Pâques, festivités et tradition

quarante roses_2150Le coup du petit lapin qui apporte les œufs ne va pas très bien avec la tradition religieuse catholique, c’est le moins qu’on puisse dire. Étonnant tout de même que ces fêtes religieuses correspondent encore, dans un état laïque, avec des jours fériés. Mais, ma foi (quelle qu’elle soit !), ces journées de repos sont bien agréables à prendre ! Surtout quand elles se transforment en rencontre familiale, en festivités villageoises, et que des traditions se créent ainsi au fil des ans. Bon, c’est certain, les conditions climatiques peuvent vous gâcher en un rien de temps une journée qui se voulait festive et en extérieur… et comme madame Météo est assez capricieuse en ce moment, nous avons eu un samedi ensoleillé, un dimanche pluvieux, un lundi embrouillardé pour se transformer en superbe journée, bref, un temps à faire tourner la tête au baromètre le plus solide ! Mais ces journées ont été pleines de jolis bonheurs, mouillés ou ensoleillés, en tout cas toujours heureux et chaleureux (on a tout de même rallumé les poêles dimanche et lundi !). Donc, dimanche, zut, la pluie s’est invitée.pluie_2137 La chasse aux œufs dans le jardin s’est faite sous les parapluies ! Deux paniers bien remplis en fin de matinée… Et une balade jusqu’à Sarrant l’après-midi. Sur la route, halte autour de la halle de Cologne, pour admirer les belles vieilles maisons et les couverts. Mais le but était Sarrant, le tour de la petite cité regroupée autour de l’église, la longue pause à la librairie-tartinerie de Sarrant ( http://www.lires.org ), toujours aussi accueillante, chaleureuse, d’où je repars chaque fois avec une belle pile de bouquins ! La petite bastide aux rues tranquilles se fait un peu plus belle chaque année, une maison rénovée par-ci, une nouvelle idée par-là… cette fois, des paniers d’herbes et plantes à partager à l’entrée de la cité, sous le donjon… Surtout, si vous passez sur la « grande route » qui va de Mauvezin à Montauban, n’hésitez pas à faire un crochet vers Sarrant et vous ne le regretterez pas, entre la librairie, l’accueil, et la croustade aux pommes avec son petit pot de crème fraîche…. sans oublier les thés, des vrais thés, pas des sachets jaunes…

Lundi, ouf ! soleil. Enfin, d’abord réveil dans le brouillard. Et le lundi de Pâques à Galembrun, c’est omelette géante sur la place du village, depuis plus de 20 ans. Au début, les enfants faisaient le tour des fermes pour ramasser des œufs, puis il a fallu en acheter pour compléter, puis les fermes avec de vraies poules qui courent partout pour trouver leur nourriture ont disparu et maintenant nous devons acheter les œufs, de 100 nous voici arrivés à 1 200 œufs ce lundi 21 avril ! Des quelques villageois se retrouvant autour des tables sur la place nous voici arrivés à 200 personnes venues d’un peu partout… Il faut dire que l’ambiance à Galembrun est (encore, et pour longtemps nous l’espérons) faite de joie, de bonheurs simples, de convivialité, de partage ( http://www.animation-galembrun.com ). Une courte randonnée pour se réveiller, coteaux, champs verts du blé neuf ou marron-roux des terres récemment semées de tournesols, forêts, deux belles grimpettes, et, comme il avait plu la veille, quelques jolies flaques d’eau à contourner, l’ancienne voie du petit chemin de fer campagnard devenue chemin de randonnée, nous arrivions à l’heure pile pour commencer à casser les œufs. Un grand feu, la poêle toute propre, la cuisson de l’omelette, et la journée continuait tranquillement, tables à l’abri et tables sur la place ensoleillée, dégustation de l’omelette, papotages, personne n’a envie de quitter les lieux sans faire un brin de causette, ou une partie de pétanque !

Comme les vacances sont là pour certains, ce sera Pâques toute la semaine chez nous!, et c’est en famille que ce mardi nous sommes partis jusqu’à Saint Clar, dans le Gers. Encore un village à découvrir, toujours ces couverts dont on se demande s’ils sont là pour protéger du soleil ou des averses, peut-être des deux ?, ces maisons aux pierres blanches, et un musée à ne pas manquer : le musée de l’École publique ( http://www.musee-ecole-publique.fr ). Accueil charmant, explications dans l’ancienne cour de l’école des garçons avant la découverte de la classe « comme avant », encriers, plumes, buvards, tableau noir, pupitres…

Une dictée ? Un problème de calcul ? Un rappel de géographie ? Toute l’Histoire de l’École ! Peut-être que vos enfants n’apprécieront pas tout dans ce musée,au coin_2152 mais ils y sont bienvenus (même si la photo semble dire le contraire !), et vous retrouverez probablement quelques souvenirs un peu enfouis dans votre mémoire, surtout si vous avez comme moi un « certain » âge ou même un âge… certain !

(oui, les roses du début de cette page n’ont rien à voir avec le lapin de Pâques ou les œufs, elles sont là juste pour le plaisir de partager avec vous ce bouquet arrivé ici pour un bel anniversaire…)

Balade à l’est ?

Décidément, ce printemps qui se veut un jour estival, le lendemain automnal, voire hivernal, ne nous aide pas à redémarrer ! Alors je trie, je range, et de classement en rangement, tri et autres essais de ménage photographique, me revoici partie du côté de Besançon, mais côté campagne alentour cette fois.la Citadelle depuis Montfaucon_1998

Les aller-retour familiaux, les retrouvailles entre amis, que ce soit en été, au printemps, en hiver, ou en automne, ont été l’occasion, à chaque fois, d’une découverte supplémentaire dans le Doubs et le Haut Doubs, avec même parfois un petit tour en Suisse ! Le château de Montfaucon (parfois bizarrement orthographié Monfaucon) au-dessus d’une boucle du Doubs, au-dessus de la Citadelle, a été, un jour de printemps où le genou se faisait prier, une balade tout ensoleillée et tranquille. N’hésitez donc pas à y aller avec vos pitchouns, ils y grimperont sans fatigue, et pourront y jouer aux preux chevaliers sans risques.

Nancray, et son musée en plein air, les vieilles maisons comtoises mises à l’honneur, avec leur mobilier, maisons bourgeoises ou fermes, la laiterie, l’élevage, le tissage, les jardins, et de belles vaches broutant sans s’étonner des touristes, posant devant les appareils photo…

Là, nous sommes encore près de Besançon, et pourtant c’est la campagne, les monts verts et les prairies. Un peu plus haut, vers le Haut Doubs, la forêt de Chalamont garde la mémoire de loups et charrois romains, les montagnes se font plus hautes, les sapins s’installent, les fermes aux toits pentus se protègent contre la froidure, massives, en hiver les skis dessinent de longues lignes glissant entre les sapins, et l’hiver transforme les lacs en lieux mystérieux et silencieux…

A Frasne, les tourbières remontent le passé pour une randonnée « pépère » entre bouleaux et lacs, sur le sentier découverte. A Courvières, au milieu d’une grande plaine (enfin, presque plaine…), le moulin à vent installé depuis bientôt 150 ans ne régule plus l’alimentation en eau mais attire les curieux, et dans la campagne la chapelle Notre-Dame-des-sept-douleurs avec son enclos, ses bardeaux de bois, située sur un lieu de douleurs, une ancienne léproserie, est la jolie récompense d’une balade sans souci.

Et le château de Joux, perché sur son piton à l’entrée de la cluse de Pontarlier, où rodent les ombres de Mirabeau, de Toussaint Louverture, de Loïse de Joux, morte de bonheur, de Berthe de Joux infidèle sans le savoir…

Plus loin encore, dans un petit morceau de Suisse, l’abbatiale du village de Romainmôtier, fresques, peintures, vieilles maisons et cette fontaine à l’inscription étonnante… obsession de la propreté ?

Sur la route du retour vers Besançon, Moncey, ses souvenirs napoléoniens et ses souvenirs familiaux… un joli lavoir ancien, un château, de belles fermes anciennes…

Et aussi, et encore… Oui, encore une région de notre pays qui mérite qu’on s’y attarde, qu’on y rêve… qu’on y revienne ! Bientôt, promis !

Une ville… Besançon.

Besançon_1863

 

Peut-être que, de moi-même, je n’aurais jamais pensé à aller visiter et découvrir Besançon ? Pourtant… quelle ville ! (du moins le cœur de ville). Enchâssée dans la boucle du Doubs, surveillée par la Citadelle et les forts des six collines qui la surplombent, avec ses maisons aux pierres gris bleu, ses toits pentus, toute son Histoire, oui, sans famille « valeur ajoutée » et ami/e/s, j’aurais pu passer à côté… Au fil des aller-retour, peu à peu, j’ai découvert tellement de charme à cette ville ! Cachés pour la plupart, bien cachés au fond de cours, de couloirs, dont beaucoup restent encore (mais jusqu’à quand ?) ouverts au curieux. Enfilade de cours, qui débouchent sur un petit jardin clos, sur une maisonnette, avec leurs anciennes fontaines hélas occupées maintenant par les feuilles mortes en hiver, mais parfois par de belles fougères…

Et dans ces cours, des escaliers extraordinaires ! Parfois rénovés, parfois un peu abandonnés bien que toujours « en service ». Des céramiques « azulejos » ornent l’un, des bardeaux en bois un autre… et le quotidien, avec ses poubelles plus ou moins photogéniques… un vélo qui attend, des poussettes…

Mais vous n’avez peut-être pas le temps de pousser les vieilles portes, de glisser un œil derrière les grands portails… alors levez le nez et les yeux, chaque maison du centre ville, de Battant, vous offre une surprise, une ornementation, une statue au coin d’une ruelle, des signatures sur une cheminée, l’immense et splendide place de la Révolution ! Ne serait-ce que la couleur des maisons, ce gris bleu si doux au regard… la couleur tout simplement, mérite à elle seule qu’on oublie les vitrines des magasins de la Grande rue, pour l’admirer…

Peut-être aurez-vous la chance de trouver ouvert le portillon de cette cour trop souvent fermée au public, discrètement cachée dans un coin de la place de la Révolution, aux balustrades en bois ouvragé, sculptés…

Ne pas oublier les vestiges romains, la Porte Noire (redevenue blanche) il y a deux ou trois ans et le petit temple voisin

Bref… mais comment être bref quand le regard est attiré à chaque coin de rue, par chaque façade, chaque couloir à la porte entr’ouverte ? Montez sur les collines entourant la ville, et regardez les toits, ou descendez jusqu’au Doubs, surtout en automne avec les ors et les roux des arbres penchés sur l’eau…

Longez le Doubs dans toute sa boucle, grimpez à la Citadelle, retrouvez la vie d’autrefois au musée Comtois, jouez avec le temps au palais Granvelle, prenez-vous pour un ami de Victor Hugo en visite dans sa maison, et tant d’autres musées, maisons, à découvrir… Alors, bien sûr, une ville, c’est souvent un vieux cœur entouré de beaucoup de nouvelles pousses pas toujours, loin s’en faut, agréables à regarder…Besançon_1936 mais la vie avance, et Besançon n’est plus la ville militaire, ni la ville romaine, ni la ville de l’horlogerie, mais elle est faite de tout cela, et c’est sa beauté…

retour sur photos, Lubéron

Céreste_1781

Après le Mont Dore et ses environs, retour sur une autre région de France, les environs de Céreste. Si vous ne connaissez pas le parc naturel régional du Lubéron, et si vous avez envie d’une petite escapade, voilà encore une belle idée de découverte ! Apt, Manosque, Gréoux, Forcalquier, les villages perchés, perdus, mais à arpenter de haut en bas et inversement… C’est la Provence, et dès le départ, chants de cigales, champs de lavande, mas isolés, fontaines qui chantent sur les places de villages, les ocres de Roussillon, le vert tendre des oliviers, la garrigue, les monts embrumés de bleu le matin, toutes les couleurs sont au rendez-vous. La gourmandise aussi. Nous, notre « base », c’est Céreste. Nous avons la chance d’y connaître des amis. Petit village, oui, mais les rues caladées du vieux village, les vestiges de ses remparts médiévaux, de jolies fontaines, d’anciennes maisons, de belles portes… Et une agréable randonnée au départ de Céreste, par le pont de l’Aiguebelle, vers le prieuré de Carluc, peu connu, dans un fond de vallée, avec une chapelle romane, des restes d’églises, une nécropole, et la nature, la nature, la nature… Au retour, petit arrêt chez Carine et Emmanuel, à « la rue des biscuits » ( http://laruedes-biscuits.e-monsite.com/ ), où vous pourrez souffler et vous ravigoter, n’hésitez pas, l’accueil est très sympathique, quant aux biscuits… un délice.

Ne pas manquer les jours de marché, comme d’ailleurs dans tous les villages de notre France ! C’est vrai que là, ils semblent plus colorés que dans certaines villes, une ambiance plus ensoleillée par l’accent… A Reillanes, à Céreste, à Forcalquier, à Apt, et… partout ! Forcalquier, limite du Lubéron. Une ville au passé plutôt rebelle, ou du moins au caractère indépendant, une vieille ville que l’on peut admirer en montant à la citadelle (dont il ne reste rien, merci à Henri IV), devenue la terrasse de Notre Dame, au sommet de laquelle un panorama magnifique s’offre à nos yeux, été comme hiver… la grimpette est un peu rude, mais le chemin de calades est superbe, et en cas de manque de souffle, des bancs vous aident à le retrouver, depuis lesquels vous pourrez admirer les Alpes au fond de l’horizon ! La chapelle qui vous attend en haut de ce beau chemin est assez étonnante dans le genre kitsch, et en principe le dimanche vous avez droit à un carillonneur. Et tout en bas, vers la via Domitia, un vieux lavoir romain apporte un peu de fraîcheur.

Apt et le marché du samedi, les fruits confits, le musée de l’aventure industrielle, la cathédrale (une des plus anciennes de Provence), la maison du parc du Lubéron et ses trouvailles archéologiques, les ruelles de la vieille ville, bref, une petite ville séduisante !

Et les villages environnants, Viens, Saignon et son « potager d’un curieux » plein de poésie, Oppedette et ses gorges, Saint Saturnin les Apt et les ruines de son village médiéval et du château, autant de petites curiosités qui se révèlent de grands bonheurs !

Ne pas oublier le prieuré de Salagon, musée-conservatoire ethnologique de la Haute-Provence, ses jardins extraordinaires, le médiéval, celui des senteurs, des simples, des temps modernes…, ses expositions sur la vie du pays, ses belles calades.

Dans les environs, bien sûr, Roussillon, surnommée par Jean Vilar « Delphes la Rouge », rouge du sang de la belle Sermonde, Roussillon et les ocres, mais aussi Rustrel et le Colorado provençal, belles promenades pour petits et grands ! (mais prévoyez ensuite une lessive pour vos chers pitchouns qui n’auront pas résisté au plaisir de tripatouiller cette belle terre colorée…)

Plusieurs petits séjours dans ce pays d’Apt, du Lubéron, de Forcalquier, au fil des saisons, hiver, automne, fin d’été, des balades tranquilles ou un peu plus « sportives »,

et toujours le même plaisir à découvrir ses beautés…

balade auvergnate

ferme_1750Il y a deux ou trois jours, j’ai reçu un diaporama sur la France… un peu « piégeux », vous savez, style « ah ah vous connaissez l’Italie, la Chine, mais… la France, hein, votre pays ? ». C’était raté, oh que oui, je connais beaucoup de petits coins de notre France ! Deux erreurs, mais les photos étaient trompeuses : Fontainebleau vu depuis le fond d’un parc à la française, j’ai raté !, et Lille, ah j’avoue, je n’ai pas beaucoup mis les pieds par là-haut… Alors je me suis dit pourquoi pas un petit tour de quelques coins « d’ici », après Venise, l’Écosse, l’Islande ? Petite farfouille dans mes albums, et hop ! nous partons  vers l’Auvergne, plus exactement le Mont Dore. Non, ce n’était pas à l’occasion d’une cure, mais d’un congrès où j’accompagnais monsieur. D’ailleurs, grâce à ces accompagnements, j’ai visité deux ou trois belles régions de France (pour couper court à toute critique, je précise que j’ai toujours réglé mon séjour, ah mais !), en plus de nos vadrouilles personnelles. Donc, aujourd’hui, le Mont Dore et les alentours… avril, encore un peu de neige, mais déjà les fleurs nouvelles étaient au rendez-vous.

De belles balades, sur « le chemin des cascades », avec la cascade de Queuneuilh, le joli « Rossignolet », des allées sous les sapins

une montée vers « le pic du capucin », au-dessus de la ville du Mont Dore

la ville de Besse, où, dans les rues de la vieille ville, on se prend à guetter le fantôme de la reine Margot…, Egliseneuve et ses chapiteaux naïvement décorés, le lac Pavin et ses mystérieuses couleurs,

des burons au toit de chaume, des fermes aux granges sombres où les Saint Nectaire mûrissent, de belles vaches curieuses dans les prés,

une magnifique découverte du site troglodyte de Jonas, pas facile d’accès, mais quel régal !

la ville du Mont Dore, dont les thermes sont à visiter, absolument, vieilles pierres romaines mêlées au décor d’inspiration « art déco », mauresque… superbe !

et bien sûr : le Sancy, encore enneigé au sommet.

Bref, c’est indiscutable, nous habitons le plus beau pays du Monde !

couleur Toulouse

chapelle des Carmélites

C’est amusant, j’avais pensé ce « cahier d’idées à partager » (c’est plus joli que blog, non ?) articulé surtout autour de Venise. Et en regardant les « tags » (celui-là, je le garde, il me plaît bien), ces sortes d’étiquettes en fin d’article, je vois que Toulouse a davantage la cote… Allons donc à Toulouse encore une fois !

Toulouse et les couleurs… Parce qu’il n’y a pas que la brique qui donne des couleurs à Toulouse, ni les restaurations des beaux immeubles aux balcons désormais bleus (merci, Françoise, pour le rappel !), de tous les bleus. Il y a aussi ses décorations, ses peintures. Celles des églises, dont les murs intérieurs étaient, dit-on, peints de haut en bas, un peu comme la cathédrale d’Albi (joyau s’il en est !). On rencontre d’ailleurs, par-ci par-là, de belles fresques un peu effacées,

dans la rue du Taur une belle entrée de porche, hélas parfois fermée au voyageur curieux, et juste à côté, rue du Périgord, la magnifique chapelle des Carmélites (encore beaucoup de bleus…),

des salles superbes au Capitole, salles qu’il ne faut pas manquer d’aller visiter, l’Histoire de Toulouse comme un livre d’art sur les murs,

au hasard des rues de ce « vieux » Toulouse, près de la place du Capitole, un décor de ce qu’on appelle « les années 30 »,

ou encore des sculptures mêlant pierre blanche et briques, rappelant que quelques riches hôtels étaient là bien avant les immeubles XIX° des boulevards ou les immeubles qui s’installent maintenant autour de la ville (quand ce n’est pas au milieu de beaux vieux immeubles… mais ça, c’était avant !)

De Saint Sernin au Capitole, et jusqu’aux bords de Garonne, levez le nez, ouvrez les yeux, prenez le temps de regarder et… rêvez ! imaginez !

Les couleurs de Toulouse…

Les couleurs de Toulouse…

009_06fév14_564Certes, Toulouse est rose… du moins c’est ainsi qu’elle est surnommée.

Mais Toulouse est aussi la cité de la violette, fleur discrète s’il en est, envahissante lorsqu’elle se sent chez elle… et dans notre jardin, il est des endroits où elle s’épanouit avec un tel bonheur qu’il est difficile de ne pas en écraser quelques fleurs ! En ce moment, elle est là, et c’est elle qui m’a invitée à vous parler un peu de sa cité… pas en historienne, je n’en suis pas capable, mais en curieuse gourmande de découvertes !

Toulouse pourrait aussi être bleue, elle qui fut un temps reine du Pastel, à la Renaissance, parée d’hôtels construits à la demande des Maîtres Pasteliers de l’époque, et dont les portails, les cours (lorsqu’un code ne les interdit pas au curieux, hélas !), offrent sculptures et décors dignes de palais… Mais voilà, on la dit rose ! A juste titre, je le reconnais bien volontiers, briques des églises, briques des vieilles maisons, briques des quais de Garonne, somptueuses au soleil couchant, c’est vrai, Toulouse ne peut que revendiquer ce surnom !

Quelle que soit la couleur qu’on veut lui donner, rouge et noire pour le rugby, bleu pour les pasteliers (fleurs jaunes, mais dont les feuilles vertes macérées donnent tous ces bleus si tendres, voir ce lien :  http://www.bleu-de-lectoure.com ), violette pour les amoureux discrets, rose pour les cartes postales à l’usage du touriste, prenez le temps de la découvrir, du cœur de la ville jusqu’aux bords de Garonne, 080_23nov10_581 des petites rues autour de Saint Étienne jusqu’aux bords du canal, levez les yeux, soyez curieux, poussez les portes lorsqu’elles le veulent bien, vous découvrirez des richesses d’architecture, des plus grandioses au plus intimes, et vous n’aurez qu’une envie, revenir !

ici…

Qu’on ne s’y trompe pas, je rêve d’aller voir ailleurs, certes, mais j’aime mon coin de campagne, entre Gers et Lomagne, ses petites villes environnantes, et la « grande ville » proche : Toulouse. Une colline boisée en face , des champs aux couleurs variées selon la saison ou les cultures (de notre côté, ce sont plutôt des coteaux, et même si, pour faciliter le passage de leurs monstrueuses machines agricoles, les paysans ont arraché les haies, les vallonnements les empêchent de trop abîmer la campagne), un bois au bout des champs, un ruisseau dans le « vallon »… même par temps gris, je ne me lasse pas de « mon » paysage, de « mon » petit pays ! Les oiseaux y sont encore nombreux, de temps en temps les hérissons traversent le terrain (je n’ose pas dire jardin…), l’herbe est verte, et aucune grande route ne vient nous encombrer les oreilles. !

Quant à « la ville », qui osera dire que Toulouse n’est pas une belle ville, avec ses richesses architecturales, ses cours cachées (hélas, de plus en plus inaccessibles aux baladeurs curieux), sa vie…

Donc, bien sûr que je suis heureuse de vivre ici, de marcher dans cette campagne, de respirer un air pas encore trop pollué (quoique… lors des épandages de pesticides, mieux vaut rester chez soi…), de grimper et descendre dans ces collines, dans ces bois. Mais heureuse, aussi, d’aller découvrir tous ces ailleurs qui me font rêver…