Couleurs du jour

Couleurs du jour… commencé en gris, continué en bleu, et… retour du gris semble-t-il… avec un petit bruit de grêle sur les vitres en ce moment, et le vent en rafales…

Mais cet après-midi les couleurs des primevères pétaradaient, le rosier sur la fenêtre est tout printanier, quant aux plantes derrière la porte vitrée elles offraient avec bonheur feuilles et fleurs au soleil couchant.

Giboulées de mars, bientôt le printemps !

tant qu'à rater_5081Et puis, tant qu’à rater une photo, amusons-nous… et faisons vibrer les couleurs des orchidées derrière la vitre, et le bleu du ciel ! (heu… la prochaine fois que je fais une photo de mon jardin d’hiver « vu de dehors », je fais les vitres…)

Ambiances bretonnes, le gris…

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Quelques jours du côté de La Turballe, les deux derniers jours de 2014 et les deux premiers de 2015, un vrai bonheur ! Les amis, toujours aussi chaleureux, présents, prévenants. Les paysages d’un coin de Bretagne que je ne connaissais pas, tantôt sous le ciel bleu (oui oui oui, il peut faire beau en Bretagne !), tantôt sous la brume. Et je n’ai pas dit bruine, ni crachin, car de bruine et de crachin nous n’en eûmes point, ah mais. Ou à peine.

Aujourd’hui, je ne vous raconterai que le gris… toits d’ardoises ou de chaume moussu, pierres levées et dolmens, murs des maisons anciennes cachant on ne sait quelle issue, statues glissées dans une niche ou sculpture surveillant le passant, ciel tourmenté sur l’océan gris-vert…

Et la brume, rendant encore plus mystérieuse la grande Brière, les canaux lisses et silencieux, barques abandonnées, herbes givrées, atmosphère où toutes les légendes bretonnes semblent pouvoir devenir réelles…

Les bateaux du port, les filets rentrés tout juste de la pêche et scintillants de gouttes d’eau, les murs blancs de certaines maisons, éclairent par quelques touches de couleurs, et puis…

une petite lueur dans un coin de nuages…La Roche Bernard_31déc14_4716 tout près du gris il y a le bleu, et alors là, quelle explosion !

Demain peut-être, vous saurez que oui, le ciel est bleu soleil en Bretagne.

Ce n’est pas ce violoneux croisé dans un jardin du Croisic qui me contredira !

 

 

Chats

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Les chats et la Mathusine, c’est toute une histoire ! Nous avons toujours eu des chats, plus ou moins campagnards, plus ou moins vadrouilleurs, des roux, des tigrés, des noir et blanc, des panthères, de fières princesses et de vaillants combattants… certains sont arrivés petits, d’autres se sont peu à peu incrustés.

Fin de vacances, et Minette reste chez nous fin août… une chatte grise habituée aux appartements citadins mais qui a vite trouvé la campagne à son goût !10août14_4536 Oui mais… pas la maison, impossible de l’y faire entrer après le départ des vacanciers, et impossible de comprendre pourquoi. Elle a préféré aller s’installer dans la maison mitoyenne, la partie « junior » de la Mathusine, d’où elle vient nous faire de temps en temps un petit coucou, surtout quand il faisait encore bon le matin et que je prenais mon petit-déjeuner sur la terrasse, pour avoir un petit morceau de beurre… pas trop de problèmes de cohabitation avec Noiri, le costaud du quartier, et hôte depuis sa naissance (ou pas loin) de la Mathusine junior. Et assez futée pour avoir compris que si elle était dehors et que personne ne lui ouvrait une porte elle pouvait pousser celle de la chatière ! (ce que n’a toujours pas compris ce brave Noiri…).

Et puis notre voisine, Germaine, a dû être hospitalisée, installée dans une maison spécialisée, et Mounette, adoptée après avoir erré dans le quartier, n’avait plus d’endroit où aller. Quand elle avait débarqué d’on ne sait où, lorsqu’elle entrait chez nous dans le jardin, elle n’allait pas plus loin que la réserve de bouteilles de gaz, et nous l’avions surnommée Butagaz 😉 ! Nous l’avions fait opérer, et elle allait d’une maison à une autre (le coin ici n’est pas très peuplé, il faut dire, et plutôt calme), jusqu’à ce que Germaine la laisse un jour entrer chez elle… Depuis plus de deux mois, Germaine n’ouvre plus sa porte, et tant qu’il a fait à peu près bon, Mounette avait repris ses habitudes baladeuses, mais là, avec le froid, elle a peu à peu mis une patte dans la maison, puis deux, puis quatre, s’est risquée à avancer dans la cuisine, puis dans le séjour, où elle a trouvé « son » fauteuil et s’est bien installée !

Et allez donc essayer de comprendre quelque chose : maintenant que Butagaz se sent chez elle, voilà que la Minette-Grisette vient nous retrouver, timidement pour l’instant, mais…

On dit qu’on ne caresse pas un chat, c’est lui qui accepte de se laisser (ou non !) caresser, mais je connais peu de personnes qui résistent à l’envie de glisser la main sur leur fourrure… Un chat aurait 7 vies, un chat serait indépendant, vénéré par le Égyptiens au temps des Pharaons, diabolisé en Europe au Moyen-Age, synonyme de chance en Asie, célébré par Cocteau, Anouilh, Baudelaire, Desnos, Rostand, et tant d’autres…, que n’a-t-on dit, écrit, sur cet animal !

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 Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

(Baudelaire, les Fleurs du Mal)

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 Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

Certains ont « un chat dans la gorge », ont « d’autres chats à fouetter », se contentent d’une « toilette de chat », écrivent « comme un chat » ou se réveillent « dès potron-minet »… j’aime bien l’expression japonaise qui dit « j’ai deux chats dans les chaussettes mais pas le mot dans la tête« , mais le plus simple est toujours d’appeler un chat un chat !

Et chez nous, ils et elles ne sont pas les rois ou les reines, mais pas loin… vous connaissez quelqu’un d’autre, vous, qui ronronne quand vous lui caressez la tête ?

En campagne…

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Dernier repérage hier après-midi du circuit de la randonnée « campagnarde » de demain dimanche 28 septembre. Je me suis régalée. Tranquillement, à mon rythme, c’est-à-dire en m’arrêtant pour photographier les arbres, les premières feuilles jaunies, les papillons (et là, il faut beaucoup de patience !!!), les reflets d’ombre et lumière dans le ruisseau, bref… la campagne ! Demain, il faudra probablement beaucoup moins flâner, même si dès le départ je précise bien que nous ne faisons pas une compétition, qu’on est là pour respirer, pour regarder ! Et comme souvent, je finirai bonne dernière une fois la presque fin du circuit arrivée… mais je m’en moque bien. Cette fois, je n’ai pas oublié de marquer les embranchements de la boucle, en décorant de jolis rubans verts quelques branches par-ci par-là.

Dès le départ, on peut faire le tour du circuit avec le regard, premiers coteaux, premier bois tout en bas, vallée et coteau qu’il faudra ensuite regrimper, puis redescendre et remonter…

Ligne de crête de Naples, re-descente dans la vallée, retrouver et longer le Marguestaud et ensuite re-grimper, d’abord par un champ empli de papillons et de fleurs d’automne, puis à travers le bois jusqu’au (faux) plat de fin de circuit. Et dans nos petits bois, le plus court chemin n’est jamais le plus droit… tellement on trouve de petites combes infranchissables !

Ombre et soleil, notre petit Marguestaud nous offre au passage quelques beaux reflets

Dans le bois de Galembrun, après la première descente (plus vraiment ombragée depuis que les haies ont disparu pour faire toujours plus de place aux engins de plus en plus énormes qui travaillent dans les champs), les arbres nous offrent leurs ombrages bienvenus…

Par-ci par-là, quelques lumineuses couleurs nous rappellent que l’automne est là, malgré le beau temps… couleurs magnifiées par le soleil ! Perles et collier de rubis, feuilles d’or, chardon tout échevelé…

Lorsqu’on quitte l’ombre de la forêt, sur la route de Naples, les bas-côtés réservent quelques surprises pour qui aime marcher en dilettante…

Et, avant le retour dans le bois, de l’autre côté de la vallée, juste après avoir passé le Marguestaud, c’est le plaisir des yeux : des centaines de papillons sniffant les derniers sucs des fleurs, se poursuivant, s’envolant en tourbillonnant, dans un champ que j’ai toujours vu en jachère, pour le bonheur des amateurs d’insectes ! Mais… patience recommandée !

Nous voici presque revenus au village… encore un petit bois, avec cette fois un sentier « tortillonnard », sur lequel on finit par se demander si un jour on va en voir la fin, ou si on ne s’est pas trompé de sens… C’est sûr, il serait plus simple de continuer à grimper droit devant, mais… entre les combes et les murs de ronces, mieux vaut suivre gentiment le sentier pour être certain d’arriver sur le chemin du retour sans encombre, et découvrir du haut de la crête le circuit que nous venons de terminer !

sept14-arrivéeN’hésitez pas à venir nous rejoindre pour la randonnée de demain, mais vous pouvez aussi noter les randonnées de 2015, printemps et automne autour de Galembrun : le 6 avril, le 25 mai et le 27 septembre.

A bientôt ?

Dans mon jardin d’été, bis…

colchique ou crocus? 25août14_3621

 

 

Premier jour de septembre, et qui dit septembre dit presque automne… pourtant, en ce moment, c’est bien l’été ici ! Mais c’est vrai, les colchiques (qui devraient être mauves, non ? et bien chez nous c’est jaune, allez savoir pourquoi ?) sont là, et aussi ces plantes dont je n’arrive jamais à me souvenir du nom, mais qui sont si jolies quand les fleurs commencent à s’ouvrir et passent du vert au rose tendre. Les bourdons semblent en raffoler, comme ils aiment aussi la sauge de Jérusalem, ou la véronique… toutes ces fleurs dans lesquelles ils plongent et en ressortent couverts de pollen !

Et cet après-midi, le jardin bourdonnait… du plus petit au plus grand, chacun faisait son travail, sous l’œil vigilant de certains…je surveille_3612

 

 

 

J’ai bien aimé voir ce bourdon entrer complètement dans une fleur d’althæa, et se dépatouiller pour en ressortir, tout « empollennéisé » bien sûr !

Bref, la nature n’a pas fini de me ravir, qu’elle soit dans nos jardins (même si le nôtre est loin d’être un jardin civilisé…), ou qu’elle soit « sauvage ». Tiens, d’ailleurs, avant que les chasseurs ne commencent à envahir nos bois, il faudrait bien que j’aille y faire un tour, dans nos bois, voir par exemple si notre dragon gardien de la forêt est toujours à sa place, si les sentiers ne sont pas trop ravinés. Car dans 27 jours ce sera la dernière randonnée de l’année à Galembrun… C’est vrai qu’en ce moment je profite plutôt, avec le retour de l’été ( 😉 ) de la baignade quotidienne. Et là aussi, la lumière est si belle, que nous avons droit à de beaux reflets avec lesquels je me suis amusée à jouer hier

Profitons bien de ces jours d’un été enfin arrivé, et souhaitons qu’ils continuent dans un bel été indien, pour le plaisir des yeux, et des jardins !

 

Dans mon jardin d’été…

Même si cette année l’été c’est un jour oui un jour non, le calendrier l’affirme, nous sommes bien en été ! Et dans le jardin, l’herbe est bien verte pour un milieu de mois d’août, mais c’est plus agréable, reconnaissons-le, qu’une herbe presque sèche et marron-beige. Après un petit temps d’hésitation, comme si elles aussi se demandaient si on était bien en été, les fleurs ont finalement décidé que oui, et se sont remises à éclairer tout ce vert… de la véronique bleu foncé presque violet aux roses roses ou jaunes, de la sauge de Jérusalem au « soleil » annonçant le prochain automne, des fuchsias à l’ombre du rosier refuge des oiseaux à la nouvelle véronique rose mauve, des framboisiers aux althæas,

… des insectes butinant et parfois saupoudré de la tête aux pattes de pollen à celui caché, allez savoir pourquoi, sous les aigrettes d’un pissenlit, de la discrète coccinelle au papillon colibri ou au criquet prenant son bain de soleil dans l’althæa, chacun s’ingénie à apporter sa couleur, son bourdonnement, sa vie tout simplement dans notre petit univers…

sans que pour autant notre nouvelle pensionnaire en soit dérangée pendant sa sieste au soleil !10août14_3406

Même l’orchidée dans mon bureau resplendit, et m’offre son bouquet !16août14_3412

fantastique nature !

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De retour du repérage pour notre prochaine randonnée, autour de Galembrun. Si d’ici une semaine madame Météo ne nous bombarde pas de pluie, peut-être pourrons-nous passer le Marguestaud… mais pour le moment, nous avons droit aux chutes du Marguestaud, et sauf bottés on ne le passera pas. Et des bottes pour randonner, ce n’est pas tout à fait ça ! J’ai donc dû (encore une fois) rebrousser chemin, et trouver une autre solution. Mais là n’est pas l’objet de cette page, non, si j’ai mis en titre « fantastique nature », c’est que j’ai fait quelques intéressantes rencontres.

Dans le champ voisin de la maison, partie à la recherche de l’orchidée à tête d’araignée (ophrys aranifera), j’ai trouvé une nouvelle orchidée sauvage, qui n’était pas apparue jusque là. Je ne sais pas son nom, il faut dire que les orchidées sauvages sont incroyablement nombreuses, et toutes avec des noms impossibles à retenir… Tenez, cette serapias vomeracea, avouez, drôle de nom tout de même ! un nom bien à la ressemblance de cette orchidée, figurez-vous, qui semble effectivement vomir ! Il y a aussi cette autre orchidée au rose mauve resplendissant, et celle-là, je la retrouve un peu partout dans les environs. Dommage, si les insectes semblent beaucoup l’apprécier, elle ne semble pas apprécier notre terrain, pourtant voisin…

Par contre, ma belle orchidée araignée, a bel et bien disparu. Ou je suis arrivée trop tard ? Ou trop tôt ? Mais la nouvelle est bien rigolote, genre princesse à qui une sorcière aurait jeté un sort, condamnée à voir sortir de sa jolie bouche des rubans tout frisottés…

Et puis et puis… une bellissima demoiselle perchée tantôt sur des ronces, tantôt sur des branches de genêts m’a accompagnée un bout de chemin, quelle merveille toute en délicatesse ! Sans oublier cet insecte aux couleurs du Stade, cette charmante butineuse, et ce papillon difficile à saisir…

Heureusement, l’agriculture intensive est un peu freinée dans mon petit coin de campagne par des (petits, mais combien accueillants) bois, par des collines, et ainsi restent encore préservées quelques beautés de la nature, devant lesquelles j’espère que nos enfants, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants pourront s’extasier encore de longues années…Galembrun31mai14_2671 et moi continuer à admirer ce rouge si beau des coquelicots ! J’espère !

la vie en rose

Et tant pis si ce n’est pas la mode, tant pis si je préfère le rouge franc des coquelicots, je peux bien pour une fois vous offrir une page toute en rose !

Car ce matin, le premier est arrivé, tout échevelé :

Et tout autour, tous les roses se sont sentis valorisés, rose mauve du pourpier, rose acidulé des roses anglaises, rose tendre des plus discrètes, les insectes se sont mis au travail, passant d’une fleur à l’autre,

et dans le cœur d’une rose, abîmé par la pluie de lundi, un superbe scarabée se promenait…scarabée_2603

Petits sourires du jour !

 

 

 

 

 

« … au mois de mai la rose »…

« Elle s’habillait lentement, elle ajustait un à un ses pétales […] Sa toilette mystérieuse avait donc duré des jours et des jours.

Et puis voici qu’un matin, justement à l’heure du soleil, elle s’était montrée.9mai14_2425

Et elle, qui avait travaillé avec tant de précision, dit en bâillant:

– Ah ! Je me réveille à peine… Je vous demande pardon… Je suis encore toute décoiffée… »

 

 

Le petit prince, alors, ne put contenir son admiration :

-Que vous êtes belle ! »

A. de Saint-Exupéry (et P. de Ronsard, pour le titre)