Sur la route…

Petit déplacement vers le Beaujolais, pour fêter les noces d’or d’amis très chers. Pas mal de route, donc, et comme nous ne partons (sauf impératif) jamais très tôt, il nous faut bien la journée, même si l’on prend les autoroutes… Partis du Mas Saintes Puelles, pas question de prendre l’autoroute de la vallée du Rhône, insupportable avec ses files de camions qui se doublent, les bouchons inévitables quelle que soit la période, nous avons donc opté pour l’autoroute du centre, par le Larzac. D’une part, elle est gratuite. D’autre part, les paysages sont beaux. Ben oui, tant pis, il y a le péage du viaduc de Milhau. On aurait pu éviter, c’est vrai, surtout au retour, où nous étions un peu moins pressés. Mais que voulez-vous, on l’aime ce viaduc !

Et les aires sont superbes. Un temps, j’avais envie de faire un reportage sur les aires d’autoroutes… c’est intéressant, car on peut avoir l’impression de faire du tourisme lorsqu’on s’y arrête, alors que tout est fait pour éviter les petits villages, les champs, les routes qui virevoltent, les rencontres avec les gens « du cru », et je pense que, malheureusement, pour beaucoup de personnes le temps des découvertes, des vraies découvertes de notre pays, se limite à ces arrêts. Pique-nique au-dessous de Sévérac le Château, superbe endroit, dominé par le château, et où les caselles et autres murets de pierres sèches apportent leur touche régionale typique… que, peut-être, un touriste « lambda » n’aurait pas l’occasion de voir autrement ?006_07sept18_Sévérc le châteauDans le Beaujolais, ce sont les vendanges… mais à l’heure où nous arrivons, les vendangeuses et vendangeurs se préparent pour le repas et les joyeusetés de la soirée ! Et donc, samedi 8 septembre, nous voici au jour J : 50 ans de mariage ! Les ami-e-s, la famille… au domaine de Marzé ( http://www.marze.fr/ ). Ciel rayonnant (bonjour les contrastes sur les photos quand on ne prend pas le temps de faire des réglages histoire de faire vite les photos…), visages souriants, un lieu magnifique, et surtout tellement d’amitié et de tendresse !

(à part les mariés et une vue générale, c’est volontairement que je n’ai pas mis beaucoup d’images de la journée, trop personnelles). Dimanche, journée de « repos », quelques courses de « mélokos » (bien appréciés ce soir par des amis Galembrunais…), papotages et discussions, et lundi nous sommes repartis pour une journée de route, sous le soleil. Cette fois, il n’était pas trop trop tard, les vendangeurs étaient encore dans les vignes…

Encore cette même autoroute. Encore de belles aires, et arrêt cette fois pour le viaduc de Garabit.

Et après l’œuvre d’art du XIXème siècle, revoici celle du XXIème… (on ne s’en lasse pas ! mais la prochaine fois, nous essaierons de l’admirer d’en bas 😉 )

Un tunnel amusant, à nouveau les rochers aux formes étonnantes, en revenant vers Béziers, tous ces paysages changeants donnent vraiment envie de faire des détours, promis, un jour nous partirons 2 ou 3 jours plus tôt…

et… les embouteillages du soir à l’arrivée et la sortie de Toulouse… Alors, oui, nous étions très heureux de retrouver notre calme petit hameau, mais quelles belles journées que ces journées d’anniversaire… nous en sommes revenus avec des sourires plein le cœur et la tête. Merci, merci, Mauricette et Gil. Merci à votre famille. Merci à vous, les ami-e-s fidèles. Rendez-vous dans 50 ans ! Si, si !_DSC0458

Un jour, un tour…

Faire découvrir notre coin de paradis et ses environs en 1 jour (et 1 soir) à deux amis Canadiens, c’est difficile. Parce qu’il faut choisir parmi toutes les beautés que nous propose notre campagne. Les vieilles halles, les villages, les petits musées et les grands, les routes champêtres, les églises, les châteaux, les maisons à colombage, les lavoirs, les champs, les bois, les curiosités… Non, en une journée, impossible ! Donc nous avons choisi un petit circuit tranquille de Galembrun à Galembrun. Mais à leur arrivée, et malgré la chaleur, nous avons déjà fait un petit tour dans Grenade, halle, Office de Tourisme (MERCI à toute l’équipe pour l’accueil, et merci mille fois, Chantal, pour les explications à propos de la halle, de la ville), église, et quelques curiosités par-ci par-là ! Tout de même, la plus ancienne halle au monde, c’était incontournable ! (je n’avais pas mon appareil… et plutôt que de faire des recherches dans mes photos, j’en ai volé sur un blog sympa « le blog de Maïté-infos »…)

Et donc, hier, circuit vers le Gers et ses collines tout en douceur. Dommage, la plupart des champs sont déjà labourés, les tournesols presque tous fanés (nous en avons tout de même trouvé quelques uns encore en fleur), mais malgré tout, les couleurs, les vallonnements ne manquaient pas de charme !

Première halte, Cadours. Le marché, l’église… à noter, pour les curieux, à l’entrée de l’église, la maquette de l’église en ail ! (ne pas oublier que Cadours est la capitale de l’ail violet). Un grand merci à Claudio pour ses photos de la maquette !

Deuxième halte incontournable : le château de Laréole ! L’exposition cette année est celle d’œuvres de Michel Batlle. J’appréhendais un peu, échaudée par l’expo de l’été dernier, mais non, finalement, j’ai bien aimé ces humains bizarres, et le lien avec les arts primitifs, sculptures et tableaux « habitaient » parfaitement les lieux

Pause repas à Cologne, au « Comptoir des Colibris » ( http://lecomptoirdescolibris.fr/ ). Nous y venions pour la première fois, et n’avons pas regretté ! Pas d’images de la halle, cette fois, mais nous sommes allés jusqu’à l’église, massive, imposante, où j’ai retrouvé une sculpture dont j’avais gardé le souvenir, dans un angle de mur. Balade le long des couverts, des douves, vue sur le lavoir et quelques reflets sur l’eau (un peu verdâtre) des douves, les dernières roses de la saison… Et retour pour redémarrer jusqu’à Sarrant.

Sarrant avait retrouvé son calme des jours « hors vacances »… et encore une fois l’église était fermée. Rencontre avec un chat, petite parlotte avec la dame du tourneur sur bois, tour de la Librairie-Tartinerie… trois rues, c’est vite parcouru 😉 ! Mais quel calme !

La petite route vers Brignemont tournicote, nous n’y avons pas rencontré de tracteur (c’est ma hantise sur ces routes étroites qui montent, descendent, tournent et retournent !), mais à Brignemont nous n’avons pu voir le moulin que de l’extérieur. Les touristes devenus moins nombreux, les travaux de fin d’été dans les champs, le meunier ne pouvait être aux champs et au moulin, et n’a donc pu nous raconter l’histoire du Papé…

Et comme il était encore temps, nous nous sommes arrêtés à « la maison du potier », à Cox. ( http://www.museecox.com/ ). Toujours autant de charme. Nous n’y étions pas revenus depuis plusieurs années. Un potier s’étant installé depuis deux ou trois ans au village, dans une des « pièces à vivre », de jolies œuvres inspirées des anciennes poteries trouvées et exposées dans les vitrines du musée ont pris place, ainsi que des plats venus du Mas Saintes Puelles, fabriqués par les frères Not. La vieille charrette pour transporter l’argile, le roulier et son harnachement, les anecdotes, le four et ses « statues », les tours, les anciennes machines, nous avons tout retrouvé avec plaisir !

Voilà, le circuit était terminé… retour à la maison, pour une soirée pleine de rires, de souvenirs, d’amitié. Encore deux images de fleurs trouvées le long de la route, pour vous souhaiter une belle fin d’août !

Un grand merci à Monique et Claudio pour cette journée baladeuse ! Revenez… il y a encore tellement à découvrir…

Un réveillon d’été ?

L’idée revenait, régulièrement… « on devrait faire les réveillons en été ». Et voilà, cette année, nous avons fini par le faire ! Ce qui nous a permis de découvrir les environs du Mas Saintes Puelles. Oh, pas très longtemps, et pas autant qu’on aurait aimé, étant donné la chaleur intense de ces journées d’été… c’est qu’on n’a plus 20 ans (ni 40, ni même 50) ma pauv’dame ! Rendez-vous était pris, du vendredi 27 juillet au mardi 31. Nous en avons profité pour raccompagner Miss Eriba chez Arlette, le jeudi soir._DSC1044 01_27jul18_on attend

Le jour d’arrivée, le vendredi, pendant que nous étions au calme (et presque au frais) dans le jardin, certains participants piaffaient dans les bouchons, et sont arrivés bien tard dans la soirée !

Mais il restait ensuite trois vraies journées de découvertes, de bavardages, de discussions.

Nous avons commencé, samedi après-midi, par une visite à l’abbaye de Villelongue.

Une abbaye cistercienne perdue au bord d’un ruisseau, ceinturée de hauts murs, et qui revit peu à peu grâce à ses nouveaux propriétaires (depuis 1963) et une association (créée en 1985), s’ouvrant ainsi vers « l’extérieur » ( http://www.abbaye-de-villelongue.com/ ). J’ai aimé l’ambiance qui se dégage du lieu, l’église en ruine, les sculptures, le cloître.

Mais j’avoue que nous avons particulièrement aimé le jardin, exubérant, fantastique « extraordinaire » comme le chantait Trénet… je ne sais si les canards parlaient anglais, mais nous y avons vu aussi des chouettes, un vélo bleu, un cercle magique, un miroir, un lit, des fleurs bleues et roses, des insectes bizarres… et beaucoup d’imagination !

Nous y avons tellement flâné qu’ensuite nous avons dû choisir : Montolieu et ses livres ? ou le moulin à papier de Brousses ?. Finalement, nous avons opté pour la solution sagesse, et continué vers Brousses-et-Villaret où, au fond d’un bois, et là aussi au bord d’un ruisseau, se trouvait ce moulin à papier, un des derniers moulins à papier d’Europe. Visites guidées toutes les heures, très intéressantes, vivantes… et (si j’ai bien compris) par les membres de la famille, travaillant dans ce moulin depuis plusieurs générations. Leur site : https://www.moulinapapier.com/ . Des passionné-e-s, c’est certain !

Évidemment, pour découvrir le village du livre, Montolieu, nous avons dû nous contenter d’une balade dans les rues, les librairies étant toutes – sauf une – fermées, ainsi que le musée des arts et métiers du livre (site : http://montolieu-livre.fr/ ).

Le soir, nous attendait le réveillon, avec… le cassoulet d’Arlette !

Dimanche, nous avions programmé une journée Pierre-Paul Riquet. Canal du Midi, histoire, sites, etc. Petit tour en bateau sur le canal, tout petit tour, « juste pour dire »… suivi d’une présentation de la création de cet ouvrage étonnant d’un monsieur têtu et obstiné, qui malheureusement n’a jamais pu voir son œuvre achevée. Relier l’Océan à la Méditerranée en se servant de la Garonne est une idée qui date de l’Antiquité, pour des raisons économiques, politiques, militaires. Mais c’est sous Louis XIV et grâce à la ténacité de Pierre-Paul Riquet que l’idée a enfin été réalisée. Bref, vous trouverez tout un tas de renseignements sur internet, et moi je mets ici les photos prises ce jour-là ! C’est Sophie qui nous a guidés dans la visite de l’exposition, sur l’aire du Lauragais, et elle a été formidable. Vous avez tout intérêt à lui demander de vous commenter cette exposition sur le Canal du Midi, elle (Sophie) est passionnante (et l’exposition aussi 😉 ).

Ensuite, nous voilà partis vers le premier bassin de retenue du Canal, le Lampy. Aïe… un dimanche, et qui plus est ce dimanche-là, début des vacances des aoûtiens, c’est à éviter ! Tant pis, nous avons tout de même réussi à nous caser, et à trouver un peu de fraîcheur sous les sapins (ou épicéas ?). Vu le monde au Lampy ( http://www.canaldumidi.com/Montagne-Noire/Lampy/Lampy.php ), nous avons décidé de ne pas continuer vers les lacs suivants, et sommes partis directement visiter l’abbaye de Saint Papoul. Une abbaye en Pays Cathare… J’avoue : la chaleur a eu raison de mon enthousiasme, mais pas que… un chœur, l’ensemble allemand Resonance, se préparait pour un concert en fin d’après-midi, et avait décidé de faire des photos du groupe dans le cloître… et notre flânerie a été ponctuée de leurs demandes constantes de bouger pour ne pas être « dans le cadre », ce qui nous a un tantinet énervés ! L’abbatiale nous a offert un peu de fraîcheur, mais les lieder de Schubert à fond le son (beaucoup de résonance dans l’église, avec un piano qui semblait avoir perdu la pédale douce et un baryton qui faisait son possible pour « passer » au-dessus) nous ont fait fuir… Dommage, du coup cette fin de journée a été un peu gâchée (la chaleur ? la fatigue ?), mais je dois souligner l’accueil extrêmement gentil des deux jeunes femmes présentes à l’entrée. Le site : http://www.abbaye-saint-papoul.fr/ .

Les plus courageux ont continué par la visite des installations au Seuil de Naurouze, un très agréable endroit pour passer une journée : balades, ombrages, le canal, l’écluse de l’Océan, l’épanchoir, la ligne de partage des eaux… et il est même possible de trouver une chambre au gîte de Naurouze.

Quand nous sommes revenus à la maison du Charroun, la soirée au calme a été bienvenue ! Le dernier jour de ce réveillon d’été a été consacré au repos… découvertes informatiques pour Annie et son nouvel appareil (mais comment ça marche ce truc ?), jeux divers (whist et scrabble…), le jardin, les oiseaux, les cigales, bref, repos bien mérité, avant la longue route (pour certains) du lendemain.

Une « aventure » à programmer à nouveau ? En tout cas… à suivre !

Ville ou campagne ? Les deux !

Une grande heure à Toulouse, ce matin, le temps de glisser notre bulletin de vote pour le COSAT (le truc des œuvres sociales de la Mairie de Toulouse, puisque, en temps que contractuelle territoriale j’étais employée par le Ville de Toulouse). Bon, nous ne sommes pas de fidèles utilisateurs de ces services, mais il nous a semblé que 2 bulletins CGT ne pourraient pas faire de mal… Et comme, lors de mon dernier passage « en ville » (sans mon appareil photo), j’avais repéré une petite plaque sur un des murs du Capitole, cette fois l’appareil était dans mon sac. 07_CapitoleEt, tant qu’à faire, j’ai continué à regarder ici et là… rue Lafayette, en levant le nez, repéré ces fenêtres :

Les balcons du Capitole, avec leurs blasons, leurs dorures… la salle des Illustres et ses ors, ses peintures et ses sculptures, le jardin du Donjon vu d’en haut, la cour intérieure :

Et pour repartir vers le métro, les balcons des immeubles toulousains, rue de Rémusat :

En rentrant, je me suis souvenue de la dernière manif pour les retraites, qui a fini dans le quartier Saint Étienne, où j’avais aussi fait quelques photos dans la rue Croix-Baragnon :

Le ciel n’était pas aussi bleu qu’aujourd’hui, mais ce n’était pas encore l’été !

L’été, nous y sommes ! Période des rencontres festivalières, des découvertes, des fêtes de village. Solstice et feu de la Saint Jean…

A Launac, deux festivals dès le début de juillet, vacances pour certains… mais comme ça se passe en grande partie en fin de semaine, tout le monde peut y participer ! Wassa’n Africa, dans le magnifique parc de Launac pour commencer. Et juste après, le Festival Danses et Musiques Pour Tous (« notre » Festival… lancé il y a 9 ans comme un défi !) va commencer, dans ma tête c’est un peu la bousculade, pourvu que je n’aie rien oublié, et il faut écrire à Machin, et penser à……

Le site du Festival, avec tous les détails (… j’espère !) : http://www.festivaldansespourtous.fr . Et si vous avez envie de venir nous rencontrer, à Galembrun, entre le 11 et le 15, vous êtes les bienvenu-e-s !

Rendez-vous aux jardins, 2

Drudas (31480). 220 habitants. Une magnifique place de village, ombragée grâce à de vieux marronniers (dont certains ont dû être remplacés), lieu de partage et de fêtes. Un village fleuri. Des maisons basses, façades à l’ancienne ou rénovées. Un château, à l’abandon puis réhabilité en 2017, devenu hôtel restaurant 4 étoiles. Au programme de ce rendez-vous, trois jardins : celui du château, et ceux de deux maisons d’hôtes : « La Clé des Champs » et « La Chartreuse ». Visites guidées cette fois, avec Chantal Sélier (guide conférencière de l’Office de Tourisme des Hauts Tolosans), et je n’étais pas seule…03juin18_RdV jardins Drudas_03Le château de Drudas (18ème et 19ème siècles) était la résidence d’été de la famille de Rességuier dont le fondateur, François-Marie-Louis, fut président du Parlement de Toulouse à la fin du 18ème. Belles façades, qui (à mon goût) sentent trop le neuf  😉 . Contrairement à hier au château de Larra, nous entrons dans les pièces de réception du château, grâce à Floriane B., adjointe de direction de ce château-hôtel de charme (et de luxe). Carrelage d’origine, magnifique briques, une belle montée d’escalier (dommage, pas assez de recul pour les photos…), parquets, bref une restauration haut de gamme qui a souhaité garder tous les éléments remarquables du bâtiment. Il faut avouer que le « parc » du château n’est pas un grand parc, c’est le moins qu’on puisse dire… mais les cèdres sont superbes. Pour davantage de détails : http://www.chateaudedrudas.com

J’avoue, même si je sais admirer une belle rénovation, j’aime bien trouver de vieux souvenirs sur les murs des maisons, les peintures écaillées, le crépi un peu fatigué, les pierres grignotées par les années… et  je « craque » plus facilement devant les marques du temps laissées sur les façades…

La visite continue, avec le jardin d’une maison d’hôtes du village, « La Clé des Champs ». Une maison en brique, ancienne dépendance du château. Jardin intime, avec ses coins d’ombre (bon, d’accord, pour aujourd’hui, nous n’avions pas à chercher l’ombre…), ses rosiers déjà presque fanés (merci les orages !), et pour l’été des hortensias de toutes sortes. Et du vert, du vert, du vert… (les renseignements pour la chambre d’hôte : http://lacledeschamps-drudas.com/fr/maison-d-hotes-cadours-31/ )

Troisième rendez-vous, « La Chartreuse ». Nous restons au 18ème siècle pour le bâtiment. Et comme nous sommes là pour le jardin, pour les chambres d’hôtes vous allez sur le site : https://www.lachartreuse-drudas.com/. Là aussi,  un jardin intime, mais avec une vue ouverte sur les collines de Pelleport magnifique. Et, c’est de saison, des rosiers, des arbres, du vert. Une cour intérieure avec son bassin et ses poissons rouges, un chat endormi dans une poterie… Et une rencontre surprenante, dans le jardin…

Les rendez-vous aux jardins des Hauts Tolosans sont terminés pour cette année. Ce sont vraiment des rendez-vous à ne pas manquer, que ce soit en visite guidée ou seul-e. Car les jardins qui ouvrent leurs portes ces jours-là laissent entrevoir l’âme de leurs jardiniers, qu’ils soient illustres ou simples particuliers, mais tous amoureux de leur patrimoine, de leur environnement, et heureux de partager pour un moment leur cadre de vie (du moins, c’est l’impression que j’ai eue..).

Et pour une autre vision de ces visites, un lien : https://uneviedallegresse.wordpress.com/2018/06/03/rendez-vous-aux-jardins-a-drudas/ , où vous verrez peut-être quelques photos des mêmes endroits, mais plus pro ! Celles de Guillemette.

Rendez-vous au jardin, 1

Bien sûr, j’aurais pu courir ces deux jours d’un jardin à un autre, mais il faut en garder pour les autres années 😉 . Alors il n’y aura que deux pages de ces journées « rendez-vous aux jardins » dans les Hauts Tolosans (ex Save-Garonne et Coteaux de Cadours), une pour ce samedi, et une pour demain.00_01juin18_Larra Ce matin, donc,  nous voilà partis vers le château de Larra. Nous n’avions encore jamais visité ce château, devenu Monument Historique en 1993, conçu dans le style de villa palladienne, et resté depuis sa construction (1721) la propriété de la même famille. Ce matin, à notre grande surprise, le propriétaire lui-même est venu nous accueillir très gentiment, et nous raconter son château et son parc, avant de nous laisser vagabonder dans le jardin et le parc boisé. De la route, on n’aperçoit pas vraiment la demeure, et donc la surprise est totale à l’arrivée devant les grilles entrouvertes pour l’occasion. Au fond d’une immense cour (il fallait de la place, nous raconte la châtelain, pour faire tourner les attelages, parfois de 6 chevaux…), une façade davantage château de plaisance que château fort (nous sommes au XVIIIème siècle), entourages de briques, grandes fenêtres. au centre du monument, un lanternontrès coiffé d’une toiture en ardoise, ancien puits de jour aujourd’hui transformé (j’aimerais bien loger là-haut !). A gauche, l’ancienne orangerie, devenue un temps chapelle du village, puis grange, et bientôt transformée en grande salle pour des événements. Un château « carré », et chaque façade identique. Vue sur la cour pour l’une, vue sur les jardins pour l’autre, vue sur le parc boisé pour la troisième (un peu délaissée…), et vue sur les bâtiments ex-agricoles pour la quatrième.

Pour ces « rendez-vous aux jardins », seul le parc se visite. Pour qui aime les rosiers, c’est un vrai paradis. Aujourd’hui, une lumière un peu bizarre, ciel mi-voilé mi-bleu… = photos tout aussi bizarres ! Tant pis. On y va :

Tout le long des allées du jardin, des flèches… à suivre ? Oui, mais dans le sens contraire, si vous avez envie de trouver le paon, qui se balade tranquillement… Je crois qu’il n’aime pas être photographié, il s’est dépêché de quitter son perchoir en vieilles briques pour partir vers le bois lorsque nous sommes arrivés !

Dans le jardin, quatre fontaines, dont il ne reste que la décoration… dommage, il parait que l’eau coulait autrefois, d’une fontaine à l’autre, jusqu’à une pièce d’eau, et même alimentait la demeure, et le lavoir (aujourd’hui devenu hangar pour les outils… mais peut-être un jour remis en état ?)

Entourant le jardin, un vieux mur de briques, et des grilles ouvrant vers les allées du parc, bordées de grands buis. Au bout de quelques mètres sur ces allées ombragées, on arrive à un carrefour en étoile… il n’y a plus qu’à choisir son chemin pour continuer ou revenir dans le jardin !

Nous sommes rentrés sagement, en admirant encore tout ce vert, les rosiers, les vieilles fontaines, et cette demeure qui, bien que très grande, ne s’impose pas (si j’osais… oh, allez, j’ose : ne « se la pète pas »), mais au contraire semble accueillante et bienveillante.

Vivement les journées du Patrimoine, pour en découvrir l’intérieur (mais peut-être n’aurai-je pas le droit de faire des photos ?). Demain, trois jardins dans le petit village voisin, Drudas : le parc du château (encore un château de plaisance, tout récemment rénové et ouvert), et celui de deux maisons d’hôtes.

1er mai toulousain

Un 1er mai revendicatif et festif. Sans débordements. Sous le soleil. Que demander de plus ? Bien sûr, « l’accueil » était en place, bloquant toutes les rues non autorisées au parcours… camions, barrières, Rambos, casques, boucliers et compagnie, peut-être après tout qu’eux aussi auraient aimé défiler avec nous ? Beaucoup de monde, en famille parfois, mais sans « corporatisme » marqué, même si les cheminots étaient bien groupés, on marchait entre ami-e-s, glissant d’une banderole à une autre…

Quelques photos de beaux bâtiments toulousains, au passage, reflets d’arbres sur les immeubles de verre, un peu d’histoire toulousaine avec la restauration de l’ex salle de spectacle des Nouveautés, l’horloge de 24 heures, bref, l’occasion de découvrir combien Toulouse est une belle ville !

Pâques

Un dimanche ensoleillé, des amies à la maison, le passage des cloches (de la cloche ?), le café sur la terrasse… et Mounette qui prend ses aises au soleil !

Une balade à Sarrant, que Svetlana ne connaissait pas… et puis, même quand on connait cette petite bastide, le plaisir d’y re-re-re-re-…venir est toujours là ! Davantage de maisons remises en état, et l’église ouverte, en restauration grâce à des habitants du village, à la Mairie, et à la Fondation Patrimoine. Il semble que la municipalité ait de beaux projets (et de gros travaux en vue) pour restaurer les espaces publics, faire venir des artisans et artistes, dans le cadre de « Sarrant, Village de l’Illustration ». Je crois que l’impulsion de la Librairie-Tartinerie ( https://www.lires.org/librairie/ ) pour réveiller le village (ateliers, stages, films, etc…) n’y est pas pour rien, mais si les habitants s’en mêlent et réinvestissent les vieilles maisons, ce sera enfin un village vivant, et non plus une jolie coquille… parfois bien vide, malgré le classement de Sarrant dans les « Plus Beaux Villages de France ».

Bref. L’église est ouverte, pour une fois…, et des personnes visiblement très concernées par sa restauration vous accueillent. Il faut dire qu’il y a beaucoup à faire !

(si vous souhaitez les aider, voici le lien pour l’appel à dons : http://www.sarrant.com/gascogne/appel-aux-dons-pour-la-sauvegarde-de-leglise/ ).

Retour avec, bien sûr, un arrêt à Cologne, sa halle, son monument aux morts, dont le soldat semble tout fier de nous montrer que les travaux de l’ancien bar-tabac sont enfin commencés… et est même prêt à soutenir la grue 😉 …

Avant de rentrer à Galembrun pour un thé sur la terrasse toujours ensoleillée, un petit tour sous les « couverts » du village._DSC1044Le temps, ce lundi de Pâques, était beaucoup plus frais et gris… mais j’espère que ce long week-end aura été pour vous aussi joyeux et reposant qu’ici !

Galembrun

Aujourd’hui, séance photos de notre hameau. 07_29mars18_GalembrunPour le concert de clôture du prochain Festival ( http://www.festivaldansespourtous.fr ), le 15 juillet, concert avec des musiciens de l’ensemble Baroque « Les Passions » et trois musiciens venus de l’autre côté de notre terre (Mongolie, Taïwan et Chine), Catherine m’a demandé des photos de l’église. Le temps à peu près convenable, mi-bleu mi-gris, m’a invitée à sortir, et finalement faire le tour du hameau, pour changer de celui du jardin ! Galembrun n’est pas bien grand… une ancienne bastide (40 foyers à la fin du XIVème siècle) dont il ne reste pas grand chose, une mare, une église du XIXème, des places, de la verdure, du calme, des oiseaux, un vieux pigeonnier un peu abandonné, et pas mal d’animations : fêtes, festival, randonnées, marché de créateurs, grâce à deux associations, le Comité des Fêtes et « Les Arts Au Soleil ! ».

D’un côté « la plaine », champs démesurés dont les haies ont été soigneusement éliminées par les deux ou trois gros agriculteurs du coin. De l’autre, des coteaux, quelques champs.

Des bois, pas de quoi se perdre, mais bien agréables. Des petites routes. Pas de transport en commun… alors qu’il y a à peine plus de 60 ans un train passait ici, reliant Cadours à Grenade. Mais un hameau où il fait bon habiter !040_20mars16_Galembrun Et l’église ? L’église étant, comme presque partout dans les villages, fermée du lundi au lundi…, nous avons fait quelques photos de l’intérieur après la messe d’adieu à Germaine (oui, elle est décédée il y a 15 jours, mettant ainsi fin à 45 années de bon voisinage, de partage, d’échanges de services), mais il fallait aussi l’extérieur. Ce qui, au départ, était le but de ma sortie ! Alors, la voici :

Dans cette page, il manque les chants des oiseaux, encore présents dans notre calme campagne, car nous sommes du côté de la « coulée verte », avec des bois sur la colline en face, des terres en jachère autour de nous, et… des restaurants à oiseaux dans notre jardin !, il manque les odeurs des fleurs des jardins, mais aussi l’odeur persistante des fleurs de colza qui fleurissent en ce moment dans les champs de « la plaine ». D’ailleurs, si le soleil revient, les papillons vont bientôt venir y folâtrer, et avec un peu de patience j’arriverai à faire quelques images. Pour le moment, je dois me contenter des fleurs sauvages, pâquerettes et ficaires, mais aussi, sur notre petite place, les ornithogales en plein épanouissement : des fleurs qui ne se réveillent qu’à 11 heures… solaire, heure d’hiver ou d’été, peu importe, fin mars, elles sont là !

A Paris. Ah, Paris !

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Déjà 15 jours depuis notre retour rocambolesque de Paris ! L’hiver arrive à grands pas, ciel gris, vent froid, pluie, donc pas de balade dans la nature… Le concert de Noël est au point pour le moment (on verra vendredi 22 si tout se passe aussi bien que prévu 😉 ), les soirées spectacles pour le Festival de juillet sont presque complètement réglées, j’ai donc le temps de raconter ce mini séjour parisien de début décembre.

Deux vraies journées à Paris, et quelques heures. Un ciel hivernal, avec quelques petits pans bleutés par moments… Nous avions loué, rue Saint Denis, un appartement pour nous trois. Heureuse surprise, nous étions comme chez nous dans ce chaleureux appartement. Et finalement bien moins bruyant qu’on aurait imaginé…

Un premier jour chargé, deux musées au programme ! Départ d’un bon pied, par les rues de ce quartier bien animé… façades, graffitis, vieilles enseignes, le passage du Grand Cerf sur notre chemin, un petit peu de métro, les ors de quelques arbres sur une place, et nous voici arrivés chez monsieur et madame Jacquemart…

« le jardin secret des Hansen », exposition dans ce superbe hôtel Jacquemart-André, que je ne connaissais pas encore. L’hôtel à lui seul vaut la visite !

J’ai complètement craqué pour l’escalier, le jardin d’hiver…

Parmi les œuvres exposées, celles de ce « jardin secret », j’ai flâné, admiré, découvert… pour ma petite histoire personnelle, j’ai photographié deux tableaux, pour le plaisir, l’un pour le simple bonheur souriant qu’il représente, et un autre parce que j’admire Courbet, ce qu’il a été dans l’Histoire. Apparemment, Zola apprécia aussi Courbet : »Courbet était un maître ouvrier qui a laissé des œuvres impérissables où la nature revit avec une puissance extraordinaire » (phrase reproduite au-dessus du tableau).

Halte dans une brasserie bien sympa rencontrée sur le chemin vers notre deuxième musée, rue Ponthieu, quelques couleurs ici et là, les coupoles dorées de la nouvelle église orthodoxe russe…

… et nous arrivons en vue de l’emblème parisien… la Seine, non, pardon, la tour Eiffel… allez, je vous glisse quelques photos, et on n’en parlera plus !

Et donc le musée du Quai Branly. Je n’y étais pas revenue depuis bien longtemps. Mais là, entre le musée en lui-même, et les deux expositions du moment, nous avons eu fort à faire. D’ailleurs nous avons un peu calé vers 17 heures…  Je vous mets tout en vrac… quelques pièces de l’exposition « Le Pérou avant les Incas », superbe découverte, et les richesses du musée, venues du monde entier…

41_1déc17_musée du quai Branly-forêts natales

L’exposition « Les forêts natales » m’a laissée un peu mal à l’aise : tous ces explorateurs qui ont rapportés dans leurs malles ces trésors représentant les âmes des ancêtres ne sont-ils pas, en définitive, aussi criminels que les profanateurs de tombes de nos jours ?

Mais que ces statuettes sont belles !

 

 

 

Nous sommes ressortis du musée un peu débordés par tous ces trésors. Nous étions entrés avec les reflets du ciel sur les murs vitrés du musée, nous en repartions avec un jardin tout illuminé.

Le lendemain, tandis qu’Élisabeth repartait à l’assaut de musées et expositions, Raymond et moi avons décidé de nous promener dans le quartier, en allant jusqu’au quartier de la presse, ou plutôt : ex-quartier de la Presse, mais aux immeubles magnifiques. Ce sera donc une série sur les façades, et les toits parisiens.

Nous ne pouvions pas ne pas aller jusqu’au café du Croissant… Alors que nous étions devant, un passant s’est arrêté, s’est découvert un instant devant la plaque commémorative… instant émouvant.

Une autre plaque nous a aussi fait nous arrêter, rue Montorgueil. Et tandis que je la photographiais, un monsieur nous a demandé si rien ne nous gênait sur cette inscription. Un peu étonnés, nous l’avons regardé. Il a alors dit « Ce ne sont pas les derniers. Car il y a eu d’autres assassinats d’homosexuels après, en France, c’était pendant la guerre de 39, il ne faut pas l’oublier » .60_2déc17_rue MontorgueilMais la rue Montorgueil n’a pas que de mauvais souvenirs à exposer… rue très animée, beaux magasins ou petites boutiques, épiceries, bazar, vieilles maisons, terrasses de bistrots et couvertures pour les frileux… avec, entre autres, la maison Stohrer où Sa Majesté la reine Élisabeth en personne vient s’approvisionner quand elle passe à Paris…..

L’après-midi, j’avais envie de revoir les passages dans le 2ème, mais aussi la place Vendôme : petite pensée pour Courbet (oui, encore lui !) qui, pendant la Commune, avait fait tomber la statue de Napoléon sur un lit de fumier… ce qui lui valut la prison, l’exil et la ruine. La place est magnifique, c’est certain. Bien aimé l’habillage des travaux de la maison Boucheron ! Ensuite, nos pas nous ont menés de passage en passage, certains plus rutilants que d’autres, avec leurs décors de Noël (parfois un peu trop envahissants d’ailleurs).

Le soir, concert à la Philharmonie de Paris, où nous avons découvert l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Et la salle Boulez, magnifique. Retrouvailles avec nos ex-collègues Monique et Claudio (la pauvre Monique, jambe plâtrée, seule sur la scène attendant que ses collègues entrent…), mais aussi Christine et Daniel, venus comme nous depuis Toulouse pour l’occasion ! Nous les avons revus le dimanche, avant de repartir pour Toulouse…

Que nous avons rejoint après bien des péripéties : ce jour-là, 3 décembre, les trains étaient arrêtés « pour bug informatique », et c’était le grand bazar. Nous avons fini par louer une voiture, et sommes rentrés à presque 3 heures du matin. Heureusement, nous avions pu faire le plein de bonne humeur avec nos amis avant d’apprendre ce chambardement ! Deux dernières images parisiennes : un mur de passage, et une affichette absolument stupide mais qui, malgré tout, m’a fait sourire !

Et dans une semaine, ce sera notre Concert de Noël, le premier organisé par l’association créée en 2010 par Guillemette, « Les Arts au Soleil ! ». Un peu d’inquiétude : l’église sera-t-elle pleine ? le public aimera-t-il ? A suivre…