Un après-midi à Lectoure

_DSC0562Grand soleil et grosse chaleur. Mais les mistinguettes et leur mère avaient décidé d’aller faire un tour dans cette petite ville, où expos, pardon : installations, d’artistes côtoient le quotidien, et où brocante et antiquités se mêlent sans scrupule dans l’ancien hôpital. La belle pierre blanche et les anciens hôtels ne rechignent pas à recevoir l’art contemporain, les vieux bâtiments abritent photographies et vidéos pour « l’été photographique », et tout cela cohabitait ce samedi avec les « Gasconnades » : bal gascon, histoires en gascon, banda en rouge et blanc, béret posé à la gasconne sur les têtes en balade dans « la » rue… Quelques photos, en vrac : une des « installations », la maison en bois dans laquelle ruisselle l’eau, qui intrigue plus d’un enfant, les murs en pierre blanche (et la charpente) de la Halle aux Grains, ou ceux du clocher de la cathédrale Saint Gervais (ah…. les souvenirs de concerts dans cette cathédrale…), des porches des maisons (dont celui de l’hôtel des 3 Boules), et l’affiche des « Gasconnades ».

Après la halle et l’église, le « palais de justice », salles blanches ou vieillottes, pour accueillir  quelques belles photographies (pardon Madame d’avoir abusé de votre sérénité pour nos photos moqueuses), une série de vidéos étonnantes, et un très bel escalier

Petite halte goûter au Cochon Bleu (Clémence attend encore une explication pour ce nom de cochon bleu…), et séance de défoulement avec le jeu préféré de nos enfants… grands ou petits… après tant de sérieux, il fallait bien un peu souffler 😉

Et nous voilà parties vers l’autre bout du « centre ville », l’ancien Hôpital, Hôtel des Comtes d’Armagnac, où est installé un grand marché de brocante, antiquités, et quelques ateliers d’artistes (parmi lesquels un « détournement » d’urinoirs d’un goût un peu douteux…). Un vrai régal pour les chineurs !

Là aussi, des installations d’artistes, dans les anciennes chambres d’hôpital, dont celle-ci, dans une des salles de bains, qui nous a inspirées :

Maintenant, changement de cap, puisque dès lundi je serai tout en haut de la carte d’Europe (du moins l’Europe géographique), où la chaleur sera certainement moins intense… en Islande. A bientôt !

Urbanismes 2

Une belle découverte, ce dimanche de décembre à Paris, et le mardi : la Fondation Vuitton. Oui, oui, je sais, vous vous demandez ce qui m’arrive de chanter les louanges de ce groupe spécialisé dans le grand luxe ! Quand il se sert de sa fortune pour nous offrir ça : 013_11dec16_fondation-vuittonj’avoue, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Même si « offrir » n’est pas vraiment le mot… quoique, pas beaucoup plus cher que l’expo au Grand Palais ou l’entrée au Louvre, et un tarif « famille » assez intéressant (38 € pour 2 adultes et 4 enfants moins de 18 ans maxi). Pas de possibilité d’entrer, ce dimanche-là, voir l’exposition de la Collection Chtchoukine, ils annonçaient complet depuis le vendredi. Tant pis, nous avons fait le tour du bâtiment, et en avons profité pour flâner dans le Jardin d’Acclimatation. Un régal, pour moi qui ne connaissais pas. Et puis, le soleil, les bois, la nature… un peu revue et corrigée, d’accord !

Mais comme Paris recèle bien des découvertes artistiques à faire, nous avons continué la journée de dimanche par une visite à Hergé au Grand Palais. Bon, je me disais que, à défaut de Braque, Picasso, et autres, Tintin, Haddock, la Castafiore et les Dupondt seraient un agréable passetemps… et ce fut bien plus qu’agréable ! Hergé peintre, dessinateur, architecte, amateur de sculpture…

Par contre, nous n’allions pas déclarer forfait pour Chtchoukine, nous sommes revenus le mardi matin, sans réservation, et nous avons pu prendre les entrées sur place. La lumière avait changé, le ciel avait perdu de son éclat. Mais pas le bâtiment. Que nous avons vu aussi de l’intérieur cette fois.

Quant à l’exposition… N’étant pas une spécialiste de l’Art, des Beaux Arts, je me contenterai de vous dire que j’ai été éblouie. Bien sûr, on connait beaucoup de ces tableaux, par les livres, les reproductions. Mais, par exemple, la salle Matisse, fabuleuse ! Le plus beau choc, pour moi. Et les Van Gogh, les Gauguin, et Monet, et Picasso, et Henri Rousseau, et… et… Non, vraiment, la réputation de cette exposition n’est pas surfaite. Je n’ai pas fait beaucoup de photos, ces tableaux sont tellement dans nos yeux… mais j’ai bien aimé ces deux tableaux de Malévitch, mis en parallèle, la porteuse de seaux :

C’est cependant avec Hergé que je termine cette page… il vous dit mieux qu’avec mes simples mots tout ce que je vous souhaite pour les jours à venir !

Urbanismes 1

Presque trois jours à Paris, mi-décembre. Participation à quelques réunions pour Raymond. Pour moi, c’est, comme à chaque fois, l’occasion de faire quelques découvertes. Un peu coincée par une marche peu adaptée à l’allure globalement rapide des Parisiens 😉 , j’ai pu, malgré tout, 1) voir du nouveau 2) revoir d’autres lieux. Arrivés en fin d’après-midi (samedi) sur notre lieu d’attache, du côté de la Cité de la Musique, après les embouteillages habituels, une fois les bagages déposés, nous voici partis dans ce grand parc de la Villette. Les affiches annonçaient un « marché de Noël », mais c’était plutôt une fête foraine qui s’était installée sur la place de la fontaine aux lions, tout autour de la fontaine… bruit, lumières… nous étions loin de nos petits marchés de Noël bon enfant, avec artisans et créateurs !

Histoire de nous dérouiller les jambes, après cette journée de route, nous traversons toute la galerie de la Villette, longeant la grande halle, le cirque, les cabarets et restaurants, passons le canal de l’Ourq (aïe, ascenseur en panne…. j’ai préféré ne pas compter les marches), la Géode, la Cité des Sciences, bref, un loooong aller-retour, mais bien agréable par cette soirée fraîche et animée. Et là, j’avoue que ce mélange d’ancien et de contemporain me plait bien. Probablement parce que c’est l’ensemble qui a été pensé.

Lundi, temps gris et brumeux, ou pollué ? (je passe le dimanche, sur lequel je reviendrai plus tard). Rendez-vous « sœurternel » du côté de la gare de Bercy, je me décide (après un délicieux plat de nouilles aux légumes dans un restaurant Thaïlandais, excellente adresse : Khun Nai, dans le 12ème) pour une balade dans le parc de Bercy. Hélas, tout le palais de Bercy était ceinturé de barrières en l’honneur (j’ai cru comprendre) de J-M Jarre… ne restait plus qu’à tout contourner, et bien sûr, je l’ai fait par le mauvais côté 😦 et me suis retrouvée le long des quais, circulation de folie, feuilles mortes, Seine grise, et avec ce ciel plombé c’était pas rigolo… Mais bon, finalement, j’y suis arrivée, et comme tout de même j’avais passé pas mal de temps à contourner ce truc, après avoir fait un petit coucou aux statues avant la passerelle, je traverse la Seine pour aller vers la BNF et ses constructions. J’aime bien cette passerelle Simone de Beauvoir. Un pont entre deux mondes…

Et bien, ce coin-là sans soleil, c’est pas franchement gai ! Des grues partout, des immeubles en veux-tu en voilà, sans unité, à croire que c’est à qui ferait le plus pire ! Comme j’avais décidément les pensées aussi grises que le ciel, voir les arbres enfermés de la BNF, ou ces arbustes encagés, ces grandes plateformes grises, ça n’a rien arrangé ! Même les chaises et tables roses, bleues et vertes disposées sur un côté du parvis n’ont pas réussi à me faire admirer ces constructions « à la sauvage ». D’autant que cet immeuble noir de chez noir ne porte pas à la gaîté ! Bon sang, si c’est ça que nous allons laisser comme paysage urbain à nos petits-enfants…

Heureusement, un charmant salon bio s’est trouvé sur ma route, et un thé + une tarte au citron m’ont remis le moral en meilleure forme. Métro, et direction Les Halles. Ben oui, pas très folichon, et plutôt provincial, mais je cherchais un endroit où je pourrais tranquillement regarder les appareils photos de près, et vadrouiller ensuite au milieu des livres. Le lieu a assez mal vieilli, gouttières sous la grande verrière superbement décorée (oui, la pluie est arrivée vers 17 heures), un peu triste tous ces magasins et escalators (mais je ne m’en plains pas, monter des escaliers sans fatiguer les genoux, c’est super !).

Je regarde vite ce que je voulais voir, et ressors vers le Paris, le vrai, avec ses vieux immeubles, ses lumières…054_12dec16_fontaine-innocents Sur la prochaine page, ce sera une tout autre architecture, luxueuse je reconnais, mais honnêtement, entre la BNF, son quartier aux constructions n’importe quoi et… ça… les yeux retrouvent le plaisir de regarder… même si par endroits les immeubles pointent leurs idées de grandeur, leur course folle au gigantisme, dans un désordre total. 089_13dec16_fondation-vuitton

Un jour en or…

22-10-2016_dans-les-rues-de-ceresteC’est un peu le calme plat sur mon journal d’ici et d’ailleurs, je sais. Mais un peu de repos dans les déplacements, découvertes, etc., + l’arrivée de l’automne, + mes petits soucis de genou, ont fait que les randonnées ont disparu, que je n’ai pas pu aller voir si nos arbres ont changé de couleur, et comme dans le jardin c’est un peu tristounet, je ne sors pas beaucoup et mon appareil photo non plus… Nous avons tout de même recommencé à « bouger », cette fin de semaine dernière, et allons continuer un peu chaque mois en attendant les résultats du proche rendez-vous qui me dira enfin quand sera réparé mon genou !

Nous avons redémarré les (courts) voyages par une fin de semaine dorée, à Céreste, dans les Alpes de Haute Provence, pour fêter les noces d’or d’amis très chers.

Une belle journée, pleine de gentillesse, d’amitié, de tendresse, famille et amis réunis. L’occasion aussi d’un petit tour de ville à Apt.

Car cette fois je ne me sentais pas le courage d’aller vérifier si les ocres de Roussillon sont toujours aussi beaux sous le soleil. De plus, la pluie s’est invitée en fin de journée, samedi, et c’est sous un ciel bien gris que nous avons repris la route dimanche. La route ? Non, plutôt le chemin des écoliers. Il faut dire que notre « Cocotte » du GPS a été assez étonnante dans ses choix de direction, mais nous sommes malgré tout arrivés à Saint Rémi de Provence et au site de Glanum.

La suite prévue, c’était une halte aux Baux de Provence, que, honte à moi, je ne connaissais pas, sinon par une lecture de (très) jeunesse. Photos et impressions sur une prochaine page. Pour aujourd’hui, nous restons sur les vieux bancs de ce site, Glanum.23-10-2016_glanum-7

Je ne m’en lasse pas…

Retour, en cette fin août, vers Lachapelle, avec deux amies qui ne connaissaient pas encore ce bijou.

Encore, oui. Si la surprise n’est plus au rendez-vous, reste l’éblouissement de cette église. On peut se moquer de tous ces ors, ce baroque rococo, mais j’en ressors toujours avec le sourire, et les visiteurs ne peuvent s’empêcher de s’extasier. Ce jour-là, un groupe de touristes allemands à vélo sont arrivés quand nous y étions. On pourrait croire que leurs églises baroques les auraient rendus blasés, mais non, eux aussi étaient enthousiastes ! Et donc, encore quelques photos du lieu…

Au milieu des dorures (à la feuille, s’il vous plaît !), quelques touches du bleu pastel de Lectoure.

Une touche beaucoup plus simple, dans un coin de l’église : ces fonds baptismaux « signés » de l’ordre de Malte (si ma mémoire ne me trompe pas 😉 ), et un petit clin d’œil à l’art contemporain avec ces tiges de fer servant à sonner les cloches…

De là, nous faisons un arrêt à Saint Clar, encore une découverte pour Florence et Élisabeth. A propos d’art contemporain, justement, sur la plaçotte (ou plassotte ?) une sculpture de chaises nous accueille… pardon, maintenant on dit « installation ». J’aime bien ces « rondes de chaises », finalement.

Petit tour dans le village bien calme… beaucoup de maisons fermées… les couverts, la halle, de belles maisons, d’autres un peu oubliées, le jardin des 4 saisons, la vieille église,

et un chat, qui semble nous inviter à entrer dans ce gîte…058_28août16_St ClarRetour à Galembrun, les coteaux de Lomagne ne sont plus ensoleillés par les tournesols, les Pyrénées sont dans les nuages, au loin… c’est la fin des vacances ? le retour de l’automne ?

Ô Toulouse…

24août_Toulouse rue de la BourseQuelques heures « en ville », avec Viera, avant son retour à Kiev. C’est vrai qu’elle commence à bien connaître Toulouse, et je me demandais ce que j’allais pouvoir lui faire découvrir ! Mais j’ai trouvé. D’abord un tour à la librairie « Ombres Blanches », avec ses coins et ses recoins, jusqu’à son annexe dans la petite rue Mirepoix. Ouf ! pour le moment, il semble que cette belle librairie ne soit pas en voie de disparition. Puis nous voilà parties dans les petites rues du vieux Toulouse, en évitant soigneusement la rue St Rome 😉 (ce qui n’est pas évident). Je découvre (il est vrai que je ne suis pas allée baguenauder dans Toulouse depuis longtemps) quelques boutiques amusantes au passage, et quelques grafs !

Côté architecture, le quartier offre de beaux choix… l’hôtel Delfau (la boutique du Pastel), l’hôtel d’Assézat, quelques beaux immeubles anciens rénovés,

la maison de l’Occitanie dans la rue Malcousinat et la superbe fenêtre gothique de la cour,

les maisons et l’église de la Dalbade dans la rue du même nom…

La chaleur et l’heure nous ont obligées à revenir vers le centre (dommage pour les quelques beaux Hôtels de cette rue) en essayant de gommer le triste parking du marché des Carmes. Maison Empire place de la Trinité, puis halte rafraîchissement sur la jolie place Salengro (qui nous a permis d’entendre bien malgré nous les déboires sentimentaux de deux demoiselles assises à la table à côté…)

 

( Je ne sais si Viera a eu le temps ou le courage de repartir montrer les hôtels de la rue de la Dalbade à ses élèves, le lendemain, car la canicule ne favorise pas la curiosité…). 24août_Toulouse place Wilson

Mais voilà, il était temps de rentrer, une dernière photo avant le retour, place Wilson : j’avais complètement oublié de vérifier les réglages de l’appareil… la faute à la chaleur ! Goudoulin ne m’en voudra pas trop, j’espère…

Une journée en Lomagne

Ah ? Et la Lomagne, c’est où ? Dux_Wasconum_1150.JPGPas loin d’ici… du côté du Gers, du Tarn et Garonne, un ancien vicomté, un tout petit coin de terre de collines et vallées, en ce moment encore ensoleillé par les champs de tournesols, et le soleil… Des amis de passage, alors en route pour une journée mêlant joies de l’eau et des découvertes ! Arrêt à Saint Clar, à la base de loisirs, encore inconnue de la famille. Entourée de bois, de verdure, une eau fraîche bien agréable avec les températures que nous connaissons en ce moment. Oh, ce n’est pas le grand luxe, mais les deux toboggans suffisent largement à nos quatre miss, tandis que les plus grands nagent dans le lac, et que les grands-parents s’installent sur les bancs à l’ombre des arbres.

Après le pique-nique, départ pour le château de Gramont, où ce 12 août était proposée une visite « contes et chevaliers ».

Depuis notre passage en mai, les massifs avaient eu le temps de fleurir, et le petit bassin était magnifique, avec ses nénuphars et lotus…

Nous n’avons pas fait la même visite qu’en mai, le groupe étant trop important pour entrer dans la partie réaménagée par les derniers propriétaires pour pouvoir y vivre sans se geler l’hiver, malgré les immenses cheminées… mais… cette fois les photos étaient autorisées ! Voici donc les deux grandes et superbes pièces de la partie Moyenâgeuse,

et quelques pièces de la partie Renaissance.

Quant au superbe sophora pleureur dans le jardin Est, avec le soleil jouant dans le feuillage, il était magnifique !

Les enfants étant les invités privilégiés de cette visite en contes, se sont régalés à tourner la lourde manivelle du puits…

Et comme nous avions encore un peu de temps devant nous avant la fermeture de Lachapelle, nous sommes repartis vers ce minuscule village, pour faire découvrir aux amis et aux enfants ce bijou Baroque qu’est l’église de ce village ! je sais bien que j’ai déjà mis des photos du lieu, dans deux pages de ce journal d’ici et d’ailleurs, mais je ne résiste pas à en mettre encore une fois…

Et toujours l’accueil fleuri et souriant du jardinier-épouvantail !_DSC0201_12439

Encore une fois, n’hésitez pas à faire ces petits détours sur la route de vos vacances… il y a parfois de merveilleuses découvertes à faire dans nos campagnes !

L’été ! (enfin… presque…)

Première visite de la saison au château de Laréole cet après-midi. Une exposition de photos, Gérard Rondeau « J’avais posé le monde sur la table ». Faire des photos de photos, surtout lorsqu’elles sont encadrées, ce n’est pas mon truc. Mais je n’ai pas résisté à re-re-re-photographier quelques détails du château… Si vous êtes dans le coin n’hésitez pas à vous y arrêter, si vous passez du côté de Cologne faites donc les quelques kilomètres jusqu’à Laréole, l’entrée est gratuite, les visites guidées aussi, et le lieu est magnifique (les glaces du petit salon-bar sont délicieuses, mais il faut attendre juillet…).

La partie boisée fait rêver…_DSC0224_11870

Et pour les enfants qui visitent plus vite que leurs parents les salles où sont exposées les photos, les marches du magnifique escalier les accueilleront…._DSC0218_11869

 

Découvertes entre amis

Deux journées avec Mauricette et Gil. Mardi, une balade au bois de La Pleysse, petite marche tranquille de 2 heures (papotages, discussions et pause compris). Branches tombées, troncs déchirés après le violent vent d’autan, rayons de soleil jouant entre les troncs…

Le lendemain, un mercredi, il ne fallait pas manquer le marché de Cadours. Tiens, d’ailleurs, un jour j’irai avec l’appareil photo, après tout un marché de chez nous peut être aussi exotique qu’un marché italien ou… autre ! L’après-midi, j’avais réussi à trouver deux lieux que nos amis vadrouilleurs ne connaissaient pas, vers Saint Clar. En route donc vers la Lomagne, vers l’ancienne frontière entre Gascogne et Aquitaine… l’une appartenant à la France (enfin, au Comté de Toulouse…) et l’autre à l’Angleterre. Mais ça, c’était avant ! Premier arrêt, Gramont.18mai2016_12_Château Gramont Un village perché sur un éperon rocheux. A l’entrée, un musée du miel ( http://musee-du-miel.com/ ), mais nous allons droit vers le château. Un beau château gascon, donné par Simon de Montfort à la famille de Montaut au XIIIème siècle : tour carrée, salles de garde et à vivre. De mariages en ventes et restaurations, le château est finalement donné en 1979 au Centre des monuments nationaux, et se visite toute l’année (informations : http://www.chateau-gramont.fr/ ). Une visite intéressante  (surtout couplée avec le musée du miel), tant pour les adultes que pour les enfants. Donc, de famille Montaut, en mariage Voisins, en vente à de Caulet, etc… quelques remaniements ont donné son aspect actuel à la bâtisse. Nous en faisons d’abord le tour, en surveillant le passage sous les latrines de la grosse tour carrée… Sur les remparts, les plantes fleurissent entre les pierres.

Pas de grand parc, mais dans le jardin nord des buis bien taillés, et un étonnant « sophora pleureur », fantomatique à souhait.

Au début du XVIème siècle, Guillaume de Voisins accole une aile Renaissance à la tour carrée et ses salles, « à la mode du Val de Loire ». Ouvertures ornementées, pilastres, macarons, têtes d’anges, décors…

Photos interdites à l’intérieur. Difficile de résister, surtout dans la grande salle entre les deux tours, immense, à la charpente superbe… tant pis pour vous, vous êtes condamnés à aller y faire un tour ! Vraiment, ce « petit » château mérite le détour.18mai2016_17_Château Gramont Je vous glisse tout de même la photo du puits, « reste » du premier château, ce n’était pas interdit !

Et nous reprenons la route vallonnée, longeant l’Arratz, ruisseau formant cette ancienne frontière entre France et Angleterre, où chacun épiait son voisin du haut des tours gasconnes que l’on voit ici et là, en haut des coteaux… Nous sommes en Lomagne. Collines, champs, routes tortillonnantes (heu… ça existe ce mot ? tant pis, il est amusant et imagé !). Prochain arrêt : Lachapelle. Oui, je sais, je vous ai déjà raconté ce village et son étonnante église. Mais comme je ne me lasse pas d’y emmener nos amis de passage, les revoici ! Là aussi, un village lové autour d’un château (ou ce qu’il en reste) perché au sommet d’un monticule. Et une église enclavée dans le château. En attendant l’heure du rendez-vous pour la visite (car il vaut mieux prendre rendez-vous, c’est une association qui gère cette église, et les bénévoles ne sont pas assez nombreux – ici comme ailleurs… – pour une ouverture permanente), en attendant disais-je, Mauricette et Gil font un peu de causette au topiaire-épouvantail assis sur le banc…18mai2016_Lachapelle 01Donc, église enclavée dans le château. Et quelle église ! Baroque, Rococo, faux marbres de haut en bas, et surtout ces tribunes faisant penser à un théâtre vénitien… Je vous en ai trop dit, le mieux est de vous laisser découvrir !

Il ne nous restait plus qu’à faire le tour du village, très fleuri et très calme, et rentrer tranquillement reposer les yeux et emmagasiner toutes ces découvertes !

Oh, j’ai oublié de vous parler des deux frères, les frères Goulard, tous deux prêtres, qui ont décidé, en 1761, grâce à un important héritage paternel, de décorer cette église. Elle existe depuis le XIIème siècle… avec bien sûr, toutes les guerres destructrices, les reconstructions, les restaurations, et cette nouvelle décoration au XVIIème siècle. Décoration confiée à un menuisier-ébéniste de Lectoure. Et, naturellement, ils n’ont pas oublié de se faire représenter sur les arcades des tribunes !

Un dernier mot ? Le lien pour cette merveille : http://www.lachapelle82.fr .