Jour de pluie

Ce matin, changement de saison ! C’était prévu, d’accord, mais parfois on espère que madame Météo se trompe… Entre deux belles rafales de vent et pluie, visite éclair dans le jardin. Les pivoines ont définitivement lâché prise (aaaah, ce « lâcher prise » si difficile à obtenir…),

les feuilles du zut-je-ne-me-souviens-plus-du-nom ont l’air d’avoir été cirées, les oreilles de souris scintillent presque même sans soleil,

les pétales des roses et les herbes ont pris au mot le vers de Brel « moi, je t’offrirai des perles de pluie »…

Tant pis, pas de farniente sur la terrasse aujourd’hui… Je vais rêver à de prochains voyages, mettre à jour le courrier, lire pelotonnée dans un fauteuil…

Sous le gris, les couleurs…

Depuis 2 jours, la pluie essaie de rattraper le temps perdu. Avec ce mois d’avril tout ensoleillé, c’est vrai qu’on avait un peu oublié. Mais c’est vrai, aussi, que nous en avions besoin. Aujourd’hui, c’est un peu des deux, et donc, entre deux averses, j’ai fait un petit tour de jardin. L’herbe est toute enneigée des fleurs d’acacias, tourmentées par les rafales de vent. Les feuilles des chênes sont encore d’un vert léger.

Les roses arrivent enfin… Je commençais à me demander si elles fleuriraient, car dans les jardins tout autour c’est l’explosion. Mais chez nous, elles prennent leur temps ! Déjà les roses « berlingot » embaument les alentours… et les pétales des roses et des iris sont endiamantés par les gouttes de pluie.

Mais le roi du jardin, en ce moment, c’est le vieux cerisier…

Et je vérifie à chacun de mes passages au pied de l’arbre le mûrissement des fruits… cette fois, j’espère que nous arriverons à en voler aux merles 😉 !

Coucou !

10avril17_17_fleurs des AlpesIl est là, je l’ai entendu chanter !

Difficile de ne pas se découvrir d’un fil en ce mois d’avril… même le matin, maintenant, il fait déjà bon. Il va falloir que je me débrouille pour porter, enfin, le plateau du petit-déjeuner sur mon coin de terrasse. Ou me le faire apporter…

La pluie va bien finir par nous manquer, mais ce n’est pas pour déplaire au rosier liane, dont les roses crème cascadent à qui mieux mieux autour des mangeoires des oiseaux…

ni au lilas, pas très fourni cette année du côté du mauve…

abeilles et autres insectes ont repris le travail avec ardeur…

et j’attends l’arrivée des pivoines (qui jouent les coquettes mais me font la surprise d’être quatre cette année !) et des rosiers. La treille se prépare pour l’été, et il semblerait que les oiseaux reviennent dans leur ancien nid… pourvu que Carabistouille ou Butagaz ne grimpent pas les déranger…10avril17_01_sur la treille les fleurs de l’érable sont déjà presque fanées, les dent-de-lion décoiffées par le vent léger…

Et la piscine a retrouvé sa nageuse préférée en cette fin d’après-midi…

Bientôt Pâques, c’est le coucou qui l’a chanté !

En vert…

Voici venu le temps de ma couleur préférée ! Les fleurs des arbres fruitiers cèdent peu à peu la place aux feuilles. Dans le fond du jardin, où la tondeuse n’est pas encore passée, l’herbe ondule au moindre frémissement d’air. Et Carabistouille aussi semble apprécier cette herbe verte, toute neuve et tendre

… Sur les branches de l’olivier taillé « à nu » pointent les nouvelles feuilles. Et le laurier croule sous les fleurs !

Quelques promesses d’autres couleurs, cependant. Si le lilas blanc attend encore un peu avant d’ouvrir ses grappes… son ami mauve est impatient d’offrir ses couleurs et son odeur.

Sur la tonnelle, le rosier liane prépare ses multitudes de roses crème, sans se préoccuper des oiseaux virevoltant autour des graines. Ma belle de Shanghai semble me promettre au moins deux fleurs cette année…

Madame Météo nous annonce de la pluie pour la fin de semaine… tant pis ! ou tant mieux ? les plantes en ont encore bien besoin, la mare de notre petit hameau aussi…

Premier sourire de printemps

J’ai volé ce titre à Théophile Gautier. Qui mieux que lui a su conter ce mois de mars ? Qui plus est, le début du poème est tout à fait d’actualité en ce moment…

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisèle des boutons-d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
II s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

(…. )
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

Bruits de tondeuses, piaillements d’oiseaux de plus en plus vifs, portes et fenêtres grand ouvertes, plus que quatre jours « pour de vrai », mais il est déjà là ! Les fleurs des églantiers vont bientôt laisser la place aux feuilles, celles des pruniers aussi, mais les fleurs de cerisier se bousculent, et en deux jours l’arbre est passé du gris hivernal au blanc printanier ! Quant aux fleurs de saison, celles annonçant vraiment le printemps, Pâques, les beaux jours, elles parsèment l’herbe sur la place, accompagnées de ces jolies fleurs étoilées, sur laquelle un jeune criquet prenait le soleil…

 

Plus que 10 jours !

Ou « encore » 10 jours à attendre ? Aujourd’hui, j’ai décidé d’être optimiste, je commence à marcher sans canne (sauf si je vais dehors) et c’est vraiment le premier jour sans trop d’hésitations dans ma démarche. C’est donc bien parti. Je l’ai décidé. Et tant pis si demain, ou après-demain, tout revient à zéro… Bref, me voici partie faire un petit tour à la recherche des couleurs du printemps ! Bon, ce n’est pas cette année que j’irai chercher le bleu des pervenches dans le bois de Galembrun, mais les petites anémones et les muscaris sont là avec leurs bleus éclatants, presque du même ton que les violettes voisines !

Pour le jaune, il reste deux ou trois narcisses un peu abîmées, mais le forsythia scintille de tous ses ors, les ficaires et les dents-de-lion sèment leurs gouttes dorées au milieu des herbes.

Pour le blanc, les fleurs du prunier font les coquettes, tandis que les hellébores se partagent entre mauve clair et blanc…

Sous le laurier, dont les fleurs exploseront bientôt, à côté des hellébores, cette plante grasse aux belles  hampes roses (dont je ne sais plus le nom)… Mais pour le moment, c’est le vert qui domine, du moins sur le sol, en attendant les feuilles nouvelles, qui ne tarderont pas !

Et si quelqu’un fait la moue devant le rose et bleu, c’est qu’il n’a jamais levé le nez vers un pêcher en fleurs sous un ciel de printemps !11_pêcher sauvageBonne fin de semaine !

Comme un air de printemps…

Ciel clair, soleil, et enfin un petit tour dans le jardin. Je n’avais pas pu aller voir si mes belles hellébores avaient pointé le bout de leur nez, n’ayant plus mis les pieds dehors depuis un long moment… elles sont bien là, sans prétention… et comme il n’est encore pas possible de me mettre par terre pour les photographier en plein cœur, vous n’aurez droit qu’à leur couleur pleine de douceur au milieu des feuilles vertes !

Et les violettes aussi sont arrivées, avec quelques petites pensées pour les accompagner… pensées d’amitié que je partage avec vous. Bonne journée !