Voilà voilà, genou réparé, « yapluka »… attendre. Attendre cet « après » dont tous celles et ceux qui sont passés par là parlent comme d’un vrai et beau soulagement. Attendre n’étant pas vraiment ma qualité première, ni seconde, ni xxxxxième, il va pourtant falloir que je m’y fasse, à l’attente de cet « après » ! Bref. Retour à la maison, bien emm… avec ces deux pattes supplémentaires (dont j’espère pouvoir me passer le plus vite possible), et je réapprends à me servir d’un genou ! Le temps revient au beau, je peux envisager le tour du jardin, du village, mais je pense déjà aux futurs déplacements.
En attendant le 28 août, date du prochain départ, me voici repartie en Islande grâce aux souvenirs, aux images (pas seulement les miennes). Ce pays me touche particulièrement, et reste accroché dans mon cœur (côté voyages).
Par la Nature à l’état (encore) préservé, et en éternel bouillonnement, glaces, lacs, volcans, crevasses, champs de lave…
Par toute cette faune qui ne craint pas (pas encore ?) d’être dérangée.
Par sa flore étonnante, têtue. Arbres rampants sur les sols de lave, poussant entre deux fissures. Fleurs des sandurs. Mousses incrustées dans les roches, y dessinant d’étranges cartes géographiques…
Par ses villes, ses villages, disséminés au pied des montagnes, des volcans, des cascades, ses maisons anciennes restaurées par des Compagnons, avec le souci de toujours laisser respirer la nature, les habitants (ne pas oublier tous les tags de Reykjavík ou Akureyri…).
Par ses changements soudains de lumière, de temps…
Par sa gastronomie… même si le touriste ne peut pas toujours en profiter pour des raisons hélas bassement terre à terre de budget (mais on trouve partout de bonnes soupes 😉 )
Merci à tous ces photographes amoureux de ce pays, qui n’hésitent pas à partager leurs clichés !
PS : Pour cette page, je n’ai pioché que dans les photos de Fjallaback ( https://www.fjallabak.is/ ou https://www.facebook.com/icelandtrekking/?fref=ts ) et dans mes photos. Mais vous avez aussi : http://www.waysofnature.com/ . Et d’autres…
Si cette traditionnelle fête des conscrits de Villefranche sur Saône dure plus d’une semaine pour les personnes de 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80 et 90 ans concernées (celles et ceux -enfin, surtout ceux – nés une année « en 7 pour cette année 2017), il faut avouer que c’est le dernier dimanche de janvier (et de la fête) que chacun attend avec impatience ! Vous connaissez ou pas la ville, mais ce jour-là, sur toute la longueur de la rue Nat’ (Nationale, qui traverse de Nord en Sud Villefranche, depuis le haut jusqu’au creux devant l’église pour remonter ensuite « en face »), les conscrits font LA VAGUE. Une fanfare ouvre la marche (enfin, après les motards chargés de faire respecter l’alignement des badauds sur les trottoirs…), puis ce sont les « 20 ans », rubans verts, frac et gibus, bouquets traditionnels, pas toujours très frais après déjà une semaine de festivités (mais j’avoue, le flou de ma photo n’est pas de leur fait…)
Voir toute une vie passer ainsi est fantastique. Certains peuvent mal le supporter, d’autres ne voient que la joie des toutes les générations participer ainsi à la tradition, de se retrouver de 20 à 90 ans (parfois 100 ans) unis dans une même solidarité. Chaque année, pour moi, c’est le même bonheur, le même « chaud au cœur », et pourtant je ne suis pas née en Beaujolais ! Il faut dire que nous y avons des amis, des vrais, et qu’ils nous ont bien inoculé le virus 😉 ! La vague terminée, retour à la maison, au chaud… parce que même avec toutes ces couleurs (les vitrines des magasins ne sont pas en reste !) et cette joyeuse bonne humeur, il faut avouer qu’en cette fin janvier la température est plutôt fraîche.

Chaque dernière semaine de janvier, Villefranche sur Saône fête les/ses conscrits. Le vendredi soir, une retraite aux flambeaux, défilé de chaque décade sur un thème donné, chars, bonne humeur, avant l’aubade par chaque classe sur les marches de la Mairie, et la remise des clés de la ville aux « 20 ans ». Ce n’est pourtant pas le début de la fête, car depuis le dimanche précédent, les conscrits se retrouvent, selon un programme bien défini.
Et… du brouillard ! Mais, miracle du 1er janvier, vers 17 heures, un petit rayon de soleil s’est glissé sur les murs de la tour, de quelques maisons, avec même du ciel bleu. Et au-dessus de la vallée, nous avons pu voir les monts du Beaujolais montrer un bout de leur sommet…
La journée est presque terminée… ah, non, c’est vrai, c’était une journée à rallonges, ce 31 décembre !, nous avons repris le chemin de Blacé, où chacun s’est activé dans les préparatifs de la plus longue soirée de l’année !
Une journée toujours aussi embrouillardée, toujours aussi fraîche, et toujours aussi riche en découvertes : villages décorés, maisons de pierre, monuments historiques et/ou empreints de spiritualité, petit restaurant de campagne (chez Lamartine, excusez du peu !), du Beaujolais au Mâconnais et même bien près de la Bourgogne et du Charolais… Routes sinueuses, villages et clochers, premier arrêt : Liernes. Belles maisons en pierres ocre presque rosées, et…
Le dernier jour de cette année 2016 sera plus tranquille côté tourisme… tout aussi enrichissant, certes, mais, à la demande générale, la matinée du samedi a offert un peu de repos à nos jambes et nos têtes. C’est que la différence entre nos 20 ans et nos années actuelles se font (un peu) sentir 😉 !


j’avoue, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Même si « offrir » n’est pas vraiment le mot… quoique, pas beaucoup plus cher que l’expo au Grand Palais ou l’entrée au Louvre, et un tarif « famille » assez intéressant (38 € pour 2 adultes et 4 enfants moins de 18 ans maxi). Pas de possibilité d’entrer, ce dimanche-là, voir l’exposition de la Collection Chtchoukine, ils annonçaient complet depuis le vendredi. Tant pis, nous avons fait le tour du bâtiment, et en avons profité pour flâner dans le Jardin d’Acclimatation. Un régal, pour moi qui ne connaissais pas. Et puis, le soleil, les bois, la nature… un peu revue et corrigée, d’accord !