Bientôt, peut-être ?, des sorties plus longues, un peu plus loin… on verra. C’est qu’ils sont loin d’être clairs, « là-haut », et malheureusement nous ne pouvons qu’attendre le résultat de leurs consultations. Pourtant, ils ne manquent pas de spécialistes autour d’eux, pour leur expliquer quoi/comment/quand/pourquoi… encore faudrait-il que ces fameux spécialistes soient d’accord entre eux. Bref, nous sommes bien mal partis…
Re-courte balade dans le champ du voisin tout à l’heure. Les orchidées sont toujours là, beaucoup ont disparu depuis deux ou trois ans… peut-être la sécheresse ? C’est vrai que ce champ est plutôt sec, alors que juste à côté les herbes sont bien vertes et hautes… Bon, tant pis, voici mes trouvailles du jour, herbes et fleurs sauvages dont, pour la plupart, j’ignore le nom, malheureusement :
Dans les haies, l’églantine fleurit enfin, l’aubépine est toujours présente, et cet arbuste dont, encore une fois, je ne connais pas le nom, mais qui embaume les alentours !
Retour au jardin (heu… jardin est un bien grand mot pour notre terrain plus herbu que jardiné 😉 ), une première rose, de celles qui sentent si bon, aux pétales dignes d’un « berlingot », et pas mal de boutons, de promesses à venir.
Et puis je n’oublie pas qu’aujourd’hui est un jour anniversaire. 46 ans + 1an et demi. Alors je nous offre ces roses et nigelles du jardin (juin 2019…).
Découvertes par hasard dans un champ en friche tout à côté de chez nous, je vais de temps temps vérifier qu’elles sont toujours là… hélas, un fauchage il y a deux étés les a fait pratiquement disparaître, mais où ? Sur les 4 variétés que j’avais trouvées, il ne reste plus que deux sortes d’orchidées sauvages…
La plus connue, l’orchis purpurea, reste tout de même pas mal implantée dans ce champ !
La deuxième devient beaucoup plus difficile à dénicher. C’est l’ophrys « araignée ».
Je sais bien que nous avons besoin de l’agriculture, évidemment, et que nous ne pouvons pas laisser toutes les terres en friche pour le bonheur des amoureux de la nature… mais honnêtement depuis plus de 40 ans que nous habitons dans ce coin de campagne, j’ai vu tellement de haies, de plantes, disparaitre, je me demande ce que nous allons laisser de nature à nos descendants ?
Comme aujourd’hui c’était une sortie « épluchures-poules » et donc très courte, Flipelette m’a accompagnée. Tant que je reste dans le coin, elle me suit, c’est amusant. Mais elle recherchait l’ombre, et faisait des haltes dans les hautes herbes dès que je m’arrêtais !
En face, sur l’autre versant de notre « coulée verte », le bois redevient peu à peu vert.
Et au retour, petit arrêt près des lilas (j’avais pris le bon objectif…) en espérant y retrouver les papillons. Raté. Les « deltas » n’étaient plus là, les papillons blancs tournoyaient sans se poser, je n’ai réussi à photographier que ce papillon jaune, un peu dans l’ombre… et encore, il a fallu faire vite, entre deux coups de vent !
Enfin, j’ai fait cette balade reportée depuis samedi 😉 ! J’ai bien vérifié jusqu’où je pouvais aller, pas de problème pour la distance, le petit bois est bien dans le périmètre, ainsi que le Marguestaud. C’est plus compliqué de gérer le temps… entre les arrêts photos, les sentiers qui tournent, montent et descendent… d’autant que je ne fais plus totalement confiance à ce genou réparé….
Beaucoup de vert, je dirais même DES verts ! Premier arrêt pour admirer le paysage
Dans le petit réservoir d’eau, les grenouilles chantent à tue-tête… mais si j’étais persuadée qu’il avait assez plu cet hiver, la terre craquelée me dit le contraire (tiens, à l’heure où j’écris, il commence à pleuvoir, j’ai bien fait de ne pas encore remettre la sortie à demain)
Je suis le chemin vers le petit bois, mais cette fois je vais entrer dans le bois par un sentier que je n’ai jamais pris, je navigue un peu « au pif » !
Les herbes et les fleurs sauvages se partagent les taillis, je retrouve les violettes, pissenlits, mais aussi beaucoup de fleurs dont je suis bien incapable de trouver le nom…
Finalement (j’avoue que j’étais un peu inquiète de ne rien reconnaître…) j’ai trouvé un beau chemin, tranquille, qui m’a amenée en bordure d’un champ. A tout hasard, j’ai continué, le Marguestaud n’était pas loin, les arbres qui le bordent me servant de repère.
Et toujours des violettes, la consoude, et des plantes mi-herbes mi-fleurs, d’un jaune-vert lumineux.
Au bas du bois, à la limite du bois et d’un champ, une mini falaise, aux tons et à l’aspect bizarre, mélange de roche dure et de pierre friable, strates grises et ocres… ?
Et enfin j’ai retrouvé le vieux champ en friche, le chemin habituel qui descend du bois pour mener au gué du Marguestaud. La terre est par endroits extrêmement sèche, à d’autres boueuse… mais le ruisseau coule joliment.
C’était vraiment le moment du retour ! Mais là, je connaissais bien le trajet 😉 . Au bas du chemin, avant un champ soigneusement labouré et hersé (mais avec un chemin tout autour, merci !), un massacre à la tronçonneuse. Peut-être normal, logique, il y a probablement une raison valable, mais c’est triste à voir.
Jeunes feuillages, des chatons de peuplier tombés, tout doux (dire que ces jolies choses peuvent être dramatiques pour certains lorsque c’est la saison…), des boutons d’églantines, encore des pissenlits, des ficaires, et le sentier bordé de haies aux entrelacs de branches grises reprend quelques mètres avant les premières maisons (ou les dernières, au choix…)
Les moutons viennent à ma rencontre, les derniers nés sont tout mignons, blancs et noirs…
Retour presque à temps à la maison. Étonnée d’entendre passer et repasser un hélicoptère au-dessus du village. Serai-je repérée 😀 ? Demain, c’est jour des courses, Guillemette nous a fabriqué des masques, on va assurer !
… de semaine. Aujourd’hui, c’était mini sortie. Apporter les fromages de chèvre (qui continuent à être livrés à domicile le vendredi, ça aide pour savoir quel jour on est 😉 ) à la copine dans le village, aller porter les épluchures aux poules du voisin, alors ce sera images du village ! Comme beaucoup de villages dans cette partie de la Haute Garonne, situé dans la pointe N/NO du département, avec d’un côté (à environ 20 km) le Gers, et de l’autre (aussi 15 à 20 km) le Tarn et Garonne, le village est sur une colline. Mais ce qui est un peu étonnant, c’est ce qui l’entoure : à l’Est, c’est plat ! à l’Ouest, commencent les coteaux du Gers.
Le hameau de Galembrun. Avec toutes les pages publiées sur mes balades dans les environs, vous en avez déjà une petite idée ! Il y a donc « la plaine », à l’Est. Ses grands champs sans haies ou si peu. Ses chemins de traverse, qui autrefois quadrillaient les champs, effacés par les agriculteurs du coin… C’est qu’il faut de la place pour manœuvrer avec leurs tracteurs monstrueux !
Le hameau, lui, est beaucoup plus vert ! Au Moyen Âge, c’était un centre d’échanges important. Launac l’a détrôné. Notre voisine, qui aurait maintenant 96 ans, a connu l’époque du chemin de fer reliant Cadours à Grenade (dont il reste le tracé, devenu un beau chemin de balade). Quand nous sommes arrivés, en 1973, il y avait des bus. Plus nombreux que maintenant… La vie semble s’être un peu arrêtée, c’est vrai. Mais on y est bien. Et j’avoue qu’en ce moment, je suis bien contente de ne pas être restée en pleine ville, à Toulouse (même avec tous les services que cela apporte…). Bref. Donc, Galembrun, quelques maisons regroupées autour de la place, une église, une mare, de l’espace !
Les branches des saules, avec leurs feuilles toute neuves, se balancent au-dessus de l’eau, concerts de grenouilles assurés (pour le moment, personne n’a intenté de procès à ces dames… 😉 )
Dans le village, des chênes « remarquables », dont celui-ci, à côté d’un vieux pigeonnier un peu délaissé et bien caché !
Sur le bord des chemins, les herbes folles poussent, fleurissent, dans quelques coins les bugles marient le vert et le bleu sans scrupule (quand j’étais petite, dans les Landes, on se moquait de moi parce que dans mes dessins je mettais du bleu à côté du vert, je n’ai jamais su pourquoi, ce sont des couleurs qui se trouvent partout dans la nature !), et j’ai découvert un massif de bourrache à côté duquel j’ai dû passer souvent sans faire attention pour prendre le petit « chemin des fées » qui mène à notre maison…
Voilà pour la mini balade du jour… pas de paysage à couper le souffle, pas de monument extraordinaire, mais le calme de la campagne, dans les Hauts Tolosans. (désolée pour la qualité médiocre des photos, je n’étais pas partie pour ça, je n’avais que mon téléphone, et les photos font un peu image ancienne, couleurs bizarres…). Bonne soirée !
Aujourd’hui, j’en ai eu assez du trajet maison – tour du terrain – poules du voisin, alors je suis allée un peu plus loin. Mais toujours dans les limites imposées. Même si je me demande comment, dans nos chemins au milieu des champs, il pourrait y avoir un contrôleur… Je n’ai même pas fait le kilomètre de rayon, ce sera pour une autre fois ! Pervenches sur les talus le long de la petite route, une ancienne croix du temps où on faisait encore des processions dans les villages pour les rogations (en mai, je crois), genêts et aubépine dans les broussailles et le long du sentier…
J’ai rejoint la voie de l’ancien chemin de fer, pour rattraper une autre petite route. Feuillages tout neufs dans le bois, et des pieds de consoude près des champs.
En continuant la descente (ah, oui, de ce côté du village, c’est grimpette dans tous les sens !), le chemin passe entre un champ labouré et une prairie, avant de remonter vers une route que j’ai prise sur 20 mètres, pour retrouver un autre chemin longeant un champ, celui où travaillaient des agriculteurs lundi dernier ( https://bborda-silvand.blog/2020/03/30/hiver-au-printemps/ ). Et là, surprise : plus de chemin ! la bande enherbée officiellement obligatoire a disparu… et le chemin aussi. Tout juste si, en haut, ils n’ont pas rasé le cognassier. Les chevilles et le genou ont un peu travaillé, entre les mottes de terre et le talus… Je vais encore me fendre d’un courrier de réclamation… Dans la haie, une branche cassée d’aubépine où butinaient les abeilles.
Ouf, ils sont passés au ras du cognassier, mais l’ont épargné…
Voilà, j’étais presque revenue à mon point de départ. Plus qu’une toute petite grimpette, et ça y était. Le temps, tout de même, de regarder où en étaient les orchis, « mes » orchidées sauvages, si menacées… il n’en reste que deux sortes dans ce champ en jachère depuis des années, et encore, il faut vraiment chercher. C’est peut-être un peu tôt, je reconnais.
Dans les herbes et fleurs du dernier morceau de chemin, beaucoup de butineuses. Les fleurs de saison, pâquerettes et pissenlits égaient les tapis verts.
Une autre surprise m’attendait. Mais une jolie surprise cette fois . Je vous laisse en respirer virtuellement l’odeur… Bonne soirée !