Des arbres…

Des arbres…

Chênes, acacias, pruniers ou cerisier, les arbres grandissent un peu comme ils le souhaitent sur notre terrain… j’avoue que, parfois, j’enlève une repousse de chêne mal placée, mais nous avons quelques coins de « jungle » (jungle de pays tempéré, bien sûr !). Et quel plaisir de caresser un tronc, de sentir sa vie, de le respirer…

Je commence par notre vieux chêne. Il était là à notre arrivée, déjà bien imposant. Il continue à grandir. Et depuis quelques jours, il fleurit et se couvre de feuilles d’un vert très doux.

Et puis il y a les acacias. Certains bien vieux, s’appuyant sur la fourche de leur voisin. Un autre blessé lors d’une tempête se reconstitue. Dans le coin de « jungle », le lierre les enserre. Mais bientôt, ils seront recouverts de grappes blanc crème autour desquelles les abeilles feront leur provisions de pollen !

Le cerisier, malgré son air penché, se prépare pour la saison… il subit les assauts du vent d’autan, et ces derniers temps, le pauvre a été bien secoué ! Mais bientôt….

Au fond du terrain, les deux vieux pruniers d’ante, tout noueux, tordus par le vent, l’âge… mais qui chaque année offrent des fruits sans compter !

Près de la terrasse « d’été », le sapin continue de grandir, 21 ans maintenant ! Le pauvre n’est peut-être pas très à l’aise au milieu des acacias… mais chaque année il bourgeonne…

Et puis il y a l’olivier. Un peu plus jeune, 19 ans seulement. Lui aussi ajoute, au printemps, quelques feuilles vert clair à son feuillage habituel. Depuis que le rosier liane a disparu, en attendant une éventuelle et espérée reprise, les oiseaux se réfugient dans ses branches. Le tronc bosselé, entouré des repousses de la menthe installée dans ce coin depuis plus de 40 ans et des rosiers presque aussi âgés, il a droit de temps en temps à une coupe sévère, mais ne semble pas nous en vouloir pour autant. Par contre pour les olives, c’est un peu raté !

J’aurais aussi pu vous parler du laurier, refuge des tourterelles. Nos arbres. Quelques sauvages, quelques presque civilisés, tous grandissent sans contrainte (bon, à part quelques tailles pour certains…), et essaient de nous transmettre leur sérénité, leur bienveillance.

Enfin !

Pour cette longue fin de semaine, elles nous ont fait la surprise d’être à point ! Les températures très fraîches des dernières semaines, la pluie, n’ont pas fait du bien à toutes les cerises, mais les oiseaux se régalent, et heureusement nous en laissent quelques unes…

Belle fin de semaine !

Roses, mais aussi…

Roses, mais aussi…

Chaque année c’est le même émerveillement à cette époque ! Que le ciel soit gris ou bleu… elles sont là, rose tendre, rose plus vif, ou doré bordé de rose, et c’est un plaisir sans cesse renouvelé !

Encore en bouton, prête à s’ouvrir ou complètement épanouie…

Seuls les iris essaient de rivaliser, mais leur saison est presque terminée, et la pluie n’a rien arrangé. La pluie sur les pétales de roses ou d’iris… un bonheur pour les photographes !

Aujourd’hui, la première nigelle de Damas… courageuse ! Car elles sont tellement envahissantes que j’en ai sacrifié beaucoup l’été dernier.

J’avoue, moi qui n’aime pas couper les fleurs du jardin, j’ai craqué, avant la pluie, j’ai cueilli trois branches du rosier.

Du jardin au champ

Du jardin au champ

Puisqu’on nous promet la pluie pour lundi, il était temps que Flipelette m’emmène en balade ! Nous ne sommes pas allées dans les champs voisins pour une vraie balade depuis longtemps, et elle réclamait… Nous voilà donc parties vers les champs voisins. J’espère que je ne verrai pas l’arrivée de nouveaux propriétaires qui clôtureront tout, parce que sinon cela nous manquera ! Apparemment ce n’est pas à l’ordre du jour, et c’est tant mieux. Et l’herbe pousse, en attendant l’époque du fauchage, c’est-à-dire dans deux ou trois mois. D’ici là les orchidées sauvages seront revenues. Pour le moment, pas beaucoup de fleurs sauvages. Il faut dire que nous n’avons pas eu de vraie pluie depuis longtemps, et que ces prairies sont un peu sèches en ce moment. Mais s’il n’y a pas beaucoup de fleurs, par contre des nuées de papillons ou insectes que je n’avais encore jamais vus :

Difficiles à saisir, mais j’ai presque réussi ! Donc, peu de fleurs, mais tout de même quelques marguerites. Pas assez pour faire un bouquet des champs, j’ai préféré les laisser aux abeilles et autres insectes !

Dans les haies, l’églantier est en fleurs, quelques taches bleues par-ci par-là au milieu des herbes neuves, des pissenlits fanés et d’autres en attente de floraison (mais pas les dent-de-lion, qui parsèment allègrement les pelouse, ils n’aiment pas les prairies !)

Flipelette prend son temps au milieu des herbes, j’en profite pour pister un couple de papillons bleus… de loin !

Sur le chemin près de la maison, toujours bien entretenu, les princesses du printemps, des tapis de pâquerettes qui relèvent vaillamment leurs têtes après chaque passage de tondeuse.

La balade dans les champs est terminée, mais nous avons le temps de faire le tour des fleurs du jardin… Les iris ont enfin daigné s’ouvrir. Ils sont toujours les derniers du village, je ne sais pas pourquoi.

La bourrache resplendit… et fait le bonheur des abeilles !

Et le vieux rosier, arrivé ici il y a plus de 40 ans, continue de nous offrir ses roses. Quant au rosier liane et ses petites roses crème en pompon, c’est le refuge des oiseaux qui vont et viennent des mangeoires aux haies proches (un vrai tourbillon que nous regardons fascinés lors des repas sur la terrasse), et nous régalent de leurs chants. J’ai vu un nid bien à l’abri des branches, mais vu les piaillements, je pense qu’il doit bien y en avoir d’autres…

Plus ce temps « covidien » avance, plus je suis heureuse de vivre dans ce coin de campagne ! La nature se moque bien de tous ces tracas, elle est là, elle continue, malgré tout, malgré le climat qui change, malgré les inepties de certains, malgré l’irrespect des grands de ce monde pour notre Terre…

16 avril…

16 avril…

C’était en 1974, au siècle dernier ! Nous avions acheté notre maison à Galembrun un an environ auparavant. Deux pièces, des « dépendances », l’eau à l’évier avec un petit chauffe-eau au gaz, et un grenier… autant vous dire que la maison a bien changé depuis ! Nous aussi… mais si peu 😉 !

Après cette séquence souvenir… un petit tour au jardin. Accompagnée, bien sûr !

Nettoyage des dalles à l’étendoir sous la surveillance de Flipelette et Noiri, vérification des promesses du cerisier, des iris (toujours les derniers du village…), le long de la haie le lierre a recouvert les anciennes briques, le vieux chêne et les acacias commencent à reverdir. Et ce printemps, le devant de mon bureau a décidé de se parer d’or.

Le rosier-liane cascade et ruisselle de toutes ses petites roses pompons…

Et le bouton de rose a fini par s’ouvrir, malgré la fraîcheur… un mois à se préparer, je pense au Petit Prince et sa rose…

Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du mois d’avril… Dans une prochaine page, je vous emmènerai à la découverte de Launac, maisons et petites curiosités ! Bonne soirée !

Au jardin d’été

Au jardin d’été

Alors que par endroits l’herbe ressemble davantage à de la paille qu’à du gazon, il reste les fleurs pour apporter des couleurs plus vives par-ci par-là… quelques roses têtues, qui fleurissent, fanent puis reviennent… les géraniums, bien sûr, rois de l’été… un pied de bourrache inattendu… la véronique bleue… le laurier-rose dont les boutons daignent enfin s’ouvrir… les althæas, que les abeilles et bourdons semblent bouder cette année…

Et quelques autres dont je n’arrive décidément pas à retenir le nom…

Quant aux oreilles d’éléphant (alocasia, si vous préférez 😉 j’ai réussi à retrouver le nom savant…), cet été encore j’ai droit à une fleur ! Sympa, d’autant plus que, devenues trop grandes, je n’ai pas pu rentrer ces oreilles cet hiver…

Sur fond vert…

Sur fond vert…

Sur fond vert, quelles couleurs préférez-vous ?

Le rose parfois presque violet à l’ombre ou éclatant au soleil, parfois tendre, parfois vif, bref, presque tous les tons de rose se retrouvent dans le jardin (et celui de Germaine… chez qui de temps en temps je vais faire des incursions !) ?

Ou bien l’orange et ses dérivés ? Car si en ce moment ce sont surtout les tons roses qui éclairent le jardin, on y trouve aussi de l’orange… celui des fleurs rapportées de la maison d’Anglet (qui font davantage de feuilles que de fleurs, mais elles sont si jolies, et puis… nostalgie…), celui d’un parasol 😉 , d’un rosier, et un peu de jaune soleil par ci par là…

Et sinon ? D’autres couleurs ? Le bleu des platycodons (oui, je frime un peu, mais en fait je viens juste de trouver son nom… c’est plus simplement une sorte de campanule !), ou celui de la sauge récemment arrivée au jardin.

Sans oublier le blanc et le noir de mes copines, les poules de Germaine, qui accourent dès qu’elles m’entendent arriver avec mes épluchures du jour 😉

Finalement, le vert est une couleur qui va avec tout !!!!

Déjà la fin de semaine !

Déjà la fin de semaine !

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais dès le deuxième jour de grisaille j’ai l’impression que cela fait des jours et des jours qu’il ne fait pas beau… il faut dire que, il y a à peine 4 jours nous étions presque en plein été… et voilà que depuis hier nous sommes presque en hiver ! Rafales de vent d’ouest (tout de même, les ami-e-s de Basquaisie, arrêtez de nous aérer…), coups de tonnerre, pluie (pas à verse, d’accord), et un thermomètre qui a baissé de 10° en 3 jours. C’est sûr, l’herbe est bien verte devant la maison…

Me voici de retour dans la maison pour le petit-déjeuner, alors qu’il y a deux jours je profitais de la terrasse, avec le jardin, les oiseaux et le bois d’en face devant moi… Seul bémol ce 3juin encore un peu ensoleillé, quelques passages d’avions (nous sommes sur la route des essais, ou des formations de pilotes : nous avons été parmi les premiers à voir passer le Concorde au-dessus de notre toit, grosse curiosité de l’année 1975…), donc disais-je quelques passages d’avions ce matin-là, qui brouillaient les chants d’oiseaux. Pourtant, voir un béluga nager dans le ciel est assez extra-ordinaire, non ?

Bref, aujourd’hui changement de ton, fini le bleu soleil, et c’est bien bouché à l’ouest…

Petit tour de jardin malgré le vent. La bourrache récemment arrivée (repiquée d’un jardin voisin) a décidé que l’endroit lui plaisait et pointe son joli bleu, l’hortensia s’ouvre, et si quelques roses tiennent tête aux rafales, pour beaucoup hélas les pétales s’éparpillent au vent… même le joli géranium rose de Simone en perd ses pétales !

Par contre, le chrysanthème est de plus en plus beau, et se croit déjà arrivé à l’automne, sa saison préférée… (expliquez-moi pourquoi il fleurit maintenant 😉 )

Mais Flipelette, qui dernièrement préférait passer ses journées à l’ombre des arbustes, ou à la chasse aux souris des champs, a retrouvé sa place dans les hauteurs à côté du bureau !

La fin de semaine s’annonce fraîche et grise… espérons que lundi le soleil sera au rendez-vous, car nous allons reprendre le Qi Gong, dans le parc, et dans le respects des règles sanitaires encore en vigueur bien entendu ! (si vous n’êtes pas inscrit depuis le début de l’année, ne vous déplacez pas, nous ne pourrons pas nous permettre de dépasser le nombre autorisé de participants). Belle fin de semaine !

Giboulées de mai…

Giboulées de mai…

Moi je voudrais bien faire ce qu’il me plaît en mai… hélas, ce mois de mai 2020, nous sommes bien embêtés : faut-il écouter le dicton ? faut-il écouter les recommandations ? Recommandations qui sont aussi changeantes que le temps en ce moment, d’ailleurs.

En tout cas, la météo n’incite pas trop à sortir, depuis quelque temps. Les arrosoirs sont remplis à ras bord, les dessous de pots ne désemplissent pas, et à peine le soleil nous invite-t-il à mettre le nez dehors qu’une averse vient nous enlever toute envie de sortie. Sans parler du vent, rafales de vent d’ouest qui font plier les pivoines (toujours en boutons) situées juste sur leur passage. Mais j’ai réussi à faire un petit tour, avec mes sabots…

Les cerises rougissent, le plancher autour de la piscine est constellé de fleurs d’acacias,

Les roses commencent à colorer le jardin jusque-là bien vert, avec leurs touches de rose-orangé, rose bonbon, rose berlingot, blanc… parées de diamants de pluie !

Les géraniums profitent de ce mélange de soleil et de pluie pour grandir… les deux derniers arrivés, offerts par Simone, replantés dans de vrais pots, font concurrence aux plus anciens, dont le géranium au parfum de citronnelle placé sous la fenêtre.

Devant mon bureau, le « jardin de pots » fait merveille ! Et les chats bien évidemment m’ont suivie dans la courte sortie…

jardins de village, 3

jardins de village, 3

Et bien non, pas de jardin magnifiquement fleuri, bien arrangé, et tout et tout. Je suis restée à la maison, et j’ai essayé de nettoyer au moins les cheminements… ce n’était pas évident, au début j’ai commencé avec mes nu-pieds et suis tombée sur un nid de fourmis qui se sont bien défendues !, du coup j’ai dû mettre mes sabots. Mais c’est bon, maintenant les chats pourront aller de la maison à la terrasse sans se mouiller les pattes les jours de pluie ! Donc, voilà les photos « avant », pendant et « après ». Vous remarquerez que j’ai épargné un bouton d’or au milieu du chemin 😉

Pendant que je sarclais les dalles, Raymond tondait. Pour le moment, le gros massif de trèfles est resté en place… on pourrait peut-être le sculpter, faire un cercle, un cœur ???

Côté fleurs, les acanthes finiront bien par fleurir, les pivoines aussi, il faut patienter… A propos de l’acanthe, connaissez-vous la légende ? C’est à Vitruve (1. IV, c. I,) que l’on doit de nous avoir transmis la légende de l’origine de l’utilisation de la feuille d’acanthe en architecture. Voici l’anecdote, nous dit il, que l’on raconte au sujet de l’invention du chapiteau de cette colonne. Une jeune fille de Corinthe, arrivée à l’âge nubile, fut atteinte d’une maladie qui l’emporta ; après sa mort, de petits vases qu’elle avait aimés pendant sa vie, furent recueillis par sa nourrice, arrangés dans une corbeille, et déposés sur sa tombe, et pour qu’ils se conservent plus longtemps au grand air, elle les recouvrit d’une tuile. Cette corbeille avait été par hasard placée sur une racine d’acanthe. Pressée par le poids qui pesait en plein sur elle, cette racine d’acanthe poussa vers le printemps des tiges et des feuilles. Ces tiges grandirent tout autour de la corbeille, puis rencontrant aux angles de la tuile une résistance qui les comprimait, elles furent forcées à leur extrémité de se recourber en forme de rouleau. Le sculpteur Callimaque, que l’élégance et la délicatesse de son ciseau firent nommer chez les Grecs Καλλίμαχος ὁ Κυρηναῖος , passant auprès de ce tombeau, aperçut ce panier et les feuilles qui l’entouraient d’une manière si gracieuse. Charmé de cette forme nouvelle, il l’adopta pour les colonnes qu’il éleva à Corinthe. Ce fut d’après ce modèle qu’il établit et régla les proportions de l’ordre corinthien…

Voilà, chez nous, c’est surtout vert…. Et je vous raconte tout ça avec à côté de moi les musicien-ne-s de l’orchestre du Metropolitan Opera, et des artistes que je n’aurai probablement jamais l’occasion d’entendre « en vrai », en suivant la soirée de gala programmée sur internet par le Met’, sur metopera.org. Tant pis si le son sur mon petit ordinateur n’est pas génial, et si par moments la liaison est un peu hachée !