Les « longues » balades sont de retour. Du moins les circuits dans les environs de Galembrun, petites boucles entre 5 et 8 kilomètres. Et comme je prends mon temps, ou plutôt je prends le temps de sentir, regarder, respirer, photographier, ce sont souvent des balades de plus de 2 heures ! Dimanche, la boucle nous a menées à Saint Pé, hameau minuscule perché sur une colline. Galembrun étant aussi un peu perché, il y a eu quelques montées et descentes… Route de Pelleport au départ, mais ensuite, descente dans un petit bois par un sentier encore un peu raviné par les pluies des saints de glace.
Au bout de ce sentier, on rejoint l’ancienne voie ferrée, devenue un agréable chemin de balade. Par endroits de belles flaques, restes des dernières pluies. Au début, c’est un bois qui borde ce chemin. Ce qui est bizarre, c’est que le bois, des deux côtés, est parfois en contrebas de la voie, parfois se retrouve au même niveau !
La forêt cède la place aux champs. Plus loin, les collines, le village de Drudas. Fleurs sauvages, terres ocres, champs de blé encore vert. Et le chemin arrive au bas du hameau de Saint Pé. A gauche, on rejoint Drudas, à droite on grimpe vers Saint Pé.
A Saint Pé, petite halte à la chapelle, coquette, bien entretenue. Quelques maisons (5, si je compte bien) fleuries, où se baladent abeilles et papillons 😉
On reprend la grimpette pour retrouver la route de Pelleport… et toujours les collines, les champs, verts clairs, sombres, acidulés mélangés, avec le rouge des coquelicots, ou ce rose vif sur un talus inondé de rosiers (devenus) sauvages.
Retour à Galembrun. La mare est magnifique, le saule balance ses branches au dessus des libellules lumineuses, les grenouilles se confondent avec l’herbe ou font la planche sur l’eau… on pourrait passer de longs moments devant ce spectacle !
D’autres boucles en prévision… pour le moment, entre le jardin et les environs, nous ne cherchons même pas à profiter des 100 kilomètres de sorties autorisés 😉 !
Enfin, j’ai fait cette balade reportée depuis samedi 😉 ! J’ai bien vérifié jusqu’où je pouvais aller, pas de problème pour la distance, le petit bois est bien dans le périmètre, ainsi que le Marguestaud. C’est plus compliqué de gérer le temps… entre les arrêts photos, les sentiers qui tournent, montent et descendent… d’autant que je ne fais plus totalement confiance à ce genou réparé….
Beaucoup de vert, je dirais même DES verts ! Premier arrêt pour admirer le paysage
Dans le petit réservoir d’eau, les grenouilles chantent à tue-tête… mais si j’étais persuadée qu’il avait assez plu cet hiver, la terre craquelée me dit le contraire (tiens, à l’heure où j’écris, il commence à pleuvoir, j’ai bien fait de ne pas encore remettre la sortie à demain)
Je suis le chemin vers le petit bois, mais cette fois je vais entrer dans le bois par un sentier que je n’ai jamais pris, je navigue un peu « au pif » !
Les herbes et les fleurs sauvages se partagent les taillis, je retrouve les violettes, pissenlits, mais aussi beaucoup de fleurs dont je suis bien incapable de trouver le nom…
Finalement (j’avoue que j’étais un peu inquiète de ne rien reconnaître…) j’ai trouvé un beau chemin, tranquille, qui m’a amenée en bordure d’un champ. A tout hasard, j’ai continué, le Marguestaud n’était pas loin, les arbres qui le bordent me servant de repère.
Et toujours des violettes, la consoude, et des plantes mi-herbes mi-fleurs, d’un jaune-vert lumineux.
Au bas du bois, à la limite du bois et d’un champ, une mini falaise, aux tons et à l’aspect bizarre, mélange de roche dure et de pierre friable, strates grises et ocres… ?
Et enfin j’ai retrouvé le vieux champ en friche, le chemin habituel qui descend du bois pour mener au gué du Marguestaud. La terre est par endroits extrêmement sèche, à d’autres boueuse… mais le ruisseau coule joliment.
C’était vraiment le moment du retour ! Mais là, je connaissais bien le trajet 😉 . Au bas du chemin, avant un champ soigneusement labouré et hersé (mais avec un chemin tout autour, merci !), un massacre à la tronçonneuse. Peut-être normal, logique, il y a probablement une raison valable, mais c’est triste à voir.
Jeunes feuillages, des chatons de peuplier tombés, tout doux (dire que ces jolies choses peuvent être dramatiques pour certains lorsque c’est la saison…), des boutons d’églantines, encore des pissenlits, des ficaires, et le sentier bordé de haies aux entrelacs de branches grises reprend quelques mètres avant les premières maisons (ou les dernières, au choix…)
Les moutons viennent à ma rencontre, les derniers nés sont tout mignons, blancs et noirs…
Retour presque à temps à la maison. Étonnée d’entendre passer et repasser un hélicoptère au-dessus du village. Serai-je repérée 😀 ? Demain, c’est jour des courses, Guillemette nous a fabriqué des masques, on va assurer !
Parce qu’on ne peut pas aller tous les jours à la montagne (ou à l’océan 😉 ) mais qu’il faudrait aller marcher régulièrement (chose que je me répète chaque jour sans la mettre à exécution), et surtout quand dès le matin soleil et ciel bleu vous invitent à sortir…
… hier après-midi, petit tour vers « le Poutou » par le sentier des moto-cross, celui qui longe un petit bois. Motos et chevaux tracent le chemin depuis longtemps… chemin le long duquel haies de ronces et épineux sont (trop) bien taillées, mais où les jonquilles sont toujours là, et même de plus en plus !
Bien sympa ce chemin, même si par endroits il faut vraiment se faufiler tout contre la haie de ronces pour ne pas se retrouver les pieds dans la gadoue !
Les températures presque printanières, si on oublie le vent frisquet, ont réveillé les arbustes… bourgeons, jeunes feuilles, aubépines, ajoncs, ficaires, et toujours le si beau cognassier du Japon (aux fleurs bien plus belles que son nom…).
La petite retenue d’eau a meilleure mine que lors de mon dernier passage… mais il va falloir un peu plus d’eau pour qu’elle accueille les libellules cet été… on râle quand il pleut, mais la pluie est aussi indispensable que le soleil !
Pas d’incursion dans le petit bois, cette fois, d’une part nous étions parties juste pour une heure/une heure et demie, d’autre part… la crainte de retrouver le bord du Marguestaud encore plus boueux que le sentier 😉 . La palombière est toujours debout (j’espère qu’elle n’est là que pour le décor…) et nous entrerons dans le bois une autre fois !
… mais des vacances d’un jour 😉 ! Ce jeudi, on va à la montagne, faire des bonhommes de neige, et marcher dans la neige. Direction le plateau de Beille (en Ariège), dans la vallée d’Ax. En principe, Beille c’est :
Renseignements pris, la neige sera au rendez-vous. Journée ensoleillée, sur la route, les Pyrénées apparaissent par moments, oui, blanches. Mais plus on se rapproche, moins on voit de neige ! Après Tarascon (sur Ariège, pas l’autre), Les Cabanes, et on grimpe vers Beille. Tout de même, on passe de 470 mètres à 1 800 mètres d’altitude. Il paraît que lorsqu’on est à Beille, c’est comme si on était en Scandinavie… ils n’ont peur de rien ces Ariégeois 😉 ! (site de la station, vous verrez que je n’invente rien : http://www.beille.fr/fr/beille/detail/11/la-station ). Finalement, on commence à voir quelques plaques de neige sur les côtés, et… ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! il en reste. Bon, nous n’étions pas venus pour faire du ski, ni des raquettes, et c’est aussi bien car… (mais par contre, le paysage, ouaouh !)
Bref, après un pique-nique rapide (ben oui, nous ne sommes pas des lève-tôt, et il y a tout de même 2h30 de route… ) les filles foncent fabriquer leurs bonhommes de neige (photo de Guillemette, sur son blog https://uneviedallegresse.wordpress.com/category/ma-vie/ )
Pendant ce temps, Guillemette et moi allons prendre un café, avec vue imprenable sur les Pyrénées. Et les skieurs et lugeurs, parce que oui, il y en avait (encore une photo de Guillemette, la mienne était complètement ratée).
Quand les artistes ont eu fini leurs sculptures 😉 nous sommes parties marcher… La belle balade dans les bois étant déconseillée sans raquettes, nous sommes parties vers le Sarrat.
Normalement, en hiver (Scandinavie oblige 😉 ), vous pouvez faire des balades en traineau tiré par des chiens… mais là… les traineaux s’étaient transformés en chars à roues ! Nous sommes redescendues vers la cabane d’accueil des balades en traineau, un attelage venait d’arriver, et les chiens dételés couraient partout, se roulaient dans les plaques de neige…
Peu à peu les nuages ont caché les sommets de Pyrénées, il commençait à faire plus frais sans soleil.
Retour vers la voiture, le soleil éclairait encore le versant de la vallée d’Ax. Les bonhommes de neige qui nous avaient accueillies le matin étaient toujours là… (et ceux des filles restaient bien cachés derrière les petits sapins). Sur le parking, le camion de la station espérait pouvoir encore se servir des chaînes…
Finalement neige abondante ou juste un peu, on s’en moque, ce fut un beau jeudi de vacances. Merci.
Jeudi, journée marche ! Manif le matin à Toulouse, mais là, il faut bien avouer que ce n’est pas vraiment de la marche… j’ai ajouté quelques fenêtres, balcons, à ma collection 😉 . Quant aux immeubles modernes de Compans-Cafarelli, les ombres en dentelles des arbres encore nus apportaient une touche de poésie – bien nécessaire – sur leurs murs.
Nous avons attendu l’arrivée de la manifestation au pont sur le canal, près d’Héraklès. Et la descente de cette marée humaine depuis le pont des Catalans, envahissant les 4 voies et les côtés du pont était vraiment impressionnante !
Avant de quitter notre village, il a fallu dégivrer les vitres…
Retour à Galembrun, et re-marche l’après-midi, avec Guillemette, dans le bois de Galembrun. Je suis toujours à la recherche de la boucle qui faisait le tour du bois… hélas, le départ est impeccable, mais il se transforme vite en ruisseau… ce n’était pas prévu, et les chaussures (pas vraiment de marche) se sont vite couvertes de gadoue. Nous avons réussi à ne pas nous étaler, mais je n’en ai pas été loin… bref, nous avons pas mal pataugé !
Il va falloir en prendre son parti, les coupes effectuées par je ne sais quelle entreprise (qui paraît-il était chapeautée par l’ONF) n’ont pas arrangé ce côté du bois… mais c’était très joli, ce ruisseau serpentant entre les herbes, joncs, genêts. Et je reviendrai quand les genêts seront en fleurs, ce sera sûrement magnifique.
Une fois franchi ce passage, nous avons retrouvé le chemin « d’avant » (et je confirme, c’était mieux avant… 😉 ) pour terminer la boucle. Les pins (rares dans ce bois) balancent leur cime au soleil, les rayons de soleil illuminent les mousses au pied des arbres ou sur les branches mortes, mais les feuilles ne pointent pas encore sur les branches. Et les tapis de pervenches ont disparu 😦
Retour tranquille par la route, puis le champ « de Germaine », celui où, en mai-juin, poussent les orchidées sauvages. Et pour terminer, les fleurs du cognassier du Japon, de plus en plus magnifiques, sur le haut du coteau.
Ce soir, Mahler, 2ème symphonie « Résurrection » à la Halle aux Grains. Entre-temps, j’ai nettoyé mes chaussures, rassurez-vous 😉 !
Un mois de janvier 2020 bien mouvementé en France (et ailleurs, il faut bien le dire). Hélas, depuis notre campagne, il n’est pas toujours simple de participer à toutes les manifestations « en ville », et je me vois mal défiler avec une pancarte sur la place de Galembrun… quoique… peut-être ne serai-je pas toute seule au bout d’un moment, des curieuses et curieux pourraient m’y rejoindre ?
Allez, comme nous avons participé tout de même à au moins une manif par semaine, et puisque je partage un résumé en images de ce mois de janvier, voici quelques photos de manifs. Le pauvre Héraklès, sur son rocher, avait du mal à se concentrer sur son arc, avec autant de monde défilant 😉
Il a eu des journées de grand soleil, un dimanche de balade tranquille dans le coin. Haies fleuries, terres labourées, champs de colza aux rangs bien alignés, petites mares bien remplies où le ciel se reflétait avec bonheur, et au retour le clocher de l’église doré sous le soleil du soir.
Il y a eu des journées de brume, qui se sont transformées en après-midi de printemps et des journées de pluie et de grand vent qui ne se sont pas transformées… Des moments de jardinage, pour remettre un peu en état mon carré d’herbes (où des jonquilles ont trouvé de la place, mais d’où viennent-elles ? mystère, je ne les ai pas semées, ni là ni ailleurs…), un après-midi ensoleillé. Un tour de jardin, petit inventaire des fleurs nouvellement arrivées, violettes, hellébores. Ce matin, les herbes étincelaient sous le soleil après la pluie de la nuit, une fleur de ficaire pointait… petits bonheurs de la nature… Je crois que j’ai fait mienne cette phrase d’Epicure : « Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien », non pas faute de mieux, mais plutôt par bon sens 😉
A midi, nous avons enfin réussi à fêter l’anniversaire de Guillemette ensemble, Mathusine junior et Mathusine senior réunies… Pour nous (Raymond et moi) qui passons souvent nos journées dans un grand calme, c’est assez ébouriffant !!!! mais ça nous fait du bien 😉 . Attrape-rêves fait par Clémence, très chouette. Et encore un très beau dessin de Manon.
En fin de journée, en allant porter leur repas aux poules du voisin, j’ai profité de la vue toujours aussi lumineuse sur notre coulée verte (je croise les doigts pour que JAMAIS on ne puisse vendre et viabiliser cette petite vallée…) vers le bois de Galembrun. Sur le talus, le cognassier du Japon est recouvert de boutons et fleurs déjà ouvertes.
Dans le bout de champ où sont les poules, toutes les anciennes machines agricoles de Maurice sont ça et là, rouillées, abandonnées, mais dignes d’un musée des vieux outils. Quel dommage, mais qui pourrait être intéressé ?
Sur le chemin du retour, la mousse et le lierre habillent les pierres du vieil abri, et au coin d’un mur les pervenches fleurissent.
Devant mon bureau, le cyclamen joue avec son ombre sur la vieille poterie rapportée des Cigalons, autour de laquelle le lierre s’enroule joliment.
Il y a eu de beaux couchers de soleil pendant ce premier mois de 2020… je ne les ai pas tous photographiés, souvent parce que j’étais trop plongée dans les dossiers du festival de cet été (Festival Danses et Musiques Pour Tous, du 13 au 19 juillet 2020) et que j’en oubliais l’heure… mais quand j’étais dehors, quel régal !
Demain février débute… dimanche, au marché de Launac, crèpes et café au programme ! Mais pour terminer ce tour dans mon mois de janvier 2020, soleil couchant sur le mur d’entrée, avec (encore une fois) le jeu d’ombres de quelques vieux outils et bouts de ferrailles récupérés dans la maison lorsque nous y sommes arrivés, il y a 47 ans !
Une petite semaine de balades, visites chez des ami-e-s, entre Alpes de Haute Provence et Beaujolais (nouveau). Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, nous sommes passés par la Minervoise, au lieu de suivre l’autoroute… puis traversée d’Avignon, et pour finir, un ciel tout doux avant d’arriver à Céreste.
Première pause, Céreste, au pied du Lubéron. Un petit village bien tranquille en cette arrière-saison ! D’un côté le vieux village et ses ruelles caladées souvent pentues, ses vieilles maisons, ses remparts. De l’autre, une partie plus récente, avec ses maisons grimpant dans les collines. Et la route d’Apt à Forcalquier traversant la ville. Beaucoup de balades à faire dans les environs. J’en ai décrit une sur cette page : https://bborda-silvand.blog/2019/11/25/ambiance-gothique/ , mais il y a aussi le chemin des crêtes, et pour les fans de vélo une belle route cyclable d’Apt à Forcalquier. Pour les gourmands, outre la halte chez Karine et Manu, à « La rue des biscuits », il y a un restaurant très sympa dans Céreste, les fruits confits à Apt, les fromages de chèvre à Saignon, etc etc… Sans oublier les marchés !
Le mercredi, direction Apt, où nous avons failli découvrir le musée de la Fondation Blachère ( http://www.fondationblachere.org/ ). Mais… une exposition venait de terminer, la prochaine ouvre le 5 décembre, il était entre deux expositions, donc nous nous sommes contentés du beau magasin d’artisanat Africain, et de la boutique de décorations de Noël… car la maison Blachère fournit en décorations électriques toute la France ! Si, si, allez voir sur leur site https://blachere-illumination.com/ . Comme le thème de Décembre dans https://www.facebook.com/groups/EnFranceAussi/ est « illuminations », j’ai profité de cette visite pour préparer ma participation avec quelques photos de la boutique…
Jeudi matin, départ pour Blacé, chez les amis du Beaujolais. Nous avons pris le chemin des écoliers, ou plutôt la route impériale pour commencer… un vrai régal. En plus, notre « Cocotte » (surnom du GPS) nous a fait prendre des petites routes (on se demandait parfois si elle n’était pas perdue et nous avec…), bordées d’arbres aux couleurs magnifiques (non, désolée, pas de photos, j’ai simplement regardé, et c’était bien beau). Nous avons roulé entre des champs enneigés, puis presque sous le soleil, montagnes blanches en fond, villages dans la plaine…
Mais nous avons tout de même fini par retrouver un morceau d’autoroute, pour arriver enfin à Blacé. Parce que… ben oui, 3ème jeudi de novembre = lancement du « Nouveau ».
Pas de découvertes de nouvelles caves cette année. Nous étions davantage préoccupés par la santé de Gil. Mais nous ne pouvions pas ne pas aller dire bonjour aux jumeaux du Domaine Monternot, d’autant que nous avions quelques cartons de commandes à rapporter jusqu’à Launac ;-). Photos prises à la « trop-va-vite », mais c’est pour l’ambiance… toujours aussi extraordinaire dans ce caveau !
Nous ne pouvions pas non plus manquer d’aller vérifier si la production de Yannick De Vermont à Vaux-en-Beaujolais était toujours aussi réussie ! Samedi, donc, direction Vaux-en-Beaujolais… ou Clochemerle, comme vous voulez, puisque c’est là que se situe l’action du livre « Clochemerle » de Gabriel Chevallier. Un village qui mérite bien le détour… (décors par Paul Dufour, fresques « à la manière de » Dubout, sur quelques murs et façades du village).
Dans le caveau de Yannick De Vermont, une belle statue du patron des vignerons… et nous avons pu constater que tout continuait à se passer fort bien pour ce jeune viticulteur, sympathique, engagé, et ardent défenseur des valeurs locales.
Dimanche, rassurés sur la santé de Gil, nous avons pris le chemin du retour, cette fois par l’autoroute. Traversée de l’Auvergne sans neige sur les Puys (peut-être y en avait-il sur le Sancy, mais il était tout ennuagé de gris), et nous avons repris nos activités habituelles après cette petite coupure !
Dimanche 1er décembre, à Launac, c’est le marché de Noël. L’association y sera présente, pour prendre les réservations au concert de Noël du 20 décembre, et les commandes de chocolats des retardataires…
Bon, d’accord, ce sont plutôt des bois que des forêts qui nous entourent… mais le plaisir est le même, surtout en cette période automnale : marcher sur des tapis de feuilles mortes, respirer les mousses et les arbres, et découvrir les nouvelles couleurs des feuillages. C’est sûr, nos petits bois ne rivaliseront jamais avec les grandes forêts, il y a chez nous davantage de chênes que d’érables, et nous n’avons pas les roux et ors flamboyants des forêts vantées par les magasines de tourisme… nous n’avons pas non plus des kilomètres de chemins pour faire le tour du bois !, mais en suivant les sentes tracées par les animaux, au hasard, on peut presque se croire perdu 😉
Ici une feuille sur une branche de genêt, là des mousses étoilées ou des lichens argentés, des feuilles multicolores, un coup de soleil sur un feuillage, un peu de bruyère fleurie…
Les troncs d’arbres se jouent de la géométrie, emmêlant courbes, arcs, lignes droites ou sinusoïdales…
Le ciel se reflète dans les flaques d’eau, les arbres sont pris de vertige en s’élançant vers le bleu, le soleil joue avec l’ombre dans les feuillages.
Et au milieu de l’allée un « trou » semble nous inviter à faire comme Alice, et passer de l’autre côté du miroir…
Nous étions parties, Amandine et moi, puis Guillemette nous a rejoint, pour faire des repérages (une famille souhaitait qu’elle fasse des photos en forêt. Guillemette est photographe : http://www.guillemettesilvand.fr ou gsilvand.wixsite.com/photographe#! et un joli article : bienvubobby.com/guillemette-silvand-la-photographe-au-regard-d-enfant ), et Amandine en a profité pour tester son maquillage « famille Adams » pour une fête Halloween…
Campagne dans les deux sens du mot : balade autour du village, dans la campagne, et distribution des programmes pour notre 10ème festival Danses et Musiques Pour Tous dans les boîtes à lettres des maisons au bord de la petite route entre Galembrun, Pelleport et Saint Pé. Bords de route enherbés, champs de fleurs sauvages, jardins colorés. Mais, n’ayant pas voulu m’encombre de mon gros appareil en plus des 125 tracts-programmes, je me suis servie de mon téléphone. Ben, c’est pas terrible. Terne. Flou. Tant pis, j’ai repéré quelques mélanges de fleurs et herbes, une plante bizarre (enfin, que je ne connaissais pas) mais dont j’ai raté la photo, et de jolis devant de maisons bien fleuris, et donc je repasserai. Peut-être. Par contre, qui dit campagne, maison un peu isolée, dit aussi chiens. Quelle plaie ce doit être pour les voisins… encore que non, chaque maison ayant son ou ses chiens hurleurs et courant derrière leurs grillages, les voisins ne font que se gêner entre eux finalement ! Bref. Ce matin, vent d’ouest, il faisait bon marcher. Campagne un peu embrumée, champs de blé mûr… J’ai même vu une biche, mais trop rapide pour une photo !
Fleurs des champs, dans les endroits non travaillés… magnifiques bleus et beige-écru, mélange de mauves et de graminées.
A un endroit de ce « circuit », une jolie maison, toujours bien fleurie, quelle que soit la saison… aujourd’hui, laurier-rose, troène, plantes grasses (j’en ai volé un ou deux pieds…) poussant presque sur la route, un magnifique grenadier, et bien sûr les fleurs de saison, pétunias et géraniums (pas de photos, désolée). En face de la maison, j’ai toujours bien aimé le panneau « parking » planté vers le ciel…
Malheureusement, les bords de route ne sont pas toujours respectés, et ce matin… merci Mc Donald ! Je ne sais si ce sont des cyclistes de sortie, des personnes en voiture, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sont pas des fanatiques de l’écologie…
Je ne vais pas vous quitter sur une image aussi désolante… De retour vers Galembrun, petit détour pour déposer le programme à la maisonnette aux chats, toujours magnifiquement fleurie. Mais les roses commencent à faner, sauf ce magnifique rosier à fleurs simples :
Et si vous voulez savoir ce qu’est ce festival Danses et Musiques Pour Tous, qui me fait me lever aux aurores (…. ou presque) pour pouvoir en distribuer le programme, allez faire un tour sur le site : http://www.festivaldansespourtous.fr . Ou venez, tout simplement !
Vernissage, ce dimanche 5 mai, de l’exposition « Reflets » de Guillemette. On aime bien ce village du Gers, et le vernissage était une belle occasion d’aller y faire un tour. C’était, en plus, un dimanche de vide-greniers. Et de soleil, un peu ennuagé, mais avec de belles trouées de ciel bleu.
La médiathèque qui accueille l’expo est installée dans un beau bâtiment, le palais de l’évêque devenu l’ancien presbytère, avant d’être transformé en médiathèque en 2013.
Dehors, sous un petit vent frisquet, dans toutes les rues pavées, les places, les greniers s’étaient donc vidés, et les vieilleries s’étaient installées. Vêtements, bien sûr, mais aussi toute une ancienne quincaillerie (j’imaginais le temps passé à tout installer… et ranger !), marché aux fleurs sous la halle, vaisselle devant les « couverts ». Et la belle pierre blanche des maisons.
Au pied de l’église aussi, quelques vieilleries. Et les hirondelles, enfin de retour, ont retrouvé leurs nids, installés juste au milieu des arcs sur la façade, allant et venant, pas du tout gênées par les cris, la musique, les étalages et la foule.
Finalement, il faisait un peu frais, et nous avons écourté la balade… en passant tout de même par la vieille église transformée en lieu culturel, le jardin des 4 saisons…
Et nous avons repris la route du retour. Le Gers en magnifique en ce moment, oh non pardon, le Gers est toujours magnifique… et je me suis promis de m’arrêter une prochaine fois dans un ou deux petits villages sur notre chemin, particulièrement celui de Tournecoupe.