Fin de semaine

Fin de semaine

Cinquième fin de semaine confinée. Mardi, nous débuterons la 6ème semaine. Parfois, je me dis qu’on aurait pu rester confiné en plein hiver, avec le froid, la grisaille, la pluie. Au lieu de ça, même en ville, on peut voir les arbres refleurir, entendre les oiseaux… Tout à l’heure, j’ai cueilli le premier bouquet de roses de l’année, sur le beau vieux rosier de la maison de famille trop souvent fermée maintenant…. quel parfum !

Cette fin de journée est magnifique, une lumière extraordinaire sur les collines des Hauts Tolosans, du vert, de l’or, et le vent sur les herbes…

Madame Météo annonce de la pluie… il en faut, c’est vrai. En attendant, très belle fin de semaine, toutes et tous !

Prairies, haies, printemps en campagne

Prairies, haies, printemps en campagne

Bientôt, peut-être ?, des sorties plus longues, un peu plus loin… on verra. C’est qu’ils sont loin d’être clairs, « là-haut », et malheureusement nous ne pouvons qu’attendre le résultat de leurs consultations. Pourtant, ils ne manquent pas de spécialistes autour d’eux, pour leur expliquer quoi/comment/quand/pourquoi… encore faudrait-il que ces fameux spécialistes soient d’accord entre eux. Bref, nous sommes bien mal partis…

Re-courte balade dans le champ du voisin tout à l’heure. Les orchidées sont toujours là, beaucoup ont disparu depuis deux ou trois ans… peut-être la sécheresse ? C’est vrai que ce champ est plutôt sec, alors que juste à côté les herbes sont bien vertes et hautes… Bon, tant pis, voici mes trouvailles du jour, herbes et fleurs sauvages dont, pour la plupart, j’ignore le nom, malheureusement :

Dans les haies, l’églantine fleurit enfin, l’aubépine est toujours présente, et cet arbuste dont, encore une fois, je ne connais pas le nom, mais qui embaume les alentours !

Retour au jardin (heu… jardin est un bien grand mot pour notre terrain plus herbu que jardiné 😉 ), une première rose, de celles qui sentent si bon, aux pétales dignes d’un « berlingot », et pas mal de boutons, de promesses à venir.

Et puis je n’oublie pas qu’aujourd’hui est un jour anniversaire. 46 ans + 1an et demi. Alors je nous offre ces roses et nigelles du jardin (juin 2019…).

Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.

Pâques 2020, samedi

Pâques 2020, samedi

Avec ce soleil, ces journées presque estivales, toutes portes et fenêtres ouvertes, on oublierait que ce n’est que le début du printemps ! Depuis même pas un mois ! Il y a trois jours, premier « coucou » entendu. Aujourd’hui, c’était la huppe. Et tous les arbres du jardin retrouvent leurs feuilles. Certains plus vite que d’autres. Les fruitiers ont été les premiers. Et d’ailleurs, sur le vieux cerisier, nous en sommes aux promesses…

Je ne parlerai pas beaucoup du lilas, le nôtre est toujours le dernier du village à fleurir (mais nous sommes patients), ni des pivoines qui se font autant désirer que la rose du Petit Prince… enfin si, un peu tout de même ! Et aussi des adorables pompons crème du rosier liane, du jasmin d’hiver qui préfère visiblement fleurir au printemps, de la fleur d’acanthe qui se prépare pour sa première floraison chez nous…

Mais là où on sent vraiment le printemps, c’est dans le renouveau des feuillages des arbres… après les fruitiers, l’érable et ses pendeloques tremblantes au moindre souffle de vent, l’acacia arrive tout en douceur, d’un vert tendre presque doré au soleil, le chêne vient en avant-dernier, tandis que les althæas et l’albizia se font concurrence pour savoir qui se fera le plus attendre. Ah, j’oubliais notre savonnier, qui grandit tout doucement (peut-être l’endroit ne lui est-il pas favorable ?), mais qui s’obstine !

Aujourd’hui, samedi avant Pâques, j’ai le souvenir que dans les Landes (et probablement dans d’autres régions), on chaulait les maisons, on repeignait… même mon mécréant de grand-père le faisait 😉 , mais c’était peut-être simplement pour fêter l’arrivée du printemps ! Dans chaque fête religieuse, il y a une explication de tradition bien plus ancienne, raison pour laquelle je ne comprendrai jamais ces querelles partisanes entre les tenants d’un dieu ou d’un autre. S’il ne m’a pas laissé sa « main verte », mon grand-père m’aura au moins laissé sa logique sur ces sujets… Donc, voilà-t-y pas que j’ai fait du ménage ???? oh un peu, hein… pendant que Raymond travaillait dans le jardin. Ce qui est râlant, c’est que on remarque bien davantage l’herbe joliment tondue que mon sol de cuisine tout propre 😀 !

Belles fêtes de Pâques, un peu particulières cette année…, que vous soyez croyants ou pas.

Orchidées sauvages

Orchidées sauvages

Découvertes par hasard dans un champ en friche tout à côté de chez nous, je vais de temps temps vérifier qu’elles sont toujours là… hélas, un fauchage il y a deux étés les a fait pratiquement disparaître, mais où ? Sur les 4 variétés que j’avais trouvées, il ne reste plus que deux sortes d’orchidées sauvages…

La plus connue, l’orchis purpurea, reste tout de même pas mal implantée dans ce champ !

La deuxième devient beaucoup plus difficile à dénicher. C’est l’ophrys « araignée ».

Je sais bien que nous avons besoin de l’agriculture, évidemment, et que nous ne pouvons pas laisser toutes les terres en friche pour le bonheur des amoureux de la nature… mais honnêtement depuis plus de 40 ans que nous habitons dans ce coin de campagne, j’ai vu tellement de haies, de plantes, disparaitre, je me demande ce que nous allons laisser de nature à nos descendants ?

Comme aujourd’hui c’était une sortie « épluchures-poules » et donc très courte, Flipelette m’a accompagnée. Tant que je reste dans le coin, elle me suit, c’est amusant. Mais elle recherchait l’ombre, et faisait des haltes dans les hautes herbes dès que je m’arrêtais !

En face, sur l’autre versant de notre « coulée verte », le bois redevient peu à peu vert.

Et au retour, petit arrêt près des lilas (j’avais pris le bon objectif…) en espérant y retrouver les papillons. Raté. Les « deltas » n’étaient plus là, les papillons blancs tournoyaient sans se poser, je n’ai réussi à photographier que ce papillon jaune, un peu dans l’ombre… et encore, il a fallu faire vite, entre deux coups de vent !

Lilas

Lilas

Avril, moment du lilas. Lilas blanc, lilas… lilas. Dehors et dedans… parce que je n’ai pas résisté à l’envie d’en cueillir quelques grappes !

Dans la haie voisine, les deux lilas ne se mélangent pas… mais leur odeur est la même, entêtante sous le soleil. Les papillons semblent préférer le lilas blanc, je suis restée longtemps devant les fleurs, à regarder virevolter les papillons « delta ».

Mais je n’en oublie pas pour autant les pâquerettes, qui marquent depuis plus d’un mois l’arrivée du printemps, et transforment nos jardins en tapis fleuris.

Désolée de ne pouvoir partager les odeurs de fleurs, de soleil, d’herbe… mais peut-être les devinez-vous ?

Avançons masqués

Avançons masqués

Ce n’est pas dans mes habitudes de publier des photos sur lesquelles je suis, mais aujourd’hui c’est exceptionnel. Guillemette ( https://uneviedallegresse.wordpress.com ) nous a fabriqué des « masques barrière », le mercredi est jour de courses (même quand il n’y a plus d’accompagnements à assurer), et donc nous avons inauguré nos masques.

Et ben c’est pas du tout du tout pratique, ça donne chaud, ça met de la buée sur les lunettes (c’est peut-être parce que mettre un masque est très technique, Sibeth aurait-elle raison ?), et on n’a qu’une envie, c’est rentrer à la maison et l’enlever ! Et le laver, le sécher, etc etc… heureusement qu’on ne sort qu’une fois par semaine 😉 !

Campagne…

Campagne…

Enfin, j’ai fait cette balade reportée depuis samedi 😉 ! J’ai bien vérifié jusqu’où je pouvais aller, pas de problème pour la distance, le petit bois est bien dans le périmètre, ainsi que le Marguestaud. C’est plus compliqué de gérer le temps… entre les arrêts photos, les sentiers qui tournent, montent et descendent… d’autant que je ne fais plus totalement confiance à ce genou réparé….

Beaucoup de vert, je dirais même DES verts ! Premier arrêt pour admirer le paysage

Dans le petit réservoir d’eau, les grenouilles chantent à tue-tête… mais si j’étais persuadée qu’il avait assez plu cet hiver, la terre craquelée me dit le contraire (tiens, à l’heure où j’écris, il commence à pleuvoir, j’ai bien fait de ne pas encore remettre la sortie à demain)

Je suis le chemin vers le petit bois, mais cette fois je vais entrer dans le bois par un sentier que je n’ai jamais pris, je navigue un peu « au pif » !

Les herbes et les fleurs sauvages se partagent les taillis, je retrouve les violettes, pissenlits, mais aussi beaucoup de fleurs dont je suis bien incapable de trouver le nom…

Finalement (j’avoue que j’étais un peu inquiète de ne rien reconnaître…) j’ai trouvé un beau chemin, tranquille, qui m’a amenée en bordure d’un champ. A tout hasard, j’ai continué, le Marguestaud n’était pas loin, les arbres qui le bordent me servant de repère.

Et toujours des violettes, la consoude, et des plantes mi-herbes mi-fleurs, d’un jaune-vert lumineux.

Au bas du bois, à la limite du bois et d’un champ, une mini falaise, aux tons et à l’aspect bizarre, mélange de roche dure et de pierre friable, strates grises et ocres… ?

Et enfin j’ai retrouvé le vieux champ en friche, le chemin habituel qui descend du bois pour mener au gué du Marguestaud. La terre est par endroits extrêmement sèche, à d’autres boueuse… mais le ruisseau coule joliment.

C’était vraiment le moment du retour ! Mais là, je connaissais bien le trajet 😉 . Au bas du chemin, avant un champ soigneusement labouré et hersé (mais avec un chemin tout autour, merci !), un massacre à la tronçonneuse. Peut-être normal, logique, il y a probablement une raison valable, mais c’est triste à voir.

Jeunes feuillages, des chatons de peuplier tombés, tout doux (dire que ces jolies choses peuvent être dramatiques pour certains lorsque c’est la saison…), des boutons d’églantines, encore des pissenlits, des ficaires, et le sentier bordé de haies aux entrelacs de branches grises reprend quelques mètres avant les premières maisons (ou les dernières, au choix…)

Les moutons viennent à ma rencontre, les derniers nés sont tout mignons, blancs et noirs…

Retour presque à temps à la maison. Étonnée d’entendre passer et repasser un hélicoptère au-dessus du village. Serai-je repérée 😀 ? Demain, c’est jour des courses, Guillemette nous a fabriqué des masques, on va assurer !

Lundi gris

Lundi gris

Gris et froid. Alors qu’hier nous avons ouvert grand les portes, aujourd’hui c’est calfeutrage !

Mais… le plus jeune chêne du terrain commence à ouvrir ses feuilles.

Heureusement, les couleurs de mon bureau ne sont pas assorties au temps … Et pour le réconfort et l’énergie, outre les couleurs des rideaux et du mur, une tisane aux fruits. Sous la haute surveillance – ou la protection – de Ganesh !

Bonne fin de journée, protégez-vous, et … le soleil reviendra c’est sûr !

Fin de semaine

J’avais bien programmé une sortie un peu plus longue samedi, et puis j’ai fait autre chose : le grand déménagement des plantes, et leur réinstallation en plein air. J’ai continué avec un peu de nettoyage dans mes carrés d’herbes. Et l’après-midi est vite passée, sans balade !

Ah ben oui, pour le persil c’est… rien ! Les chats ont adoré venir tripatouiller le terreau tout frais, et le résultat c’est que les graines semées sont parties se re-semer ailleurs! Pour terminer la journée, la petite fenêtre de la cabane s’est transformée en miroir pour le soleil.

Aujourd’hui, dimanche. Jour de marché sous la halle. Toujours aussi organisé. Hydrogel, espaces délimités, et pour le stand fruits et légumes des conseillers municipaux transformés en vendeuses-eurs avec gants et masques ! Non, pas de photos, peut-être la prochaine fois. Cet après-midi, j’avais repris ma bonne résolution d’hier, une balade (assez nécessaire, en plus, pour dé-rouiller un peu mieux le genou…), j’ai donc préparé mon autorisation…

…et… de coup de téléphone en coup de téléphone, l’après-midi est passée encore trop vite ! Alors je me suis contentée du jardin… l’acanthe prépare ses fleurs, les pivoines aussi, mon coin fouillis est de plus en plus en fouillis…

Le rosier liane, malgré sa coupe sévère de printemps s’épanouit à plaisir, et semble narguer le chêne toujours aussi nu…

Et je terminerai avec l’olivier de Manon, superbement éclairé par la lumière extraordinaire des fins d’après-midi dans notre région (il va quand même falloir que j’éclaircisse la menthe qui en prend trop à son aise 🙂 )

Une 4ème semaine de confinement va débuter… pensées solidaires à celles et ceux qui sont en ville. Courage !, nous finirons par nous en sortir, malgré les errements de nos têtes pensantes et premiers de cordée.