Petit déplacement vers le Beaujolais, pour fêter les noces d’or d’amis très chers. Pas mal de route, donc, et comme nous ne partons (sauf impératif) jamais très tôt, il nous faut bien la journée, même si l’on prend les autoroutes… Partis du Mas Saintes Puelles, pas question de prendre l’autoroute de la vallée du Rhône, insupportable avec ses files de camions qui se doublent, les bouchons inévitables quelle que soit la période, nous avons donc opté pour l’autoroute du centre, par le Larzac. D’une part, elle est gratuite. D’autre part, les paysages sont beaux. Ben oui, tant pis, il y a le péage du viaduc de Milhau. On aurait pu éviter, c’est vrai, surtout au retour, où nous étions un peu moins pressés. Mais que voulez-vous, on l’aime ce viaduc !
Et les aires sont superbes. Un temps, j’avais envie de faire un reportage sur les aires d’autoroutes… c’est intéressant, car on peut avoir l’impression de faire du tourisme lorsqu’on s’y arrête, alors que tout est fait pour éviter les petits villages, les champs, les routes qui virevoltent, les rencontres avec les gens « du cru », et je pense que, malheureusement, pour beaucoup de personnes le temps des découvertes, des vraies découvertes de notre pays, se limite à ces arrêts. Pique-nique au-dessous de Sévérac le Château, superbe endroit, dominé par le château, et où les caselles et autres murets de pierres sèches apportent leur touche régionale typique… que, peut-être, un touriste « lambda » n’aurait pas l’occasion de voir autrement ?
Dans le Beaujolais, ce sont les vendanges… mais à l’heure où nous arrivons, les vendangeuses et vendangeurs se préparent pour le repas et les joyeusetés de la soirée ! Et donc, samedi 8 septembre, nous voici au jour J : 50 ans de mariage ! Les ami-e-s, la famille… au domaine de Marzé ( http://www.marze.fr/ ). Ciel rayonnant (bonjour les contrastes sur les photos quand on ne prend pas le temps de faire des réglages histoire de faire vite les photos…), visages souriants, un lieu magnifique, et surtout tellement d’amitié et de tendresse !
(à part les mariés et une vue générale, c’est volontairement que je n’ai pas mis beaucoup d’images de la journée, trop personnelles). Dimanche, journée de « repos », quelques courses de « mélokos » (bien appréciés ce soir par des amis Galembrunais…), papotages et discussions, et lundi nous sommes repartis pour une journée de route, sous le soleil. Cette fois, il n’était pas trop trop tard, les vendangeurs étaient encore dans les vignes…
Encore cette même autoroute. Encore de belles aires, et arrêt cette fois pour le viaduc de Garabit.
Et après l’œuvre d’art du XIXème siècle, revoici celle du XXIème… (on ne s’en lasse pas ! mais la prochaine fois, nous essaierons de l’admirer d’en bas 😉 )
Un tunnel amusant, à nouveau les rochers aux formes étonnantes, en revenant vers Béziers, tous ces paysages changeants donnent vraiment envie de faire des détours, promis, un jour nous partirons 2 ou 3 jours plus tôt…
et… les embouteillages du soir à l’arrivée et la sortie de Toulouse… Alors, oui, nous étions très heureux de retrouver notre calme petit hameau, mais quelles belles journées que ces journées d’anniversaire… nous en sommes revenus avec des sourires plein le cœur et la tête. Merci, merci, Mauricette et Gil. Merci à votre famille. Merci à vous, les ami-e-s fidèles. Rendez-vous dans 50 ans ! Si, si !

Et, tant qu’à faire, j’ai continué à regarder ici et là… rue Lafayette, en levant le nez, repéré ces fenêtres :
Le château de Drudas (18ème et 19ème siècles) était la résidence d’été de la famille de Rességuier dont le fondateur, François-Marie-Louis, fut président du Parlement de Toulouse à la fin du 18ème. Belles façades, qui (à mon goût) sentent trop le neuf 😉 . Contrairement à hier au château de Larra, nous entrons dans les pièces de réception du château, grâce à Floriane B., adjointe de direction de ce château-hôtel de charme (et de luxe). Carrelage d’origine, magnifique briques, une belle montée d’escalier (dommage, pas assez de recul pour les photos…), parquets, bref une restauration haut de gamme qui a souhaité garder tous les éléments remarquables du bâtiment. Il faut avouer que le « parc » du château n’est pas un grand parc, c’est le moins qu’on puisse dire… mais les cèdres sont superbes. Pour davantage de détails :
Ce matin, donc, nous voilà partis vers le château de Larra. Nous n’avions encore jamais visité ce château, devenu Monument Historique en 1993, conçu dans le style de villa palladienne, et resté depuis sa construction (1721) la propriété de la même famille. Ce matin, à notre grande surprise, le propriétaire lui-même est venu nous accueillir très gentiment, et nous raconter son château et son parc, avant de nous laisser vagabonder dans le jardin et le parc boisé. De la route, on n’aperçoit pas vraiment la demeure, et donc la surprise est totale à l’arrivée devant les grilles entrouvertes pour l’occasion. Au fond d’une immense cour (il fallait de la place, nous raconte la châtelain, pour faire tourner les attelages, parfois de 6 chevaux…), une façade davantage château de plaisance que château fort (nous sommes au XVIIIème siècle), entourages de briques, grandes fenêtres. au centre du monument, un lanternontrès coiffé d’une toiture en ardoise, ancien puits de jour aujourd’hui transformé (j’aimerais bien loger là-haut !). A gauche, l’ancienne orangerie, devenue un temps chapelle du village, puis grange, et bientôt transformée en grande salle pour des événements. Un château « carré », et chaque façade identique. Vue sur la cour pour l’une, vue sur les jardins pour l’autre, vue sur le parc boisé pour la troisième (un peu délaissée…), et vue sur les bâtiments ex-agricoles pour la quatrième.
Le temps, ce lundi de Pâques, était beaucoup plus frais et gris… mais j’espère que ce long week-end aura été pour vous aussi joyeux et reposant qu’ici !
Pour le concert de clôture du prochain Festival (
Et l’église ? L’église étant, comme presque partout dans les villages, fermée du lundi au lundi…, nous avons fait quelques photos de l’intérieur après la messe d’adieu à Germaine (oui, elle est décédée il y a 15 jours, mettant ainsi fin à 45 années de bon voisinage, de partage, d’échanges de services), mais il fallait aussi l’extérieur. Ce qui, au départ, était le but de ma sortie ! Alors, la voici :


Mais la rue Montorgueil n’a pas que de mauvais souvenirs à exposer… rue très animée, beaux magasins ou petites boutiques, épiceries, bazar, vieilles maisons, terrasses de bistrots et couvertures pour les frileux… avec, entre autres, la maison Stohrer où Sa Majesté la reine Élisabeth en personne vient s’approvisionner quand elle passe à Paris…..