balade d’hiver…

Point n’est besoin souvent de traverser les mers, et l’émerveillement devant la nature et les paysages se rencontre  aussi sur nos petits chemins de campagne, nos petits bouts de pays… Cet après-midi, c’était le cas, ici, à Galembrun. Comment, vous ne connaissez pas Galembrun ? Un hameau, 150 habitants, une mare, une église, quelques maisons autour de la place, un bar (géré par le comité des fêtes) où les soirs de tournoi de rugby se retrouvent quelques fanatiques… à l’est « la plaine », mais pour l’ouest, le sud et le nord ce sont des collines et des vallons… des champs, entre vert éclatant et marron roux, des forêts aux arbres un peu tristes sans leurs feuilles en ce moment, mais où déjà pointent quelques bourgeons de futurs ajoncs dorés, un ruisseau : le Marguestaud qui après toutes ces journées de pluie se la joue chutes du Niagara ou Seljalandfoss… et aujourd’hui un beau ciel bleu !

Mais même si les arbres attendent leur tenue de printemps, le soleil d’hiver offre quelques belles couleurs au hasard des sentiers, ici des mousses au vert délicat et tendre, là un feuillage roux se balance doucement dans le vent , dans le champ en jachère des fleurs séchées font les belles , le vieux tronc expose fièrement ses cicatrices, et sur la route du retour un jeune chêne solitaire se dresse au soleil couchant…

Certes, de temps en temps, il est bon d’aller voir ailleurs, découvrir de nouveaux paysages, mais surtout, surtout, ne boudons pas notre bonheur de « viure al païs »… notre si beau pays, entre Gers, Lomagne et pays Toulousain !

Miroir mon beau miroir…

DSC_1410_506 Miroir cet après-midi, dans mon petit village. La mare (oui, car nous avons encore une vraie mare, il y a même eu une famille canard à l’automne, et parfois un héron !) à son top niveau grâce aux journées et journées de pluie de ces dernières semaines, et l’église s’admirant au soleil enfin revenu !  C’est toujours tentant, ces photos miroir… et plus ou moins réussi, je dois le reconnaître !

Je me souviens d’une photo à Moscou dans une flaque d’eau, en arrivant au monastère Novodievitchi, pour laquelle j’ai un peu trainé derrière mes amis, qui se demandaient bien ce que je faisais à photographier une flaque d’eau… et pourtant, je l’aime bien, moi, ma photo. Et d’une autre à  Saint-Pétersbourg, devant cette église si kitsch au nom incroyable de « Notre Seigneur sur le Sang Versé ». Les flaques d’eau se ressemblent, les coupoles russes aussi, parfois!

Quelques miroirs écossais, islandais, sont venus aussi compléter mes bizarres idées :

Mais je dois avouer que pour les photos en miroir, Venise est la ville la plus enthousiasmante ! Tout est jeu de miroir… la piazza San Marco en (petite) acqua alta, les rii, le verre de vin blanc dégusté à une terrasse, les arrêts de vaporetto, la lagune même… un vrai bonheur !

Un bonheur que nous allons retrouver bientôt, dans un peu plus de 15 jours, si le soleil est au rendez-vous….. j’espère !

Nature…llement

Ce matin, ici, réveil tout ensoleillé, de la brume dans le vallon, des scintillements de gouttelettes dans les arbres et l’herbe, et dans un coin du « jardin » (un bien grand mot, n’allez pas imaginer un vrai beau jardin avec allées au cordeau, potager et massifs !), les hellébores me faisaient de l’œil…

Au fil des voyages, des pays, des balades, un de mes grands plaisirs est aussi de découvrir la flore, de la photographier. Écosse, Islande, Andalousie, Pays Basque, « ma » campagne, des hauts d’Édimbourg aux déserts de lave Islandais où s’accrochent avec obstination fleurs ou herbacées, du jardin somptueux d’Inverewe à mon petit terrain tout-fou, sans oublier les champs autour de notre village, c’est à chaque fois un vrai plaisir des yeux…

Sûr, à Venise, ou Rome, ou Paris, il faut se contenter souvent des fleurs aux fenêtres et balcons… mais en cherchant un peu, on trouve des coins préservés où s’étalent avec bonheur les glycines, des ruelles où laurier-rose et bignonias sautent allègrement par-dessus les murs de jardins bien cachés ! Ainsi, le plaisir est-il partagé, la nature laissant croire à certains qu’elle peut être domptée, mais qu’elle sait aussi garder sa liberté .

souvenirs…

186_7mars

L’Égypte ! Mon grand regret lors des voyages dans ce pays, c’est de ne pas avoir pu échanger avec les personnes autour de moi. Et malheureusement, c’est si souvent le cas. On parle bien un peu anglais, mais il reste toujours un manque dans des « conversations » où l’accent de l’un et celui de l’autre, un manque de vocabulaire, peuvent prêter à confusion 😉 ! Bref, cette barrière de la langue me coince toujours. Et re-bref, là, aujourd’hui tout de suite, j’avais envie de retrouver la chaleur de ce pays, la gentillesse (mais oui !) de ses habitants (même si nous n’avons pu rencontrer véritablement que peu de gens), et toute cette Histoire qui attire tant de monde. Ou qui attirait…

Tiens, ça aussi, ça me gêne un peu : en fait, quand on visite l’Égypte, on veut retrouver une Égypte qui n’existe plus, une Égypte de rêve ou de fantasmes. Non ? Qui peut dire « j’ai été en Égypte pour y rencontrer ses habitants et leur quotidien » ? Quand j’ai découvert le livre « Au-delà des pyramides » de Douglas Kennedy, écrit en 1988, récit du voyage de ce jeune américain encore inconnu, qui voulait visiter autre chose que les pyramides, les rives du Nil sur un bateau de croisière et quelques autres incontournables du tourisme dans ce pays, j’ai regretté de ne jamais avoir eu le courage de partir ainsi (si, une fois, un mois de vadrouille en Israël, en 1972, kibboutz et autres rencontres), et d’autant plus apprécié le livre . Un voyage probablement de plus en plus difficile à réaliser en ce moment, quoiqu’en dise notre ami Achraf ! Mais promis, mon ami, je reviendrai. J’espère. Parce que, malgré tout, il reste tellement de rêves dans ton pays !