livres…

Un mur ensoleillé suffit à laisser vagabonder mes pensées, les cartes géographiques m’emmènent sur les chemins de tous les pays, mais que dire des librairies ?

Venise-Acqua alta1Provocatrices, accueillantes, avec leurs tables couvertes de livres, invitation à la lecture, leurs rayonnages débordants de nouveautés…

Je parle ici des vraies librairies, où vous pouvez entrer et discuter avec une personne qui, à votre air interrogateur pourra vous dire « oui, celui-ci, vous l’aimerez » ou « non, je ne pense pas qu’il vous plaira, mais celui-ci plutôt »… parce qu’elle vous connaît, parce qu’elle ne change pas de rayon chaque semaine, parce qu’elle aussi aime lire.

Les librairies où, dans un coin tranquille, un fauteuil vous tend les bras, tenez, par exemple la librairie « Ombres Blanches » à Toulouse ( http://www.ombres-blanches.fr/ )… Les librairies où, quand vous poussez la porte, vous restez quelques instants les yeux grand ouverts sur tant de « possibles »…

Les librairies où la gourmandise du palais s’ajoute à celle des yeux… comme la Librairie Tartinerie de Sarrant dans le Gers ( http://www.lires.org/librairie/ ), un lieu incontournable pour les curieux de … de tout !

Mais la librairie la plus fantasque que j’aie rencontré, c’est à Venise évidemment, la librairie « Acqua Alta » (merci à Daniela et Luca, http://www.e-venise.com/shopping/librairie_acqua_alta_venise.htm ), vraie caverne d’Ali Baba, surprenante, rocambolesque et sérieuse à la fois, magnifique, riche d’ouvrages sur Venise, d’ouvrages en français (j’y ai même trouvé un guide du Pays Basque !), où les chats aussi savent lire…, et vous pouvez même y arriver en gondole !

Librairies fantasques, librairies inimaginables, librairies sérieuses, librairies soigneusement rangées, librairie salon un peu comme chez soi, peu importe, quand vous y entrez, vous entrez dans un autre monde… ailleurs, ici…

Vieux murs…

San Michele

Rien de tel, pour rêver, que d’être adossée à un vieux mur au soleil… pourquoi ai-je le vague souvenir d’un poème, oublié maintenant, lié à un mur au soleil ? Si en lisant ces mots, vous retrouvez un tel poème, vite, envoyez-le moi !

J’aime les vieux murs.

Les vieux murs… qui, mieux que Venise, nous offre cette palette étourdissante de couleurs défraîchies provoquant notre imagination, lui laissant tout loisir pour rêver… Pas seulement ceux des anciens palazzi sur les bords du Grand Canal ou des rii, mais aussi ceux des vieilles maisons au hasard des rues, des cours… couleurs passées, pierres qui cachent une histoire…

Mais il n’y a pas qu’à Venise que les murs font galoper l’imagination et le rêve, vous donnent envie de glisser votre dos contre eux… Briques et galets de ma région, pierres blanches du Gers,

vieux palais au cœur de Barcelone, vieilles pierres écossaises vous invitant à « positiver » à Stirling, ou celles du couvent d’Iona, murs décorés d’Égypte…

et ces murs d’Occitanie enveloppés de soleil et d’Histoire …

Ou tout simplement les murs de notre maison, lovés au soleil du matin au soir, devant lesquels il fait si bon lire, prendre un thé à la menthe, laisser courir nos pensées, imaginer un prochain voyage… quand le soleil est là !

balade d’hiver…

Point n’est besoin souvent de traverser les mers, et l’émerveillement devant la nature et les paysages se rencontre  aussi sur nos petits chemins de campagne, nos petits bouts de pays… Cet après-midi, c’était le cas, ici, à Galembrun. Comment, vous ne connaissez pas Galembrun ? Un hameau, 150 habitants, une mare, une église, quelques maisons autour de la place, un bar (géré par le comité des fêtes) où les soirs de tournoi de rugby se retrouvent quelques fanatiques… à l’est « la plaine », mais pour l’ouest, le sud et le nord ce sont des collines et des vallons… des champs, entre vert éclatant et marron roux, des forêts aux arbres un peu tristes sans leurs feuilles en ce moment, mais où déjà pointent quelques bourgeons de futurs ajoncs dorés, un ruisseau : le Marguestaud qui après toutes ces journées de pluie se la joue chutes du Niagara ou Seljalandfoss… et aujourd’hui un beau ciel bleu !

Mais même si les arbres attendent leur tenue de printemps, le soleil d’hiver offre quelques belles couleurs au hasard des sentiers, ici des mousses au vert délicat et tendre, là un feuillage roux se balance doucement dans le vent , dans le champ en jachère des fleurs séchées font les belles , le vieux tronc expose fièrement ses cicatrices, et sur la route du retour un jeune chêne solitaire se dresse au soleil couchant…

Certes, de temps en temps, il est bon d’aller voir ailleurs, découvrir de nouveaux paysages, mais surtout, surtout, ne boudons pas notre bonheur de « viure al païs »… notre si beau pays, entre Gers, Lomagne et pays Toulousain !

Les couleurs de Toulouse…

Les couleurs de Toulouse…

009_06fév14_564Certes, Toulouse est rose… du moins c’est ainsi qu’elle est surnommée.

Mais Toulouse est aussi la cité de la violette, fleur discrète s’il en est, envahissante lorsqu’elle se sent chez elle… et dans notre jardin, il est des endroits où elle s’épanouit avec un tel bonheur qu’il est difficile de ne pas en écraser quelques fleurs ! En ce moment, elle est là, et c’est elle qui m’a invitée à vous parler un peu de sa cité… pas en historienne, je n’en suis pas capable, mais en curieuse gourmande de découvertes !

Toulouse pourrait aussi être bleue, elle qui fut un temps reine du Pastel, à la Renaissance, parée d’hôtels construits à la demande des Maîtres Pasteliers de l’époque, et dont les portails, les cours (lorsqu’un code ne les interdit pas au curieux, hélas !), offrent sculptures et décors dignes de palais… Mais voilà, on la dit rose ! A juste titre, je le reconnais bien volontiers, briques des églises, briques des vieilles maisons, briques des quais de Garonne, somptueuses au soleil couchant, c’est vrai, Toulouse ne peut que revendiquer ce surnom !

Quelle que soit la couleur qu’on veut lui donner, rouge et noire pour le rugby, bleu pour les pasteliers (fleurs jaunes, mais dont les feuilles vertes macérées donnent tous ces bleus si tendres, voir ce lien :  http://www.bleu-de-lectoure.com ), violette pour les amoureux discrets, rose pour les cartes postales à l’usage du touriste, prenez le temps de la découvrir, du cœur de la ville jusqu’aux bords de Garonne, 080_23nov10_581 des petites rues autour de Saint Étienne jusqu’aux bords du canal, levez les yeux, soyez curieux, poussez les portes lorsqu’elles le veulent bien, vous découvrirez des richesses d’architecture, des plus grandioses au plus intimes, et vous n’aurez qu’une envie, revenir !

Vents et tempêtes…

042_24mars09_548Certes, nous ne sommes pas sur la route des cyclones, et n’avons droit que très peu souvent à des tornades. Mais… lorsque le vent d’autan décide de faire la fête, ou lorsque le vent d’ouest se met en folie, il ne fait pas bon mettre le nez dehors. Ce matin, le marché de plein vent de Cadours méritait bien son nom, certains étals s’envolant au gré des rafales de ce vent froid et furieux venu de l’océan. Mais comment lui en vouloir… j’en viens, moi aussi, de l’océan ! Balades sous le vent le long des plages (quand elles ne sont pas interdites, comme c’était le cas la semaine dernière), vagues à l’assaut de la digue de Socoa ou des falaises basques, spectacle garanti ! Si le , que dis-je : LES gris prédominent, lumières, son, tout y est pour des images grandioses… (merci à Luce pour la vague sur la falaise sous le soleil retrouvé). Hélas, parfois, les après tempêtes et grosses vagues sont bien désolant, comme en attestent les évènements de début janvier à Biarritz, et la photo de débris mise ici n’est qu’une toute petite image de ces restes de tempêtes.

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Nuages d’ici ou là, lorsque la tempête s’annonce dans le jardin des Tuileries à Paris, le capitaine tient bon la barre !

En Islande, l’océan vire au gris, le bleu glacier des icebergs en est sublimé, l’arc-en-ciel de fin de coup de vent dore les herbes, et en Écosse, mesdames le vaches en sont tout ébouriffées !

Et à Venise ? Auriez-vous pensé un instant que je ne parlerais pas de Venise ? Venise et ses coups de vent qui glacent les ruelles ou les embarcadères en hiver, Venise et ses coups de vent qui font monter les eaux près des peintres imperturbables, Venise aux ciels gris argent sur la lagune, Venise et ses maschere indifférents aux coups de vent, bien à l’abri sous leurs costumes…

Oui mais, à Venise, pour les courageux qui osent braver vents et marées, la récompense est toujours proche, aussi délicieuse dans le plus beau salon de thé que dans le plus petit café perdu dans une ruelle : un chocolat chaud !IMG_3014_

Miroir mon beau miroir…

DSC_1410_506 Miroir cet après-midi, dans mon petit village. La mare (oui, car nous avons encore une vraie mare, il y a même eu une famille canard à l’automne, et parfois un héron !) à son top niveau grâce aux journées et journées de pluie de ces dernières semaines, et l’église s’admirant au soleil enfin revenu !  C’est toujours tentant, ces photos miroir… et plus ou moins réussi, je dois le reconnaître !

Je me souviens d’une photo à Moscou dans une flaque d’eau, en arrivant au monastère Novodievitchi, pour laquelle j’ai un peu trainé derrière mes amis, qui se demandaient bien ce que je faisais à photographier une flaque d’eau… et pourtant, je l’aime bien, moi, ma photo. Et d’une autre à  Saint-Pétersbourg, devant cette église si kitsch au nom incroyable de « Notre Seigneur sur le Sang Versé ». Les flaques d’eau se ressemblent, les coupoles russes aussi, parfois!

Quelques miroirs écossais, islandais, sont venus aussi compléter mes bizarres idées :

Mais je dois avouer que pour les photos en miroir, Venise est la ville la plus enthousiasmante ! Tout est jeu de miroir… la piazza San Marco en (petite) acqua alta, les rii, le verre de vin blanc dégusté à une terrasse, les arrêts de vaporetto, la lagune même… un vrai bonheur !

Un bonheur que nous allons retrouver bientôt, dans un peu plus de 15 jours, si le soleil est au rendez-vous….. j’espère !

Nature…llement

Ce matin, ici, réveil tout ensoleillé, de la brume dans le vallon, des scintillements de gouttelettes dans les arbres et l’herbe, et dans un coin du « jardin » (un bien grand mot, n’allez pas imaginer un vrai beau jardin avec allées au cordeau, potager et massifs !), les hellébores me faisaient de l’œil…

Au fil des voyages, des pays, des balades, un de mes grands plaisirs est aussi de découvrir la flore, de la photographier. Écosse, Islande, Andalousie, Pays Basque, « ma » campagne, des hauts d’Édimbourg aux déserts de lave Islandais où s’accrochent avec obstination fleurs ou herbacées, du jardin somptueux d’Inverewe à mon petit terrain tout-fou, sans oublier les champs autour de notre village, c’est à chaque fois un vrai plaisir des yeux…

Sûr, à Venise, ou Rome, ou Paris, il faut se contenter souvent des fleurs aux fenêtres et balcons… mais en cherchant un peu, on trouve des coins préservés où s’étalent avec bonheur les glycines, des ruelles où laurier-rose et bignonias sautent allègrement par-dessus les murs de jardins bien cachés ! Ainsi, le plaisir est-il partagé, la nature laissant croire à certains qu’elle peut être domptée, mais qu’elle sait aussi garder sa liberté .

la pluie… ici et là-bas

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Ici, « là-bas », la pluie … ces jours de pluie qui n’en finissent pas, malgré parfois quelques rayons de soleil, et me voici repartie tout là-haut, vers l’Islande ! Pourtant, lorsque je regarde les dizaines de photos faites pendant ces séjours, j’ai l’impression qu’il y a eu plus de soleil ou de gris que de pluie. Et du vent, et pas chaud ! Mais j’en ai trouvé quelques unes, certain jour à Vik, vraiment pas rigolo, la route vers Hveragerdi aussi n’avait pas été bien joyeuse côté temps !

Mais ça peut être beau un jour de pluie… lorsqu’il arrive une fois par-ci par-là ! J’ai aussi quelques moments vénitiens … mais ce sera pour un autre jour !