Venise, J2

DSC_0105_9838Gros dilemme : plus d’une centaine de photos pour ce deuxième jour à Venise ! Et pourtant, j’avais emmené ma petite troupe dans un coin que je commence à bien connaître, et où je n’avais pas prévu de faire des tonnes d’images, les ayant déjà dans les yeux et la tête… mais que voulez-vous, quand on aime… on n’hésite pas à photographier ! Donc, ce mardi 2 février, nous voici en « route » pour San Pietro et Castello. Changement de vaporetto à San Marco, où, je l’avoue, j’avais prévu de rencontrer ce groupe de costumés un peu particulier, dont je suivais l’aventure depuis plus d’un an sur le blog : http://objectifcarnavaldevenise.com/category/avec-les-eleves/ . Peut-être les avez-vous aperçus dans l’émission « 66mn Grand Format » sur la 6 ( http://www.6play.fr/66-minutes-p_825/Emission-du-14-fevrier-c_11550292 ) ? Une véritable performance, tant pour ces élèves que pour leurs professeurs, et les parents ! Chance, à peine arrivés sur la piazzetta je les ai trouvés.

Je serais bien restée un peu plus avec eux, leur dire combien j’ai admiré leur travail, j’aurais aimé parler avec les mamans accompagnatrices, mais… le planning de visites-balades était là… Donc, j’ai juste eu le temps de leur glisser que j’avais suivi leur histoire et que ce qu’ils avaient réalisé était formidable, et j’ai retrouvé les amies devant d’autres costumés, avant de partir vers notre embarcadère pour Giardini.

Après tout de même une petite visite dans le hall du « Danieli »… Les « riva » défilent depuis le vaporetto, vers Giardini… Belle vision du campanile de San Giorgio dei Greci…

S’il est un coin retiré dans Venise, c’est bien San Pietro ! D’un calme étonnant après la foule sur les « riva » entre saint Marc et la via Garibaldi, cette petite île permet au touriste de vraiment souffler. De Giardini, sur lequel Garibaldi et son lion veillent, on longe Sant’ Anna avec son bateau marchand de fruits et légumes,

et on passe le pont, San Pietro est là, avec son campanile, penché lui aussi (à moins que ce soit les maisons qui penchent ?), sa superbe basilique, les filets de pêche sont encore mouillés, les enfants jouent sur l’herbe… une toute petite île, reliée à Castello par deux ponts.

Castello… autrefois mal famé (? paraît-il), ses ruelles, ses cours, les miroirs des rii, les étendoirs de linge, la rencontre étonnante du Parti Communiste et de Jésus à l’entrée d’une rue, un superbe tag, et… cette interdiction de déposer des ordures visiblement pas comprise par tous !

Arsenale et ses murailles, son portail imposant…

les cloîtres imbriqués de San Francesco della Vigna, le commissariat de Brunetti,

et tous ces « médaillons » gravés sur les façades des maisons, animaux étranges, vierges, angelots… dans des entrelacs de fils électriques !

J’ai retrouvé cette « cantina » aux tags superbes, où les slogans contemporains et l’ancienne raison d’être du bâtiment se rejoignent :

au hasard des rues, des costumés ne refusant pas la pose photo, un vieux portail, de jolis magasins colorés…

Nous passons faire un petit coucou à Vivaldi, place Bandiera e Moro…

Il fait déjà sombre quand nous arrivons à l’église San Zaccaria, tableaux à foison, sa crypte superbe, les ors de la chapelle bien cachée…

et la traversée de San Pietro à San Marco s’achève, les jambes un peu fatiguées, encore un ou deux maschere, et repos sur le vaporetto jusqu’à « chez nous ».

La météo ne s’annonce pas souriante pour la troisième journée, on verra bien !

Venise, J1

Arrivés le 31 janvier en soirée, le séjour a commencé « pour de vrai », entre visites incontournables et balades tranquilles, le lundi 1er février, troisième jour de Carnaval. Une belle lumière, entre soleil et brume, sur le Grand Canal, bien tranquille. Le temps de vérifier que mes repères étaient toujours en place, nous voici arrivés place Saint Marc.

J’avais lu que, pour ce Carnaval, la place San Marco était fermée par des portiques de sécurité, qu’on fouillait les sacs, qu’il y avait des milliers de policiers… Notre première visite était prévue au Palais des Doges, avec les « Itinéraires secrets des Doges », et je me demandais comment on allait arriver sur cette place si surveillée… désolée pour les lanceurs de rumeurs, aucun portique en vue, la place était accessible, et même presque vide pour un jour de Carnaval… quelques policiers bien visibles, mais même pas une dizaine… Aucun problème, donc, pour arriver dans la cour du Palais, ni pour se balader sur la place.

Première vraie visite « Itinéraires secrets des Doges », autrement dit quelques pièces à l’intérieur du Palais, cachées bien souvent, qui ne sont pas ouvertes à tous, ce qui se comprend étant donné leur exiguïté ainsi que celle des passages que nous a fait parcourir notre guide. Souvenirs Casanoviens, justice expéditive, archives secrètes et pièces de Justice, salle de torture, prisons sous les plombs, l’incroyable charpente du palais… bref, l’Histoire, grande et petite.

Puis le Palais, ses ors, ses plafonds incroyables, ses tableaux… et toujours dans un calme étonnant. Nous avons pu admirer à notre rythme, sans bousculade, les immenses salles, les couloirs, le pont des soupirs recto et verso depuis les fenêtres du Palais… Très peu de touristes, ce matin-là, et j’avoue que je ne m’en plaignais pas !

En début d’après-midi, traversée vers San Giorgio, le soleil semblait encore vouloir percer… il fallait en profiter !

Finalement, c’est la brume qui a gagné, et d’ailleurs nous a accompagnés durant trois jours. Dallage de l’église de San Giorgio, bateaux en réparation et bois rongé par l’eau de la lagune sur le chantier naval de la Giudecca, balade sur les quais, traversée vers Zattere, balade dans Dorsoduro, squero de San Trovaso, joueur de luth nostalgique sur une piazzetta, boutiques d’artisans et d’artistes, et une petite visite à l’atelier de Saverio Pastor ( http://www.forcole.com/ ), avant de prendre le chemin du retour vers l’appartement de San Polo…

Le soir était déjà là… bien plus tôt que chez nous ! Sur le vaporetto, un costumé rêveur regardait défiler les palais et les lumières du Grand Canal

Et arrivés « chez nous », piazza San Agostin, avant de monter les étages qui conduisaient à l’appartement, , nous avons trinqué à notre séjour vénitien…DSC_0103_9826

Avant et après Venise…

Cette fois encore, nous sommes partis de Lyon pour aller à Venise. 023_29jan16_Villefranche_9714C’est que le dernier week-end de janvier, on fête les Conscrits à Villefranche sur Saône, tradition qu’il n’est pas question de manquer, bien que nous ne soyons ni l’un ni l’autre Caladois. Et cette année, l’année « en 6 », c’était un peu la mienne et celle de nombreux ami-e-s Caladois. Un peu assombrie, je l’avoue, par l’absence de l’un d’eux.

La ville avait revêtu ses banderoles, ses rubans, invité quelques fanfares, pour un défilé aux flambeaux et fêtes du Monde, vendredi soir :

Le samedi après-midi, c’était « bataille de fanfares », entre l’assurance tranquille des grognards d’Epinal et la fantaisie disciplinée de la Fanfare de Chézy sur Marne… tandis que « les 20 ans » faisaient vrombir leurs véhicules dans la rue Nat’…

Repas festif pour la « conscrite » du jour (même si, comme me l’a fait remarquer ma toubibe préférée, j’ai encore presque une année avant d’arriver à la soixante-dizaine)

Enfin, la « vague » du dimanche matin… Les 20, 30, 40 et jusqu’aux 90 ans ont montré que la Calade gardait avec bonheur ses traditions. Bon, d’accord, en regardant passer toutes ces années, j’ai réalisé que j’étais presque en toute fin de défilé… et ça pince un peu par moments quelque part du côté du cœur… mais, des visages des 20 ans à ceux des 80, c’était la même joie qu’on (y) lisait. Oui, le (y), c’est un petit clin d’œil à mes amis du Beaujolais…

Ce fut aussi l’occasion de jeter par-ci par-là quelques coups d’œil, dans les cours, sur les façades de Villefranche.

Et puis le dimanche après-midi, envol pour Venise, avec Janine. Cette semaine dans la Sérénissime (pas vraiment sereine en ces jours de Carnaval), j’y reviendrai en plusieurs pages. Retour le dimanche suivant à Lyon et en Beaujolais, pour accompagner Gil dans son changement d’année. Après 7 journées passées à grimper et descendre quelques ponts et escaliers, je pensais naïvement que je pourrais un peu laisser se reposer les genoux avant de repartir dans les grimpettes… Mais voilà, la découverte de Trévoux était au programme de l’après-midi ! Et si vous croyez que la visite de cette ville se limite aux beaux hôtels des bords de Saône, vous avez tout faux ! Rues escarpées, montées et descentes, escaliers… c’était reparti ! Mais ça en valait la peine.

Et surtout, une deuxième visite s’impose, le château étant fermé en hiver, la salle du Palais de Justice ouverte au touriste le samedi et dimanche uniquement… peut-être aussi avec un peu moins de vent ? En tout cas le ciel gris ne semblait pas perturber le cygne se laissant tranquillement porter sur les eaux de la Saône ! Et un grand, un énorme MERCI à vous, Mauricette et Gil, pour votre si chaleureuse amitié, pour le partage, les beaux moments.

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Une journée parisienne

Départ pour la capitale samedi matin, en voiture. La route est longue, mais comme toujours, c’est surtout l’entrée dans Paris paraît interminable… Dimanche, la journée commence par un long passage à la jolie boutique Diwan (horreur, moi, un dimanche dans un magasin… 😉 ), puis départ pour un peu de balade. Les filles avaient eu l’adresse d’une crêperie Kawaï (si j’ai bien compris), dans le Marais . Un peu inquiètes, tout de même « pourquoi appeler un quartier le marais ? », sauf Manon qui aurait bien aimé trouver un vrai marais ! Nous descendons du métro à Châtelet, histoire de marcher un peu et aussi de passer devant l’Hôtel de Ville. Ah, j’en étais restée à la patinoire installée sur la place pour Noël… les appels sur le dérèglement climatique, ou pour plus d’écologie, auraient-ils réussi à faire entendre raison aux édiles parisiens ? Des manèges, et un souffleur de bulles ont investi les lieux. Les enfants s’amusent comme des fous à la poursuite d’énormes bulles irisées, et nos trois miss ne sont pas les dernières ! Ah, tiens, entre Châtelet et l’Hôtel de Ville, la porte de la galerie ateliers d’artistes est devenue d’un jaune bien pétant… je ne sais pas si elle change souvent de couleur, mais je l’ai déjà vue rose indien, bleu drapeau, cette fois c’est jaune.

Nous arrivons tout de même à « décrocher » les filles de ce jeu de bulles, et continuons vers le Marais, où nous découvrons cette « Princesse Crêpes » absolument kitsch, minuscule boutique, tenue par un jeune couple Japonais… je ne connais pas les mangas et autres BD japonaises, mais on s’y croit, et c’est très amusant. C’est aussi très bon ! Crêpes salées ou sucrées, enroulées dans un cornet… le choix est difficile !

Tant qu’à être dans le Marais, petit tour sur la place des Vosges en passant par l’hôtel de Sully… les animations sont sympas sous les couverts de la place, dans le petit jardin de l’hôtel de Sully les moineaux parisiens jouent les stars…

Mais le temps file, et nous devons rejoindre la salle Pajol, ce qui veut dire une presque grande traversée de Paris ! Dans le métro, quelques publicités qui me font sourire… l’exposition Delacroix, avec cette « pose touriste » clin d’œil familial lors de nos voyages… ou la leçon d’anglais façon humoriste, un anglais tout à fait compréhensible pour moi !

La journée se terminera dans un restaurant tibétain, et dès lundi, sous un beau ciel bleu, je file vers la gare d’Austerlitz, une vraie belle gare comme autrefois, avec son couvert en poutrelles métalliques et verrières.

Le trajet du retour sera lui aussi bien long, mais tant pis, entre Toulouse et Paris, je préfère encore le train à l’avion. Séjour bien court, et il faudrait bien revenir pour Osiris et ses mystères à l’IMA (pas sûr que je puisse revenir avant le 31 janvier, hélas), pour les tigres de papier au musée Guimet, pour les portraits Florentins au musée Jacquemart, pour… et pour… bon, je me contenterai de ma nature campagnarde ! Quoique… un petit tour chez Courbet est prévu fin décembre, une belle façon de terminer cette année 2015 hélas si troublée. Et si je ne reviens pas écrire quelques mots sur ce journal d’ici 2016, je vous souhaite de terminer cette année 2015 dans le calme et la douceur, je pense que notre monde en a bien besoin ! En tout cas, belle coïncidence : Noël et le Mawlid tombent le même jour, musulmans et chrétiens vont donc célébrer la naissance de leur prophètes respectifs le même jour… A tous, quelles que soient vos convictions, religieuses ou laïques : 004_07déc15_9319

Quelques jours ailleurs…

DSC_0985_9291Comme chaque année, la semaine où sort le Beaujolais nouveau, nous allons faire un tour du côté des vignobles… et nous en profitons pour grimper jusqu’à Besançon, faire un petit coucou aux nièces et aux amis. Cette année, malgré ou à plus forte raison à cause des événements, il n’était pas question de changer les habitudes. Simplement, c’est à Besançon que nous avons assisté au rassemblement en hommage aux disparus de Paris. Où je n’ai pas souhaité prendre de photos. Pourtant, Victor Hugo entouré de bougies et de fleurs… c’était tentant.

Une de mes sœurs étant depuis peu installée en Auvergne, nous avons coupé la route de l’aller, en faisant une halte chez elle. Et avons profité du soleil pour visiter le temple bouddhiste de Dhagpo, à Biollet.

Je ne vous ferai pas l’historique du lieu, je préfère vous donner le lien :  http://www.dhagpo-kundreul.org . Il faut avouer que ce lieu, perdu dans la campagne auvergnate, est magnifique. Le temple, bien sûr, et la bambouseraie.

Mais aussi la vue sur les puys en cette fin d’après-midi ensoleillée… DSC_0931_9257Superbe. Je comprends que la sérénité puisse régner dans ce site.

Nous avons ensuite repris notre route vers Besançon, en nous arrêtant à Charroux, petite cité médiévale bien calme hors saison !

Puis Saint Pourçain, en général notre halte « casse-croûte », car nous y avons déniché une boulangerie dont les sandwiches sont vraiment excellents ! Et puis, tant qu’à passer vers des vignobles, autant profiter des caves du cru, ce que Raymond n’a pas manqué de faire. De belles maisons aussi, dans cette petite ville intéressante.

De Besançon, cette fois, je n’ai fait aucune photo. Et l’arrêt en Beaujolais fut plus court que d’habitude, car le samedi après-midi, je devais être de retour à Grenade sur Garonne, pour les 5ème Rencontres en Danses que l’association « Les Arts au Soleil ! » organisait ( https://www.facebook.com/RencontresEnDanses ). Nous avions maintenu ces rencontres (stages et spectacles), car il était impensable de ne pas continuer à avancer, et aussi parce que nous avions réussi à faire venir à la fois le groupe AFTAB ( https://www.facebook.com/ensembleaftab ) et Alexia Martin ( https://www.facebook.com/Alexia-Martin-Conteuse-de-danses-Danseuse-de-contes-1492674967695133/?fref=ts ). Mais je vous ai déjà conté cette soirée, dépaysante, étonnante, une vraie découverte de musiques, chants et danses venus « d’ailleurs… » ( https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/11/23/orients-imaginaires/ ) Donc, disais-je, le Beaujolais, où avec nos amis nous avons dégusté ce Beaujolais Nouveau. Bon, je sais, mes photos font un peu publicité déguisée, mais les jumeaux et leur cave sont tellement accueillants ! Raymond et les amis ont tout de même été voir dans deux ou trois autres caveaux… (où je me contentais de jus de raisin non fermenté).

Après un long passage neigeux autour de Clermont-Ferrand, nous avons retrouvé le soleil de notre hameau…

…et sommes arrivés à temps pour la répétition du concert du soir !

Londres, 5 – et fin (provisoire ?)

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Pour cette dernière page, j’ai gardé un marché : Borough Market. Une merveille. Une folie de bruit. Petits « restaurants » à grignoter, de tous les pays. Légumes bio, fruits, boissons, pies (les tourtes, pas les oiseaux…), nourriture de partout, fromages (ils n’ont pas autant de choix qu’en France, peut-être, mais ils en ont. Et dans les stands de fromages français, ils avaient la qualité !)… Le tout dans un lieu incroyable, caché sous des ponts de chemin de fer et de métro, d’anciennes halles, un enchevêtrement de chemins, indescriptible ! C’est aussi le plus vieux marché de Londres, ses origines remontent au Moyen Âge. Les prix sont assez élevés, il semblerait que ce soit très « tendance » de venir faire son marché ici… mais vraiment fantastique à découvrir.

Et pour terminer, je vous propose d’errer de ci, de là.

Architecture : je vous l’ai dit, c’est n’importe quoi ! Bâtiments géorgiens, élisabéthains, victoriens, baroques, cohabitent avec des tours de verre ou d’acier aux formes ahurissantes… vous traversez de jolis quartiers aux maisons bien alignées, mais si vous regardez en l’air, un immeuble rocambolesque barre l’horizon, semblant veiller sur les anciennes maisons…

La Tour. Ah, c’est vrai, au milieu de toutes ces architectures baroques ou contemporaines, j’ai failli oublier la Tour de Londres. Celle qui faisait tant peur… autrefois ! Superbement restaurée, mais surplombée et entourée de nouveaux bâtiments, la pauvre maintenant se retrouve perdue sur son bord de Tamise… tout juste si on la voit, lorsqu’on est de l’autre côté du fleuve !

Et restent quelques petits clins d’œil. De la « fishcothèque » à cet hôtel de Waterloo coincé entre deux ponts de métro, un rose et un bleu… en passant par l’alignement de boissons multicolores, les bizarreries de langage, les rencontres « typiques », les panonceaux de criminal offence autour de Parlement, et même une maison Michelin avec monsieur Bibendum en façade !

C’est probable, il va falloir programmer un deuxième séjour londonien… ne serait-ce que pour revoir cette brave Big Ben, les superbes bâtiments du Parlement, et au moins un peu de ce que nous n’avons pas eu le temps de voir ! Mais avec le soleil, j’espère, ce serait vraiment mieux…

PS : je reconnais que j’ai pris certaines photos à la va-vite, il me semble qu’il y a parfois un peu de flou… et pourtant, je viens de changer de lunettes 😉 !

Londres, 4 – où en suis-je ?

31août_8491Peut-être qu’en reprenant l’ordre chronologique, je vais arriver à la fin de cette semaine londonienne ! Donc, après notre dimanche Royal, et notre visite du lundi matin autour de l’Histoire de Londres (voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/02/londres-2-musees/ ), nous voici partis en cette fin de matinée, sous une belle bruine, vers l’East End. Premier arrêt à Canary Wharf, dans l’île des chiens… un endroit où il ne faisait pas bon échouer au XIXème siècle… marécages, boues, cadavres entre deux eaux… les romans ne font pas dans la dentelle quand ils décrivent le lieu ! Enfin, entendons-nous, ils s’agissait du sud de cette Isle of Dogs. Car le nord était réservé aux bassins et entrepôts où débarquaient le rhum et le sucre des Antilles britanniques, donc moins sinistre. Aujourd’hui, inutile de trembler de peur et d’imaginer que vous allez vivre des aventures inquiétantes et étonnantes à votre arrivée sur les rives de la Tamise, à Canary Wharf. C’est une ville futuriste qui s’offre à vos yeux : immeubles en verre et acier, ou grandioses dans le style BCBG (anglais), places fleuries, fontaines, quais bordés de petits restaurants (plutôt chics)… quel dommage que la pluie soit de la partie, car au soleil, c’est certainement plus accueillant ! Mais ce jour-là, seul le métro apporte une touche de couleur dans une ambiance plutôt grise.

Amusantes, les statues parlantes… si vous avez un téléphone avec lequel vous pouvez scanner sur ce truc carré à traits noirs, genre code barre vous savez ?152_31août_Canary Wharf_8497

Dommage, le temps n’incitait pas à la balade, et nous voici repartis en direction de Greenwich après la pause repas.

Et, tiens, à propos des repas, non, on ne mange pas mal en Angleterre ou du moins à Londres. D’accord, le « fish and chip » ça fait sourire. Mais nous n’en avons pas trouvé de raté, même dans le petit troquet pas terrible en face des Mews. Et puis il n’y a pas que ça sur les menus. Non, je le redis, nous n’avons pas « mal » mangé dans les pubs, cafés et restaurants où nous nous arrêtions à midi ou pour l’heure du goû-thé. Même que Raymond a trouvé le Pinot Grigio aussi bon qu’à Venise !

Bon, cette mise au point faite, je continue. Greenwich. L’idée était de visiter le Cutty Sark (voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/02/londres-2-musees/ ), de découvrir cette petite ville, puis d’aller jusqu’à l’Observatoire. Et le fameux méridien. Le parc est magnifique, bien bien vert (ben tiens… of course !), la montée un peu raide, mais nous y arrivons ! Superbe vue sur la ville de Londres, au fond, et sur l’île des Chiens, derrière le musée maritime et le palais, oui oui, même sous la pluie.

Et, en véritable touriste, j’ai mis mon pied sur la ligne supposée du méridien (déception, il semblerait qu’on ait constaté une erreur, et le méridien ne serait pas exactement là où il est indiqué… tant pis.)31août_Greenwitch le méridien_8512Dans le village, un marché sous d’anciennes halles victoriennes, où apparemment on trouve un peu de tout, mais c’est trop tard pour que nous puissions vraiment en juger. Et ce village de Greenwich me paraît bien accueillant, encore une visite à approfondir, une autre fois !

Le lendemain, après la découverte du British Museum ( voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/02/londres-2-musees/ ), c’est un autre visage de Londres qui nous attend : Camden. Façades délirantes, bazar géant, caverne d’Ali Baba, au choix…. Personnellement, trop de monde, mais c’était bien amusant ce délire architectural ! J’ai surtout apprécié de respirer le long du canal, l’après-midi, après la visite de ce quartier (voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/04/londres-3-histoires-deau/ ).

Le retour, entre soleil et pluie, apportait un peu de magie aux immeubles…

Restent encore quelques photos, découvertes, surprises, et vous en saurez autant que moi sur cette ville ! A bientôt !

Londres, 3 – histoires d’eau

02sept - Tamise_8605Car il n’y a pas que la Tamise qui traverse Londres, il y a aussi quelques canaux… Dont celui que nous avons pris à Camden, qui passe dans Regent’s Park, et arrive à Little Venice. Une balade fort agréable. Que nous avions prévu de faire en bateau, hélas, notre horaire ne correspondait pas avec celui des diverses compagnies qui proposent la balade. Mais, le soleil était là, alors, nous voilà partis pour quelques miles à pied. Très calme sur une bonne partie du trajet, un peu plus bruyante lorsque nous sommes arrivés au niveau du zoo. Des arbres, un bateau par-ci par-là, de belles maisons… un court moment j’ai pensé à la Brenta…

Et puis nous sommes arrivés sur une ville flottante, pas encore Little Venice, mais des péniches, des bateaux de toute sorte, décorés, vivants, avec petit jardin attenant le long du chemin où nous marchions.

Dommage, des travaux sur le chemin nous ont obligés à retrouver la ville et sa circulation, mais nous avons récupéré malgré tout le canal, pour enfin arriver à Little Venice, ses bateaux, ses jardins…

En fait, on est loin de Venise, et comme je ne connais pas Venice/USA, je ne peux pas dire si ça y ressemble 😉 , mais la promenade vaut vraiment la peine. Bon, d’accord, la pluie nous a rattrapés en chemin, puis le soleil, puis la pluie… nous étions bien à Londres, malgré cette escapade bucolico-aquatique ! Il semble qu’on puisse aussi trouver ce canal du côté d’Islington, mais là, nous n’avons pas eu le temps de le chercher.

Il fallait bien garder une journée pour la grande dame de Londres : la Tamise. 03sept_The Globe_8625

D’autant que les bords en sont particulièrement bien aménagés pour toute une journée si on le souhaite. A pied, en bateau, à nouveau à pied, mais… avec du gris, nous partons pour une journée Tamise. Très intéressant en tout cas. De Waterloo nous sommes allés jusque chez Shakespeare et son théâtre fort bien restauré, le Globe. Tout à fait comme je l’imaginais (l’extérieur en tout cas, une autre fois pour l’intérieur…) en lisant les policiers d’Édouard Marston.

De même les rives de la Tamise… dans la série de l’inspecteur Monk, d’Anne Perry, mystères géorgiens, les quais, les entrepôts, et bien il reste à un endroit un morceau de ces embarcadères où les passeurs faisaient traverser le fleuve.03sept_bord Tamise_8620 Ce qui est certain, c’est que l’ambiance maintenant est beaucoup moins sinistre qu’au XIXème, avec les magasins, une piste pour skate bien taguée, les camions de nourriture rapide (beaucoup de « tubes » Citroën, c’est amusant), les sculptures, les immeubles qui se chevauchent, qui jouent à qui ira le plus haut, qui sera le plus farfelu, tandis que les anciens entrepôts, les maisons de tous âges gardent leur sérénité.

Sur l’eau, c’est un autre aspect de la ville, mais toujours ces immeubles rocambolesques penchés sur les vieilles bâtisses. Tant de ponts, aussi…

dont bien sûr le Tower Bridge, imposant.

Nous avons même rencontré des crocodiles, le galion de Sir Drake, et… des joueurs de pétanque en costard-cravate !

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J’ai complètement délaissé l’ordre chronologique, finalement, je ne sais plus très bien comment je vais terminer le récit de ce voyage… ce sera la surprise, sur une prochaine page. En tout cas, aujourd’hui, à Galembrun, le ciel est assorti à cette journée de balade londonienne…

Londres, 1.

Ouh la… mercredi déjà, et ma promesse de vous raconter « mon » Londres à partir de lundi, pfffuit…, pas tenue !

29août_Portobello Street_8414Mais aujourd’hui, l’après-midi devrait être calme (à moins d’un SOS accompagnement imprévu), et donc je vais commencer. Par le début.

Arrivée vendredi en début d’après-midi. Quelques kilomètres de couloir d’aéroport (nous n’avions pas compris qu’un « tube » pouvait nous faire gagner du temps… la prochaine fois, on saura), et nous voilà dans le métro pour arriver à côté de notre maison pour la semaine. Station « Angel », petite maison douce dans une rue calme, jardinet (chouette, petit déjeuner dehors comme à Galembrun… c’était compter sans le temps londonien 😉 , mais j’ai réussi à gagner deux matins). Tout aussi petit et joliment décoré, d’ailleurs, le jardin du pub voisin.

Bon, d’accord, il y avait plein de marches à grimper pour aller dormir, et en fin de journée, après les balades que Luce nous avait préparées, je sentais que le genou allait un peu rouscailler ! Mais non, tout s’est bien passé, il suffisait de ne pas oublier un truc là-haut le matin… Bon, pensez-vous, ces visites, on y va ? Oui, oui. D’abord, un tour du quartier, Islington (enfin, un petit coin de), histoire de voir où nous avons atterri. C’est vendredi soir, alors les trottoirs devant les pubs sur Exmouth Market débordent, il fait si beau ! Repérage des magasins indispensables, des arrêts de bus.

Et samedi, nous voilà partis. Samedi = marché aux puces de Portobello, of course ! Et Notting Hill dans la foulée. Soleil éclatant. Du monde dans la rue de Portobello, vitrines pittoresques, marché à tout et n’importe quoi, un contrebassiste heureux, deux personnages étonnants…

Nous n’allons pas jusqu’au bout du marché, et nous posons dans un pub,29août_Portobello Street_8427 avant de monter sur Notting Hill… et oui, normal, le nom l’indique, ça monte ! Mais c’est la classe, maisons bien alignées, jardinets cachés derrière les maisons, porches à colonnes (et quelques Porsche), rues propettes, bref, on a du mal à imaginer le quartier ancien, d’ouvriers, aux baraques probablement pas aussi élégantes. Dans l’église « en haut », une série d’explications sur Notting Hill autrefois, un orgue magnifique, et des vitraux intéressants.

Il faut bien redescendre sur terre… pause repas rapide dans un semblant de jardin-cour d’un joli pub, et c’est reparti ! Au menu de l’après-midi, un jardin, pardon : un parc, Holland Park, une maison-musée de peintre, et les rues, un peu au hasard…

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Nous croisons Saint Vladimir, étonnamment perché à un angle de rue (statue érigée par les Ukrainiens de Londres), et nous promenons dans ce grand parc. Parc à l’anglaise bien sûr ! (mais pas uniquement…)

Lord Holland nous accueille, vieux arbres, petit cours d’eau recouvert de lentilles, les restes du manoir , une partie de jardin « à la française », un petit coin japonisant, fleurs d’été finissant, bassin, bordures. Et des pelouses.

Une belle fresque nous permet de vérifier que l’ambiance de 2015 n’est pas la même que celle qui régnait au XIXème…

Pas très loin, la maison-musée du peintre (voyageur) lord Leighton. Etonnante. Maison victorienne, dans laquelle nous passons de Venise au Caire, céramiques colorées, fontaine dans le hall, mosaïques… hélas, photos interdites (j’ai essayé… raté), mais j’ai encore dans les yeux des images de rêve.

Après ce parc, cette maison, ce quartier plutôt cossu, le retour sur la ville est beaucoup moins romantique, même vu du haut des bus londoniens… d’autant que l’architecture à Londres est complètement farfelue, les maisons élisabéthaines ou victoriennes côtoient sans gêne des immeubles géants colorés ou en verre et acier… Bref, notre petite maison douillette (et Géorgienne) est bien appréciée !

Luce avait prévu un dimanche « royal ». Va pour la royauté ! Nous laissons le bus à Picadilly, et allons tranquillement jusqu’à Trafalgar, avant d’arriver chez les Horse Guards (impassibles devant les hordes de touristes et les manches des « selfies »), puis Big Ben, le Parlement, le Palais de Sa Majesté et ses gardes en bonnets à poils… grilles monumentales, emblèmes incontournables, et une belle sculpture à la Paix devant le bunker de Churchill.

Un long tour dans le superbe Saint James Park, écureuils et oiseaux, grands arbres, verdure… presque le grand calme !

nous évitons la visite du palais, et préférons celle des Mews (les écuries royales). Et bien… franchement, on en a pris plein les mirettes, mais faut vraiment pas avoir peur du ridicule pour parader dans tant de dorures… extravagant, indescriptible !

Pour nous remettre les yeux en place, la maison de Haendel était bienvenue. Plancher qui craque (Haendel es-tu là ?), épinettes et claviers, portraits… le grand homme a vécu là. Et ce petit musée sans prétention m’a beaucoup plu.

Quelques pas dans Bond Street, Mayfair, Soho, et retour à la maison, toujours dans ce méli-mélo architectural de passé, contemporain et… à venir.

Et là, je crois que je vous ai déjà beaucoup inondé-e-s d’images, alors, à demain pour d’autres aventures « made in London » ! (d’autant que le SOS est finalement arrivé…)

Un tour d’Islande, 10, suite et fin : Reykjavìk

25juin15_Reykjavìk_8025Une trentaine d’heures pour découvrir une capitale, ce n’est pas beaucoup… mais nous ne pouvions rester davantage en Islande. Vous me direz que, puisqu’il ne fait jamais nuit en juin, nous aurions pu nous balader dans cette ville « nuit » et jour. J’avoue qu’en fin de circuit, j’avais tout de même besoin d’un peu de sommeil, et les nuits « chez Monique » étaient nécessaires 😉 ! D’autant que, le jour de notre retour en France, nous devions repartir vers l’aéroport à 5 heures du matin 😦 .

Donc, balades dans la ville. J’ai aimé flâner dans cette ville. Le cœur « ancien », très agréable, maisons colorées, petits immeubles, jardins, tags, ne pas manquer la Maison de la Culture qui nous raconte l’histoire des Sagas avec quelques vélins d’origine… admirer une dame repeindre avec patience la barrière de sa maisonnette aux couleurs des fleurs de son jardin…

Aller jusqu’au port où les vieux baleiniers repeints semblent prêts à repartir en mer, où les bateaux et leurs reflets rivalisent de lumière sous le soleil,

caresser les chats ici et là (ah, oui, il y en a un difficile à caresser 😉 !)

regarder, écouter, apprendre l’Histoire du pays dans le magnifique Musée National,

marcher le long de la baie jusqu’au bateau « viking » contemporain, découvrir l’immense hall du Harpa et voir le soleil du soir se refléter sur les vitres de cette salle de concert,

10juin__ReykjavikManger une soupe de poisson sur le port dans le vieux restaurant Saegreifinn sous l’œil de l’ancien propriétaire statufié et installé sur un fauteuil… un peu étonnant et on peut avoir un petit recul en le voyant… mais les brochettes et la soupe y sont tellement bonnes !, ou un fish and chips près du port.

Rêver en marchant le long du Tjörnin aux milliers d’oiseaux et y admirer les villas et leurs jardins.

Bien sûr, ne pas oublier de grimper jusqu’à la Hallgrìmskirkja, remise en état, y prendre l’ascenseur pour admirer du haut de la flèche les toits multicolores de la ville, et y écouter un morceau joué sur l’orgue aussi gigantesque que l’église (5275 tuyaux)…

Marcher dans le vieux cimetière pour y apprécier un calme bienvenu après avoir tourné et retourné dans les petites rues du centre, retrouvé la foule, la circulation et les feux rouges oubliés pendant ces 15 jours…

Reykjavìk, une capitale encore à taille humaine, mais qui, concentrant la grosse majorité des habitants de l’île, grandit chaque année un peu plus, ajoutant immeubles, grandes surfaces, routes à 4 voies tout autour d’elle… mais les « champs de trolls » qui l’entourent ne pourront jamais disparaître, espérons le !

Islande_8140

Voilà, la saga est terminée, le vendredi 26 juin, nous avons remis les clés de notre voiture, embarqué dans l’avion vers Toulouse, et… laissé un peu de notre cœur dans l’île. Ce n’est qu’un « au revoir ! »