Vacances Romaines, 3

Belle journée, aujourd’hui encore, mais avec du vent d’autan = pluie d’ici peu ? Espérons que ce ne sera pas pour dimanche, car ce serait bête pour le vide-greniers au village. Petit déjeuner sur la terrasse, un verre amical vers 16 heures sous les parasols, si ça pouvait continuer… C’était plus gris, dimanche 24 avril, à Rome. Encore une fois, il avait plu pendant la nuit, mais le matin était mi-bleu mi-gris. C’était journée Via Appia et catacombe. En commençant par Saint Jean de Latran.01_mur d'Aurélien à Latran En sortant du métro, nous nous guidons sur les statues de la basilique, qu’on aperçoit au-dessus du mur d’Aurélien, et dès que nous passons la porte San Giovanni, nous découvrons cette imposante basilique, et… le Saint Escalier. Je passe sur ce Saint escalier, que les fidèles montent encore à genoux de nos jours… je reste sceptique sur le fait que ce serait celui qui a été gravi par Jésus dans le palais de Ponce Pilate… à Jérusalem… mais la foi ne se discute pas. Bref. La basilique, porte en bronze, les « armes » de la papauté partout, au plafond, sur le sol, sur les murs, superbe nef, fastueuse décoration, mosaïques dorées dans l’abside et statues monumentales des apôtres. C’est dimanche, c’est Saint Jean de Latran, donc messe chantée, avec du monde, une chorale en toge rouge, des odeurs d’encens.

Nous nous glissons rapidement vers le cloître, changement complet d’ambiance ! Calme, charmant, élégant, colonnes torsadées recouvertes de mosaïques, fresques, un lieu où il fait bon se reposer, laisser errer les pensées…

Nous trouvons facilement le bus pour aller vers la Via Appia Antica (vous pouvez écouter, en même temps que vous lisez, « les pins de la via Appia », un des mouvements de l’œuvre « Les Pins de Rome », de Respighi, et imaginer l’armée romaine arrivant à Rome par cette voie… par exemple cette version : https://youtu.be/CgSBamE_sxM ). J’avais prévu de visiter la catacombe de Saint Sébastien, mais j’avais mal lu les informations, elle est fermée le dimanche. Pas simple à trouver, en plus… (bon, d’accord, il y a beaucoup de bus, à Rome, mais je trouve le réseau un peu compliqué à lire; et puis, ce n’était que notre deuxième jour à Rome) ! et donc nous voici largués en pleine campagne, à l’arrêt San Sebastiano, mais la catacombe se trouve, semble-t-il, à un bon kilomètre et demi. Bof, il fait bon, on est dans la nature, on croise des coureurs, des voitures nous doublent, et nous arrivons sur la Via Appia Antica. Censée être piétonne le dimanche… Nous allons un peu au hasard (il y a bien des pancartes et des flèches, mais c’est assez brouillon), et entrons dans un grand parc naturel, ancien cirque Massenzio. Après la circulation romaine, finalement, c’est bien agréable de se retrouver en pleine nature. Des ruines, bien sûr, restes de palais, de cirque, de porte, et un mausolée. Dans une niche du mausolée, une jeune femme chantait, l’acoustique était vraiment parfaite, petit moment de douceur bien agréable.

Sur le plan que j’avais, la deuxième visite prévue était la fosse Ardeatine. Saint Sébastien étant fermé donc, en avant vers une autre catacombe, parce qu’on n’avait pas fait tout ce trajet pour ne pas en voir au moins une ! Domitille était ouverte, ne semblait pas trop loin, nous voilà repartis (au fait, si vous allez dans le coin, prévoyez un pique-nique, c’est plus prudent, car les camions sur place ne font pas franchement dans la restauration rapide de qualité…). A pied. Petite route de campagne encore, bordée de fleurs d’acanthe.

Et arrivés au bout, nous tombons pile sur la Fosse Ardéatine. Au moins, nous n’aurions pas à chercher ! Je ne sais quel mot employer pour décrire ce lieu. Impressionnant. Émouvant. Bouleversant. Calme, aussi. Je préfère vous laisser un lien pour ce site : http://www.turismoroma.it/cosa-fare/fosse-ardeatine?lang=fr . Je n’ai pas fait beaucoup de photos, troublée et émue par l’Histoire et le lieu.

De la catacombe de Domitille, assez proche (et sous la chaleur), aucune photo. C’était interdit. Et pour une fois j’ai respecté l’interdiction… (d’ailleurs, depuis deux ans, je ne fais plus de photos lorsque c’est interdit, je me civilise 😉 !). Couloirs étroits, niches, certaines décorées, d’autres nues, objets antiques, fresques. J’ai trouvé un peu exagéré le tarif demandé par rapport à ce que nous avons vu, mais bon, il faut bien aider les archéologues qui continuent à chercher dans le noir… 22_autour de la Via Appia anticaComme il n’était pas tard, nous décidons, après avoir repéré les trajets du bus, de nous arrêter aux thermes de Caracalla. Oui, le bus était direct, mais circulaire, donc nous brinquebalons de la via Appia (récupérée après encore une petite marche dans la campagne…) au terminus, puis du terminus aux thermes. Où nous nous trouvons coincés dans la circulation par une course cycliste ! Mais nous nous en sortons, et arrivons enfin à ces fameux thermes. Magnifiques ! Panneaux explicatifs bien fichus, mosaïques. D’accord, ce sont (encore) des ruines, mais que c’est imposant ! Belle « piscine », sauna, vestiaires, salles de repos, de sport, de massage (on imagine…).

Et comme on n’avait pas assez marché ( 😀 !), nous décidons de rentrer à pied… en passant par le cirque Maxime proche. Il y avait une reconstitution de bataille romaine, ou de combat de gladiateurs, bref, du monde et du bruit, beaucoup de bruit !

Quelques gouttes de pluie de temps en temps, mais finalement, après un petit clin d’œil à la Bocca della Verità, et au temple d’Hercule, nous arrivons à Trastevere pour une pause goûter bien méritée (Michel en profite pour faire une jolie cascade, peut-être pour nous montrer ses aptitudes en gym ?).

Il ne nous restait plus qu’à traverser l’île Tibérine, longer le Tibre, remonter toute la Via Giulia, pour nous poser « chez nous » !

Je crois bien que ce soir-là encore, les pâtes étaient au menu….. Mais il fallait bien se remettre d’autant de marches et trajets campagnards un peu confus. Heureusement, nous étions à Rome, et chacun sait que tous les chemins y mènent !

Vacances Romaines, 2

Zut, un temps magnifique aujourd’hui, et tellement de trucs à régler (Marché des Créateurs du 16 mai, annonces sur les pages des uns et des autres, courriels à envoyer…) que je n’ai presque pas mis le nez dehors ! Ah, que j’aurais aimé avoir ce beau temps à Rome ! D’accord, la pluie s’est manifestée davantage la nuit que le jour, mais tout de même, ce n’était pas le grand beau temps. Michel et Raymond ont même attrapé un beau rhume qui passait dans le coin. Car il faisait frais, et par moments bien venteux ! Mais cela ne nous a pas empêchés de nous balader, de visiter. Par exemple, le samedi, les Forums étaient au programme, et le Colisée. Que de ruines… que de cailloux… Ce que j’aime, dans ce cas, c’est d’imaginer. Pas toujours facile de voir un temple devant des dizaines de bouts de colonnes éparpillées sur l’herbe, pas toujours évident de côtoyer les vestales, même avec l’imagination parfois délirante que j’ai ! Tant pis, on rêve… D’abord, avant d’entrer dans le vif du sujet, il a fallu y arriver ! La via Giulia dans toute sa longueur, pour arriver sur le Largo Torre d’Argentina. Et ce matin-là, le soleil était au rendez-vous. Bien des surprises le long du chemin… le marché Campo dei Fiori, toujours aussi animé, des sculptures sur les murs, de belles colonnes jouant l’anachronisme avec une vitrine de vêtements, d’anciennes plaques ici et là…

Et ce souvenir émouvant, entre les pavés de la rue…

Première approche de ruines, l’aire sacrée d’Argentine. Au beau milieu de la circulation, bus, trams, motos, un havre de calme… pour les chats ! (parce que pour nous, même avec beaucoup de bonne volonté, difficile d’exclure le bruit de la circulation qui nous entourait)

Un peu plus loin, dans le dédale des petites rues qui mènent à l’ancien théâtre de Marcello et autres constructions grandioses, la piazza Mattei, avec la si jolie fontaine aux tortues, et le palais Mattei où il ne faut surtout pas hésiter à entrer.

Enfin, l’aire de Marcellus… nous y sommes entrés du côté de l’arc triomphal d’Octavie, en travaux. Puis le théâtre de Marcello (un neveu de César), immense mais… occupé maintenant dans sa partie supérieure par des maisons ! Remarquez, il a servi de carrière, puis de forteresse (ce qui l’a d’ailleurs sauvé de la démolition complète), il peut bien servir d’immeuble ! Colonnes brisées, coquelicots, l’endroit est beau, et bizarrement peu fréquenté.

Et c’est la montée au Capitole… Castor et Pollux nous accueillent, puis Marc-Aurèle

et nous plongeons vers les Forums… vus d’en haut d’abord, puis, après un long moment de queue, nous pouvons enfin fouler ces pavés, ces rues, où il y a si longtemps les Romains et leurs visiteurs (il devait bien y avoir des sortes de touristes, même à ces époques 😉 !) se promenaient et discutaient, et rêver…

Voire même se prendre pour des vestales (enfin, Annie et moi, parce que, hein les messieurs, pas question de rencontrer de trop près ces demoiselles…)

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Bon, malgré le plan donné à l’entrée, il faut bien reconnaître que, parfois, il y a de quoi se perdre !

Lors de notre première visite du Forum, je n’avais pas eu le temps de tout visiter. D’ailleurs, cette fois non plus. Il va falloir y revenir ! Ce samedi matin, nous n’avons pas manqué l’église Santa Maria Antiqua. Un site particulièrement mis en valeur, par des projections, des aménagements. J’ai vraiment aimé. Belles fresques (VI° et VII° siècles), enfin… ce qu’il en reste.

Mais ce n’est pas tout ! Une pause déjeuner rapide, et… à nouveau la queue (pourtant nous avions nos billets) pour il Colosseo. Franchement, le nom en français ne donne pas du tout l’ampleur de la chose, Colisée… pfff… alors que Colosseo, oui, on voit tout de suite ! Et il n’y a qu’à lever les yeux pour se rendre compte que le nom n’est pas usurpé. Là aussi, belle mise valeur, des explications amusantes, mais je rêve de m’y balader… seule !

Là, j’avoue, ça commençait à tirailler du côté du genou… de grimpette en tour d’arène et redescente de marches, je n’ai pas compté, mais il y en a eu beaucoup ! Alors nous avons vaillamment pris le chemin du retour pour voir les Forums Impériaux… ben oui, car César a le premier agrandi le Forum Romain, puis Auguste, Vespasien, Nerva (connaissais pas, celui-là) et Trajan. Encore des colonnes, des « portes », des gradins, des marchés, et LA colonne ! Avec, en fond, la tarte à la crème du monument à Victor Emmanuel…

Pour faire bonne mesure après tous ces monument païens ( 😉 !), arrêt, sur le chemin du retour à l’appartement, à l’église del Gesù… baroque, rococo, ors et anges à volonté… à tout prendre, j’aime mieux les fresques anciennes de Santa Maria Antiqua, ou les ruines impériales !

Retour rapide, car quelques gouttes commençaient à tomber… et je peux vous dire, qu’après une telle journée, l’avenue Victor Emmanuel est trèèèès longue ! Mais l’appartement confortable, un grand plat de pâtes, une bonne nuit (heu… un peu bruyante la rue, en fin de semaine), et le lendemain c’était la grande forme pour la suite du programme !

Rome…

Par quel bout commencer ? Jour après jour ? Par thème, fontaines et pins , ruines et statues, églises et musées ? C’est que j’ai tant et tant d’images dans la tête ! Ce qui est certain, c’est que cette fois, nous avons privilégié la Rome antique, les civilisations « d’avant », et avons peu baguenaudé dans les rues… quoi-que… Bon, je me lance… L’arrivée. Début d’après-midi, mi-soleil mi-nuages. L’appartement. Via Giulia, s’il vous plait ! Très grand, même pour quatre. Avec des plafonds à caissons (mais pas dorés comme dans les églises ou les palais que nous verrons sur notre chemin), des tableaux partout, des draps à dentelle, des meubles d’antiquaire (profession du propriétaire), des lustres…

Annie et Michel sont arrivés dans l’après-midi, nous étions tranquillement assis devant le petit café en bas de « chez nous », et après avoir déposé les bagages, en avant toute ! Le programme prévoyait un tour du quartier. Via Giulia, piazza Farnese, campo dei Fiori et Giordano Bruno, la fontaine piazza Navona, le pont Sant’Angelo, et retour par les petites rues pavées. Ah, ces pavés romains ! Pas très accueillants pour les marcheurs… même en baskets. D’entrée, à noter le nombre étonnant d’églises dans la ville ! Et toutes ornées, dorées, peintes, nous sommes vraiment dans une ville où la religion catholique est omniprésente et omni-représentée. Michel était content, il a pu voir, et photographier sur tous les angles la statue de Giordano Bruno ! Que nous avons retrouvé le lendemain, marchant sur les parasols des vendeurs du marché de Campo dei Fiori !

Donc, première balade, jolies cours cachées derrière de belles grilles, étonnantes sculptures par-ci par-là,  révision de nos connaissances en latin et en chiffres romains à l’entrée d’une église…

Puis la place Navona, ses fontaines, celle des quatre fleuves un peu difficile à photographier, trop de monde autour…, les deux autres sont plus accessibles !

La jolie Via dei Coronari, ses boutiques, ses « icônes » aux coins des maisons, une fontaine… Un peu plus loin, avant d’arriver au pont Sant’Angelo, une boîte à lettres perchée sur le mur, à se demander si c’est pour que le courrier n’arrive pas à son destinataire… et toujours des plaques anciennes, sculptures, ça et là.

Fin de la balade près de Sant’Angelo. Une fin de journée un peu grise, pour le retour vers la maison, les couleurs du ciel et de Tibre étaient un peu trop assorties à mon goût !

L’hosteria recommandée par Jérôme était complète, nous y reviendrons un autre soir, et trouvons un autre endroit sympa pour terminer ce premier jour. Le lendemain, la Rome antique au programme, ou plutôt LES Rome antiques…

Vacances Romaines…

Bon, d’accord, vous allez dire que j’exagère, étant retraitée je suis en vacances permanentes… Et non, vous avez tort ! Non seulement les retraités sont en général trèèèès occupés, mais attendent avec autant d’impatience que les « actifs » leurs vacances 😉 . Donc, bien contente de redécouvrir Rome à partir de demain vendredi, pour une semaine. Semaine raccourcie, puisque nous y arrivons vers 15 heures, mais en repartirons tôt le vendredi suivant. Et comme aujourd’hui le temps est à la pluie, à la fraîcheur, j’avoue que j’espère bien y trouver du soleil. Sinon, ce ne serait pas des vacances ! Revoir les ruines somptueuses, les statues, les angelots, le bleu et or des nefs d’églises, les trésors du Vatican, les fontaines, les cours, les délices gourmands, les marchés, les palais, les toits de Rome…

Et revenir avec tous ces trésors dans les yeux, le cœur… D’autant plus que nous y allons entre amis. Les visites n’en seront que plus belles !

Venise, le retour.

Nous voici revenus de la Sérénissime. Plutôt bouillonnante pendant les fins de semaine carnavalesques… mais bien tranquille les autres jours de la semaine, même pendant ce Carnaval. Brouillard, petite pluie, grand ciel bleu… ne manquait plus que la neige pour avoir le tour complet de la météo hivernale ! Avant de revenir en détails sur ces journées,  sept images, une par jour, de notre séjour…

Barque sur le chantier naval de la Giudecca, accueil joufflu à la Ca’ Rezzonico, voisinage insolite du Parti Communiste et de Jésus dans Castello (mais pourquoi pas ?), à Burano les enfants courent rejoindre leur Carnaval, sur un coin du campo Santa Maria Formosa un costumé joue au foot avec des gamins, jeu de glaces à la Scuola Grande di San Marco, et la belle altana en face de notre appartement…

A bientôt pour davantage de photos !

Une journée parisienne

Départ pour la capitale samedi matin, en voiture. La route est longue, mais comme toujours, c’est surtout l’entrée dans Paris paraît interminable… Dimanche, la journée commence par un long passage à la jolie boutique Diwan (horreur, moi, un dimanche dans un magasin… 😉 ), puis départ pour un peu de balade. Les filles avaient eu l’adresse d’une crêperie Kawaï (si j’ai bien compris), dans le Marais . Un peu inquiètes, tout de même « pourquoi appeler un quartier le marais ? », sauf Manon qui aurait bien aimé trouver un vrai marais ! Nous descendons du métro à Châtelet, histoire de marcher un peu et aussi de passer devant l’Hôtel de Ville. Ah, j’en étais restée à la patinoire installée sur la place pour Noël… les appels sur le dérèglement climatique, ou pour plus d’écologie, auraient-ils réussi à faire entendre raison aux édiles parisiens ? Des manèges, et un souffleur de bulles ont investi les lieux. Les enfants s’amusent comme des fous à la poursuite d’énormes bulles irisées, et nos trois miss ne sont pas les dernières ! Ah, tiens, entre Châtelet et l’Hôtel de Ville, la porte de la galerie ateliers d’artistes est devenue d’un jaune bien pétant… je ne sais pas si elle change souvent de couleur, mais je l’ai déjà vue rose indien, bleu drapeau, cette fois c’est jaune.

Nous arrivons tout de même à « décrocher » les filles de ce jeu de bulles, et continuons vers le Marais, où nous découvrons cette « Princesse Crêpes » absolument kitsch, minuscule boutique, tenue par un jeune couple Japonais… je ne connais pas les mangas et autres BD japonaises, mais on s’y croit, et c’est très amusant. C’est aussi très bon ! Crêpes salées ou sucrées, enroulées dans un cornet… le choix est difficile !

Tant qu’à être dans le Marais, petit tour sur la place des Vosges en passant par l’hôtel de Sully… les animations sont sympas sous les couverts de la place, dans le petit jardin de l’hôtel de Sully les moineaux parisiens jouent les stars…

Mais le temps file, et nous devons rejoindre la salle Pajol, ce qui veut dire une presque grande traversée de Paris ! Dans le métro, quelques publicités qui me font sourire… l’exposition Delacroix, avec cette « pose touriste » clin d’œil familial lors de nos voyages… ou la leçon d’anglais façon humoriste, un anglais tout à fait compréhensible pour moi !

La journée se terminera dans un restaurant tibétain, et dès lundi, sous un beau ciel bleu, je file vers la gare d’Austerlitz, une vraie belle gare comme autrefois, avec son couvert en poutrelles métalliques et verrières.

Le trajet du retour sera lui aussi bien long, mais tant pis, entre Toulouse et Paris, je préfère encore le train à l’avion. Séjour bien court, et il faudrait bien revenir pour Osiris et ses mystères à l’IMA (pas sûr que je puisse revenir avant le 31 janvier, hélas), pour les tigres de papier au musée Guimet, pour les portraits Florentins au musée Jacquemart, pour… et pour… bon, je me contenterai de ma nature campagnarde ! Quoique… un petit tour chez Courbet est prévu fin décembre, une belle façon de terminer cette année 2015 hélas si troublée. Et si je ne reviens pas écrire quelques mots sur ce journal d’ici 2016, je vous souhaite de terminer cette année 2015 dans le calme et la douceur, je pense que notre monde en a bien besoin ! En tout cas, belle coïncidence : Noël et le Mawlid tombent le même jour, musulmans et chrétiens vont donc célébrer la naissance de leur prophètes respectifs le même jour… A tous, quelles que soient vos convictions, religieuses ou laïques : 004_07déc15_9319

Londres, 5 – et fin (provisoire ?)

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Pour cette dernière page, j’ai gardé un marché : Borough Market. Une merveille. Une folie de bruit. Petits « restaurants » à grignoter, de tous les pays. Légumes bio, fruits, boissons, pies (les tourtes, pas les oiseaux…), nourriture de partout, fromages (ils n’ont pas autant de choix qu’en France, peut-être, mais ils en ont. Et dans les stands de fromages français, ils avaient la qualité !)… Le tout dans un lieu incroyable, caché sous des ponts de chemin de fer et de métro, d’anciennes halles, un enchevêtrement de chemins, indescriptible ! C’est aussi le plus vieux marché de Londres, ses origines remontent au Moyen Âge. Les prix sont assez élevés, il semblerait que ce soit très « tendance » de venir faire son marché ici… mais vraiment fantastique à découvrir.

Et pour terminer, je vous propose d’errer de ci, de là.

Architecture : je vous l’ai dit, c’est n’importe quoi ! Bâtiments géorgiens, élisabéthains, victoriens, baroques, cohabitent avec des tours de verre ou d’acier aux formes ahurissantes… vous traversez de jolis quartiers aux maisons bien alignées, mais si vous regardez en l’air, un immeuble rocambolesque barre l’horizon, semblant veiller sur les anciennes maisons…

La Tour. Ah, c’est vrai, au milieu de toutes ces architectures baroques ou contemporaines, j’ai failli oublier la Tour de Londres. Celle qui faisait tant peur… autrefois ! Superbement restaurée, mais surplombée et entourée de nouveaux bâtiments, la pauvre maintenant se retrouve perdue sur son bord de Tamise… tout juste si on la voit, lorsqu’on est de l’autre côté du fleuve !

Et restent quelques petits clins d’œil. De la « fishcothèque » à cet hôtel de Waterloo coincé entre deux ponts de métro, un rose et un bleu… en passant par l’alignement de boissons multicolores, les bizarreries de langage, les rencontres « typiques », les panonceaux de criminal offence autour de Parlement, et même une maison Michelin avec monsieur Bibendum en façade !

C’est probable, il va falloir programmer un deuxième séjour londonien… ne serait-ce que pour revoir cette brave Big Ben, les superbes bâtiments du Parlement, et au moins un peu de ce que nous n’avons pas eu le temps de voir ! Mais avec le soleil, j’espère, ce serait vraiment mieux…

PS : je reconnais que j’ai pris certaines photos à la va-vite, il me semble qu’il y a parfois un peu de flou… et pourtant, je viens de changer de lunettes 😉 !

Londres, 4 – où en suis-je ?

31août_8491Peut-être qu’en reprenant l’ordre chronologique, je vais arriver à la fin de cette semaine londonienne ! Donc, après notre dimanche Royal, et notre visite du lundi matin autour de l’Histoire de Londres (voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/02/londres-2-musees/ ), nous voici partis en cette fin de matinée, sous une belle bruine, vers l’East End. Premier arrêt à Canary Wharf, dans l’île des chiens… un endroit où il ne faisait pas bon échouer au XIXème siècle… marécages, boues, cadavres entre deux eaux… les romans ne font pas dans la dentelle quand ils décrivent le lieu ! Enfin, entendons-nous, ils s’agissait du sud de cette Isle of Dogs. Car le nord était réservé aux bassins et entrepôts où débarquaient le rhum et le sucre des Antilles britanniques, donc moins sinistre. Aujourd’hui, inutile de trembler de peur et d’imaginer que vous allez vivre des aventures inquiétantes et étonnantes à votre arrivée sur les rives de la Tamise, à Canary Wharf. C’est une ville futuriste qui s’offre à vos yeux : immeubles en verre et acier, ou grandioses dans le style BCBG (anglais), places fleuries, fontaines, quais bordés de petits restaurants (plutôt chics)… quel dommage que la pluie soit de la partie, car au soleil, c’est certainement plus accueillant ! Mais ce jour-là, seul le métro apporte une touche de couleur dans une ambiance plutôt grise.

Amusantes, les statues parlantes… si vous avez un téléphone avec lequel vous pouvez scanner sur ce truc carré à traits noirs, genre code barre vous savez ?152_31août_Canary Wharf_8497

Dommage, le temps n’incitait pas à la balade, et nous voici repartis en direction de Greenwich après la pause repas.

Et, tiens, à propos des repas, non, on ne mange pas mal en Angleterre ou du moins à Londres. D’accord, le « fish and chip » ça fait sourire. Mais nous n’en avons pas trouvé de raté, même dans le petit troquet pas terrible en face des Mews. Et puis il n’y a pas que ça sur les menus. Non, je le redis, nous n’avons pas « mal » mangé dans les pubs, cafés et restaurants où nous nous arrêtions à midi ou pour l’heure du goû-thé. Même que Raymond a trouvé le Pinot Grigio aussi bon qu’à Venise !

Bon, cette mise au point faite, je continue. Greenwich. L’idée était de visiter le Cutty Sark (voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/02/londres-2-musees/ ), de découvrir cette petite ville, puis d’aller jusqu’à l’Observatoire. Et le fameux méridien. Le parc est magnifique, bien bien vert (ben tiens… of course !), la montée un peu raide, mais nous y arrivons ! Superbe vue sur la ville de Londres, au fond, et sur l’île des Chiens, derrière le musée maritime et le palais, oui oui, même sous la pluie.

Et, en véritable touriste, j’ai mis mon pied sur la ligne supposée du méridien (déception, il semblerait qu’on ait constaté une erreur, et le méridien ne serait pas exactement là où il est indiqué… tant pis.)31août_Greenwitch le méridien_8512Dans le village, un marché sous d’anciennes halles victoriennes, où apparemment on trouve un peu de tout, mais c’est trop tard pour que nous puissions vraiment en juger. Et ce village de Greenwich me paraît bien accueillant, encore une visite à approfondir, une autre fois !

Le lendemain, après la découverte du British Museum ( voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/02/londres-2-musees/ ), c’est un autre visage de Londres qui nous attend : Camden. Façades délirantes, bazar géant, caverne d’Ali Baba, au choix…. Personnellement, trop de monde, mais c’était bien amusant ce délire architectural ! J’ai surtout apprécié de respirer le long du canal, l’après-midi, après la visite de ce quartier (voir : https://bbordasilvand.wordpress.com/2015/10/04/londres-3-histoires-deau/ ).

Le retour, entre soleil et pluie, apportait un peu de magie aux immeubles…

Restent encore quelques photos, découvertes, surprises, et vous en saurez autant que moi sur cette ville ! A bientôt !

Londres, 3 – histoires d’eau

02sept - Tamise_8605Car il n’y a pas que la Tamise qui traverse Londres, il y a aussi quelques canaux… Dont celui que nous avons pris à Camden, qui passe dans Regent’s Park, et arrive à Little Venice. Une balade fort agréable. Que nous avions prévu de faire en bateau, hélas, notre horaire ne correspondait pas avec celui des diverses compagnies qui proposent la balade. Mais, le soleil était là, alors, nous voilà partis pour quelques miles à pied. Très calme sur une bonne partie du trajet, un peu plus bruyante lorsque nous sommes arrivés au niveau du zoo. Des arbres, un bateau par-ci par-là, de belles maisons… un court moment j’ai pensé à la Brenta…

Et puis nous sommes arrivés sur une ville flottante, pas encore Little Venice, mais des péniches, des bateaux de toute sorte, décorés, vivants, avec petit jardin attenant le long du chemin où nous marchions.

Dommage, des travaux sur le chemin nous ont obligés à retrouver la ville et sa circulation, mais nous avons récupéré malgré tout le canal, pour enfin arriver à Little Venice, ses bateaux, ses jardins…

En fait, on est loin de Venise, et comme je ne connais pas Venice/USA, je ne peux pas dire si ça y ressemble 😉 , mais la promenade vaut vraiment la peine. Bon, d’accord, la pluie nous a rattrapés en chemin, puis le soleil, puis la pluie… nous étions bien à Londres, malgré cette escapade bucolico-aquatique ! Il semble qu’on puisse aussi trouver ce canal du côté d’Islington, mais là, nous n’avons pas eu le temps de le chercher.

Il fallait bien garder une journée pour la grande dame de Londres : la Tamise. 03sept_The Globe_8625

D’autant que les bords en sont particulièrement bien aménagés pour toute une journée si on le souhaite. A pied, en bateau, à nouveau à pied, mais… avec du gris, nous partons pour une journée Tamise. Très intéressant en tout cas. De Waterloo nous sommes allés jusque chez Shakespeare et son théâtre fort bien restauré, le Globe. Tout à fait comme je l’imaginais (l’extérieur en tout cas, une autre fois pour l’intérieur…) en lisant les policiers d’Édouard Marston.

De même les rives de la Tamise… dans la série de l’inspecteur Monk, d’Anne Perry, mystères géorgiens, les quais, les entrepôts, et bien il reste à un endroit un morceau de ces embarcadères où les passeurs faisaient traverser le fleuve.03sept_bord Tamise_8620 Ce qui est certain, c’est que l’ambiance maintenant est beaucoup moins sinistre qu’au XIXème, avec les magasins, une piste pour skate bien taguée, les camions de nourriture rapide (beaucoup de « tubes » Citroën, c’est amusant), les sculptures, les immeubles qui se chevauchent, qui jouent à qui ira le plus haut, qui sera le plus farfelu, tandis que les anciens entrepôts, les maisons de tous âges gardent leur sérénité.

Sur l’eau, c’est un autre aspect de la ville, mais toujours ces immeubles rocambolesques penchés sur les vieilles bâtisses. Tant de ponts, aussi…

dont bien sûr le Tower Bridge, imposant.

Nous avons même rencontré des crocodiles, le galion de Sir Drake, et… des joueurs de pétanque en costard-cravate !

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J’ai complètement délaissé l’ordre chronologique, finalement, je ne sais plus très bien comment je vais terminer le récit de ce voyage… ce sera la surprise, sur une prochaine page. En tout cas, aujourd’hui, à Galembrun, le ciel est assorti à cette journée de balade londonienne…