Juste en face

Juste en face

Notre maison est en haut d’un coteau, une petite route passe en bas, et en face, c’est une autre colline, avec une grimpette dans un bois pour arriver sur le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer qui allait de Cadours à Grenade, en desservant les petits villages. Inutile de préciser (mais je le fais tout de même 😉 , avez-vous remarqué que, quand on annonce « inutile de préciser », la précision suit de toute façon, dans tous les discours) qu’il n’y a plus de train, et que si vous n’avez pas de véhicule il est difficile d’aller d’un village à l’autre. Mais ça, c’est une autre histoire !

Hier samedi, sous un ciel un peu blanc-gris-laiteux-avec-un-tout-petit-peu-de-soleil, j’en ai eu assez de mon aller-retour dans le champ des voisins, et je suis allée dans le bois des voisins (pas les mêmes). Une heure, un kilomètre. En réalité, un peu plus d’un kilomètre, car si je fais à peine 1 km en 1 heure, c’est que je marche vraiment mal, et je ferais mieux de rester à la maison… Mais voilà, je prends le temps de me pencher vers les fleurs, les bestioles, de m’arrêter pour respirer, regarder autour de moi, de m’engager sur un sentier, revenir sur mes pas, bref, je vais à mon rythme. En plus, c’est vrai, je ne marche plus aussi vite, surtout quand il faut monter ou descendre. Et de ce côté, ce n’est que ça, montée ou descente ! Je descend donc par le champ des voisins, je traverse la route, je reprends un chemin entre deux champs et je grimpe ensuite dans le bois.

Bien sûr, avant d’arriver sur ce chemin, il y a des arrêts : les premières marguerites, les trèfles roses, les herbes, les « chatons » d’un arbre encore sur les branches ou par terre, des touffes de bugles (à moins que ce soient plutôt des sauges…) d’un bleu surprenant.

Un papillon sur un bouton d’or… pas farouche !

La grimpette au milieu des arbres, un chemin bien tracé et tassé par les passages des moto-crosseurs du coin (grrrr….). Mais dans ce petit bois, pas beaucoup de gros arbres. Je crois me souvenir qu’il y a eu quelques coupes. Des genêts, des consoudes, des aubépines, des troncs moussus.

Et me voilà sur l’ancienne voie de chemin de fer. Un chemin tranquille, plat. Mais autour, c’est toujours les coteaux, avec des dépressions au milieu des bois, puis les champs reviennent. Mais je ne vais pas plus loin, règlementation oblige !

Tout au long du chemin, des herbes parsemées de fleurs bleues (non, pas du lin), bien sûr une ou deux orchis purpurea, des pissenlits, des sauges, des vesces sauvages, un papillon blanc (moins poseur que le premier 😉 ), autant de raisons de m’arrêter, photographier…

Demi-tour réglementaire, je reviens par le même chemin, pas de boucle cette fois. Pourtant il y en a une très chouette à faire, mais elle fait 7 ou 8 kilomètres… Il y a quelques années, j’aurais pu rejoindre une autre petite route, hélas, une partie de cette voie a été rachetée par un particulier, et on ne peut que faire demi-tour ! Je vais tout de même jusqu’au bout de cette partie et reviens sur mes pas, en admirant au passage un vieux chêne dans la prairie en contrebas, caché par des genêts. Et… les premières grappes d’acacia de l’année !

Je reprends le chemin en descendant cette fois, me revoilà en bas, les lignes presque parallèles des champs m’amusent, et… je rate ma photo, j’ai oublié qu’il faisait plus sombre à l’abri des arbres 😉 … avec mon appareil argentique, j’aurais réfléchi avant d’appuyer, là, il suffit de recommencer… effacer ? garder ? bof…

Me voici presque à mon point de départ… plus qu’un champ à remonter, la route à traverser, et le dernier champ, le plus dur. Heureusement, il y a des haltes obligées 😉

Une dernière surprise avant la maison.

Et ce samedi, la lumière était bien différente de la veille, sur les collines et les champs…

Fin de semaine

Fin de semaine

Cinquième fin de semaine confinée. Mardi, nous débuterons la 6ème semaine. Parfois, je me dis qu’on aurait pu rester confiné en plein hiver, avec le froid, la grisaille, la pluie. Au lieu de ça, même en ville, on peut voir les arbres refleurir, entendre les oiseaux… Tout à l’heure, j’ai cueilli le premier bouquet de roses de l’année, sur le beau vieux rosier de la maison de famille trop souvent fermée maintenant…. quel parfum !

Cette fin de journée est magnifique, une lumière extraordinaire sur les collines des Hauts Tolosans, du vert, de l’or, et le vent sur les herbes…

Madame Météo annonce de la pluie… il en faut, c’est vrai. En attendant, très belle fin de semaine, toutes et tous !

Prairies, haies, printemps en campagne

Prairies, haies, printemps en campagne

Bientôt, peut-être ?, des sorties plus longues, un peu plus loin… on verra. C’est qu’ils sont loin d’être clairs, « là-haut », et malheureusement nous ne pouvons qu’attendre le résultat de leurs consultations. Pourtant, ils ne manquent pas de spécialistes autour d’eux, pour leur expliquer quoi/comment/quand/pourquoi… encore faudrait-il que ces fameux spécialistes soient d’accord entre eux. Bref, nous sommes bien mal partis…

Re-courte balade dans le champ du voisin tout à l’heure. Les orchidées sont toujours là, beaucoup ont disparu depuis deux ou trois ans… peut-être la sécheresse ? C’est vrai que ce champ est plutôt sec, alors que juste à côté les herbes sont bien vertes et hautes… Bon, tant pis, voici mes trouvailles du jour, herbes et fleurs sauvages dont, pour la plupart, j’ignore le nom, malheureusement :

Dans les haies, l’églantine fleurit enfin, l’aubépine est toujours présente, et cet arbuste dont, encore une fois, je ne connais pas le nom, mais qui embaume les alentours !

Retour au jardin (heu… jardin est un bien grand mot pour notre terrain plus herbu que jardiné 😉 ), une première rose, de celles qui sentent si bon, aux pétales dignes d’un « berlingot », et pas mal de boutons, de promesses à venir.

Et puis je n’oublie pas qu’aujourd’hui est un jour anniversaire. 46 ans + 1an et demi. Alors je nous offre ces roses et nigelles du jardin (juin 2019…).

Le champ des voisins

Le champ des voisins

C’est de là qu’il y a la plus belle vue vers les collines, les plus beaux couchers de soleil, et j’avoue que j’aime aller y faire un tour de temps en temps. Souvent, même 😉 !

Avec le confinement et surtout le temps limité d’une heure…, c’est ma balade préférée ! D’abord, je vais voir les deux poules… avec notre Flipelette bien sûr. Qui commence à avoir tellement pris l’habitude de m’accompagner, qu’elle réclame tous les après-midi sa balade, si si ! (aujourd’hui, je n’avais pas pris l’appareil photo, juste mon téléphone, c’est que le chemin et le terrain ne sont pas « plans », ainsi que disait Germaine, et je me méfie toujours de mon genou et de possibles chûtes. Bref, donc, photos prises avec le téléphone.)

Après, une fois délestée de mes épluchures, j’essaie de faire quelques découvertes. Et c’est vrai que, même en y allant tous les deux jours, j’arrive à découvrir du nouveau ! Aujourd’hui, un arbuste auquel je n’avais pas encore prêté attention… qui s’est dévoilé depuis samedi il faut croire, parce que sinon je me demande comment j’ai fait pour le manquer :

Je me fais aussi des surprises, en changeant le chemin du retour… cette fois, j’ai laissé tomber les lilas pour passer plus bas, et …

… une superbe touffe de genêts, vraiment somptueuse au pied d’un acacia. Un peu plus haut, le talus est jonché de soucis, envahissant aussi le vieux banc :

Le figuier prépare la récolte, sur le petit pêcher (bien mal en point, aux feuilles toute cloquées) quelques fruits, et les artichauts sont prêts à croquer… il va falloir que j’appelle les voisins pour leur dire, ce serait dommage qu’à cause du confinement ils se perdent.

Tout d’un coup je vois Flipelette en arrêt devant un tronc d’acacia, puis grimper et farfouiller dans une fente… qu’a-t-elle vu ? J’ai eu beau regarder à mon tour quand elle est redescendue, je n’ai vu personne !

Le ciel était triste aujourd’hui, et les températures en baisse… Nous allons entamer la 5ème semaine de confinement, les masques ne sont toujours pas arrivés, les tests non plus, Sa Majesté va parler à son bon peuple tout à l’heure, les actionnaires continuent de se gaver, les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés 60 heures par semaine et supprimer les congés, et je ne décolère pas… les Français auront-ils compris, « après » ???? ou continueront-ils à accepter, à dire « bof, de toute façon on n’y peut rien » ? Allez, je ne veux pas laisser le pessimisme gagner du terrain 😉 , ce n’est pas mon genre…

Dans la maison, un bouquet d’arums a remplacé le lilas. Prenez soin de vous et des autres.

Campagne…

Campagne…

Enfin, j’ai fait cette balade reportée depuis samedi 😉 ! J’ai bien vérifié jusqu’où je pouvais aller, pas de problème pour la distance, le petit bois est bien dans le périmètre, ainsi que le Marguestaud. C’est plus compliqué de gérer le temps… entre les arrêts photos, les sentiers qui tournent, montent et descendent… d’autant que je ne fais plus totalement confiance à ce genou réparé….

Beaucoup de vert, je dirais même DES verts ! Premier arrêt pour admirer le paysage

Dans le petit réservoir d’eau, les grenouilles chantent à tue-tête… mais si j’étais persuadée qu’il avait assez plu cet hiver, la terre craquelée me dit le contraire (tiens, à l’heure où j’écris, il commence à pleuvoir, j’ai bien fait de ne pas encore remettre la sortie à demain)

Je suis le chemin vers le petit bois, mais cette fois je vais entrer dans le bois par un sentier que je n’ai jamais pris, je navigue un peu « au pif » !

Les herbes et les fleurs sauvages se partagent les taillis, je retrouve les violettes, pissenlits, mais aussi beaucoup de fleurs dont je suis bien incapable de trouver le nom…

Finalement (j’avoue que j’étais un peu inquiète de ne rien reconnaître…) j’ai trouvé un beau chemin, tranquille, qui m’a amenée en bordure d’un champ. A tout hasard, j’ai continué, le Marguestaud n’était pas loin, les arbres qui le bordent me servant de repère.

Et toujours des violettes, la consoude, et des plantes mi-herbes mi-fleurs, d’un jaune-vert lumineux.

Au bas du bois, à la limite du bois et d’un champ, une mini falaise, aux tons et à l’aspect bizarre, mélange de roche dure et de pierre friable, strates grises et ocres… ?

Et enfin j’ai retrouvé le vieux champ en friche, le chemin habituel qui descend du bois pour mener au gué du Marguestaud. La terre est par endroits extrêmement sèche, à d’autres boueuse… mais le ruisseau coule joliment.

C’était vraiment le moment du retour ! Mais là, je connaissais bien le trajet 😉 . Au bas du chemin, avant un champ soigneusement labouré et hersé (mais avec un chemin tout autour, merci !), un massacre à la tronçonneuse. Peut-être normal, logique, il y a probablement une raison valable, mais c’est triste à voir.

Jeunes feuillages, des chatons de peuplier tombés, tout doux (dire que ces jolies choses peuvent être dramatiques pour certains lorsque c’est la saison…), des boutons d’églantines, encore des pissenlits, des ficaires, et le sentier bordé de haies aux entrelacs de branches grises reprend quelques mètres avant les premières maisons (ou les dernières, au choix…)

Les moutons viennent à ma rencontre, les derniers nés sont tout mignons, blancs et noirs…

Retour presque à temps à la maison. Étonnée d’entendre passer et repasser un hélicoptère au-dessus du village. Serai-je repérée 😀 ? Demain, c’est jour des courses, Guillemette nous a fabriqué des masques, on va assurer !

Début de fin…

Début de fin…

… de semaine. Aujourd’hui, c’était mini sortie. Apporter les fromages de chèvre (qui continuent à être livrés à domicile le vendredi, ça aide pour savoir quel jour on est 😉 ) à la copine dans le village, aller porter les épluchures aux poules du voisin, alors ce sera images du village ! Comme beaucoup de villages dans cette partie de la Haute Garonne, situé dans la pointe N/NO du département, avec d’un côté (à environ 20 km) le Gers, et de l’autre (aussi 15 à 20 km) le Tarn et Garonne, le village est sur une colline. Mais ce qui est un peu étonnant, c’est ce qui l’entoure : à l’Est, c’est plat ! à l’Ouest, commencent les coteaux du Gers.

Le hameau de Galembrun. Avec toutes les pages publiées sur mes balades dans les environs, vous en avez déjà une petite idée ! Il y a donc « la plaine », à l’Est. Ses grands champs sans haies ou si peu. Ses chemins de traverse, qui autrefois quadrillaient les champs, effacés par les agriculteurs du coin… C’est qu’il faut de la place pour manœuvrer avec leurs tracteurs monstrueux !

Le hameau, lui, est beaucoup plus vert ! Au Moyen Âge, c’était un centre d’échanges important. Launac l’a détrôné. Notre voisine, qui aurait maintenant 96 ans, a connu l’époque du chemin de fer reliant Cadours à Grenade (dont il reste le tracé, devenu un beau chemin de balade). Quand nous sommes arrivés, en 1973, il y avait des bus. Plus nombreux que maintenant… La vie semble s’être un peu arrêtée, c’est vrai. Mais on y est bien. Et j’avoue qu’en ce moment, je suis bien contente de ne pas être restée en pleine ville, à Toulouse (même avec tous les services que cela apporte…). Bref. Donc, Galembrun, quelques maisons regroupées autour de la place, une église, une mare, de l’espace !

Les branches des saules, avec leurs feuilles toute neuves, se balancent au-dessus de l’eau, concerts de grenouilles assurés (pour le moment, personne n’a intenté de procès à ces dames… 😉 )

Dans le village, des chênes « remarquables », dont celui-ci, à côté d’un vieux pigeonnier un peu délaissé et bien caché !

Sur le bord des chemins, les herbes folles poussent, fleurissent, dans quelques coins les bugles marient le vert et le bleu sans scrupule (quand j’étais petite, dans les Landes, on se moquait de moi parce que dans mes dessins je mettais du bleu à côté du vert, je n’ai jamais su pourquoi, ce sont des couleurs qui se trouvent partout dans la nature !), et j’ai découvert un massif de bourrache à côté duquel j’ai dû passer souvent sans faire attention pour prendre le petit « chemin des fées » qui mène à notre maison…

Voilà pour la mini balade du jour… pas de paysage à couper le souffle, pas de monument extraordinaire, mais le calme de la campagne, dans les Hauts Tolosans. (désolée pour la qualité médiocre des photos, je n’étais pas partie pour ça, je n’avais que mon téléphone, et les photos font un peu image ancienne, couleurs bizarres…). Bonne soirée !

1 kilomètre et pas plus d’1 heure !

1 kilomètre et pas plus d’1 heure !

Aujourd’hui, j’en ai eu assez du trajet maison – tour du terrain – poules du voisin, alors je suis allée un peu plus loin. Mais toujours dans les limites imposées. Même si je me demande comment, dans nos chemins au milieu des champs, il pourrait y avoir un contrôleur… Je n’ai même pas fait le kilomètre de rayon, ce sera pour une autre fois ! Pervenches sur les talus le long de la petite route, une ancienne croix du temps où on faisait encore des processions dans les villages pour les rogations (en mai, je crois), genêts et aubépine dans les broussailles et le long du sentier…

J’ai rejoint la voie de l’ancien chemin de fer, pour rattraper une autre petite route. Feuillages tout neufs dans le bois, et des pieds de consoude près des champs.

En continuant la descente (ah, oui, de ce côté du village, c’est grimpette dans tous les sens !), le chemin passe entre un champ labouré et une prairie, avant de remonter vers une route que j’ai prise sur 20 mètres, pour retrouver un autre chemin longeant un champ, celui où travaillaient des agriculteurs lundi dernier ( https://bborda-silvand.blog/2020/03/30/hiver-au-printemps/ ). Et là, surprise : plus de chemin ! la bande enherbée officiellement obligatoire a disparu… et le chemin aussi. Tout juste si, en haut, ils n’ont pas rasé le cognassier. Les chevilles et le genou ont un peu travaillé, entre les mottes de terre et le talus… Je vais encore me fendre d’un courrier de réclamation… Dans la haie, une branche cassée d’aubépine où butinaient les abeilles.

Ouf, ils sont passés au ras du cognassier, mais l’ont épargné…

Voilà, j’étais presque revenue à mon point de départ. Plus qu’une toute petite grimpette, et ça y était. Le temps, tout de même, de regarder où en étaient les orchis, « mes » orchidées sauvages, si menacées… il n’en reste que deux sortes dans ce champ en jachère depuis des années, et encore, il faut vraiment chercher. C’est peut-être un peu tôt, je reconnais.

Dans les herbes et fleurs du dernier morceau de chemin, beaucoup de butineuses. Les fleurs de saison, pâquerettes et pissenlits égaient les tapis verts.

Une autre surprise m’attendait. Mais une jolie surprise cette fois . Je vous laisse en respirer virtuellement l’odeur… Bonne soirée !

Hiver au printemps ?

Hiver au printemps ?

Et voilà, l’hiver est revenu ! Décidée tout de même à aller respirer un peu, j’ai commencé par chercher ce que je n’avais pas encore photographié sur le terrain 😀 . Par exemple, le jasmin d’hiver, le panier au coin du séchoir, les petites roses crème du rosier liane, et les verts mêlés des plantes sauvages ou volontairement installées par ci par là…

Finalement, un semblant de début de soleil, quelques mini trouées de bleu au milieu du gris, Flipelette qui visiblement avait envie de m’emmener un peu plus loin que le jardin, le bruit de tracteurs dans les champs voisins, une fumée… nous voici parties vers « chez Germaine » !

Deux tracteurs au travail. Et un grand feu. J’espère que ce n’est pas encore une haie supprimée… à se demander si certains ont bien compris la nécessité des haies, des lieux humides, d’un peu plus d’écologie, de respect de la biodiversité…

Du haut du champ, à côté de mon cognassier préféré, belle vue sur les environs. Tout au fond, à gauche, le village de Drudas avec son église, le château est caché par les arbres. De l’autre côté, des champs, quelques fermes. Au loin, des champs de colza en fleur. Et sur l’autre versant de la coulée verte, presque derrière moi, un petit bois où se mélangent couleurs hivernales et printanières.

Au retour (je n’ai pas dépassé 500 mètres autour du domicile 😉 ), je commence à repérer les orchis sauvages… zut, je n’avais pas le bon objectif, et c’est un peu flou. Je me rattraperai dans 10 jours !

Voilà pour ma sortie du jour. En bordure du champ, sur un vieux tronc coupé des champignons s’accrochent.

Et le vieux mur m’offre une symphonie de couleurs assorties à la journée. François a été enterré tout à l’heure. Presque dans la clandestinité. P….. de conerivirus 😦

Une balade

Une balade

Parce qu’on ne peut pas aller tous les jours à la montagne (ou à l’océan 😉 ) mais qu’il faudrait aller marcher régulièrement (chose que je me répète chaque jour sans la mettre à exécution), et surtout quand dès le matin soleil et ciel bleu vous invitent à sortir…

… hier après-midi, petit tour vers « le Poutou » par le sentier des moto-cross, celui qui longe un petit bois. Motos et chevaux tracent le chemin depuis longtemps… chemin le long duquel haies de ronces et épineux sont (trop) bien taillées, mais où les jonquilles sont toujours là, et même de plus en plus !

Bien sympa ce chemin, même si par endroits il faut vraiment se faufiler tout contre la haie de ronces pour ne pas se retrouver les pieds dans la gadoue !

Les températures presque printanières, si on oublie le vent frisquet, ont réveillé les arbustes… bourgeons, jeunes feuilles, aubépines, ajoncs, ficaires, et toujours le si beau cognassier du Japon (aux fleurs bien plus belles que son nom…).

La petite retenue d’eau a meilleure mine que lors de mon dernier passage… mais il va falloir un peu plus d’eau pour qu’elle accueille les libellules cet été… on râle quand il pleut, mais la pluie est aussi indispensable que le soleil !

Pas d’incursion dans le petit bois, cette fois, d’une part nous étions parties juste pour une heure/une heure et demie, d’autre part… la crainte de retrouver le bord du Marguestaud encore plus boueux que le sentier 😉 . La palombière est toujours debout (j’espère qu’elle n’est là que pour le décor…) et nous entrerons dans le bois une autre fois !

Mon mois de janvier

Mon mois de janvier

Un mois de janvier 2020 bien mouvementé en France (et ailleurs, il faut bien le dire). Hélas, depuis notre campagne, il n’est pas toujours simple de participer à toutes les manifestations « en ville », et je me vois mal défiler avec une pancarte sur la place de Galembrun… quoique… peut-être ne serai-je pas toute seule au bout d’un moment, des curieuses et curieux pourraient m’y rejoindre ?

Allez, comme nous avons participé tout de même à au moins une manif par semaine, et puisque je partage un résumé en images de ce mois de janvier, voici quelques photos de manifs. Le pauvre Héraklès, sur son rocher, avait du mal à se concentrer sur son arc, avec autant de monde défilant 😉

Il a eu des journées de grand soleil, un dimanche de balade tranquille dans le coin. Haies fleuries, terres labourées, champs de colza aux rangs bien alignés, petites mares bien remplies où le ciel se reflétait avec bonheur, et au retour le clocher de l’église doré sous le soleil du soir.

Il y a eu des journées de brume, qui se sont transformées en après-midi de printemps et des journées de pluie et de grand vent qui ne se sont pas transformées… Des moments de jardinage, pour remettre un peu en état mon carré d’herbes (où des jonquilles ont trouvé de la place, mais d’où viennent-elles ? mystère, je ne les ai pas semées, ni là ni ailleurs…), un après-midi ensoleillé. Un tour de jardin, petit inventaire des fleurs nouvellement arrivées, violettes, hellébores. Ce matin, les herbes étincelaient sous le soleil après la pluie de la nuit, une fleur de ficaire pointait… petits bonheurs de la nature… Je crois que j’ai fait mienne cette phrase d’Epicure : « Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien », non pas faute de mieux, mais plutôt par bon sens 😉

A midi, nous avons enfin réussi à fêter l’anniversaire de Guillemette ensemble, Mathusine junior et Mathusine senior réunies… Pour nous (Raymond et moi) qui passons souvent nos journées dans un grand calme, c’est assez ébouriffant !!!! mais ça nous fait du bien 😉 . Attrape-rêves fait par Clémence, très chouette. Et encore un très beau dessin de Manon.

En fin de journée, en allant porter leur repas aux poules du voisin, j’ai profité de la vue toujours aussi lumineuse sur notre coulée verte (je croise les doigts pour que JAMAIS on ne puisse vendre et viabiliser cette petite vallée…) vers le bois de Galembrun. Sur le talus, le cognassier du Japon est recouvert de boutons et fleurs déjà ouvertes.

Dans le bout de champ où sont les poules, toutes les anciennes machines agricoles de Maurice sont ça et là, rouillées, abandonnées, mais dignes d’un musée des vieux outils. Quel dommage, mais qui pourrait être intéressé ?

Sur le chemin du retour, la mousse et le lierre habillent les pierres du vieil abri, et au coin d’un mur les pervenches fleurissent.

Devant mon bureau, le cyclamen joue avec son ombre sur la vieille poterie rapportée des Cigalons, autour de laquelle le lierre s’enroule joliment.

Il y a eu de beaux couchers de soleil pendant ce premier mois de 2020… je ne les ai pas tous photographiés, souvent parce que j’étais trop plongée dans les dossiers du festival de cet été (Festival Danses et Musiques Pour Tous, du 13 au 19 juillet 2020) et que j’en oubliais l’heure… mais quand j’étais dehors, quel régal !

Demain février débute… dimanche, au marché de Launac, crèpes et café au programme ! Mais pour terminer ce tour dans mon mois de janvier 2020, soleil couchant sur le mur d’entrée, avec (encore une fois) le jeu d’ombres de quelques vieux outils et bouts de ferrailles récupérés dans la maison lorsque nous y sommes arrivés, il y a 47 ans !