Balade (encore)

Reprise de la marche, enfin ! Entre la pluie, le vent, les amies, cela faisait une semaine (au moins…) que je n’avais pas fait ne serait-ce qu’un petit kilomètre à pied. On dirait que le temps devient plus sympa pour la marcheuse moyenne que je suis, et j’espère bien pouvoir reprendre plus régulièrement. Donc, aujourd’hui, après un repas à l’italienne, me voilà partie avec Élisabeth pour un tour vers Saint Pé. Oui, hier, en faisant les courses, nous avons trouvé sur notre passage, dans notre magasin bio, un Prosecco « vegan »…

et une idée en apportant une autre, Prosecco = Venise = Spritz = Élisabeth = et si on se faisait un repas italien avec elle ? C’est bien d’être un nanti de retraité, on n’a pas besoin d’attendre une journée de repos pour se retrouver ! Un tiramisù pour dessert, un café, et hop, en route pour Saint Pé ! 03_5avril18_balade_colzaVous le voyez, ciel bleu de chez bleu. Bon, le démarrage a été un peu difficile… mais nous avons fait nos 8 kilomètres et demi sans problème, et en même pas 2 heures. Et même si le dénivelé n’est pas énorme, ici, les chemins sont loin d’être plats… Sur la photo « longue », Galembrun est juste entre les deux collines tout en haut, et nous avions encore à descendre jusqu’au Marguestaud. Ah mais. Ciel vraiment bleu, certes, mais pour les champs, il y a encore le choix des couleurs : vert pétant, jaune colza, ocre moiré, selon que les champs sont déjà semés ou en attente…

L’entrée devant la petite chapelle de Saint Pé est toujours aussi bien entretenue, fleurie… et devant la maison d’en face un énorme buisson de romarin en fleurs est tout bourdonnant d’abeilles. Miel de romarin « en devenir » quelque part dans les environs…

En bas du village, nous prenons le sentier de l’ancien chemin de fer… plus large qu’un sentier, bien sûr, puisque le train y passait. Germaine nous racontait qu’elle prenait ce train lorsqu’elle était jeune, et que, quand ça montait un peu trop, les gens descendaient des wagons ! Je n’ai jamais su si c’était vrai ou si elle nous faisait marcher 😉 . En tout cas, à l’époque ( 70 ans ? 80 ans ?) les petits villages étaient desservis par un service public… aujourd’hui, il n’y a même plus de bus dans le coin. Bref. Le chemin est agréable, passe entre les champs, entre deux petits bois, est bordé de violettes, de fleurs sauvages, d’aubépines, mais je n’ai pas retrouvé les orchidées, c’est peut-être encore trop tôt ?

Au retour, quelques photos de la mare bien pleine. Depuis quelques jours des « taches » au milieu de l’eau m’intriguaient, mais chaque fois que nous passions nous étions en voiture et je n’avais pas encore pris le temps d’aller voir de près. En fait, ce sont des dizaines de crapauds ou grenouilles se prélassant sur l’eau… en faisant un bruit impressionnant ! Si si, regardez bien, entre le reflet du saule et celui du mur du cimetière… Je suppose qu’elles pondent ? Au passage, je n’ai pas pu résister au jeu de miroir de la petite fille se promenant au bord de l’eau…

Voilà. La journée est pratiquement terminée… il y a deux mois, à cette heure c’était presque la nuit, aujourd’hui on a l’impression de commencer l’après-midi ! (enfin, pas tout à fait… 😉 ). Je vais repartir en Islande, en images, et essayer de terminer l’album du dernier voyage… moutons et cygnes remplaceront les grenouilles !

Galembrun

Aujourd’hui, séance photos de notre hameau. 07_29mars18_GalembrunPour le concert de clôture du prochain Festival ( http://www.festivaldansespourtous.fr ), le 15 juillet, concert avec des musiciens de l’ensemble Baroque « Les Passions » et trois musiciens venus de l’autre côté de notre terre (Mongolie, Taïwan et Chine), Catherine m’a demandé des photos de l’église. Le temps à peu près convenable, mi-bleu mi-gris, m’a invitée à sortir, et finalement faire le tour du hameau, pour changer de celui du jardin ! Galembrun n’est pas bien grand… une ancienne bastide (40 foyers à la fin du XIVème siècle) dont il ne reste pas grand chose, une mare, une église du XIXème, des places, de la verdure, du calme, des oiseaux, un vieux pigeonnier un peu abandonné, et pas mal d’animations : fêtes, festival, randonnées, marché de créateurs, grâce à deux associations, le Comité des Fêtes et « Les Arts Au Soleil ! ».

D’un côté « la plaine », champs démesurés dont les haies ont été soigneusement éliminées par les deux ou trois gros agriculteurs du coin. De l’autre, des coteaux, quelques champs.

Des bois, pas de quoi se perdre, mais bien agréables. Des petites routes. Pas de transport en commun… alors qu’il y a à peine plus de 60 ans un train passait ici, reliant Cadours à Grenade. Mais un hameau où il fait bon habiter !040_20mars16_Galembrun Et l’église ? L’église étant, comme presque partout dans les villages, fermée du lundi au lundi…, nous avons fait quelques photos de l’intérieur après la messe d’adieu à Germaine (oui, elle est décédée il y a 15 jours, mettant ainsi fin à 45 années de bon voisinage, de partage, d’échanges de services), mais il fallait aussi l’extérieur. Ce qui, au départ, était le but de ma sortie ! Alors, la voici :

Dans cette page, il manque les chants des oiseaux, encore présents dans notre calme campagne, car nous sommes du côté de la « coulée verte », avec des bois sur la colline en face, des terres en jachère autour de nous, et… des restaurants à oiseaux dans notre jardin !, il manque les odeurs des fleurs des jardins, mais aussi l’odeur persistante des fleurs de colza qui fleurissent en ce moment dans les champs de « la plaine ». D’ailleurs, si le soleil revient, les papillons vont bientôt venir y folâtrer, et avec un peu de patience j’arriverai à faire quelques images. Pour le moment, je dois me contenter des fleurs sauvages, pâquerettes et ficaires, mais aussi, sur notre petite place, les ornithogales en plein épanouissement : des fleurs qui ne se réveillent qu’à 11 heures… solaire, heure d’hiver ou d’été, peu importe, fin mars, elles sont là !

En campagne

Ciel bleu, pas de vent, temps idéal pour une petite marche. Raymond ayant déjà prévu ses occupations de l’après-midi (vérification de l’état de la piscine, tondre l’herbe…), je partirai donc seule. Mais cette fois, je prends l’appareil photo !_DSC0866_2

Géométrie dans l’espace, pétales cirés des ficaires, ajoncs encore en fleurs, premières aubépines, un brin de mimosa se balançant contre un pin (oui, par moments, un petit vent frais se faufilait, me rappelant à l’ordre), ocre des champs labourés et vert éclatant des champs renaissants, jonquilles sauvages… chants d’oiseaux même pas troublés par les avions au loin, en approche de Blagnac (mais là, je laisse à votre imagination le soin d’ajouter le son !).

Les branches encore nues des arbres, celles auxquelles s’accrochent encore des feuilles sèches bruissant au vent, contrastent avec le bleu vif du ciel. La petite mare prend ses aises. Et dans le bois les mousses s’illuminent aux rayons de soleil.

 

Mais n’oublions pas les reines du printemps tout proche :8mars18_19

 

 

Derniers éclats ?

Après la pluie, c’est un vrai régal des yeux de trouver tous ces diamants étincelant au soleil… roses ou chrysanthèmes, giroflées ou feuilles cachées dans l’herbe, le moindre retour du soleil incite à quitter les dossiers en cours pour aller les admirer !

Et ce n’est pas notre « clandestin » qui me contredira, me suivant pas à pas (au risque de me faire trébucher…) dans mon tour de jardin.10_30octobre17_Browny