Un jour par-ci, un jour par là

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Est-ce l’âge ?, est-ce la valeur du temps qui change ?, toujours est-il que les jours galopent et galopent, et que j’ai l’impression de courir sans rien pouvoir rattraper…

Dossiers pour le Festival de cet été ( http://www.festivaldansespourtous.fr ou https://www.facebook.com/FestivalDansesMusiquesPourTous?fref=ts ), recherches d’aides diverses, auprès des commerces du coin, toujours pour le Festival. Car, paraît-il, les caisses sont vides… Les communes n’ont pas le temps de s’occuper des animations de nos villages. La Région est devenue une véritable usine à gaz où personne ne peut (ne veut ?) dire qui fait quoi et comment. Le Département vante le développement de la culture pour tous dans les campagnes, mais ne (se) donne pas les moyens de réaliser ce qui donc, sans les associations, reste un vœu pieux. Associations qui doivent se dém…mener pour (sur)vivre et surtout permettre les activités culturelles qui donnent aux villages une autre fonction que celle de ville-dortoir. Plus quelques rencontres bénévoles par-ci par-là, des réunions, le quotidien, des moments avec les enfants en vacances ou entre ami-e-s… Bref, février est bien terminé, mars bien commencé, et l’hiver est toujours là… on pourrait même dire qu’il est là bien plus qu’en janvier… Les hellébores sont magnifiques, les violettes s’installent dans les coins les plus improbables du jardin, les oiseaux réclament autour des mangeoires, et la pluie perle les herbes folles du terrain…

Parfois, tout de même le soleil se montre, faisant croire que les balades vont reprendre, que les chemins boueux ne vont plus alourdir les chaussures lors des marches dans les alentours… alors on part, la lumière est sublime par moments, les verts explosent,les fins d’après-midi sont pleines de douceur.

Les vacances sont l’occasion de découvertes. Ici ce fut un jour de pluie du côté de Toulouse et de la basilique Saint Sernin, avec « nos Bordelais ».

Une animation autour de la mare, enfin revenue à un niveau décent (niveau qui continue de grimper tranquillement, d’ailleurs), un beau dimanche de février, dans le cadre de la journée des zones humides ( http://www.naturemp.org/Journee-Mondiale-des-Zones-humides.html ).

Confiture d’agrumes, après-midi meringues et crêpes, il faut bien s’occuper les jours de pluie, et se trouver quelques douceurs…

Car il est difficile de ne pas avoir envie de baisser les bras par moments. D’autant que les décisions prises « là-haut », par nos responsables n’aident pas à garder un moral au beau fixe. Tant pis, on avance tout de même, on fait des projets, on tient bon la rampe (selon l’expression de Jean-Luc 😉 ).DSC_1165_10636

Et puis, il y a parfois de jolies surprises, comme celle que le facteur a déposée dans la boîte à lettres aujourd’hui… merci Frédérique ! Et les fleurs de cette fin d’hiver, annonciatrices du printemps, qui ensoleillent la maison quand le ciel est trop gris dans le cœur et au dehors.

Entre deux eaux…

Nous avons eu droit, il y a 3 jours à une belle giboulée de grêle, et un vent d’ouest bien costaud dans la nuit. Pas de dégâts pour nous dans le jardin, mais quelques arbres de jardins voisins n’ont pas tenu le choc…

Hier, enfin, grand ciel bleu soleil, en avant pour une (petite) marche dans les environs… DSC_0998_9939mais les chemins étant bien gorgés d’eau, j’ai juste fait un test d’une heure. Les chaussures étaient bien plus lourdes à l’arrivée qu’au départ ! Aujourd’hui, c’est mi-bleu mi-gris, pas très tentant de sortir, mais de toute façon c’était séance de Qi Gong… Et donc, me voilà partie vers la colline d’en face. Vérification de la mare du village, qui retrouve enfin une taille à peu près normale. Arrêt photo du village, perché sur sa colline (nous, c’est la maison ocre tout à gauche de la photo, on la voit un peu…).DSC_0999_9940 Et mon petit sentier encore tout encombré de feuilles mortes. De jolis coups de lumière sur les mousses.

Les bourgeons sont un peu en avance pour le printemps, et pourtant les températures en ce moment ne sont pas vraiment printanières… tant mieux, me direz-vous, il faut attendre encore plus d’un mois avant le changement de saison !

Et sur le chemin qui remonte vers la maison, des mousses d’or sur des branches de haies… curiosités de dame Nature !

Bon, demain, je replonge dans les canaux et rii, palais et musées, curiosités et quotidien de la Sérénissime, pour le J3.

Brouillard sur la ville, soleil dans le coeur…

12510375_10153864009144281_2200920133079969201_n_9657Il y a quarante ans, je partais assister à la Générale des « Contes d’Hoffmann » au théâtre du Capitole de Toulouse. Je n’en ai pas vu la fin, un peu avant minuit, Guillemette est arrivée. J’étais maman pour la première fois ! Depuis, j’ai vu, j’ai même joué les « Contes », mais je n’ai jamais oublié cette première rencontre… Bon anniversaire, ma chérie ! Vis ta vie, garde ton beau sourire, même si tout n’est pas toujours rose ou bleu ou ensoleillé ! Je serai là (nous serons là), encore un peu j’espère, pour te soutenir et t’aider dans tes projets, tes soucis, et applaudir à tes succès ! Et si aujourd’hui le brouillard a refusé de se lever, c’est sûrement pour que ce soit toi le soleil de cette journée.

Oui, aujourd’hui, nous étions dans un village mystérieux…. brume et mystère à Galembrun… Où était « la plaine », où étaient les collines, la forêt ? Le clocher en perd presque la tête ! Impressions de rêve… un château se cache-t-il derrière ces arbres nus… une biche apparaitra-t-elle au prochain virage…

Dans le jardin, bien à l’abri sous le laurier, les hellébores jouent les timides emperlées, et devant la maison, la libellule ne sait plus si c’est le jour ou la nuit…

Lorsque nous serons à Venise, dans une dizaine de jours, la Sérénissime jouera-t-elle, elle aussi, la mystérieuse dans la brume, ou nous offrira-t-elle sa plus belle lumière… ?

Bois d’hiver…

Quatre jours sans pluie, c’était le moment d’aller voir si la gadoue avait déserté les chemins environnants. Un côté du village sous le bleu (enfin, presque), un autre côté sous un ciel ouaté, les champs roux ou verts, je descends vers notre bois de Galembrun.

Finis les ors roux de l’automne, les arbres devenus gris semblent tout étonnés de leur nudité !

Seuls le petit houx et les mousses éclairent les sous-bois, même lorsque le soleil essaie d’entrer dans la forêt.

Alors les arbres se penchent sur les flaques des dernières pluies et questionnent… miroir, dis-moi que ma forêt est toujours belle…

Derrière les arbres nus, les collines de Galembrun… il va falloir remonter…DSC_0788_9624A l’arrivée, sur les bords du champ de Germaine, les soucis illuminent le vieux tas de bois grisonnant…

L’hiver est enfin arrivé, ne manque plus qu’un peu de neige !

Ciels d’ici et d’ailleurs….

Il semblerait que l’hiver pointe le bout de son nez… pour le moment, c’est pluie et encore pluie, vent en rafales, donc : pas de marche, pas de sortie de l’appareil photographique ! Je plonge dans les vérifications de compte-rendus, de projets, dans les listes « à faire », et puis… je me retrouve à rêvasser dans les photos. Et les listes sont toujours « à faire »…

Alors voici des ciels.

D’hier, d’avant-hier, mais pas encore de demain… Des ciels de France, de notre sud-ouest ou de plus haut sur la carte, et des ciels plus lointains.

Des ciels du matin, quand les fils d’araignées sont encore perlés de rosée.011_08nov11 Des ciels du soir rougeoyant. Des ciels de midi ou de quatorze heures. Des ciels gris de colère, et des ciels d’un bleu de rêve.

Des ciels timides cachés dans les nuages, et des ciels coquets se mirant sur les eaux. Des ciels tristes et des ciels gais.

Et tant pis si c’est plus correct de dire des cieux… vous pouvez lever les yeux au ciel, je préfère mon pluriel à moi !

Festivités au 33

DSC_0693_1_9544Passage de 2015 à 2016, entre amis…

Finir cette année 2015, avec ses journées si douloureuses, avec ses journées fantastiquement heureuses, avec sa grisaille, avec sa gaieté, avec ses larmes, avec ses bonheurs petits et grands… Et commencer 2016 avec le sourire, avec l’espoir, avec l’envie qu’enfin le monde, notre Terre, retrouvent la solidarité, la tolérance, la liberté. Il paraît qu’on a toujours le choix… malheureusement, depuis des années, les choix de quelques uns ont fait que les choix de beaucoup trop sont faussés, et que le repli sur soi a pris le dessus sur le partage. Mais je veux croire que tous ces vœux, ces souhaits échangés de par le monde finiront par porter leurs fruits et changer (un peu) la donne. Donc, retrouvons l’espoir, et la foi en l’Humain.

Discussions, papotages, jeux « de société » (ils ont même réussi à me faire jouer aux cartes, moi qui suis si peu cartes autres que routières…), balades, culture, amitié, maison accueillante, gastronomies régionales, tout était réuni pour que ces 4 journées soient une réussite.

Déjà, au départ, route vers l’Auvergne sous un magnifique ciel bleu.

La halte à Lacot pour la soirée et la nuit, avec ses discussions, ses échanges parfois enflammés, une nouvelle rencontre, était bien agréable. Le lendemain matin, la grisaille était au rendez-vous pour le départ vers Besançon, mais les gorges de la Sioule n’en avaient pas moins de charme, avec les effilochées de brumes, l’eau si claire, et les falaises (arrêt photo à Pont de Menat, pour le beau pont roman sur la Sioule, et, au fond, les ruines du château Rocher)

Au fil de la route, le ciel s’est peu à peu dégagé, nous sommes arrivés à Besançon à temps et sous un ciel bleu pour une première découverte : le Grand Désert, sur une des 7 collines qui dominent Besançon. A la fin de la balade, devant le fort de Bregille, nous avons eu droit à un splendide coucher de soleil. Les festivités commençaient sous de bien beaux auspices…

Les visites « savantes » se sont succédé, le lendemain, sous le soleil : d’abord la maison de Victor Hugo, où on découvre à chaque visite une nouvelle raison de penser que ce monsieur était extraordinaire, tout en restant très homme (tout de même, deux femmes aimées en même temps… ou trois ?) 😉 . Puis le musée du Temps, dans le palais Granvelle. Besançon est la ville du temps, de l’horlogerie, de l’heure, du passé, du présent, riche de chefs d’œuvres, de découvertes, et hélas de souvenirs quant à son industrie horlogère, « les LIP » ayant quitté les lieux…

Dans la tour du Palais, le pendule de Foucault égrène ses 36 heures, prouvant que la Terre tourne, mais les journées ne comptant que 24 heures, l’histoire reste un mystère pour moi…. (malgré les explications patientes de Michel) !

Après avoir admiré les toits et les collines de Besançon du haut de la tour , nous sommes partis déambuler dans la ville enluminée.

Tout cela nous a menés au 31 décembre, traditionnellement jour de pique-nique dans notre groupe (qui rétrécit d’année en année, s’est aussi beaucoup transformé, mais conserve cette habitude !). Lieu prévu : la ferme de Courbet, à Flagey. Pas de chance, justement (et alors que tout était bien prévu et confirmé il y a 1 mois) ce jour-là le musée Courbet d’Ornans et la ferme de Flagey n’ouvrent qu’à 14 heures ! Hop, changement de programme, direction les sources de la Loue. Belle route grimpant au-dessus de la cluse, la Loue en contrebas tout au fond, des nuages par-ci par-là entre les falaises, une légère brume (et aussi un peu de bruine…) voilant le village à l’entrée de la cluse, la route (ouverte en 1845, une belle plaque nous informe de tout l’historique…) serpente, et grimpe, et offre de beaux points de vue malgré le voile brumeux. Ou grâce à lui ?

A l’arrivée sur le parcage, bonne surprise : un petit coin sous abri, des tables et des chaises rangées à côté du petit café fermé… la bruine ne nous empêchera pas de pique-niquer ! Mais d’abord, on descend vers la source.

Alors que je m’arrête pour photographier un panneau, un mouvement au-dessus de moi, sur les rochers, me fait lever les yeux… trop tard pour bien fixer les deux chamois qui cavalent et filent dans les bois plus loin… j’aurai juste un petit cœur blanc au milieu des branches d’arbres et des rochers pour me souvenir de l’anecdote ! Et d’ailleurs je serai la seule, car cette apparition fugitive nous a laissés plus stupéfaits que réactifs ! Mais tant pis, je garde cette photo particulièrement floue…DSC_0628_1 Le site est d’un vert étonnant, presque fantastique au milieu de ces rochers gis-marron, … on pourrait se croire dans une photo bidouillée, mais non, c’est bien vrai. Majestueuse cascade, bouche béante d’où coule la rivière, et une eau émeraude quelques mètres plus loin. Magnifique.

Mais l’heure tournait, des nourritures plus terrestres nous appellent, et nous revenons vers ce mini abri repéré… 😉 . Ambiance rustique, on dira, mais avec nappe et vrais verres (on s’embourgeoise, on s’embourgeoise…), et surtout où nous ne nous mouillons pas…DSC_0649_9526 … avant de partir vers Ornans, pour la visite du musée Courbet. Et une petite balade dans cette ville bien connue des admirateurs de Courbet. On ne parlera pas de ses détracteurs, nombreux à son époque, et presque aussi nombreux à notre époque… focalisés sur un seul tableau… encore que… son tableau « Le retour de la conférence » susciterait probablement autant de haine que son « Origine du monde » si certains voyaient l’exposition temporaire autour de ce tableau disparu, acheté en 1900 par un « catholique exalté » pour être détruit ! (exposition de documents et d’œuvres autour de ce tableau, jusqu’au 18 avril 2016).

Retour à Besançon, pour quelques parties de whist, et la préparation de notre changement d’année. Pas de folies pour ce passage tout en amitié et chaleur ! Et un batik fait Saï, artiste Burkinabé, pour remercier nos hôtes et néanmoins amis…

Dès l’après-midi du 1er janvier 2016, pour démarrer d’un bon pied cette nouvelle année, en avant pour le tour de la boucle du Doubs.

Balade tranquille,  où nous avons rencontré des « mots Doubs » accrochés aux arbres plantés par écrivains et diseurs de mots des dernières éditions de ces « mots Doubs »… espoir, vœux de sérénité, d’amour, de fraternité… que j’espère voir réalisés ! et fin de journée sous un ciel rose…,

Retour à la Mathusine sous la pluie… pluie qui refuse de céder la place à un vrai temps d’hiver, mais qui a le mérite de commencer à remplir la mare du village, à sec depuis tant de mois ! Et puis, n’ayant pas le courage d’aller marcher dans les chemins boueux, sous les rafales de vent, je peux ainsi fignoler le prochain séjour à Venise, dont les dates approchent à grands pas…

 

Quelques jours ailleurs…

DSC_0985_9291Comme chaque année, la semaine où sort le Beaujolais nouveau, nous allons faire un tour du côté des vignobles… et nous en profitons pour grimper jusqu’à Besançon, faire un petit coucou aux nièces et aux amis. Cette année, malgré ou à plus forte raison à cause des événements, il n’était pas question de changer les habitudes. Simplement, c’est à Besançon que nous avons assisté au rassemblement en hommage aux disparus de Paris. Où je n’ai pas souhaité prendre de photos. Pourtant, Victor Hugo entouré de bougies et de fleurs… c’était tentant.

Une de mes sœurs étant depuis peu installée en Auvergne, nous avons coupé la route de l’aller, en faisant une halte chez elle. Et avons profité du soleil pour visiter le temple bouddhiste de Dhagpo, à Biollet.

Je ne vous ferai pas l’historique du lieu, je préfère vous donner le lien :  http://www.dhagpo-kundreul.org . Il faut avouer que ce lieu, perdu dans la campagne auvergnate, est magnifique. Le temple, bien sûr, et la bambouseraie.

Mais aussi la vue sur les puys en cette fin d’après-midi ensoleillée… DSC_0931_9257Superbe. Je comprends que la sérénité puisse régner dans ce site.

Nous avons ensuite repris notre route vers Besançon, en nous arrêtant à Charroux, petite cité médiévale bien calme hors saison !

Puis Saint Pourçain, en général notre halte « casse-croûte », car nous y avons déniché une boulangerie dont les sandwiches sont vraiment excellents ! Et puis, tant qu’à passer vers des vignobles, autant profiter des caves du cru, ce que Raymond n’a pas manqué de faire. De belles maisons aussi, dans cette petite ville intéressante.

De Besançon, cette fois, je n’ai fait aucune photo. Et l’arrêt en Beaujolais fut plus court que d’habitude, car le samedi après-midi, je devais être de retour à Grenade sur Garonne, pour les 5ème Rencontres en Danses que l’association « Les Arts au Soleil ! » organisait ( https://www.facebook.com/RencontresEnDanses ). Nous avions maintenu ces rencontres (stages et spectacles), car il était impensable de ne pas continuer à avancer, et aussi parce que nous avions réussi à faire venir à la fois le groupe AFTAB ( https://www.facebook.com/ensembleaftab ) et Alexia Martin ( https://www.facebook.com/Alexia-Martin-Conteuse-de-danses-Danseuse-de-contes-1492674967695133/?fref=ts ). Mais je vous ai déjà conté cette soirée, dépaysante, étonnante, une vraie découverte de musiques, chants et danses venus « d’ailleurs… » ( https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/11/23/orients-imaginaires/ ) Donc, disais-je, le Beaujolais, où avec nos amis nous avons dégusté ce Beaujolais Nouveau. Bon, je sais, mes photos font un peu publicité déguisée, mais les jumeaux et leur cave sont tellement accueillants ! Raymond et les amis ont tout de même été voir dans deux ou trois autres caveaux… (où je me contentais de jus de raisin non fermenté).

Après un long passage neigeux autour de Clermont-Ferrand, nous avons retrouvé le soleil de notre hameau…

…et sommes arrivés à temps pour la répétition du concert du soir !

Brumes…

e-Venise 10nov2015C’est étonnant de se réveiller entouré de… RIEN ! Du blanc tout autour du jardin, plus de colline en face, plus de forêt à droite… c’est sûr, c’est beaucoup moins romantique qu’à Venise (merci à Daniela et Luca pour la photo ❤ ), mais ces journées ont leur charme même dans ma campagne ! Alors me voilà partie cet après-midi à la recherche d’un chemin dont le départ en bord de route m’intriguait. Il devait bien arriver quelque part. Effectivement, de chemin il se transforme en sentier, et débouche sur l’ancienne voie de chemin de fer.

Du coup, j’ai essayé de continuer, mais « propriété privée », et même si un sentier permettait de contourner la barrière, je ne me suis pas aventurée trop loin. D’autant que quelques chiens aboyaient dans une ferme voisine… et, si je pars volontiers marcher seule, je ne suis pas très courageuse lorsqu’un chien inconnu et en liberté s’approche de moi !

Retour au chaud de la maison après une toute petite heure de marche, mais bien vivifiante. 11nov2015_9133Il ne me restait plus qu’à aller récupérer le linge mis sur l’étendoir au fond du jardin, car un excès d’optimisme matinal m’avait laissé croire que le soleil se lèverait… Et pour clore cette journée à l’ambiance bizarre, fabrication d’un crumble aux pommes, tiens, petite gourmandise du soir, après un velouté de potiron !

Couleurs d’automne…

Iraty-25oct12_8794« C’est l’automne, et l’automne introduit un déséquilibre apaisé entre les brûlures de l’été et les brûlures de l’hiver, un paisible déséquilibre, car on se souvient alors de notre humble condition, nous sommes de passage, mais c’est un rappel doux, chuchoté, qui éveille une nostalgie de quelque chose qu’on n’a pas encore perdu. » (Titi Robin).

Un voyage en septembre, en Russie, déjà les arbres se transformaient, rouges, dorés…

Dans nos petites forêts, ici, il faut attendre novembre pour que les arbres daignent oublier l’été et acceptent de changer de couleur… Mais si vous allez marcher dans la forêt d’Irati, en octobre, c’est une véritable explosion d’ors et de roux qui nous émerveille. Ambiance feutrée dans les bois, mais pour les yeux, quelle folie !, comme pour nous dire « vous aimez l’été et sa chaleur, mais moi, regardez la beauté que je vous offre… ».

Alors, ici, en octobre, en attendant les transformations de nos bois, je me tourne vers les chrysanthèmes, mal aimés car synonymes de « jour des morts », pourtant quel éclat plein de joie et d’espoir ils apportent dans les jardins !

Et puis, octobre, c’est aussi…Launac marché-30oct11_8807