… mais pas que… blanc, jaune d’or, rose, mauve, ocre, orange…
Ce dimanche, retour du soleil, de la chaleur. Les couleurs explosent, comme ravivées par les pluies de ces derniers jours. Je suis allée faire mon petit tour habituel, poules/champ aux orchidées/retour. En deux semaines, dans le champ voisin, c’est une transformation complète. L’herbe a poussé, et les orchidées sauvages sont partout !
J’espère que personne ne va venir couper l’herbe de ce champ avant quelques semaines, le temps que toutes les herbes et fleurs s’épanouissent…
Le long de la haie (oui, dans ces champs, les haies sont conservées), des glaïeuls sauvages
Bien sûr, je suis allée voir le cognassier… les fruits sont là, enfin, pas encore mûrs !, tout jeunes…
Retour par le champ ensauvagé d’une autre voisine, herbes folles et arbres, vue sur les champs labourés, avant de déboucher dans son jardin.
Demi-tour, et je suis revenue par mon chemin habituel. La haie près de la maison bourdonne d’abeilles (sons bien plus agréables que les bourdonnements et pétarades des moto-cross qui ont repris, hélas… je me demande même si les avions ne sont pas moins désagréables 😉 ). Sur le talus se mêlent fleurs « civilisées » et fleurs sauvages… Et au coin de la vieille maison, sur d’anciennes briques, Flipelette, fatiguée par ses sauts au-dessus des herbes pour m’accompagner, s’était arrêtée pour m’attendre !
Et je suis rentrée avec un bouquet champêtre pour la maison… les soucis ne manquent pas 😉 , pourquoi s’en priver ?
Moi je voudrais bien faire ce qu’il me plaît en mai… hélas, ce mois de mai 2020, nous sommes bien embêtés : faut-il écouter le dicton ? faut-il écouter les recommandations ? Recommandations qui sont aussi changeantes que le temps en ce moment, d’ailleurs.
En tout cas, la météo n’incite pas trop à sortir, depuis quelque temps. Les arrosoirs sont remplis à ras bord, les dessous de pots ne désemplissent pas, et à peine le soleil nous invite-t-il à mettre le nez dehors qu’une averse vient nous enlever toute envie de sortie. Sans parler du vent, rafales de vent d’ouest qui font plier les pivoines (toujours en boutons) situées juste sur leur passage. Mais j’ai réussi à faire un petit tour, avec mes sabots…
Les cerises rougissent, le plancher autour de la piscine est constellé de fleurs d’acacias,
Les roses commencent à colorer le jardin jusque-là bien vert, avec leurs touches de rose-orangé, rose bonbon, rose berlingot, blanc… parées de diamants de pluie !
Les géraniums profitent de ce mélange de soleil et de pluie pour grandir… les deux derniers arrivés, offerts par Simone, replantés dans de vrais pots, font concurrence aux plus anciens, dont le géranium au parfum de citronnelle placé sous la fenêtre.
Devant mon bureau, le « jardin de pots » fait merveille ! Et les chats bien évidemment m’ont suivie dans la courte sortie…
Journée internationale des travailleuses et travailleurs, et pas de photo de manif du 1er mai cette année… même sous la pluie, j’aurais préféré qu’il y en ait une 😉 ! Mais gardons vive notre combativité pour cet « après » qui arrivera forcément.
Juste pour le plaisir des yeux et… l’odeur tellement suave. Le pauvre seringat était tellement malmené entre les rafales de vent et la pluie, que je n’ai pas résisté à l’envie de le mettre à l’abri !
Et bien non, pas de jardin magnifiquement fleuri, bien arrangé, et tout et tout. Je suis restée à la maison, et j’ai essayé de nettoyer au moins les cheminements… ce n’était pas évident, au début j’ai commencé avec mes nu-pieds et suis tombée sur un nid de fourmis qui se sont bien défendues !, du coup j’ai dû mettre mes sabots. Mais c’est bon, maintenant les chats pourront aller de la maison à la terrasse sans se mouiller les pattes les jours de pluie ! Donc, voilà les photos « avant », pendant et « après ». Vous remarquerez que j’ai épargné un bouton d’or au milieu du chemin 😉
Pendant que je sarclais les dalles, Raymond tondait. Pour le moment, le gros massif de trèfles est resté en place… on pourrait peut-être le sculpter, faire un cercle, un cœur ???
Côté fleurs, les acanthes finiront bien par fleurir, les pivoines aussi, il faut patienter… A propos de l’acanthe, connaissez-vous la légende ? C’est à Vitruve (1. IV, c. I,) que l’on doit de nous avoir transmis la légende de l’origine de l’utilisation de la feuille d’acanthe en architecture. Voici l’anecdote, nous dit il, que l’on raconte au sujet de l’invention du chapiteau de cette colonne. Une jeune fille de Corinthe, arrivée à l’âge nubile, fut atteinte d’une maladie qui l’emporta ; après sa mort, de petits vases qu’elle avait aimés pendant sa vie, furent recueillis par sa nourrice, arrangés dans une corbeille, et déposés sur sa tombe, et pour qu’ils se conservent plus longtemps au grand air, elle les recouvrit d’une tuile. Cette corbeille avait été par hasard placée sur une racine d’acanthe. Pressée par le poids qui pesait en plein sur elle, cette racine d’acanthe poussa vers le printemps des tiges et des feuilles. Ces tiges grandirent tout autour de la corbeille, puis rencontrant aux angles de la tuile une résistance qui les comprimait, elles furent forcées à leur extrémité de se recourber en forme de rouleau. Le sculpteur Callimaque, que l’élégance et la délicatesse de son ciseau firent nommer chez les Grecs Καλλίμαχος ὁ Κυρηναῖος , passant auprès de ce tombeau, aperçut ce panier et les feuilles qui l’entouraient d’une manière si gracieuse. Charmé de cette forme nouvelle, il l’adopta pour les colonnes qu’il éleva à Corinthe. Ce fut d’après ce modèle qu’il établit et régla les proportions de l’ordre corinthien…
Voilà, chez nous, c’est surtout vert…. Et je vous raconte tout ça avec à côté de moi les musicien-ne-s de l’orchestre du Metropolitan Opera, et des artistes que je n’aurai probablement jamais l’occasion d’entendre « en vrai », en suivant la soirée de gala programmée sur internet par le Met’, sur metopera.org. Tant pis si le son sur mon petit ordinateur n’est pas génial, et si par moments la liaison est un peu hachée !
Réveil dans la brume, mais le soleil est arrivé en grand, et à midi, repas dehors. Ensuite, petit tour dans le village pour la suite des jardins au village. Certaines maisons sont séparées de leur jardin par un chemin, par exemple dans la « descente des jardins ».
C’est un très joli petit coin du hameau, le talus est fleuri, entretenu. Il ne manque qu’un banc pour se reposer entouré de verdure 😉 !
En face, un grand jardin séparé en trois. Serres, carrés, cabane, fleurs pour le moment, mais dans quelque temps il y aura aussi des légumes d’été… tout est bien entretenu, ça fait envie ! Mais je reconnais que chez nous, avec notre terrain en pente, et les « invasions » estivales, un vrai jardin bien délimité aurait du mal à survivre… c’est bien la raison pour laquelle nous avons laissé beaucoup de place à la « pelouse » ! Bref, aujourd’hui, c’est le jardin de Maryline et Michel que nous visiterons…
Une autre descente bien fleurie, surtout en ce moment avec les roses épanouies, juste après, en revenant vers l’église. Deux jolis jardins, mais peut-être pour une autre fois…
Dans un coin de l’église, dont le pourtour est toujours superbement entretenu, un massif d’iris sur fond de vieilles briques :
Et je suis revenue de ma courte balade avec des pieds de bourrache, gentiment donnés par Maryline. Il va falloir que je leur trouve une place qui leur plaira… et puisqu’il paraît que ces fleurs font fuir les pucerons, je vais essayer de les associer aux rosiers.
Il n’y aura probablement pas de « rendez-vous au jardin » cette année, alors je vais vous proposer quelques jardins du côté de notre village. D’abord, un petit tour dans celui de Simone et Paul. Hier, en apportant les courses à Simone, tous ces iris dans le jardin m’ont attirée. Moi qui ai du mal à retrouver les miens…
Quand nous sommes arrivés ici, cette maison était en ruines. Mais avec un charme…. et puis Paul a tout remis en état, et c’est un petit bijou de maison campagnarde !
Je ne vais pas tout dévoiler, je ne me permettrais pas, juste la partie visible par tous depuis notre place… Iris, cinéraires, pensées, mais aussi :
Bref, un vrai joli jardin… Ce n’est pas que le nôtre ne soit pas beau, non, il est très différent ! Les lilas y sont toujours en retard, mais ils sont là, sauvages, poussés à hue et à dia par le vent d’ouest, contre lequel ils font un peu barrière avec sureaux et acacias.
D’ailleurs je ne sais pas pourquoi mais chez nous tout fleurit plus tard que dans les autres jardins du hameau. Les roses se réveillent enfin, quelques unes du moins. Mais je crois bien qu’un ou deux rosiers ont disparu cet hiver.
Vers le fond du terrain, le prunier promet encore une belle récolte. Les aubépines se mêlent aux acacias et autres arbustes à fleurs blanches, le sapin d’Amandine se refait une jeunesse avec ses petits bouts de branches d’un vert clair et vif.
Et nous avons même une mini jungle, avec un ancien chemin en contrebas, un enchevêtrement de troncs d’arbres, de branches, d’herbes, et ce vieux morceau de tronc tout évidé dans lequel le lierre s’installe peu à peu :
Et devant la Mathusine Junior, le rosier-églantier aux jolies roses toute simples (que j’avais oublié de tailler) nous offre généreusement un flot de fleurs !
Demain, peut-être, j’irai faire un tour près des jardins du « cœur de ville ».
Notre maison est en haut d’un coteau, une petite route passe en bas, et en face, c’est une autre colline, avec une grimpette dans un bois pour arriver sur le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer qui allait de Cadours à Grenade, en desservant les petits villages. Inutile de préciser (mais je le fais tout de même 😉 , avez-vous remarqué que, quand on annonce « inutile de préciser », la précision suit de toute façon, dans tous les discours) qu’il n’y a plus de train, et que si vous n’avez pas de véhicule il est difficile d’aller d’un village à l’autre. Mais ça, c’est une autre histoire !
Hier samedi, sous un ciel un peu blanc-gris-laiteux-avec-un-tout-petit-peu-de-soleil, j’en ai eu assez de mon aller-retour dans le champ des voisins, et je suis allée dans le bois des voisins (pas les mêmes). Une heure, un kilomètre. En réalité, un peu plus d’un kilomètre, car si je fais à peine 1 km en 1 heure, c’est que je marche vraiment mal, et je ferais mieux de rester à la maison… Mais voilà, je prends le temps de me pencher vers les fleurs, les bestioles, de m’arrêter pour respirer, regarder autour de moi, de m’engager sur un sentier, revenir sur mes pas, bref, je vais à mon rythme. En plus, c’est vrai, je ne marche plus aussi vite, surtout quand il faut monter ou descendre. Et de ce côté, ce n’est que ça, montée ou descente ! Je descend donc par le champ des voisins, je traverse la route, je reprends un chemin entre deux champs et je grimpe ensuite dans le bois.
Bien sûr, avant d’arriver sur ce chemin, il y a des arrêts : les premières marguerites, les trèfles roses, les herbes, les « chatons » d’un arbre encore sur les branches ou par terre, des touffes de bugles (à moins que ce soient plutôt des sauges…) d’un bleu surprenant.
Un papillon sur un bouton d’or… pas farouche !
La grimpette au milieu des arbres, un chemin bien tracé et tassé par les passages des moto-crosseurs du coin (grrrr….). Mais dans ce petit bois, pas beaucoup de gros arbres. Je crois me souvenir qu’il y a eu quelques coupes. Des genêts, des consoudes, des aubépines, des troncs moussus.
Et me voilà sur l’ancienne voie de chemin de fer. Un chemin tranquille, plat. Mais autour, c’est toujours les coteaux, avec des dépressions au milieu des bois, puis les champs reviennent. Mais je ne vais pas plus loin, règlementation oblige !
Tout au long du chemin, des herbes parsemées de fleurs bleues (non, pas du lin), bien sûr une ou deux orchis purpurea, des pissenlits, des sauges, des vesces sauvages, un papillon blanc (moins poseur que le premier 😉 ), autant de raisons de m’arrêter, photographier…
Demi-tour réglementaire, je reviens par le même chemin, pas de boucle cette fois. Pourtant il y en a une très chouette à faire, mais elle fait 7 ou 8 kilomètres… Il y a quelques années, j’aurais pu rejoindre une autre petite route, hélas, une partie de cette voie a été rachetée par un particulier, et on ne peut que faire demi-tour ! Je vais tout de même jusqu’au bout de cette partie et reviens sur mes pas, en admirant au passage un vieux chêne dans la prairie en contrebas, caché par des genêts. Et… les premières grappes d’acacia de l’année !
Je reprends le chemin en descendant cette fois, me revoilà en bas, les lignes presque parallèles des champs m’amusent, et… je rate ma photo, j’ai oublié qu’il faisait plus sombre à l’abri des arbres 😉 … avec mon appareil argentique, j’aurais réfléchi avant d’appuyer, là, il suffit de recommencer… effacer ? garder ? bof…
Me voici presque à mon point de départ… plus qu’un champ à remonter, la route à traverser, et le dernier champ, le plus dur. Heureusement, il y a des haltes obligées 😉
Une dernière surprise avant la maison.
Et ce samedi, la lumière était bien différente de la veille, sur les collines et les champs…
Il a enfin plu ! Ce n’est pas que j’aime énormément la pluie, mais je reconnais que la terre en a besoin. Et puis ça évite les arrosages, surtout quand on a pas mal de plantes en pots et que la maison est exposée plein sud ! Marché à Launac ce matin, comme tous les dimanche. Toujours aussi efficacement organisé. Il y avait même un abri supplémentaire pour celles/ceux qui devaient faire la queue. Mais à l’heure où nous y sommes allés, nous n’avons pas eu besoin de l’abri. En apportant les courses à Simone, notre voisine, j’ai découvert dans sa haie un arbre de Judée auquel je n’avais jamais fait attention… Avec la pluie de cette nuit, et sous la lumière du jour, les fleurs semblaient des diamants roses.
« Moi je t’offrirai des perles de pluie… », chantait Brel. Elles sont là, posées délicatement sur les feuilles des trèfles, sur les herbes, accrochées aux cerises (encore vertes, ne rêvons pas 😉 ), ourlant les pétales et les boutons des roses.
Et au milieu des fuchsias vivaces (je les appelle les envahisseurs… ils occupent chaque année davantage d’espace !), un ancien rosier un peu oublié m’offre à nouveau ses fleurs.
Hier, samedi, agréable « exercice physique » sur la colline d’en face, j’y reviendrai sur une autre page. Bon dimanche, courage pour cette 6ème semaine de confinement (je pense surtout aux citadins), et prenez soin de vous !
Une fin de semaine à Venise, ça vous tente ? Grâce à Luca et Daniela, qui postent sur leur page FB et sur leur site une photo presque quotidiennement, c’est possible ! Venise, sereine, Venise libérée de ses énormes paquebots qui déversaient un flot de touristes sans scrupules (les croisiéristes, pas les touristes, ou du moins pas tous j’espère…), Venise ensoleillée, Venise qui peut respirer, où les Vénitiens les vrais (il en reste encore quelques uns) peuvent se retrouver pour papoter sur un banc (en gardant la distance recommandée), sur les quais, et peut-être redécouvrir une ville qu’ils ne voyaient plus, surtout dans certains quartiers et certaines rues. Car il faut bien l’avouer, ces hordes de touristes débarquant le matin pour repartir l’après-midi ne pouvaient que suivre les rues les plus connues, ne voir que les lieux « communs » de la ville (pourtant pas si communs que ça), et s’agglutiner Place Saint Marc, sur le pont du Rialto ou celui de la Paille, et c’est bien dommage. Ils n’avaient pas le temps de bader, de lever le nez, de rêver, de s’assoir sur une placette pour regarder la vie… Aujourd’hui, la vie semble avoir déserté la ville, mais restent les habitants amoureux de la cité, et qui aiment partager leur passion.
Les coins cachés de Cannaregio, Castello, ici un palais, là un marchand de légume devant une église, et des canaux, des reflets, des couleurs…
Et pour une fois, vous n’aurez pas à jouer des coudes pour admirer le Pont des Soupirs…
Merci à Luca et Daniela pour ces images, n’hésitez pas à visiter leur site, surtout si vous projetez un séjour à Venise, il est plein de renseignements, de bons plans, d’idées ! Et bien qu’ils vivent à Venise, ils ont ajouté Florence et Rome à leur site, avec là encore plein de trouvailles. https://www.e-venise.com/