Forêt d’automne

Forêt d’automne

Bon, d’accord, ce sont plutôt des bois que des forêts qui nous entourent… mais le plaisir est le même, surtout en cette période automnale : marcher sur des tapis de feuilles mortes, respirer les mousses et les arbres, et découvrir les nouvelles couleurs des feuillages. C’est sûr, nos petits bois ne rivaliseront jamais avec les grandes forêts, il y a chez nous davantage de chênes que d’érables, et nous n’avons pas les roux et ors flamboyants des forêts vantées par les magasines de tourisme… nous n’avons pas non plus des kilomètres de chemins pour faire le tour du bois !, mais en suivant les sentes tracées par les animaux, au hasard, on peut presque se croire perdu 😉

Ici une feuille sur une branche de genêt, là des mousses étoilées ou des lichens argentés, des feuilles multicolores, un coup de soleil sur un feuillage, un peu de bruyère fleurie…

Les troncs d’arbres se jouent de la géométrie, emmêlant courbes, arcs, lignes droites ou sinusoïdales…

Le ciel se reflète dans les flaques d’eau, les arbres sont pris de vertige en s’élançant vers le bleu, le soleil joue avec l’ombre dans les feuillages.

Et au milieu de l’allée un « trou » semble nous inviter à faire comme Alice, et passer de l’autre côté du miroir…

Nous étions parties, Amandine et moi, puis Guillemette nous a rejoint, pour faire des repérages (une famille souhaitait qu’elle fasse des photos en forêt. Guillemette est photographe : http://www.guillemettesilvand.fr ou gsilvand.wixsite.com/photographe#! et un joli article : bienvubobby.com/guillemette-silvand-la-photographe-au-regard-d-enfant ), et Amandine en a profité pour tester son maquillage « famille Adams » pour une fête Halloween…

Retour à Galembrun, où j’ai fait le tour des petits envahisseurs installés sur la place ( https://bborda-silvand.blog/2019/10/26/art-ephemere-a-galembrun/ ), et pour terminer en douceur, ce (dernier ?) bouton de rose de la saison :

Art éphémère à Galembrun

Art éphémère à Galembrun

Pour fêter l’automne, et les fêtes de cette fin d’octobre, Samain, Toussaint, Halloween, selon la croyance de chacun 😉 (voir la page https://bborda-silvand.blog/2017/10/31/lumieres-2/ ), une série de personnages pittoresques a débarqué sur la place de Galembrun…

Épis de maïs égrainés ou entiers, « papier » ou barbe de maïs, courges de toutes sortes, tubes et fils, marrons, ces petits monstres (qui ont davantage l’air de gentils que de méchants…) sont créés par Michel Sandonato, artiste sculpteur et peintre habitant le village. Ils voisinent avec des tableaux colorés de ce même artiste. Merci à lui, pour cette amusante idée… et bienvenue à ces « monstres d’octobre » !

Toulouse

Toulouse

Pendant les manifs, outre les rencontres, les discussions, par moments les petites inquiétudes quand les blocs de CRS sont un peu trop présents, j’en profite aussi pour admirer la ville, ses immeubles, ses façades, et ses balcons. Et des manifs, en ce moment, il y en a ! Nous ne pouvons pas nous permettre d’aller à toutes, car la route est longue vers Toulouse, mais chaque participation apporte quelques nouveautés…

Dans le centre ville aux beaux immeubles du XIXème, souvent restaurés (pas toujours), les grilles des balcons sont superbes.

Bon, d’accord, tous les immeubles ne sont pas anciens, même au cœur de la ville, et les grilles ouvragées sont parfois remplacées par du béton…

Ne pas oublier non plus, lorsqu’on se promène dans le centre, quelques immeubles anciens… tel celui de l’ancien hôtel des ventes eu celui de « La Dépêche » (maintenant installée du côté du Mirail). Pour le Capitole, quelques photos sur cette page : https://bborda-silvand.blog/2018/06/26/ville-ou-campagne-les-deux/ , ou celle-ci : https://bborda-silvand.blog/2014/02/13/couleur-toulouse/ , mais j’y reviendrai peut-être une autre fois.

Et puisque très souvent nous arrivons par le canal du Midi et le quartier « des Chalets », où nous avons habité quelques années, lors de notre dernière manif, nous avons fait une découverte amusante dans ce quartier (la maison est bien cachée derrière ses portails et murs décorés et tagués)…

Mais hélas, Toulouse, c’est aussi : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/visages-histoires-parcours-vie-occupent-26-tentes-du-centre-ville-toulousain-1727769.html?fbclid=IwAR2pnqeDW2MkzQrd76IaxUZCVOcr1DvXXXUgasTwWTFbuvoRmtlKPM2PDWg

Alors que tant d’immeubles d’anciens bureaux sont vides…

Exotique

Exotique

Ce mois-ci, le rendez-vous de #En France Aussi a pour thème « exotique »… Le mot évoque tellement les plages blanches, les mers ou océans aussi bleus que le ciel, une végétation luxuriante, palmiers et autres plantes exubérantes. Du coup, moi qui n’ai quitté ma campagne qu’en février cette année, et pour Venise en hiver, je me demandais ce que je serais allée faire dans cette histoire ! En réfléchissant, l’exotisme ça peut aussi être ce qui n’est pas habituel… mon petit coin réservé aux plantes grasses, des plantes venues d’ailleurs et amoureusement cultivées, celles aux noms qui font rêver, comme la nigelle de Damas, ou l’anthurium…

Ce pourrait être ce pin isolé qui, sous la brume ou sous le soleil du soir, me fait rêver au Japon…

Je peux aussi le trouver au festival africain de mon village, en juillet, où toute l’Afrique se dévoile, ses couleurs, son artisanat, ses musiques… ( https://bborda-silvand.blog/2017/07/11/wassan-africa-2017/ et https://bborda-silvand.blog/2019/07/29/wassan-africa-2019/ )

Et finalement, j’avoue, j’ai triché, je suis sortie de France, j’ai tout simplement pensé à mon île exotique de ❤ , où la chaleur n’est pas vraiment le point fort, où on ne se prélasse pas dans des transats sur des plages de sable blanc, mais où tout sort tellement de l’ordinaire, où les paysages font rêver, où on se sent complètement ailleurs… Là où l’angélique se mire dans les cours d’eau, où les phoques se prélassent sur leurs lits de rochers et d’algues, où la glace et le feu s’unissent, où l’eau des fjords peut se teinter de turquoise ou de noir, où sous les rochers et les mousses vivent les trolls et les elfes, où on arrive tout juste (et avec beaucoup de courage) à se tremper les pieds même en août 😉 !

Voilà mon exotisme à moi… En attendant d’y re-re-re-re-repartir (j’espère, au moins encore une fois…), je suis aussi tellement bien dans ma campagne des Hauts Tolosans, où le mot « exotique » vient parfois s’inviter 😉

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi créé par Sylvie du blog Le Coin DesVoyageurs. Ce mois-ci, c’est Caroline du blo« Evasions Nantaises » qui nous a proposé le thème “exotique”.

Place au concours,  Gallimard s’associe ce mois-ci  à nous pour vous offrir un guide.

Mode d’emploi :

  • Commenter un des articles du rendez-vous (le mien par exemple ou/et un autre)
  • Et commenter sur la page Facebook du rendez-vous (en indiquant le blog sur lequel vous avez mis votre commentaire).
Vieux guidons de la Bastide, 2019

Vieux guidons de la Bastide, 2019

Ce dimanche 13 octobre, 11ème édition des « Vieux guidons de la Bastide », à Grenade, sous la halle et tout autour. Nous avions découvert ces Vieux Guidons l’an dernier, et j’avais vraiment aimé me balader au milieu de ces vieilles bécanes (malgré le bruit…).

Il m’a semblé que cette année il y avait davantage de vieilles voitures, enfin, certaines moins vieilles que d’autres…, que de guidons. Mais sans pour autant me gâcher de plaisir de retrouver mes souvenirs de jeunesse devant les solex, ou de bader devant ces voitures rutilantes, astiquées, dans la carrosserie desquelles les platanes admiraient leurs reflets… D’abord les voitures, tout autour de la halle :

Ensuite, sous la halle, les solex, vélos, mobylettes. Certaines « pétrolettes » faisaient preuve d’une belle imagination… tels ces solex à deux moteurs, histoire de pouvoir tirer une petite remorque ! Et le petit train de Grenade tournant tout autour de ces vieux guidons, en faisant un bruit d’enfer…

Et puis ici et là, quelques vélos… bien vieux pour certains ! Un tandem et sa remorque, à côté d’une vieille deudeuch…

Sur un des côtés, tout une équipe de véhicules militaires. Je ne les avais pas vus l’an dernier, mais peut-être y étaient-ils déjà ? En tout cas, finalement j’aime bien ma photo ratée, un peu trafiquée pour l’occasion 😉

Au centre de la halle, une machine un peu bizarre, dont la fonction principale semblait d’être de faire du bruit, de lancer de temps en temps un petit « pet » de fumée… je n’ai pas réussi à comprendre à quoi elle servait, mais elle avait beaucoup d’admirateurs !

Bien sûr, des vendeurs de tout le matériel nécessaire pour rafistoler un véhicule ancien… Et il y avait aussi un artisan, artiste ébéniste, Mirko Utikal. Ce qu’il était en train de fabriquer, je ne saurais le dire, mais sur sa carte figure un magnifique volant de voiture en bois…

Voilà, je crois que vous avez fait comme moi le tour de cette exposition et bourse de motos et voitures anciennes. Si cela vous a plu, notez le date, toujours dans ces dates, mi-octobre, à Grenade sur Garonne, organisé par « les vieux guidons de la bastide ». Merci à monsieur Cébrian de faire ainsi partager sa passion !

Un dimanche…

Un dimanche…

Ce dimanche 13 octobre, beaucoup d’activités au programme dans les Hauts Tolosans, et vraiment impossible de tout faire… sans oublier la manifestation contre les guerriers d’Erdogan, que les gouvernants de ce monde regardent faire en se voilant la face, alors que c’est un génocide qui se profile… Mais là, ça voulait dire encore un aller-retour à Toulouse, et ce n’était pas possible. Je sais que pas mal de copines et copains y étaient, ça ne me dédouane pas, mais ça me rassure. (Photos prises sur la page FB des cocos toulousains, et un édito de Charb, datant de quelques années puisque, hélas, Charb n’est plus de ce monde.)

Nous sommes donc restés dans notre campagne. Et comme j’ai fait vraiment beaucoup de photos, je vais distinguer les activités Launacaises des activités Grenadines.

A Launac, ou plutôt à Galembrun, c’était vide-jardins. Organisé par le club de l’Aviron Launacais. Outils de jardinage, plantes diverses, fruits et légumes de saison, un rémouleur (à qui j’ai apporté mes ciseaux et mon vieux sécateur), « L’abeille Launacaise » et « Les chats d’oc » (association qui s’occupe de faire stériliser les chats errants, trouver des adoptants, etc).

Ça, c’était le matin. En fin d’après-midi, au retour de la journée « les vieux guidons de la bastide » à Grenade, arrêt à l’atelier de sculpture de David Léger, ouvert dans le cadre de la journée « portes ouvertes des ateliers d’artistes d’Occitanie ». Je ne sais pas si beaucoup de personnes étaient au courant. Il faut dire que l’information culturelle ne semble pas non plus la priorité des médias depuis pas mal de temps… bref… Nous en avons profité pour aller voir David dans son atelier de Launac. Petit clin d’œil aux « vieux guidons de la Bastide », la très colorée vieille mobylette appuyée contre le mur 😉 . La Madone est encore en préparation, le bloc de marbre commandé s’étant fait attendre plus de 6 mois… et nous avons eu droit à une explication des mesures et de la façon de travailler d’un sculpteur actuel ! Des blocs de marbres de tous les tons vous attendent pour les stages que propose David Léger ( https://www.david-leger.com )….

Retour sur Galembrun, où nous avons eu l’occasion de découvrir un autre atelier d’artiste… une belle découverte, qui me donnera peut-être l’occasion d’une page, un jour…

Ce violoncelliste inconnu retrouvera bientôt son intégrité, entre les doigts de cette artiste plutôt secrète, finalement, et que j’ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer autrement qu’en coup de vent ! Merci, M-Y.

Petit tour campagnard

Petit tour campagnard

Vent d’ouest d’hier, on espérait peut-être un peu de pluie. Raté ! C’est au tour du vent d’autan aujourd’hui. Alors on espère encore un peu… Surtout la mare du village, complètement à sec, et que nos « hommes verts » ont nettoyée du coup, ces jours-ci. Yapluka… pleuvoir ! J’ai continué jusqu’à une petite réserve d’habitude encore humide à cette période. Rien. La terre toute fissurée autour, les joncs par endroits encore verts, mais jusqu’à quand ?

Les arbres n’ont pas les belles couleurs or et rouille de l’automne, mais certains commencent à dorer le long du chemin blanc de la côte du Moulin. Les champs en friche sont bien tristes, sur les collines certains attendent les semailles, et tout au fond, le bois de Galembrun offre encore ses verts profonds

Même les moutons viennent réclamer… quoi ? on ne sait pas. Mais le bélier le plus curieux a une toison superbe !

Espérons tout de même qu’un peu d’eau viendra rafraîchir les prés, les herbages… c’est bien triste cette herbe beige-gris ! Sur la petite place des Jardins, bien ombragée, l’herbe est restée encore verte. Et, par endroits quelques feuilles jettent enfin des éclats d’automne.