Elle est arrivée !

Depuis deux ou trois jours on commençait à l’espérer. Je n’aurais pas cru, il y a deux mois, que j’attendrais aussi impatiemment ces quelques gouttes ! Cet après-midi, enfin, nous avons pu faire une petite marche, la température étant supportable. Le ciel était bien menaçant, mais les tournesols ne semblaient pas inquiets, même si de temps en temps le vent les ébouriffait (et voilà, du coup, l’abeille est toute floue !). Devant la maison, les fils électriques (je crois que notre hameau est champion du monde pour le nombre de fils qui se baladent dans les airs…) traçaient leurs signes cabalistiques sur fond bien gris…

Je suis rentrée juste à temps à la maison ! Bon, ça n’a duré que quelques minutes, le temps de courir fermer les fenêtres, rentrer le séchoir du linge…

Ensuite vient le plaisir d’un tour au jardin, admirer les perles d’eau sur les fleurs !

En espérant que demain le soleil reviendra… 😉 !

Un réveillon d’été ?

L’idée revenait, régulièrement… « on devrait faire les réveillons en été ». Et voilà, cette année, nous avons fini par le faire ! Ce qui nous a permis de découvrir les environs du Mas Saintes Puelles. Oh, pas très longtemps, et pas autant qu’on aurait aimé, étant donné la chaleur intense de ces journées d’été… c’est qu’on n’a plus 20 ans (ni 40, ni même 50) ma pauv’dame ! Rendez-vous était pris, du vendredi 27 juillet au mardi 31. Nous en avons profité pour raccompagner Miss Eriba chez Arlette, le jeudi soir._DSC1044 01_27jul18_on attend

Le jour d’arrivée, le vendredi, pendant que nous étions au calme (et presque au frais) dans le jardin, certains participants piaffaient dans les bouchons, et sont arrivés bien tard dans la soirée !

Mais il restait ensuite trois vraies journées de découvertes, de bavardages, de discussions.

Nous avons commencé, samedi après-midi, par une visite à l’abbaye de Villelongue.

Une abbaye cistercienne perdue au bord d’un ruisseau, ceinturée de hauts murs, et qui revit peu à peu grâce à ses nouveaux propriétaires (depuis 1963) et une association (créée en 1985), s’ouvrant ainsi vers « l’extérieur » ( http://www.abbaye-de-villelongue.com/ ). J’ai aimé l’ambiance qui se dégage du lieu, l’église en ruine, les sculptures, le cloître.

Mais j’avoue que nous avons particulièrement aimé le jardin, exubérant, fantastique « extraordinaire » comme le chantait Trénet… je ne sais si les canards parlaient anglais, mais nous y avons vu aussi des chouettes, un vélo bleu, un cercle magique, un miroir, un lit, des fleurs bleues et roses, des insectes bizarres… et beaucoup d’imagination !

Nous y avons tellement flâné qu’ensuite nous avons dû choisir : Montolieu et ses livres ? ou le moulin à papier de Brousses ?. Finalement, nous avons opté pour la solution sagesse, et continué vers Brousses-et-Villaret où, au fond d’un bois, et là aussi au bord d’un ruisseau, se trouvait ce moulin à papier, un des derniers moulins à papier d’Europe. Visites guidées toutes les heures, très intéressantes, vivantes… et (si j’ai bien compris) par les membres de la famille, travaillant dans ce moulin depuis plusieurs générations. Leur site : https://www.moulinapapier.com/ . Des passionné-e-s, c’est certain !

Évidemment, pour découvrir le village du livre, Montolieu, nous avons dû nous contenter d’une balade dans les rues, les librairies étant toutes – sauf une – fermées, ainsi que le musée des arts et métiers du livre (site : http://montolieu-livre.fr/ ).

Le soir, nous attendait le réveillon, avec… le cassoulet d’Arlette !

Dimanche, nous avions programmé une journée Pierre-Paul Riquet. Canal du Midi, histoire, sites, etc. Petit tour en bateau sur le canal, tout petit tour, « juste pour dire »… suivi d’une présentation de la création de cet ouvrage étonnant d’un monsieur têtu et obstiné, qui malheureusement n’a jamais pu voir son œuvre achevée. Relier l’Océan à la Méditerranée en se servant de la Garonne est une idée qui date de l’Antiquité, pour des raisons économiques, politiques, militaires. Mais c’est sous Louis XIV et grâce à la ténacité de Pierre-Paul Riquet que l’idée a enfin été réalisée. Bref, vous trouverez tout un tas de renseignements sur internet, et moi je mets ici les photos prises ce jour-là ! C’est Sophie qui nous a guidés dans la visite de l’exposition, sur l’aire du Lauragais, et elle a été formidable. Vous avez tout intérêt à lui demander de vous commenter cette exposition sur le Canal du Midi, elle (Sophie) est passionnante (et l’exposition aussi 😉 ).

Ensuite, nous voilà partis vers le premier bassin de retenue du Canal, le Lampy. Aïe… un dimanche, et qui plus est ce dimanche-là, début des vacances des aoûtiens, c’est à éviter ! Tant pis, nous avons tout de même réussi à nous caser, et à trouver un peu de fraîcheur sous les sapins (ou épicéas ?). Vu le monde au Lampy ( http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Lampy/Lampy.php ), nous avons décidé de ne pas continuer vers les lacs suivants, et sommes partis directement visiter l’abbaye de Saint Papoul. Une abbaye en Pays Cathare… J’avoue : la chaleur a eu raison de mon enthousiasme, mais pas que… un chœur, l’ensemble allemand Resonance, se préparait pour un concert en fin d’après-midi, et avait décidé de faire des photos du groupe dans le cloître… et notre flânerie a été ponctuée de leurs demandes constantes de bouger pour ne pas être « dans le cadre », ce qui nous a un tantinet énervés ! L’abbatiale nous a offert un peu de fraîcheur, mais les lieder de Schubert à fond le son (beaucoup de résonance dans l’église, avec un piano qui semblait avoir perdu la pédale douce et un baryton qui faisait son possible pour « passer » au-dessus) nous ont fait fuir… Dommage, du coup cette fin de journée a été un peu gâchée (la chaleur ? la fatigue ?), mais je dois souligner l’accueil extrêmement gentil des deux jeunes femmes présentes à l’entrée. Le site : http://www.abbaye-saint-papoul.fr/ .

Les plus courageux ont continué par la visite des installations au Seuil de Naurouze, un très agréable endroit pour passer une journée : balades, ombrages, le canal, l’écluse de l’Océan, l’épanchoir, la ligne de partage des eaux… et il est même possible de trouver une chambre au gîte de Naurouze.

Quand nous sommes revenus à la maison du Charroun, la soirée au calme a été bienvenue ! Le dernier jour de ce réveillon d’été a été consacré au repos… découvertes informatiques pour Annie et son nouvel appareil (mais comment ça marche ce truc ?), jeux divers (whist et scrabble…), le jardin, les oiseaux, les cigales, bref, repos bien mérité, avant la longue route (pour certains) du lendemain.

Une « aventure » à programmer à nouveau ? En tout cas… à suivre !

Mai à Galembrun

En images, un résumé de ce mois de mai un peu haché… avec ses « ponts », ses festivités, ses manifestations, ses jours de soleil et ceux de grisaille, bref, nous voici déjà au 27 mai, le mois se termine presque, juin arrive, l’été, les vacances….

Une matinée à Toulouse, au Théâtre du Capitole, dans le cadre des journées « tous à l’Opéra » : des costumes en veux-tu en voilà exposés dans les foyers du Théâtre, avant la vente aux enchères. Amandine et Clémence se sont régalées. De magnifiques créations de l’atelier couture-costumes de Théâtre, qui nous ont fait revivre quelques souvenirs, lorsqu’on lisait les étiquettes sur les habits !

Vide-greniers du 8 mai au village. Le réveil a bien sonné à l’heure, mais la pluie était aussi là… 024_8mai_Vide-grenier Galembrun.JPGIl a fallu l’obstination d’Élisabeth pour que je me décide à la rejoindre, vers 9 heures, la pluie s’étant arrêtée. Tout était pourtant prêt dans la voiture depuis la veille, mais par crainte d’avoir à remballer en quatrième vitesse pratiquement tout est resté dans le coffre… Bon gré mal gré, nous avons récolté près de 30 euros… mais le soleil est resté au chaud, lui ! Et la grisaille semblait bien vouloir se réinstaller… les chattes en ont profité pour occuper chaises et canapé de longues heures…

La terre étant relativement facile à travailler, Raymond a pu planter un savonnier acheté au vide-greniers de Launac, cette fois sous le soleil.

Tout doucement, entre un jour gris, quelques orages, du soleil, le jardin s’est coloré, les pivoines se sont ouvertes, j’ai même eu la surprise d’en découvrir une nouvelle, qui jusque là n’avait jamais fleuri, et je crois bien que je l’avais oubliée, la pauvre !, fleurs roses, rouges, bleu clair ou bleu indigo, premiers pavots, et… les cerises ! Hélas, d’une part avec ces sautes d’humeur de miss Météo elles n’ont pas réussi à mûrir convenablement, et d’autre part les oiseaux se sont dépêchés de déguster les fruits, mûrs ou pas !

Finalement, la deuxième partie de mai a été plus ensoleillée, presque estivale même ! La piscine a été rouverte, et j’ai fait quelques longueurs sous l’œil vigilant de Mounette dite Butagaz !

21 mai, Lundi de Pentecôte, le 6ème Marché des Créateurs de l’association Les Arts au Soleil ! ( https://assolesartsausoleil.wordpress.com/  ou sur FB : https://www.facebook.com/Les-Arts-au-Soleil ) a eu droit à une superbe journée, ouf ! Les créateurs ont exposé et (un peu) vendu, discuté avec les visiteurs, et les randonneurs du matin se sont retrouvés sous les acacias pour partager un pique-nique.

De manif en manif, nous sommes arrivés au 26 mai. La marée n’a pas eu le coefficient qu’on aurait souhaité, même si ce fut une belle manif à Toulouse. Sous le soleil. Avec quelques CRS rambotisés, d’autres prêts à la course. Avec des personnes venues en famille. Avec des rencontres d’ami-e-s au hasard de la marche. Avec un essai d’infiltration de Black Bloc, essai contré par le service d’ordre de la CGT, particulièrement efficace. Avec les observateurs Copernic. Avec de la musique, en famille sur un coin de trottoir, ou entre amis et décontractés.

Au passage, quelques coins toulousains…

Pour moi, ce samedi s’est terminé en compagnie d’Élisabeth, par un peu de repos au Bistrot du Matou, avant un concert à la Halle aux Grains, plein d’énergie et d’enthousiasme ! Le programme s’y prêtait bien, le soliste a joué son rôle de brillant jeune soliste avec les cascades de notes du 2ème concerto pour piano de Saint-Saëns (mais zut, c’était Fazil Say que j’attendais… encore une fois malade…), et la 7ème symphonie de Beethoven a conclu avec fougue la soirée ! En ouverture, Ginastera et ses Variations concertantes, sur lesquelles les solistes de l’orchestre ont pu montrer tout leur art et toute leur musicalité. Sarah, magique ! Et Bruno, et … tous, y compris les tuttistes !

On pouvait croire que ce mois continuerait et se terminerait  sous le soleil, le petit-déjeuner sur la terrasse, les fins de journées lumineuses,

mais voilà, c’était trop demander, et ce soir un énorme orage est arrivé, gouttières débordantes, grêle, vent… Dans un mois ce sera l’été, courage !

 

Au jardin

Ce printemps n’en finit pas de nous embrouiller, tantôt proche de l’automne, tantôt estival ! Enfin, pour cette semaine « à trous », on ose espérer que ce sera le printemps « pour de vrai » 😉 ! En tout cas, le jardin se réveille vraiment, les hirondelles sont enfin revenues, les lilas blancs continuent d’embaumer l’air, les iris s’épanouissent au soleil, les premières roses pointent leurs pétales, alors que les petites roses crème du rosier liane commencent à se perdre dans le feuillage,

les plantes achetées il y a déjà trois semaines prennent leurs aises dans leur nouvel environnement, les petits fraisiers espèrent rougir un peu, la ciboulette fleurit,

les pivoines continuent à se faire désirer,

dans l’herbe à l’ombre les pâquerettes rappellent que ce sont elles qui annoncent le printemps… et bientôt les fleurs de sureau s’ouvriront pour accueillir les cétoines dorés. Du moins je l’espère…

 

Des fleurs

Sauvages ou cultivées, elles font le bonheur des yeux et parfument notre environnement. Balade de près de 2 heures aujourd’hui, jusqu’au hameau de Saint Pé. Deux maisons fermées sur les 5 qui constituent le hameau… mais le « jardin » à l’entrée de la jolie chapelle est toujours aussi fleuri, quoique visiblement moins entretenu.

Rencontre avec un chat pas farouche, installé sur le muret d’une des maisons fermées. 28avril18_08_St PéEnsuite, nous sommes revenues par le chemin de l’ancienne voie ferrée. Je n’y ai encore pas retrouvé les orchis, et me suis contentée des « boules » des pissenlits, des aubépines, des fleurs de talus…

Sur fond de ciel bleu, le gui se balançait, et au bas du sentier, quelques troncs d’arbres abattus. J’ai pensé à Janine, qui peut-être trouverait dans le tas de quoi faire une ou deux belles sculptures …

Balade au bois

Galembrun. D’un côté, à l’est, une grande plaine où les haies ont été arrachées pour faciliter le travail des agriculteurs sur leurs engins de plus en plus énormes (il faut voir la tristesse des sols, tout craquelés et aussi durs que du caillou….), avec au bout d’un chemin laissé aux promeneurs (merci), le bois de La Pleysse. De l’autre côté, à l’ouest, le début des collines du Gers, de la Lomagne, et un bois, le bois de Galembrun. Au nord, et au sud, du vert, des collines, des petites forêts… et des champs. Bref. Aujourd’hui, nous avions décidé d’aller dans le bois de la Pleysse. Du vert, du vert, du vert….

Avec des touches de blanc : la stellaire est reine en ce moment, mais j’ai découvert pour la première fois des jacinthes sauvages non pas bleues comme dans les montagnes, mais presque blanches. Et le rose du cherche-midi. Et le bleu vif presque indigo du bugle. Et même un coquelicot, sur le bord du chemin du retour.

Arrêt devant les pivoines déjà grand ouvertes du jardin d’Élisabeth.

Chez nous, ma belle de Shanghai est encore en bouton… cette année, elle me promettait 5 fleurs sur une touffe, une sur une autre, mais des visiteurs gourmands ont grignoté deux boutons, alors je surveille de près les restants. C’est que j’y tiens à mes pivoines !

Contre le mur de l’église, les iris se régalent au soleil… dans notre jardin, par contre, il va falloir attendre. Mais le lilas blanc est magnifique. Et vous sentez ce parfum ?

Couleurs… encore !

Que voulez-vous, grand ciel bleu, et la nature qui renaît… Si vous aimez le jaune citron + le vert et le tout sous un ciel bleu de chez bleu, c’est à Galembrun qu’il faut venir, et descendre la côte du Moulin ! (ah, oui, après il faut remonter… mais on prend le temps !)

Pour le jaune soleil, il faut attendre juillet et les tournesols… Mais il n’y a pas que du jaune et du vert, on trouve aussi du mauve en ce moment : les lilas fleurissent dans les haies, et dans les champs en jachère ou les bords de chemins les orchis sont de retour :

Au bout de la côte du Moulin, il y a le Marguestaud, bien rempli en ce moment. Et le long du chemin, dans les herbes, les « sauvages » apportent leur touche de couleur.

17avr18_18_enfin !

 

Jardinage au retour, dans les environs les tondeuses ronronnent du matin au soir pratiquement, c’est le moment de visiter les jardineries, de vérifier les pots… et de ressortir, enfin, les tongs ! Le printemps fait tourner la tête……… et les photos 😉

Balade (encore)

Reprise de la marche, enfin ! Entre la pluie, le vent, les amies, cela faisait une semaine (au moins…) que je n’avais pas fait ne serait-ce qu’un petit kilomètre à pied. On dirait que le temps devient plus sympa pour la marcheuse moyenne que je suis, et j’espère bien pouvoir reprendre plus régulièrement. Donc, aujourd’hui, après un repas à l’italienne, me voilà partie avec Élisabeth pour un tour vers Saint Pé. Oui, hier, en faisant les courses, nous avons trouvé sur notre passage, dans notre magasin bio, un Prosecco « vegan »…

et une idée en apportant une autre, Prosecco = Venise = Spritz = Élisabeth = et si on se faisait un repas italien avec elle ? C’est bien d’être un nanti de retraité, on n’a pas besoin d’attendre une journée de repos pour se retrouver ! Un tiramisù pour dessert, un café, et hop, en route pour Saint Pé ! 03_5avril18_balade_colzaVous le voyez, ciel bleu de chez bleu. Bon, le démarrage a été un peu difficile… mais nous avons fait nos 8 kilomètres et demi sans problème, et en même pas 2 heures. Et même si le dénivelé n’est pas énorme, ici, les chemins sont loin d’être plats… Sur la photo « longue », Galembrun est juste entre les deux collines tout en haut, et nous avions encore à descendre jusqu’au Marguestaud. Ah mais. Ciel vraiment bleu, certes, mais pour les champs, il y a encore le choix des couleurs : vert pétant, jaune colza, ocre moiré, selon que les champs sont déjà semés ou en attente…

L’entrée devant la petite chapelle de Saint Pé est toujours aussi bien entretenue, fleurie… et devant la maison d’en face un énorme buisson de romarin en fleurs est tout bourdonnant d’abeilles. Miel de romarin « en devenir » quelque part dans les environs…

En bas du village, nous prenons le sentier de l’ancien chemin de fer… plus large qu’un sentier, bien sûr, puisque le train y passait. Germaine nous racontait qu’elle prenait ce train lorsqu’elle était jeune, et que, quand ça montait un peu trop, les gens descendaient des wagons ! Je n’ai jamais su si c’était vrai ou si elle nous faisait marcher 😉 . En tout cas, à l’époque ( 70 ans ? 80 ans ?) les petits villages étaient desservis par un service public… aujourd’hui, il n’y a même plus de bus dans le coin. Bref. Le chemin est agréable, passe entre les champs, entre deux petits bois, est bordé de violettes, de fleurs sauvages, d’aubépines, mais je n’ai pas retrouvé les orchidées, c’est peut-être encore trop tôt ?

Au retour, quelques photos de la mare bien pleine. Depuis quelques jours des « taches » au milieu de l’eau m’intriguaient, mais chaque fois que nous passions nous étions en voiture et je n’avais pas encore pris le temps d’aller voir de près. En fait, ce sont des dizaines de crapauds ou grenouilles se prélassant sur l’eau… en faisant un bruit impressionnant ! Si si, regardez bien, entre le reflet du saule et celui du mur du cimetière… Je suppose qu’elles pondent ? Au passage, je n’ai pas pu résister au jeu de miroir de la petite fille se promenant au bord de l’eau…

Voilà. La journée est pratiquement terminée… il y a deux mois, à cette heure c’était presque la nuit, aujourd’hui on a l’impression de commencer l’après-midi ! (enfin, pas tout à fait… 😉 ). Je vais repartir en Islande, en images, et essayer de terminer l’album du dernier voyage… moutons et cygnes remplaceront les grenouilles !

Galembrun

Aujourd’hui, séance photos de notre hameau. 07_29mars18_GalembrunPour le concert de clôture du prochain Festival ( http://www.festivaldansespourtous.fr ), le 15 juillet, concert avec des musiciens de l’ensemble Baroque « Les Passions » et trois musiciens venus de l’autre côté de notre terre (Mongolie, Taïwan et Chine), Catherine m’a demandé des photos de l’église. Le temps à peu près convenable, mi-bleu mi-gris, m’a invitée à sortir, et finalement faire le tour du hameau, pour changer de celui du jardin ! Galembrun n’est pas bien grand… une ancienne bastide (40 foyers à la fin du XIVème siècle) dont il ne reste pas grand chose, une mare, une église du XIXème, des places, de la verdure, du calme, des oiseaux, un vieux pigeonnier un peu abandonné, et pas mal d’animations : fêtes, festival, randonnées, marché de créateurs, grâce à deux associations, le Comité des Fêtes et « Les Arts Au Soleil ! ».

D’un côté « la plaine », champs démesurés dont les haies ont été soigneusement éliminées par les deux ou trois gros agriculteurs du coin. De l’autre, des coteaux, quelques champs.

Des bois, pas de quoi se perdre, mais bien agréables. Des petites routes. Pas de transport en commun… alors qu’il y a à peine plus de 60 ans un train passait ici, reliant Cadours à Grenade. Mais un hameau où il fait bon habiter !040_20mars16_Galembrun Et l’église ? L’église étant, comme presque partout dans les villages, fermée du lundi au lundi…, nous avons fait quelques photos de l’intérieur après la messe d’adieu à Germaine (oui, elle est décédée il y a 15 jours, mettant ainsi fin à 45 années de bon voisinage, de partage, d’échanges de services), mais il fallait aussi l’extérieur. Ce qui, au départ, était le but de ma sortie ! Alors, la voici :

Dans cette page, il manque les chants des oiseaux, encore présents dans notre calme campagne, car nous sommes du côté de la « coulée verte », avec des bois sur la colline en face, des terres en jachère autour de nous, et… des restaurants à oiseaux dans notre jardin !, il manque les odeurs des fleurs des jardins, mais aussi l’odeur persistante des fleurs de colza qui fleurissent en ce moment dans les champs de « la plaine ». D’ailleurs, si le soleil revient, les papillons vont bientôt venir y folâtrer, et avec un peu de patience j’arriverai à faire quelques images. Pour le moment, je dois me contenter des fleurs sauvages, pâquerettes et ficaires, mais aussi, sur notre petite place, les ornithogales en plein épanouissement : des fleurs qui ne se réveillent qu’à 11 heures… solaire, heure d’hiver ou d’été, peu importe, fin mars, elles sont là !