Balade du jour

Soleil au rendez-vous, besoin de respirer, de « dérouiller » un peu le genou, j’ai repris cet après-midi le chemin d’un petit bois qui mène au « gué » du Marguestaud. Voir aussi où en est la végétation, après cet hiver qui, pour une fois, fut un presque véritable hiver (sans la neige, mais avec le froid !). C’est vrai que, depuis maintenant pas mal de jours on pourrait se croire arrivé au printemps, même si le matin reste frais. Dans le jardin, les violettes, les hellébores, les ficaires et les pissenlits commencent à se réveiller. Le lilas se prépare. Et j’ai même trouvé un bourgeon d’iris, hélas grignoté par des insectes…

Direction Le Burgaud par les champs. Arrêt à mon point de vue préféré, après les salutations d’usage aux moutons et béliers… qui s’en moquent complètement 😉 !

Le chemin longe une ancienne retenue d’eau, qui ne semble pas avoir bénéficié correctement des pluies des mois derniers… mais j’espère que les libellules la visiteront malgré tout. Joli reflet des joncs dans une belle tonalité de beiges dorés.

Très vite, le chemin se fait sentier, et je choisis d’entrer dans le petit bois. Effets d’éclairages sur les mousses, contrastant avec certains coins restés bien gris, lichens presque blancs, et tout en haut, ciel bleu sans nuage…

Ce sentier tournicote dans le bois, pour arriver dans un champ en friche, « oublié » depuis pas mal d’années, et c’est tant mieux ! J’y ai trouvé de superbes insectes multicolores certains mois de juin, et la nature y reprend tout doucement ses droits, pourvu que ça dure !

Et c’est l’arrivée au Marguestaud. Le sentier est bien encore un peu boueux, mais quel plaisir d’entendre couler ce petit ruisseau trop souvent presque à sec. Reflets de ciel ou de broussailles sur l’eau…

Pour le retour, je retrouve le « grand » chemin. Soleil et vent de face… j’ai failli manquer le coin des jonquilles sauvages, et les ajoncs pourtant bien rutilants au soleil !

La boucle est bouclée, nouvel arrêt à mon point de vue préféré, en une heure la lumière a changé…

Avant de rentrer, petit tour des curiosités de Galembrun. Le petit coin de désert, devant une maison. L’église Saint Barthélémy (dont le porche a servi de modèle a beaucoup d’églises alentour), toute rose et dorée au soleil. Et, découverte du jour pour moi, ce haut de porte de l’atelier d’un sculpteur de notre hameau.

Voilà, la balade est terminée… J’aurais bien aimé pouvoir mettre sur cette page les senteurs des violettes qui « crapahutent » un peu partout en ce moment… mais vous n’aurez que les fleurs, désolée.

Galembrun, le bois, les mares…

Ce vendredi 8 février, grand beau soleil et ciel d’azur, parfait pour reprendre les balades !

Après les pluies de ces derniers jours, et le débordement dans les champs de notre petit Marguestaud, si discret en temps normal, j’ai décidé d’aller voir de près ce que devenait le fond de notre petite vallée/coulée verte. J’avais promis de parler de notre Marguestaud dans la page du groupe #EnFranceAussi, puisque le thème ce mois-ci est celui des « zones humides ».

Et, par la même occasion, j’ai décidé d’aller jusqu’au bois, essayer de retrouver le sentier « en boucle » qui faisait la joie des randonneurs tranquilles, ceux qui partent pour une marche familiale un après-midi de printemps. Je ne doute pas du professionnalisme de l’ONF, mais j’avoue que leur passage dans ce petit bois n’est pas une réussite. Les gros arbres ont tous été abattus, laissant un grand espace tout nu, certains troncs sont encore entassés le long du « chemin des diligences » depuis maintenant 3 ou 4 ans, et ronces et brandes commencent à réoccuper l’espace « nettoyé ».

Il y avait, de ce côté du bois un endroit genre « zone humide ». Disparu… Mais, après ces journées de pluie, un ruisseau serpente au milieu d’un semblant de chemin.

Je ne reconnais plus l’endroit ! Heureusement, le bois n’est pas grand, et on a du mal à se perdre… Quelques glissades dans la boue, j’ai beau chercher, je ne retrouve pas le sentier… Il faudra que je revienne en passant par l’autre côté du bois. En tout cas, cette opération ONF a bien transformé le coin, complètement changé les lieux, j’espère que l’écosystème n’a pas été détruit. Déjà, je pense que je ne retrouverai pas les tapis de pervenches au printemps… et les violettes… enfin, les chevreuils n’ont pas déserté, c’est déjà un point ! (quand je vous parlais de glissades dans la boue…)

J’ai fini par revenir sur le grand chemin, ancien chemin des diligences paraît-il…

En fait, en se promenant autour de Galembrun, on trouve beaucoup de « zones humides », c’est une bonne chose de n’avoir pas comblé ces mares, petites ou moyennes. Les zones humides sont les plus importants réservoirs de biodiversité de la planète. Or, depuis 1900, plus de 64 % des zones humides dans le monde ont été asséchées ou perdues. Merci aux élus locaux et aux particuliers de conserver ces trésors !

Nouvelle balade ensoleillée ce samedi après-midi, mais ce sera sur une autre page !

2019, J 1

Merci, Hélène Schwartz pour cette carte kirigami ! https://kirigamain.wordpress.com

Nous y voici, enfin. Première journée 2019. La grisaille est revenue, mais il semble qu’en fin de journée le soleil ait envie de percer… il faudra attendre le chemin du retour pour le retrouver, accompagné du mistral le long du Rhône. Mais nous n’en sommes pas encore là ! Donc, matin calme… rien de vraiment prévu, pas de marathon, pas de musée en vue, récupération, tout simplement ! Comme c’est au tour de l’Occitanie de faire le repas de midi/13 heures, avec Raymond, nous allons faire un tour du village, histoire de respirer l’air de cette nouvelle année avant de commencer à cuisiner (au son du concert Viennois de Nouvel An !). Brangues est un petit village, certes, mais avec des histoires dans l’Histoire ! C’est là que Stendhal a trouvé le sujet de son roman « Le Rouge et le Noir », fait divers qui s’est passé au cœur d’une belle vieille maison dauphinoise : en juillet 1827 un jeune séminariste tira deux coups de pistolet sur madame Michoud, la femme du maire, avant de retourner l’arme contre lui. Il rata sa cible et son suicide. Jugé en décembre 1827, il fut guillotiné le 23 février 1828. Le scandale fut tel que l’église de Brangues fut rasée et reconstruite, sur ordre de M. Michoud de la Tour. Quelques belles maisons anciennes, avec leurs « escaliers » en pierre au bord des toitures, une fontaine, mais ce matin-là, nous n’avons rencontré aucun-e Bragriot-te-s…

Ah si, pardon, nous avons rencontré quelques jeunes, à qui nous avons demandé où était le château de la famille Claudel. Car ce petit village, sur son môle (pour éviter la crue du Rhône, autrefois), a aussi un château : le château de Brangues, du XIV ème et XVIIIème siècles, qui fut acheté par Pau Claudel en 1927 ; sa tombe est dans le parc du château, avec cette épitaphe du poète : « Ici reposent les cendres et la semence de Paul Claudel ». Panneau « propriété privée », nous n’entrerons pas…

Jolie balade, en milieu d’après-midi, le long du Rhône, à Groslée. Nous passons, en un petit kilomètre de l’Isère à l’Ain, mais au bord du Rhône…. trois fleuves ou rivières en si peu d’espace 😉 ! Une piste bien nette, tranquille, le long de laquelle nous faisons quelques rencontres étonnantes :

Toute cette partie le long du Rhône, du Pont de Groslée (pont suspendu que vous apercevrez sur une des photos) jusqu’à Murs-et-Gélinieux, est un site naturel protégé (ZNIEFF). La piste nous conduit à un bras mort du Rhône. Calme, douceur de la lumière, reflets d’hivers… une très belle fin de 1er janvier.

Retour à Brangues, pour une dernière soirée. Discussions, Whist, « Barbu » (et oui, ils ont réussi à me faire jouer aux cartes… 😉 !), demain ce sera le départ vers nos maisons respectives.

Et le 2 janvier, sous un beau soleil, nous repartons vers Galembrun, avec toutefois un détour par l’Ardèche. Arrêt chez Ardelaine, à St Pierreville (passez-y, si vous êtes dans le coin, c’est un lieu vraiment sympa : https://www.ardelaine.fr/ ). Puis, toujours par des petites routes tournicotantes, nous arrivons chez notre amie, au Taupenas. Le mistral qui nous a poussés presque depuis le départ souffle de plus en plus fort, le Rhône « frisait » lorsque nous l’avons traversé, villages à flan de montagne se dorant au soleil, château entraperçu derrière un rideau d’arbres, et la lumière sur les montagnes ardéchoises, magique. Bien différente de celle de la veille…

Nous avons fini la soirée devant un scrabble à la lumière des bougies… le mistral avait eu raison des lignes électriques ! (remises en services, même si les services publics sont bien mis à mal, il en reste tout de même quelques notions. Merci aux agents !)

Voilà, notre séjour d’entre deux années est terminé… le prochain nous emmènera vers Besançon, mais en attendant, j’espère que je pourrai vous proposer d’autres balades ou voyages ici et ailleurs… balades dans notre campagne, si le soleil le permet, avant de vous entrainer dans les masques et costumés du Carnaval de Venise, dans un mois et demi !

Sortie au parc.

Grand soleil, ce mardi 15 janvier. Je devais aller poster deux dossiers pour le prochain Festival Danses et Musiques Pour Tous (du 14 au 21 juillet, 10ème édition !), et j’en ai profité pour faire une balade dans le magnifique parc de Launac.

Des arbres que l’on peut classer comme « remarquables », cèdres bicentenaires, pins parasols, chênes, et un cyprès chauve. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, et même si, depuis le parc, on aperçoit le donjon du château de Launac, ce parc ne faisait pas partie du château.

C’était, au XIIIème siècle, celui de l’hôtel particulier du Vicomte Framond de la Framondie (joli, n’est-ce pas ?). Il reste quelques vestiges de cette propriété, dont une orangerie malheureusement en ruine :

Et une sorte de petite île sous les ombrages de laquelle, l’été, il fait bon se promener. Et aujourd’hui, soleil + ciel bleu + eau = magnifiques reflets !

Mais le parc, c’est aussi, outre ses arbres, ses « ruines », son île, un espace où chacun peut respirer, marcher tranquillement, rêver (les grands cyprès et leurs immenses branches, dont l’ombre vous invite à la sieste, en été…). Et faire un peu de sport, grâce au petit parcours santé entre les arbres.

Vous pouvez y passer la journée (des jeux pour les enfants ont été installés, merci à Lydia pour son obstination 😉 ), venir pique-niquer (à condition de ne pas oublier d’utiliser les poubelles), sous la surveillance d’une superbe sculpture, créée il y a quelques années par un artiste Africain, à partir d’un arbre mort, lors du Festival Wassa’n Africa (le premier week-end de juillet, entrée libre : https://www.wassanafrica.com/ ).

Mais attention… pas question de vous baigner dans l’eau qui entoure la petite île…. même si ce site semble vous y inviter 😉 !

Mon « vendredi fou »

Car c’est ainsi que les Canadiens appellent ce que trop de médias nomment « black friday ». Et avouez que c’est bien plus sympa. Ici, ce vendredi a été plutôt grisailleux, mais avec un beau moment ensoleillé. Et comme j’avais décidé d’en faire un « vendredi vert », me voilà partie pour une balade vers « la plaine » (autrement dit le côté plat du village, côté est). J’en ai rapporté quatre ou cinq nuances de vert… les feuilles de colza vert foncé, les jeunes pousses dans les champs, quelques feuillages encore verts par-ci par-là, le tout sur fond de ciel gris.

Vous l’aurez remarqué, il y a aussi du marron-roux, feuilles ou champs labourés.

Et à ces verts, ces roux, s’ajoute du jaune (à la mode en ce moment…), par petites touches.

Sur la fin de la promenade, un rayon de soleil. J’étais à côté d’un mini bois, j’y suis entrée, la lumière était magnifique.

Au bord du chemin, les figuiers tout nus deviennent d’un beau bleu-gris, et au coin de la route, un dernier flamboiement…

Finalement, ce fut un vendredi plein de couleurs et je n’ai pas regretté de ne pas participer à ce « vendredi fou » ! Vous me direz que, le magasin le plus proche étant la boulangerie du village voisin, je n’ai eu aucun mérite à éviter les dépenses suggérées par le commerce…. 😉

Balade d’automne

Après un réveil en plein brouillard, une balade cet après-midi d’un peu plus de 8 kilomètres, à travers champs et bois pour la première partie, sous le soleil retrouvé… balade troublée par les pétarades des moto-cross sur leur terrain, qui nous ont fait revenir autrement que prévu, plus bas, par la route et la fameuse côte du Moulin ! Soleil, fraîcheur agréable, les arbres commencent à dorer, sur les murs des maisons la vigne vierge rougit, et les champs labourés hésitent entre le roux et l’ocre…

Novembre est arrivé._DSC0930

Surprise…

… mais pas rigolote, pour Raymond qui voulait ranger des trucs dans la cabane au fond du jardin. Coup de fil à Georges, notre copain apiculteur : ce sont des frelons bien de chez nous, mais il vaut mieux détruire le nid. Désolée pour Dame Nature, bombage, puis incinération une fois le nid tombé. Mais quel chef d’œuvre !

Et moi, je voulais profiter de la température bien fraîche pour aller ramasser les prunes mauves (toujours au fond du jardin, tiens), mais voilà, elles ne sont pas mûres… il va falloir encore attendre quelques jours pour la confiture !

En plus, la confiture faite avec ces fruits est super délicieuse. Alors on attendra !

Elle est arrivée !

Depuis deux ou trois jours on commençait à l’espérer. Je n’aurais pas cru, il y a deux mois, que j’attendrais aussi impatiemment ces quelques gouttes ! Cet après-midi, enfin, nous avons pu faire une petite marche, la température étant supportable. Le ciel était bien menaçant, mais les tournesols ne semblaient pas inquiets, même si de temps en temps le vent les ébouriffait (et voilà, du coup, l’abeille est toute floue !). Devant la maison, les fils électriques (je crois que notre hameau est champion du monde pour le nombre de fils qui se baladent dans les airs…) traçaient leurs signes cabalistiques sur fond bien gris…

Je suis rentrée juste à temps à la maison ! Bon, ça n’a duré que quelques minutes, le temps de courir fermer les fenêtres, rentrer le séchoir du linge…

Ensuite vient le plaisir d’un tour au jardin, admirer les perles d’eau sur les fleurs !

En espérant que demain le soleil reviendra… 😉 !

La campagne à la ville ?

Ou la ville à la campagne ?

Oui, devant l’hôpital Purpan, de chaque côté des voies du tram (là où les soignants ont fait leur clip avec Orelsan : youtu.be/UJ8JXr_LIW4 ), sauf que jeudi, il faisait un grand beau soleil, pas comme sur la vidéo, et la plupart des personnes cherchaient l’ombre à l’abri des bâtiments !_DSC0687 Et donc, de chaque côté des rails, des rues, incroyable, un immeuble à insectes, des bandes de fleurs des champs, des abeilles…

Bonne fin de semaine !

Au jardin

Ce printemps n’en finit pas de nous embrouiller, tantôt proche de l’automne, tantôt estival ! Enfin, pour cette semaine « à trous », on ose espérer que ce sera le printemps « pour de vrai » 😉 ! En tout cas, le jardin se réveille vraiment, les hirondelles sont enfin revenues, les lilas blancs continuent d’embaumer l’air, les iris s’épanouissent au soleil, les premières roses pointent leurs pétales, alors que les petites roses crème du rosier liane commencent à se perdre dans le feuillage,

les plantes achetées il y a déjà trois semaines prennent leurs aises dans leur nouvel environnement, les petits fraisiers espèrent rougir un peu, la ciboulette fleurit,

les pivoines continuent à se faire désirer,

dans l’herbe à l’ombre les pâquerettes rappellent que ce sont elles qui annoncent le printemps… et bientôt les fleurs de sureau s’ouvriront pour accueillir les cétoines dorés. Du moins je l’espère…