent à grimper et descendre les ponts avec leurs « diables », qui changent les piliers (zut, j’ai un trou, il y a un nom pourtant…) entre lesquels se glissent les gondoles, les artistes menuisiers créateurs de forcole, les créateurs de bijoux en verre de Murano, les dentellières de Burano de plus en plus difficile à rencontrer…, les techniciens de La Fenice, les restaurateurs en tout genre (ceux de palais comme ceux des palazzi et des maisons), les marchands en fruits et légumes, les livreurs, les postiers, les épiciers, sans oublier les innombrables marchands de souvenirs !

Venise… même avec cent inventaires, vous ne la connaîtrez jamais vraiment (moi non plus, d’ailleurs !)… Une semaine, dix jours, davantage, pour qui aime Venise, le plus petit moment de retrouvailles dans cette cité est un plaisir. Je sais que certains n’aiment pas Venise. Peut-être faut-il, pour l’apprivoiser, beaucoup de patience, accepter de se perdre, d’aller dans les quartiers calmes et méconnus, y retrouver et respecter le quotidien, laisser courir son imagination ? Quant à moi, je suis toujours heureuse de m’y plonger ! 001_2oct14_4193

Et pourtant, le plaisir du retour à la maison est un tout aussi grand plaisir… retrouver la nature, tout ce vert qui nous entoure,  retrouver ses livres, sa famille, les rencontres au marché…

De quoi vous donner envie de repartir, juste pour ce plaisir du retour 😉 !

En campagne…

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Dernier repérage hier après-midi du circuit de la randonnée « campagnarde » de demain dimanche 28 septembre. Je me suis régalée. Tranquillement, à mon rythme, c’est-à-dire en m’arrêtant pour photographier les arbres, les premières feuilles jaunies, les papillons (et là, il faut beaucoup de patience !!!), les reflets d’ombre et lumière dans le ruisseau, bref… la campagne ! Demain, il faudra probablement beaucoup moins flâner, même si dès le départ je précise bien que nous ne faisons pas une compétition, qu’on est là pour respirer, pour regarder ! Et comme souvent, je finirai bonne dernière une fois la presque fin du circuit arrivée… mais je m’en moque bien. Cette fois, je n’ai pas oublié de marquer les embranchements de la boucle, en décorant de jolis rubans verts quelques branches par-ci par-là.

Dès le départ, on peut faire le tour du circuit avec le regard, premiers coteaux, premier bois tout en bas, vallée et coteau qu’il faudra ensuite regrimper, puis redescendre et remonter…

Ligne de crête de Naples, re-descente dans la vallée, retrouver et longer le Marguestaud et ensuite re-grimper, d’abord par un champ empli de papillons et de fleurs d’automne, puis à travers le bois jusqu’au (faux) plat de fin de circuit. Et dans nos petits bois, le plus court chemin n’est jamais le plus droit… tellement on trouve de petites combes infranchissables !

Ombre et soleil, notre petit Marguestaud nous offre au passage quelques beaux reflets

Dans le bois de Galembrun, après la première descente (plus vraiment ombragée depuis que les haies ont disparu pour faire toujours plus de place aux engins de plus en plus énormes qui travaillent dans les champs), les arbres nous offrent leurs ombrages bienvenus…

Par-ci par-là, quelques lumineuses couleurs nous rappellent que l’automne est là, malgré le beau temps… couleurs magnifiées par le soleil ! Perles et collier de rubis, feuilles d’or, chardon tout échevelé…

Lorsqu’on quitte l’ombre de la forêt, sur la route de Naples, les bas-côtés réservent quelques surprises pour qui aime marcher en dilettante…

Et, avant le retour dans le bois, de l’autre côté de la vallée, juste après avoir passé le Marguestaud, c’est le plaisir des yeux : des centaines de papillons sniffant les derniers sucs des fleurs, se poursuivant, s’envolant en tourbillonnant, dans un champ que j’ai toujours vu en jachère, pour le bonheur des amateurs d’insectes ! Mais… patience recommandée !

Nous voici presque revenus au village… encore un petit bois, avec cette fois un sentier « tortillonnard », sur lequel on finit par se demander si un jour on va en voir la fin, ou si on ne s’est pas trompé de sens… C’est sûr, il serait plus simple de continuer à grimper droit devant, mais… entre les combes et les murs de ronces, mieux vaut suivre gentiment le sentier pour être certain d’arriver sur le chemin du retour sans encombre, et découvrir du haut de la crête le circuit que nous venons de terminer !

sept14-arrivéeN’hésitez pas à venir nous rejoindre pour la randonnée de demain, mais vous pouvez aussi noter les randonnées de 2015, printemps et automne autour de Galembrun : le 6 avril, le 25 mai et le 27 septembre.

A bientôt ?

Coup de coeur à Launac

Château Launac_3774Quarante et un an que je vis à Galembrun, sur la commune de Launac, et je n’avais jamais pu en visiter le château ! Jamais là quand il était ouvert au public, peut-être ?, en tout cas, pour moi, il restait un inconnu. La grande tour face à l’église, les mâchicoulis, l’entrée très conte de fées, princes et princesses, le fait qu’il change sans arrêt de propriétaire… pourquoi ? y avait-il un mystère là-dessous ? Et voilà qu’aujourd’hui j’ai pu le découvrir, grâce aux journées du Patrimoine certes, mais aussi grâce à ses nouveaux propriétaires, tout frais arrivés à Launac. Un accueil chaleureux, ce dimanche, par la châtelaine, visiblement heureuse de partager son domaine. Et ce sont 200 personnes, dont une grande majorité de Launacais, qui ont répondu à l’invitation. Oh, le parc n’est plus celui de 1210, année de la construction de ce château-fort : un lac-réserve pour les agriculteurs et le village grandissant ont petit à petit avalé le parc, dont une grande partie est maintenant parc communal, mais il faut dire que le château a connu de sombres heures… . Démantelé à la fin de la croisade des Albigeois, à peine 13 ans après sa construction, reconstruit 20 ans plus tard, puis remanié, d’abord défensif, avec quatre tours d’angles, revu au fil des ans, la guerre de Cent Ans, les guerres de Religions et le passage de la Révolution… Rectangulaire à l’origine, il a perdu au cours des guerres et des siècles deux de ses ailes, deux de ses tours, ne se présente plus qu’en « L », et son portail d’accueil du XVII° n’a maintenant plus rien de défensif… d’autant que la cour, lorsqu’on entre, est pleine de beaux rosiers, de verdure et de fleurs !

A l’intérieur, un rez-de chaussée un peu déconcertant, avec son carrelage « moderne », ses mezzanines… mais deux belles salles hautes, aux murs épais de briques rouges, prêtes à accueillir des réceptions, où on peut imaginer la vie des soldats qui y ont vécu et participé aux différents combats qui ont eu lieu après sa construction, dont le fameux combat dans la plaine de Launac, avec Gaston Febus (ou Phoebus, plus « classe ».. même à l’époque, oui oui !).

Un magnifique escalier en pierre blanche mène au premier étage, salles de réception et appartements du beau Gaston (c’est ce qui se disait : certain avait un panache blanc, lui avait des cheveux dorés qui resplendissaient au soleil d’où ce nom, légende probablement, mais c’est joli, non ?). Juste à côté, la salle « du Prince Noir », copain de Gaston, qui n’était probablement pas un tendre pour s’appeler ainsi… de belles grandes pièces, aujourd’hui baignées de soleil, grandes cheminées, dont une avec un four ? sur le côté.

L’aile ouest qui lui fait suite mélange pierre blanche et brique (la pierre étant tout de même signe de richesse), et on aperçoit tout au fond un reste de cheminée. Dans la tour carrée de cette aile ouest, de curieux décors peints géométriques, datés du XV° siècle. Et de belles voutes, d’une élégance incroyable !

Pour le moment, pas d’autre espace à visiter, mais les projets vont bon train, et peut-être lors des prochaines journées du Patrimoine les visiteurs pourront grimper sur le chemin de ronde, et découvrir de nouvelles pièces du château. A signaler tout de même : si le château fait partie des Monuments Historiques, il est privé et habité, donc pas de visite « régulière », mais vous pouvez aller sur la page https://www.facebook.com/chateaudelaunac?fref=ts , vous pouvez le louer pour vos grands ou petits évènements, et espérons que de nombreuses idées pour le faire vivre sauront voir le jour peu à peu. château de Launac_3808Pour moi, j’ai été conquise par le lieu, les briques, la pierre blanche, et surtout par la gentillesse de la nouvelle châtelaine et sa famille ! Bienvenue à Launac !

Et j’ai particulièrement adoré la petite note anachronique des jolis lustres à breloques…

Le ciel est par-dessus le toit…

Mont St MichelCiel bleu, ciel gris, ciel d’orage, « le ciel est par-dessus le toit »… quel que soit le toit. Toits de tuiles roses, de Provence, d’Italie, toits d’ardoises du Nord ou de l’est,

des toits seigneuriaux où l’ornementation souligne la richesse de l’occupant des lieux, aux toits décorés apportant les couleurs qui manquent à un ciel trop souvent gris, des toits tout simples aux toits fantastiques ou extraordinaires,

chaque pays, chaque région, nous offre ses toits ! Les rues ferment l’horizon, monter au-dessus des maisons nous ouvre des trésors de vies imaginées, d’aujourd’hui, d’hier, cachés sous ces toits… Et que dire de la chaumière,Besse_28avr10 qui fait tant rêver les poètes « voilà l’enfant des chaumières – Qui glane sur les bruyères – le bois tombé des forêts  » (Lamartine),  » Que les rois gardent leur Palais de jade ! Dans la chaumière feuillue on peut dormir à deux » (Murasaki Shibiku), « chaumière où l’on rit, vaut mieux que palais où l’on pleure » (proverbe chinois), et la chanson « Il pleut, il pleut, bergère – presse tes blancs moutons – allons sous ma chaumière – bergère, vite, allons » (Fabre d’Eglantine), idéalisant ainsi la vie champêtre… mais de nos jours, les chaumières se font rares, et sont souvent l’œuvre de rénovations financièrement dignes de palais, et les bergers n’y profitent plus des gentilles et naïves bergères !

Islande_4169Quoi-que…peut-être encore sous ces toits d’herbe islandais ???? (et merci, Verlaine, pour le titre de cette page !)