Islande, derniers jours…

00_09sept17_route vers FludirTemps gris aujourd’hui, alors, retour sur les deux derniers jours de ce circuit, dont un aussi gris que maintenant… Ce 9 septembre commençait bien, pourtant, avec relaxation complète dans le Lagon Secret de Fludir. Qui, à mon avis, sera de moins en moins secret, et c’est bien dommage ! Nous étions les premières, il faisait bon, ciel bleu au-dessus des marshmallows géants dans les champs sur la route pour arriver au village, petit chemin bordé de serres illuminées, et ce bassin, arrivé là comme par enchantement…

Après ce beau moment de détente, nous reprenons la route vers deux des attractions touristiques les plus en vue à partir de Reykjavík : les chutes de Gullfoss et Geysir. D’abord les chutes. Impressionnantes, encore une fois ! Cette imposante masse d’eau se jetant dans la gorge étroite dans un grondement sourd, nous entourant de gouttes d’eau (limite pluie…), stupéfie, et tant pis si nous n’avons pas droit à un arc en ciel, c’est déjà « trop » beau ! Là aussi, le parking est de plus en plus grand (on comprend pourquoi en voyant le monstre à côté duquel je me gare 😉 ), la boutique d’accueil s’agrandit encore…

A Geysir, la pluie nous a rattrapées, mais elle n’empêche pas Strokkur de jaillir régulièrement. L’eau brûlante trace de beaux dessins sur la terre tout autour.

Décidément, le temps n’incite pas à la balade, nous filons sur Reykjavík, par la route la plus directe. La pluie s’arrêtera, pourtant, et nous photographierons nos derniers marshmallows du voyage, mais sous le ciel gris cette fois.19_09sept17_route vers Reykjavìk A Reykjavík, les péripéties reprennent, car la propriétaire de notre hébergement ne nous avait réservé les chambres que pour la nuit du lendemain… mais Monique est une débrouillarde, et elle nous trouve un hébergement en centre ville, tout à côté de la Hallgrimskirkja. Nous posons nos bagages, c’est la fin de la journée, nous partons nous balader en ville. Le lendemain, re-chargement de la voiture, et d’hébergement, mais au passage nous nous arrêtons au Musée National. S’il y a un musée à ne pas rater à Reykjavík, c’est bien celui-ci. L’Histoire du pays, les traditions, la naissance de l’Islande indépendante, notre époque, des années 800 à nos jours, c’est toute l’Islande qui déroule sa vie…

Installation, et hop ! balade, malgré le vent, dans la vieille ville (nous sommes logées en plein centre ville, au bord du lac Tjornin), nouveau musée, le 871 +/-2 (un mur datant de 871 a été mis au jour dans ce lieu, et le + ou -, c’est la marge d’erreur !). Bon, d’accord, on est vraiment sur le lieu de « naissance » de Reykjavik, panneaux explicatifs animés, effets sonores et visuels, ruines d’une ferme datant de 930, mais je suis restée un peu sur ma faim. Enfin, là, on réalise ce qu’en à peine plus d’un siècle, la « civilisation » peut faire… même si on n’a pas envie de revenir aux années 930, on éprouve un peu de nostalgie en pensant aux forêts disparues, aux transformations…

Nous fonçons ensuite vers la Maison de la Culture, voir les parchemins, éditions originales des sagas, rapatriées en 1961 du Danemark. Malheureusement, le musée ferme ses portes 1/2 heure plus tard, alors il faut choisir ! Comme j’ai déjà vu les manuscrits, je grimpe au 2ème étage, voir les expositions. Cabinet des curiosités, tableaux contemporains, dont celui-ci, qui m’a amusée : « Fiskar Sjavar » (poissons de la mer) de Helgi Torgils Fridjònsson.

La salle de concert, Harpa, superbe architecture, toute en vitres, immense. Vue sur le port de plaisance, sur la baie.

Dehors, le ciel est bleu, mais un vent violent nous empêchera de vraiment nous promener en ville et découvrir toutes ses maisons anciennes, colorées. Nous finirons dans un restaurant très sympa, où nous retrouverons le fameux plokkari et du « fish ans chips » excellents.

Lever tôt le lendemain, car même si l’avion part à 9h25, il faut rendre la voiture et passer les contrôles, devenus bien longs depuis quelque temps… Bless bless, ma belle île !

Temps superbe pour ce premier vol jusqu’à Londres. Nous passons au-dessus de la route du premier jour, le long de la côte sud, au-dessus des îles Vestmann… une étape dans mon prochain tour d’Islande ?

La fin du voyage sera mouvementé, atterrissage à Montpellier, attente, taxi jusqu’à Galembrun… bref, 8 heures de retard sur l’heure d’arrivée ! Et manif l’après-midi !22089064_836472256531232_7105616516948894886_n

Famille, je vous aime !

Avant de reprendre le circuit Islandais, je vous emmène du côté de Besançon, Ornans, Reims et la région parisienne, où nous étions ces derniers jours. Raymond participant à un congrès à Besançon, nous avons ajouté quelques jours à ce déplacement pour y  retrouver nos amis et les nièces et neveux de Raymond, puis accompagner Naïs, une des petites-filles de Raymond, à son mariage. Journées de balades, de discussions, de rencontres, mais aussi de militantisme, avec le rassemblement de soutien à Salah Hamouri, le 7 octobre.

Nous avons revu avec plaisir le musée Courbet à Ornans (très intéressante présentation de la toile de Courbet « l’atelier du peintre »), avant de faire un petit tour le long de la Loue où les maisons se reflètent même lorsque le ciel est gris.

Rapide balade en ville, à Besançon, où escaliers et cours cachés n’auront bientôt plus de secrets pour moi… mais les seules couleurs automnales étaient sur les murs de la maison de nos amis, où la vigne vierge avait compris en quelle saison nous étions !

Le périple continuait avec la découverte de Reims, sur un circuit proposé par l’Office de Tourisme de la ville. C’était mardi, et en plus c’était journée de grève… nous n’avons pas trouvé le lieu de la manif (je sais qu’il y en a eu une, si si), et avons marché nez en l’air, entre maisons 1920 et quelques (rares) anciennes maisons, et avons croisé caves et magasins de champagne à tous les coins de rue,

petites curiosités,

et bien sûr la cathédrale et les vitraux de Chagall (oui, il y a aussi des vitraux plus modernes, d’Imi Knoebel, mais je n’ai pas aimé), une longue promenade tranquille, avant de retrouver nièce et neveux pour une agréable soirée.

Nous avons continué notre route vers le 93, car mercredi, 11 octobre, c’était jour de fête familiale, Naïs se mariait… toujours aussi belle et souriante, mais je ne mettrai pas beaucoup de photos, ne sachant pas si les personnes présentes à cette fête sont d’accord pour figurer sur une page qui, d’après les statistiques, se balade un peu partout… Nous étions vraiment heureux de retrouver, à cette occasion, parents, enfants, petits-enfants et même arrière-petit-fils, et rencontrer les ami-e-s de Naïs, qui nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse. Une belle journée de joie, sans tralala, quel bonheur !

Retour vers le soleil occitan ce jeudi, et reprise du quotidien. L’herbe a profité de notre absence pour pousser, et a bien besoin d’une nouvelle coupe, dont Raymond s’occupe cet après-midi… les papillons dégustent les dernières fleurs… l’atelier d’histoire de l’art d’octobre a eu lieu ce matin… mais les couleurs d’automne ne sont toujours pas arrivées dans le bois en face de la maison !

Quant à la balade Islandaise, elle reprendra bientôt…

Un après-midi à Lectoure

_DSC0562Grand soleil et grosse chaleur. Mais les mistinguettes et leur mère avaient décidé d’aller faire un tour dans cette petite ville, où expos, pardon : installations, d’artistes côtoient le quotidien, et où brocante et antiquités se mêlent sans scrupule dans l’ancien hôpital. La belle pierre blanche et les anciens hôtels ne rechignent pas à recevoir l’art contemporain, les vieux bâtiments abritent photographies et vidéos pour « l’été photographique », et tout cela cohabitait ce samedi avec les « Gasconnades » : bal gascon, histoires en gascon, banda en rouge et blanc, béret posé à la gasconne sur les têtes en balade dans « la » rue… Quelques photos, en vrac : une des « installations », la maison en bois dans laquelle ruisselle l’eau, qui intrigue plus d’un enfant, les murs en pierre blanche (et la charpente) de la Halle aux Grains, ou ceux du clocher de la cathédrale Saint Gervais (ah…. les souvenirs de concerts dans cette cathédrale…), des porches des maisons (dont celui de l’hôtel des 3 Boules), et l’affiche des « Gasconnades ».

Après la halle et l’église, le « palais de justice », salles blanches ou vieillottes, pour accueillir  quelques belles photographies (pardon Madame d’avoir abusé de votre sérénité pour nos photos moqueuses), une série de vidéos étonnantes, et un très bel escalier

Petite halte goûter au Cochon Bleu (Clémence attend encore une explication pour ce nom de cochon bleu…), et séance de défoulement avec le jeu préféré de nos enfants… grands ou petits… après tant de sérieux, il fallait bien un peu souffler 😉

Et nous voilà parties vers l’autre bout du « centre ville », l’ancien Hôpital, Hôtel des Comtes d’Armagnac, où est installé un grand marché de brocante, antiquités, et quelques ateliers d’artistes (parmi lesquels un « détournement » d’urinoirs d’un goût un peu douteux…). Un vrai régal pour les chineurs !

Là aussi, des installations d’artistes, dans les anciennes chambres d’hôpital, dont celle-ci, dans une des salles de bains, qui nous a inspirées :

Maintenant, changement de cap, puisque dès lundi je serai tout en haut de la carte d’Europe (du moins l’Europe géographique), où la chaleur sera certainement moins intense… en Islande. A bientôt !

2017, J-3 !

Retrouvailles entre amis pour ces derniers jours de 2016, dans le Beaujolais. Encore ?, me direz-vous (enfin, je suppose…). C’est que les « tournes » en avaient décidé ainsi ! Après le Doubs, la Bretagne, c’était donc au tour de Blacé. Pendant 4 jours, entre la fin de 2016 et le premier jour de 2017, nous avons partagé discussions, découvertes touristiques, gastronomie, en toute amitié. Et ça fait du bien ! Je commencerai donc par le 29 décembre. D’entrée, repas Beaujolais (saucisson brioché), et visite de Trévoux, ancienne ville historique, perchée au-dessus de la Saône. Autant vous le dire : il faisait frais, trèèèès frais, et brouillardeux trèèèès brouillardeux ! Mais nos hôtes avaient programmé une visite guidée, et nous avons donc découvert cette petite ville, ruelles en pente (aïe, le genou !), quelques traboules (qui auraient bien besoin de rénovation), vieilles portes…

Dans la médiathèque toute nouvelle, l’historique de la ville, superbement documenté

Puis l’Apothicairerie, réinstallée dans une salle. Belles boiseries, vieux pots, et le portrait de la Grande Mademoiselle, qui « régna » sur la Dombes au XVIIème, et fit édifier (elle et ensuite son cousin le duc du Maine) l’hôpital et le Palais du Parlement. Je ne vais pas vous refaire l’Histoire, juste dire que les Bourbons étaient installés sur la Dombes depuis un bon moment, fin du XVème, qu’ils sont restés jusqu’à la fin du XVIIIème, avec toutefois une petite « absence » sous François 1er (fallait pas trahir, na !).

280px-trevoux1

A signaler, tout de même, que Trévoux était, depuis 1603 un grand centre intellectuel, avec une imprimerie dont les directeurs fondent la Société de Trévoux, et en 1703 c’est là que nait le premier dictionnaire en langue française… une histoire de Jésuites voulant concurrencer les Jansénistes, bref, un truc de pouvoir intellectuel et de luttes d’influence… Après l’Apothicairerie, nous partons dans les ruelles jusqu’au Parlement de Dombes, aujourd’hui Palais de Justice. Nous y retrouvons le Duc du Maine en grande pompe, manteau à fleur de lys, mollet galbé conquérant, mais… avec le signe de la bâtardise, faut tout de même remettre les enfants à leur place, fussent-ils ceux d’une maîtresse royale, n’est-ce pas !

Bref, nous voici dans ce palais. Magnifique plafond à la française, poutres décorées, médaillons en trompe-l’œil… je ne sais pas si les justiciables ou les prévenus qui comparaissent dans la salle prennent le temps d’apprécier 😉 ?

A la fin de la visite, nous avons laissé les bords de Saône à leur brouillard, et ce fut le retour à Blacé… Un peu de repos avant une autre journée de découvertes !16-12-29_007_la-saone-a-trevoux

Urbanismes 2

Une belle découverte, ce dimanche de décembre à Paris, et le mardi : la Fondation Vuitton. Oui, oui, je sais, vous vous demandez ce qui m’arrive de chanter les louanges de ce groupe spécialisé dans le grand luxe ! Quand il se sert de sa fortune pour nous offrir ça : 013_11dec16_fondation-vuittonj’avoue, j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Même si « offrir » n’est pas vraiment le mot… quoique, pas beaucoup plus cher que l’expo au Grand Palais ou l’entrée au Louvre, et un tarif « famille » assez intéressant (38 € pour 2 adultes et 4 enfants moins de 18 ans maxi). Pas de possibilité d’entrer, ce dimanche-là, voir l’exposition de la Collection Chtchoukine, ils annonçaient complet depuis le vendredi. Tant pis, nous avons fait le tour du bâtiment, et en avons profité pour flâner dans le Jardin d’Acclimatation. Un régal, pour moi qui ne connaissais pas. Et puis, le soleil, les bois, la nature… un peu revue et corrigée, d’accord !

Mais comme Paris recèle bien des découvertes artistiques à faire, nous avons continué la journée de dimanche par une visite à Hergé au Grand Palais. Bon, je me disais que, à défaut de Braque, Picasso, et autres, Tintin, Haddock, la Castafiore et les Dupondt seraient un agréable passetemps… et ce fut bien plus qu’agréable ! Hergé peintre, dessinateur, architecte, amateur de sculpture…

Par contre, nous n’allions pas déclarer forfait pour Chtchoukine, nous sommes revenus le mardi matin, sans réservation, et nous avons pu prendre les entrées sur place. La lumière avait changé, le ciel avait perdu de son éclat. Mais pas le bâtiment. Que nous avons vu aussi de l’intérieur cette fois.

Quant à l’exposition… N’étant pas une spécialiste de l’Art, des Beaux Arts, je me contenterai de vous dire que j’ai été éblouie. Bien sûr, on connait beaucoup de ces tableaux, par les livres, les reproductions. Mais, par exemple, la salle Matisse, fabuleuse ! Le plus beau choc, pour moi. Et les Van Gogh, les Gauguin, et Monet, et Picasso, et Henri Rousseau, et… et… Non, vraiment, la réputation de cette exposition n’est pas surfaite. Je n’ai pas fait beaucoup de photos, ces tableaux sont tellement dans nos yeux… mais j’ai bien aimé ces deux tableaux de Malévitch, mis en parallèle, la porteuse de seaux :

C’est cependant avec Hergé que je termine cette page… il vous dit mieux qu’avec mes simples mots tout ce que je vous souhaite pour les jours à venir !

Urbanismes 1

Presque trois jours à Paris, mi-décembre. Participation à quelques réunions pour Raymond. Pour moi, c’est, comme à chaque fois, l’occasion de faire quelques découvertes. Un peu coincée par une marche peu adaptée à l’allure globalement rapide des Parisiens 😉 , j’ai pu, malgré tout, 1) voir du nouveau 2) revoir d’autres lieux. Arrivés en fin d’après-midi (samedi) sur notre lieu d’attache, du côté de la Cité de la Musique, après les embouteillages habituels, une fois les bagages déposés, nous voici partis dans ce grand parc de la Villette. Les affiches annonçaient un « marché de Noël », mais c’était plutôt une fête foraine qui s’était installée sur la place de la fontaine aux lions, tout autour de la fontaine… bruit, lumières… nous étions loin de nos petits marchés de Noël bon enfant, avec artisans et créateurs !

Histoire de nous dérouiller les jambes, après cette journée de route, nous traversons toute la galerie de la Villette, longeant la grande halle, le cirque, les cabarets et restaurants, passons le canal de l’Ourq (aïe, ascenseur en panne…. j’ai préféré ne pas compter les marches), la Géode, la Cité des Sciences, bref, un loooong aller-retour, mais bien agréable par cette soirée fraîche et animée. Et là, j’avoue que ce mélange d’ancien et de contemporain me plait bien. Probablement parce que c’est l’ensemble qui a été pensé.

Lundi, temps gris et brumeux, ou pollué ? (je passe le dimanche, sur lequel je reviendrai plus tard). Rendez-vous « sœurternel » du côté de la gare de Bercy, je me décide (après un délicieux plat de nouilles aux légumes dans un restaurant Thaïlandais, excellente adresse : Khun Nai, dans le 12ème) pour une balade dans le parc de Bercy. Hélas, tout le palais de Bercy était ceinturé de barrières en l’honneur (j’ai cru comprendre) de J-M Jarre… ne restait plus qu’à tout contourner, et bien sûr, je l’ai fait par le mauvais côté 😦 et me suis retrouvée le long des quais, circulation de folie, feuilles mortes, Seine grise, et avec ce ciel plombé c’était pas rigolo… Mais bon, finalement, j’y suis arrivée, et comme tout de même j’avais passé pas mal de temps à contourner ce truc, après avoir fait un petit coucou aux statues avant la passerelle, je traverse la Seine pour aller vers la BNF et ses constructions. J’aime bien cette passerelle Simone de Beauvoir. Un pont entre deux mondes…

Et bien, ce coin-là sans soleil, c’est pas franchement gai ! Des grues partout, des immeubles en veux-tu en voilà, sans unité, à croire que c’est à qui ferait le plus pire ! Comme j’avais décidément les pensées aussi grises que le ciel, voir les arbres enfermés de la BNF, ou ces arbustes encagés, ces grandes plateformes grises, ça n’a rien arrangé ! Même les chaises et tables roses, bleues et vertes disposées sur un côté du parvis n’ont pas réussi à me faire admirer ces constructions « à la sauvage ». D’autant que cet immeuble noir de chez noir ne porte pas à la gaîté ! Bon sang, si c’est ça que nous allons laisser comme paysage urbain à nos petits-enfants…

Heureusement, un charmant salon bio s’est trouvé sur ma route, et un thé + une tarte au citron m’ont remis le moral en meilleure forme. Métro, et direction Les Halles. Ben oui, pas très folichon, et plutôt provincial, mais je cherchais un endroit où je pourrais tranquillement regarder les appareils photos de près, et vadrouiller ensuite au milieu des livres. Le lieu a assez mal vieilli, gouttières sous la grande verrière superbement décorée (oui, la pluie est arrivée vers 17 heures), un peu triste tous ces magasins et escalators (mais je ne m’en plains pas, monter des escaliers sans fatiguer les genoux, c’est super !).

Je regarde vite ce que je voulais voir, et ressors vers le Paris, le vrai, avec ses vieux immeubles, ses lumières…054_12dec16_fontaine-innocents Sur la prochaine page, ce sera une tout autre architecture, luxueuse je reconnais, mais honnêtement, entre la BNF, son quartier aux constructions n’importe quoi et… ça… les yeux retrouvent le plaisir de regarder… même si par endroits les immeubles pointent leurs idées de grandeur, leur course folle au gigantisme, dans un désordre total. 089_13dec16_fondation-vuitton

Entre-deux-mers…

029_06oct_-rionsNous ne « bougeons » pourtant pas beaucoup ces temps-ci, ni l’appareil photo ni moi ni Raymond, j’aurais donc dû trouver le temps de vous raconter en temps et en heure une de nos balades du début d’octobre, et voilà que je (re)trouve ces images d’une trèèèès belle journée près de Cadillac, en Gironde, oui, en plein milieu de vignes… mais surtout une journée en famille. Raymond découvrait son arrière petit-fils, il faisait beau, et ce fut une journée toute douce. Après-midi de balade, nous commençons par Rions, cité médiévale, avec encore quelques beaux restes 😉 , tours, église, ruelles…

… mais pas uniquement du Moyen-Age, témoin cette Halle aux Petits Pois, ou ce Cercle Rionnais (bars associatifs du début du XIXème, ils furent longtemps une institution dans les villages des Landes et du sud de la Gironde).

Un village bien calme en ce début d’automne, beaucoup de maisons fermées, de plantations oubliées, mais d’autres encore là…

Le tour de la cité terminé, Frédérique avait repéré une indication « l’île de Raymond », et n’avait jamais été voir ce que cachait ce panneau. Nous y partons. Et ce fut l’occasion d’une jolie balade, à travers un petit paradis : zone humide protégée, des sentiers, et… tout plat ! Une aubaine, en ce moment ! D’abord un chemin doux, longeant, bien sûr, nous sommes dans le Bordelais… un château (en ruine) et… des vignes.

Ensuite, nous entrons sur le site… en passant la Garonne, mais version très réduite !

Car ce « petit bras » de la Garonne, qui fait que ce coin de terre est appelé une île, est bien pitchoun…, mais une fois ce bras mort de la Garonne passé, l’impression d’être ailleurs, sur un bout du monde, calme, on respire…

En fait, c’est la journée que nous aurions pu y passer, pour explorer tous les sentiers, flemmarder au soleil… Au retour, j’ai cherché et trouvé le site de ce lieu : il faut chercher Vallon de l’Artolie, communauté de communes. Mais une vidéo, c’est encore mieux : https://vimeo.com/162034545 .

Oui, ce 6 octobre fut une superbe journée, entre tendresse, soleil, nature… et l’occasion de dire encore et encore que notre pays est bien beau !

Les Baux de Provence

23oct16_les-baux-de-provence-2Visite éclair dans ce village très touristique… Dans ma jeunesse, j’avais lu un bouquin de la collection Rouge et Or qui se passait aux Baux de Provence. J’avoue que l’idée que je m’en étais faite, et qui m’était restée, n’a pas tout à fait correspondu à la réalité… il est vrai que j’étais assez jeune, que j’avalais à peu près tous les livres qui me tombaient sous la main sans distinction, et que j’avais une imagination assez délirante ! Déçue ? Non, pas vraiment. Un peu de ciel bleu et de soleil n’auraient pas nui à cette visite, peut-être trop rapide aussi. C’est vrai, le temps ne nous incitait pas trop à la rêverie. Bref, il faudra y revenir, prendre davantage de temps, ne pas craindre les marches, les grimpettes… Pourtant, malgré le ciel gris nous n’étions pas les seuls (d’accord, c’est une période de vacances) ! Le parking était bien rempli à notre arrivée (merci à ces jeunes qui, en repartant, nous ont offert leur ticket de parking, que nous avons à notre tour donné à un autre touriste en repartant, puisque c’est un ticket à la journée, 5 €), et lorsque nous sommes repartis, vers 15 heures, c’était un peu la course à la place de parking…

Village perché, château, vieilles pierres, une vue superbe, dans le village « d’en bas », maisons cachées dans les roches, je pense qu’en effet une journée est nécessaire pour trouver autre chose que le village de carte postale qui nous est proposé. Le prochain passage sera mieux organisé 😉 ! J’ai tout de même eu quelques coups de cœur, pour ici une porte, là une sculpture isolée, un chemin encore fleuri, la couleur automnale d’un robinier.

Quant aux maisons dans le village en contrebas, nous les avons devinées, perdues dans les arbres, adossées à la roche, ancrées dans la roche…

Nous n’avions pas prévu une longue visite, alors… le musée Brayer, le château, les carrières de Lumières… ce sera pour une autre fois !

Un jour en or…

22-10-2016_dans-les-rues-de-ceresteC’est un peu le calme plat sur mon journal d’ici et d’ailleurs, je sais. Mais un peu de repos dans les déplacements, découvertes, etc., + l’arrivée de l’automne, + mes petits soucis de genou, ont fait que les randonnées ont disparu, que je n’ai pas pu aller voir si nos arbres ont changé de couleur, et comme dans le jardin c’est un peu tristounet, je ne sors pas beaucoup et mon appareil photo non plus… Nous avons tout de même recommencé à « bouger », cette fin de semaine dernière, et allons continuer un peu chaque mois en attendant les résultats du proche rendez-vous qui me dira enfin quand sera réparé mon genou !

Nous avons redémarré les (courts) voyages par une fin de semaine dorée, à Céreste, dans les Alpes de Haute Provence, pour fêter les noces d’or d’amis très chers.

Une belle journée, pleine de gentillesse, d’amitié, de tendresse, famille et amis réunis. L’occasion aussi d’un petit tour de ville à Apt.

Car cette fois je ne me sentais pas le courage d’aller vérifier si les ocres de Roussillon sont toujours aussi beaux sous le soleil. De plus, la pluie s’est invitée en fin de journée, samedi, et c’est sous un ciel bien gris que nous avons repris la route dimanche. La route ? Non, plutôt le chemin des écoliers. Il faut dire que notre « Cocotte » du GPS a été assez étonnante dans ses choix de direction, mais nous sommes malgré tout arrivés à Saint Rémi de Provence et au site de Glanum.

La suite prévue, c’était une halte aux Baux de Provence, que, honte à moi, je ne connaissais pas, sinon par une lecture de (très) jeunesse. Photos et impressions sur une prochaine page. Pour aujourd’hui, nous restons sur les vieux bancs de ce site, Glanum.23-10-2016_glanum-7