Un vrai dimanche de printemps

DSC_1511_1

Depuis hier, tondeuses et autres machines ronronnantes s’en donnent à cœur joie dans le village ! Nous, enfin… Raymond n’a pas manqué de se joindre au concert… et voilà le « jardin » tout pimpant. Il faut dire que le ciel bleu arrange bien la chose. Le cerisier en est encore plus lumineux, le prunier sème des fleurs de neige, et les abeilles et autres insectes bourdonnants ajoutent leur note printanière d’une fleur à l’autre.

Il m’a semblé entendre le coucou, hier matin, mais comme depuis je ne l’ai pas réentendu, je me demande si je n’ai pas rêvé ? Ou c’est un acouphène qui m’a joué un tour 😉 ? DSC_1502_10853En tout cas, emportée par l’élan ambiant, je me suis moi aussi mise à jardiner… nettoyage du devant de mon bureau, mon « pavement » de vieilles briques ayant l’air bien triste, avec encore ses feuilles sèches, et les herbes envahissantes entre les briques. Du coup, j’ai sarclé, et ajouté quelques briques, en me promettant cette fois de ne plus laisser les herbes folles s’étaler. Elles ont bien assez de place tout autour ! Mais… désherber à la main, quel travail… Pendant ce temps les chats des deux maisons nous surveillaient. Et par moments se regardaient en chats de faïence… mais bon, il a suffi que je m’approche avec l’appareil photo pour que l’un s’approche et se frotte à mes jambes, le plus jeune coure d’un autre côté, tandis que la troisième, impériale, est restée tranquillement sur son tas de branches. Mais notre Grisette faisait bande à part, et préférait « s’espatarrer » sur les carreaux de la terrasse.

Hélas, maintenant il semblerait que des nuages arrivent du côté de l’océan, pas de beau coucher de soleil ce soir, et demain, peut-être, la pluie ?

Normal, j’ai arrosé les plantes 😀 !

Vous prendrez bien un peu de manif ?

31 mars 2016… DSC_1457_10817« on » l’attendait. Sera-t-elle importante ? Les gens ne vont-ils pas se lasser ? Voilà, on commence à avoir les réponses. Non, non, et non, pas de lassitude. On marche encore, on tient encore les banderoles, on sort les parapluies s’il le faut, mais on y est. Là, bien présent, bien vivant. Avec les copains, avec les collègues, avec les enfants parfois, et même avec nos amis à quatre pattes. Je ne peux vous parler que de Toulouse, ce matin. Les premiers ont démarré à 10h30, les derniers sont arrivés vers 14 heures… plus de 3 heures de manif, bien compacte, énergique. Je n’ai pas eu le courage de faire, comme souvent, le trajet depuis la tête de manif jusqu’à la fin, c’était vraiment trèèèèès loin.

Alors j’ai marché, un peu avec les uns, un peu avec les autres, des territoriaux à l’EDF (ou ce qui était l’EDF), en passant bien sûr par le spectacle. Pris des photos de face, de dos, de près et de loin, distribution de drapeaux, recherche de copines, sourire de retraité, discussions de collègues…

A Arnaud-Bernard, le cortège a dû se séparer pour passer de chaque côté des massifs du rond-point…

Les pancartes, les banderoles passent, cheminots, au loin La Poste (bon, on n’aura pas de courrier aujourd’hui…), les garages (tiens, des nouveaux ?), les hôpitaux, Airbus, 4 copines avec leur banderole perso, les territoriaux…. et tant d’autres !

La pluie s’est invitée vers 13 heures, on a ouvert les parapluies, mis les capuches, et on a continué.DSC_1482_10827.JPGLa Garonne a regardé passer tous ces marcheurs sur le pont des Catalans, imperturbable sous la grisaille, les statues du jardin Raymond IV n’ont pas bronché !, et l’arrivée prévue sur la place saint Cyprien était bien gardée…

Je ne sais si les forces de l’ordre ont dû intervenir, mais elles étaient là, guettant au départ, surveillant à l’arrivée, bottées, casquées, boucliérisées, harnachées comme des va-t-en-guerre, barrant la route, frôlant la provocation. Car franchement, ces salariés ne devraient-ils pas être à nos côtés plutôt que face à nous ? Personnellement, je ne me sens pas vraiment en sécurité quand je les vois ainsi.

Si quelqu’un peut me dire à quelle heure les derniers sont arrivés… moi, je n’ai pas eu la patience de les attendre, mais si j’entends dire « Toulouse, 562 manifestants selon la police », c’est certain, j’aurai du mal à le croire !

fleur du jour

Ce matin, au réveil (avec une heure perdue, ou gagnée, c’est selon…), jolie surprise en ouvrant la porte sur le jardin : le rosier acheté dans la semaine chez le fleuriste est tout emperlé par la pluie de la nuit…DSC_1368_10764 DSC_1376_10765

 

Depuis, le soleil a séché les gouttelettes, et le rosier se prélasse au soleil, dans le cache-pot créé par Frédérique.

Bon dimanche !

Balade du jour

DSC_1341_10741J’espère que c’est pour nous offrir une fête Pascale bien ensoleillée qu’aujourd’hui le soleil s’est mis au repos… Car lundi, ce serait tout de même plus agréable de pouvoir marcher, puis cuire et déguster l’omelette sous le soleil, même si les tentes sont prêtes à accueillir les gourmands ! Et comme il fallait bien aller faire un tour pour « nettoyer » les quelques branches et ronces un peu trop à hauteur des visages sur mon petit chemin de début de randonnée lundi, me voilà partie avec mon sécateur. C’est l’occasion aussi de flâner, car lundi pas question de s’arrêter tous les 10 mètres pour examiner de près les nouvelles feuilles, les champignons cachés, le dragon moussu et enturbanné de lierre (si, si, regardez bien son profil, trois cornes, l’œil, la gueule prête à enflammer les herbes 😉 !), les violettes et autres fleurs des champs !

Malgré ma chute de samedi dernier, sur la route du Carnaval de Launac, le genou semble tenir le coup, bien qu’encore très coloré… en fait toute la jambe hésite entre le bleu, le vert et le jaune… quant à la joue droite, elle refuse obstinément de perdre sa belle couleur rouge ! Bon, pas grave, d’ici lundi ce sera sûrement atténué. Ah oui, tiens, je n’ai pas parlé de ce petit Carnaval. Qui n’a rien à voir avec les carnavals des grandes villes, mais, bon enfant, déambule à travers les maisons du village. Nous étions en Afrique cette année, les drapeaux des pays africains ornaient la cour de l’école, et derrière les toms, boubous et sarouels rivalisaient de couleurs, tandis qu’un très mignon lionceau se mêlait à la fête…

Retour à ma balade du jour… les cognassiers que je pensais morts retrouvent leurs feuilles d’un vert tendre, je vais guetter les fleurs, si belles !

la fin du petit circuit arrive dans le jardin de Germaine, couvert de soucis.

À la Mathusine le cerisier commence à fleurir, les fleurs du pêcher tremblent sous le petit vent du soir,

les oiseaux continuent à réclamer leurs graines, les colombes et merles profitant des graines que font tomber mésanges et autres passereaux, mais tous prompts à s’envoler au moindre mouvement derrière la vitre du bureau (ce qui explique le flou pas vraiment voulu des photos…).

DSC_1362_10754

 

 

et Butagaz, elle, continue à squatter mon bureau !

Lavaur, fin d’après-midi

Assemblée générale à Lavaur, ce vendredi 18 mars, en fin de journée. Plus d’une heure de route, et 20 minutes pour se dégourdir les jambes avant la longue soirée… Une jolie petite Halle aux Grains impossible à photographier, car alentours encombré de voitures.

Vieilles maisons au soleil couchant…

Ruelles, maisons de guingois aux murs dessinés en briques…

Et un magnifique ciel de fin d’après-midi, annonciateur du printemps !DSC_1273_10722.JPG Il y a 44 ans, c’est dans cette ville que nous nous sommes rencontrés, Raymond et moi.

Printemps, jour J

Tant pis si le soleil n’est là que par intermittence, aujourd’hui, c’est le printemps ! Superbes et délicieux cup cakes de Clémence, fraises et fleurs du marché.DSC_1307_10694Et, cet après-midi, une balade de deux heures. Repérage « pour de vrai » de la boucle du lundi de Pâques. Chemins par moments limite… la gadoue est bien présente, et l’eau loin d’être complètement évaporée à certains endroits…

Il faudra donc bien se chausser, et même s’il fait très beau, ne pas sortir ses baskets blancs d’été 😉 ! J’aime bien ce circuit, d’abord un sentier, puis l’ancienne voie ferrée Cadours/Grenade, bordée tantôt de bois tantôt de champs. Nuages de fleurs d’aubépine

vert tout neuf des champs déjà ensemencés ou marron roux des champs récemment labourés.

Dans un sens, Drudas tout au fond, puis, dans le sens du retour, Galembrun tout en haut sur sa collineDSC_1317_1_10708 C’était le dernier tour de la course cycliste de Launac, et nous avons regardé passer les sportifs…DSC_1318_10705 J’avais gardé le plus rude pour la fin, la côte du Moulin… en général, j’arrive toujours bonne dernière lorsqu’on revient par cette montée… j’admire souvent le paysage 😉 ! Il faut avouer qu’il était beau, avec les passages de nuages, quelques champs illuminés. En tout cas la randonnée est prête. Espérons que le temps ne sera pas trop triste. D’autant qu’à l’arrivée, il y aura les 1 200 œufs de l’omelette à casser, à touiller ! Ou les vieilles machines agricoles récupérées par l’association « Les messagers du temps » à admirer, et écouter peut-être quelques anciens agriculteurs raconter leurs souvenirs du temps où les machines étaient peut-être moins performantes, mais surtout moins imposantes… Ensuite, apéritif, cuisson de l’omelette sur le feu de bois, et c’est parti pour la dégustation !DSC_0976 (800x534) Voilà. C’est le printemps, les fleurs du pêcher s’épanouissent, les pissenlits se laissent coloniser… et les tondeuses vont commencer à ronronner les fins de semaine !

En tout cas, je vous dis : à bientôt pour l’omelette à Galembrun ?

Un jour par-ci, un jour par là

DSC_1152_10627

Est-ce l’âge ?, est-ce la valeur du temps qui change ?, toujours est-il que les jours galopent et galopent, et que j’ai l’impression de courir sans rien pouvoir rattraper…

Dossiers pour le Festival de cet été ( http://www.festivaldansespourtous.fr ou https://www.facebook.com/FestivalDansesMusiquesPourTous?fref=ts ), recherches d’aides diverses, auprès des commerces du coin, toujours pour le Festival. Car, paraît-il, les caisses sont vides… Les communes n’ont pas le temps de s’occuper des animations de nos villages. La Région est devenue une véritable usine à gaz où personne ne peut (ne veut ?) dire qui fait quoi et comment. Le Département vante le développement de la culture pour tous dans les campagnes, mais ne (se) donne pas les moyens de réaliser ce qui donc, sans les associations, reste un vœu pieux. Associations qui doivent se dém…mener pour (sur)vivre et surtout permettre les activités culturelles qui donnent aux villages une autre fonction que celle de ville-dortoir. Plus quelques rencontres bénévoles par-ci par-là, des réunions, le quotidien, des moments avec les enfants en vacances ou entre ami-e-s… Bref, février est bien terminé, mars bien commencé, et l’hiver est toujours là… on pourrait même dire qu’il est là bien plus qu’en janvier… Les hellébores sont magnifiques, les violettes s’installent dans les coins les plus improbables du jardin, les oiseaux réclament autour des mangeoires, et la pluie perle les herbes folles du terrain…

Parfois, tout de même le soleil se montre, faisant croire que les balades vont reprendre, que les chemins boueux ne vont plus alourdir les chaussures lors des marches dans les alentours… alors on part, la lumière est sublime par moments, les verts explosent,les fins d’après-midi sont pleines de douceur.

Les vacances sont l’occasion de découvertes. Ici ce fut un jour de pluie du côté de Toulouse et de la basilique Saint Sernin, avec « nos Bordelais ».

Une animation autour de la mare, enfin revenue à un niveau décent (niveau qui continue de grimper tranquillement, d’ailleurs), un beau dimanche de février, dans le cadre de la journée des zones humides ( http://www.naturemp.org/Journee-Mondiale-des-Zones-humides.html ).

Confiture d’agrumes, après-midi meringues et crêpes, il faut bien s’occuper les jours de pluie, et se trouver quelques douceurs…

Car il est difficile de ne pas avoir envie de baisser les bras par moments. D’autant que les décisions prises « là-haut », par nos responsables n’aident pas à garder un moral au beau fixe. Tant pis, on avance tout de même, on fait des projets, on tient bon la rampe (selon l’expression de Jean-Luc 😉 ).DSC_1165_10636

Et puis, il y a parfois de jolies surprises, comme celle que le facteur a déposée dans la boîte à lettres aujourd’hui… merci Frédérique ! Et les fleurs de cette fin d’hiver, annonciatrices du printemps, qui ensoleillent la maison quand le ciel est trop gris dans le cœur et au dehors.

Venise, J7… c’est fini…

… du moins pour cette année. Ou peut-être pas. Rome pointe son nez, fin avril, et depuis fin 2015 tant d’imprévus ont aussi pointé leur nez que je pense qu’il va falloir restreindre le budget voyages… Mais ceci est une autre histoire !

Dimanche pluvieux, ce 7 février, nous quittons donc notre appartement.

Après les journées de ciel bleu, la grisaille et la pluie un jour de départ vous démoralisent un tantinet ! Mais tant pis, nous entassons nos bagages dans le couloir de l’appartement, et nous bravons la pluie pour aller à la Ca’ d’Oro. Entrée gratuite le premier dimanche du mois, ça tombe bien. Oui mais… « on » en profite pour réduire le personnel, d’où : deuxième étage fermé…, et une acqua alta non encore terminée rend la magnifique cour et ses mosaïques inaccessibles… Pas grave, restent la belle dame à l’entrée, les statues, les bronzes, les tapisseries, le Saint Sébastien de Mantegna, quelques Carpaccio, et autres « babioles ». Et la vue sur la Pescaria.  Heu… la vue est bien brouillée…

Pendant cette semaine, je n’ai encore pas réussi à montrer à Janine l’escalier du palais Contarini del Bovolo. Vous savez, celui qui est caché dans une minuscule impasse, dont le fléchage est à peine lisible… Les groupes et les parapluies se bousculent à l’entrée de l’impasse, mais nous ne sommes que deux, et nous nous faufilons entre deux groupes, car l’espace est si réduit que c’est vraiment chacun son tour, surtout quand il pleut ! Bonne nouvelle : il semblerait que maintenant on puisse visiter un peu de ce palais. La cour est ouverte, et on nous dit que la chapelle est ouverte au public. A prévoir donc pour une prochaine fois 🙂 !

Pfff… la pluie embue l’appareil photo, dégouline partout, on commence à sentir l’humidité pénétrer dans le dos… direction San Toma, et la troupe se reconstitue, le temps d’un grignotage au petit bar où nous commencions à avoir nos habitudes… Avant de partir, nous avons le temps de faire une halte chez Goldoni. Depuis que je viens à Venise, je n’avais encore eu l’occasion de lui rendre visite… Nous en profitons pour nous sécher un peu (d’autant qu’il y a une petite salle où passe un film sur la vie de Goldoni), et enfin voir les quelques pièces ouvertes au tourisme… Très belle cour, toute petite, mais avec un beau puits. Les trois salles d’exposition sont agréables. Accueil par les personnages de ses pièces dans la première salle, puis un théâtre de marionnettes, et enfin la salle à manger. Je vous l’accorde, rien à voir avec les grands musées, palais, etc. de Venise, mais une jolie ambiance.

La suite c’est, la pluie redoublant, la décision de partir vers l’aéroport plus tôt. Une fin de séjour peu glorieuse…. Mais les images restent dans le cœur, je n’ai encore pas fini d’aimer Venise, de revenir et re-revenir la découvrir. Enfin, j’espère !

Venise, J6

DSC_0746_10477Le soleil est toujours là pour notre dernière vraie journée. Nous espérons bien pouvoir profiter dimanche d’une bonne demi-journée, mais la météo annonce de la pluie…

Donc, ce samedi 6 février au matin, nous partons vers le musée Ca’ Pesaro. Programme un peu chargé, puisque nous avons aussi prévu le palais Mocenigo (mon préféré), le Ghetto, la partie ouest de Cannaregio, et revenir jusqu’à San Giovanni e Paolo pour le musée de la médecine ! Du coup, nous « zapperons » la partie asiatique de Ca’Pesaro… très intéressante, mais qui mérite plus qu’un passage au pas de course. Surtout que, finalement, nous passons beaucoup de temps au premier étage de ce musée… statues, tableaux du début du XXème à nos jours, plafonds rococo, sols anciens… les œuvres contemporaines du deuxième étage me confortent dans l’idée que certains « artistes » se moquent complètement de nous : exposition d’un escabeau avec pot de peinture, vieux chiffons… un tuyau Castorama peint en « jaune vaporetto »  et grimpant tout le long du bel escalier de ce palais XVIIème… toutes ces « installations » me dépassent. Non, désolée, je n’ai pas fait de photo, même pour sourire… Mais j’ai piqué sur le site du musée deux photos de ces « installations » dites œuvres d’art.

Heureusement, le palais Mocenigo n’est pas loin, et nous pouvons nous remettre les yeux en place après cette « prise de tête » contemporaine. Au risque de passer pour une imbécile, j’avoue qu’une œuvre qui a besoin d’une page d’explication sur le pourquoi du comment des états d’âme du créateur a du mal à me toucher. Si le courant ne passe pas du premier coup d’œil, ou si je dois étouffer un fou-rire, pas la peine d’insister… Bref. Quelques mètres plus loin, arrêt visite de San Stae, et dans la rue qui mène au palais Mocenigo, en levant les yeux (impératif à Venise !), nous croisons encore une installation contemporaine…

et nous voici en plein XVIIIème siècle, appartements, costumes, tableaux, lustres de Murano, parfums…

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit 😉 , entre ces palais XVIIIème, leur décoration, et l’art contemporain, on passe vraiment d’un état d’esprit à une toute autre vision de l’art, et je peux autant aimer des œuvres contemporaines que sourire devant les fanfreluches et falbalas d’une époque bien lointaine. Tout de même, je ne coince pas à ce point ! Nous continuons notre chemin, jusque chez le Capitaine Crochet, le restaurant « capitan Uncino », sur le Campo San Giacomo dell’Orio. Un restaurant découvert en 2012, et où nous aimons bien revenir. C’est qu’il nous faut reprendre des forces pour le chemin jusqu’au Ghetto, et surtout, la rue Rio Terra di Spagna est bordé de tellement de boutiques que si on n’y prend pas garde on peut y passer beaucoup de temps… donc encore une fois je bouscule mes troupes et leur demande de mettre des œillères 😉 , pour arriver dans les deux Ghetto.

On sent bien que c’est la fin de semaine, en ce début d’après-midi c’est la grande foule. Mais pas dans le Ghetto, bien calme, tranquille… les masques et costumés ne s’y promènent pas, il n’y a pas beaucoup de boutiques ouvertes (on est samedi). Nous en profitons !

Le groupe se sépare, les unes partant faire un tour chez Peggy Gugenheim, faire quelques achats, lécher quelques vitrines, et les autres traversant Cannaregio vers Castello en longeant les beaux quais, fondamente della Senza, dei Mori, della Misericordia, et retrouvant nos copains les Mori, ainsi que le chat du quartier (sûr, il nous a reconnus !), le pont sans parapet…

Et c’est le musée de la médecine, que Janine souhaitait visiter. On entre dans l’hôpital de Venise, grand hall, et le musée se trouve à droite. En fait, je n’ai trouvé aucune référence sur mes guides à propos de ce musée… on parle de « poussiéreuse bibliothèque », et ses « imposants plafonds boisés », et j’ai dû confondre avec un musée d’une autre ville, car il me semblait avoir lu quelque chose de plus précis. La grande salle n’est pas du tout poussiéreuse, et les plafonds de l’albergo en particulier sont effectivement superbes. Vieux manuscrits, anciens outils de soins….., le tout dans de belles vitrines et avec des jeux de glaces amusants…

Nous rentrons par les Mercerie, encore quelques costumées, dont deux démons flamboyants, une gondole nostalgique… demain, Venise, c’est fini…

et puis le soir tombant vite, nous arrivons à nous perdre en essayant un nouveau chemin pour aller de l’arrêt du vaporetto à notre dernier rendez-vous apéritif, au coin du campo San Agostin… !

La liste des souvenirs de ce séjour se termine… encore une ou deux visites demain, et nous reprendrons l’avion.