Islande, 2

076 bis_30août_SkardsvìkTrouver les mots pour dire combien ou pourquoi on aime un pays… je me rends compte que c’est très difficile. L’Islande est au fond de moi, comment dire, malgré tous ses bouleversements, ses éclats, c’est une terre sur laquelle je me retrouve. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : j’aime notre pays, si beau, si riche, si varié. Mais l’Islande, c’est autre chose. Je ne sais si c’est elle qui m’a choisie ou le contraire, c’est un fait, j’y suis bien. Il faut dire aussi que je n’y suis allée que pour des vacances… ce qui change beaucoup de choses ! Bref. Donc, ne trouvant pas vraiment les mots, voici les images. Bien sûr, il manquera le vent, les odeurs, la sensation particulière du sol sous les pas, les trolls et les elfes cachés – c’est évident – dans les rochers de lave, le grand air où parlent les légendes. Mais vous découvrirez le vert tendre ou gris ou vif des mousses, les graminées qui se balancent sous le vent, les myrtilles, l’océan, le sable blond, les lacs, les plages noires, les moutons, les cygnes et l’Histoire…

Thingvellir, où la nature et l’Histoire se marient. La cascade où on envoyait les femmes infidèles (d’où, bien évidemment, aucune ne pouvait revenir, fidèle ou infidèle), le grand lac où certains font de la plongée … si si…, les roches de lave en corde, l’angélique qui se mire dans l’Öxarà, l’Althing, la faille, et… le calme (malgré les nombreux touristes)

De là, une longue traversée vers le nord de l’île, pour retrouver Erik le Rouge. Ou du moins ce que l’on suppose être son lieu de naissance, et la maison d’où il est parti pour découvrir le Nouveau Monde. Et oui, avant, bien avant Christophe Colomb, figurez-vous !

Ensuite, nous bifurquons vers Stykkisholmur au lieu de continuer vers les fjords de l’Ouest. C’est qu’après Erik le Rouge, nous voulons rencontrer Jules et le lieu de naissance de son voyage au centre de la terre… Snaefellsnes, la péninsule ou sommeille le Snaefellsjökull (jökull = volcan). Snaefellsnes et ses légendes, ses trolls et ses elfes, ses géants et ses sorciers. Mais aussi les falaises aux oiseaux, sans oiseaux en cette période. Ce sera pour demain, car là, il nous reste encore 80 km avant d’arriver à notre hébergement pour 2 nuits, l’auberge de jeunesse de Stykkisholmur. Ben oui, ce n’est pas parce qu’on a entre 65 et 74 ans qu’on ne peut pas s’offrir un lit dans une auberge de jeunesse 😉 ! Belle route non asphaltée mais aux paysages grandioses : nous longeons la côte, avec au fond les montagnes de cette péninsule… du vert, du bleu, du marron, et à l’arrivée, un port tout ensoleillé !

024_29août_linaigrettePour terminer l’histoire de cette journée, cette plante, que nous retrouverons presque partout dans l’ile, la linaigrette, laissant flotter ses fleurs de coton au gré du vent…

Voilà pour aujourd’hui. La suite dans une prochaine page. Mais j’ai bien peur que les pages soient nombreuses pour faire le tour de cette île ! J’espère que vous ne vous lasserez pas, comme cette dame, rencontrée à Dynjandi « oh, les fjords, vous savez, on en voit un, deux, cinq, on se lasse »… Pourtant, aucune de nous cinq ne s’en est lassée, chaque fjord tourné et contourné apportant sa couleur, et chaque journée sa route, ses petites ou ses grandes découvertes.

Islande, 1.

_DSC0685La pluie de retour, après ces magnifiques journées d’été indien, un temps à allumer les cheminées et lire lové dans un fauteuil… ou alors un temps à décider de mettre un peu au net les images et souvenirs Islandais… Trois semaines que nous sommes rentrées, et le quotidien a tellement repris son train-train (pas si calme que ça, rassurez-vous) que je n’ai même pas eu le temps de tranquillement assimiler ces 15 jours ! Alors aujourd’hui, je repars dans les images, le carnet de bord… avec une première déception : toutes les photos du jour d’arrivée, et les premières du lendemain ont disparu ! Impossible de les retrouver. Tant pis, on fera avec les images postées sur Face Book. Mais c’est râlant. Il va falloir que je reparte, et reprenne la même route… 😉 . Bon, la carte du circuit est affichée en début de paragraphe, vous allez pouvoir bien suivre ! Je ne vous parlerai pas des aéroports, du temps passé à être fouillée des pieds (nus) à la tête, mains et bras en l’air, le genou déclenchant systématiquement les alarmes ! Ni du temps à attendre entre les deux vols. Nous sommes arrivées à l’heure prévue à Keflavìk, avons rapidement récupéré notre belle voiture, et en avant ! Un peu couvert, le temps… du coup, le beau Kleifarvatn (vatn = lac) est lui aussi tout gris.001_28août_Kleifarvatn La zone géothermique de Seltùn est toujours aussi surprenante, surtout lorsqu’on arrive pour la première fois dans ce pays, et qu’on était 24 heures plus tôt dans un tout autre environnement. Marmites d’eau bouillante, glougloutante, fumées, odeurs de soufre… un peu inquiétant tout de même… et si, tout à coup, tout cela se réveillait vraiment ? semblent se demander Anne-Marie, Élisabeth, Florence et Véronique, mes coéquipières, regardant tout cela du haut d’une colline, bien ventée. On a peine à croire que la veille nous étions dans des températures caniculaires….

Cap sur l’océan, avec une halte près de Strandarkirkja, autant pour l’océan que pour l’église à la longue histoire…

Et nous continuons à longer la côte, avant de bifurquer vers notre première halte, Selfoss. Petit appartement dans une maison, coquet. Un accueil souriant de la propriétaire. Tout va bien, nous allons pouvoir nous remettre de cette longue journée !

Ça marche !

Me revoici, avec la balade du jour. Une heure et demie. Pas bien terrible, mais avec un peu de grimpette et de descente (ben oui, si on monte, sûr qu’il faut redescendre au retour…). Rien de comparable à certaines des balades Islandaises faites pendant notre circuit, mais je voulais tester un peu, car depuis mon retour, à part des manifs, j’avoue que je n’ai pas beaucoup marché… Alors, oui oui oui, l’Islande c’était « trop beau » 😉 , et si je peux y repartir, j’y repars ! Je vous raconterai tout ça bientôt; là, j’en suis encore au tri des photos et au journal de bord.

_DSC0660Mais donc, cet après-midi, je me suis décidée. Rester assise devant l’ordinateur n’est certainement pas une bonne idée pour continuer le réveil du genou, or depuis quelque temps, c’est trop souvent le cas. Et puis l’automne est là, l’été indien a fini par arriver… il faut en profiter. A ma grande honte, je n’ai pas participé à la manif de ce jour à Toulouse. Je sais qu’il y a eu du monde, tant mieux. Malheureusement, il n’y a jamais assez de monde, et c’est ce qui conforte ce fichu gouvernement dans ses prises de positions, ses décisions, ses ordonnances, hélas. Et quand tout le monde se réveillera il sera trop tard… malgré tout, je garde l’espoir qu’on y arrivera, qu’un monde plus juste, moins inhumain verra le jour. Bon, donc, me voici décidée à reprendre régulièrement les marches autour de mon beau coin campagnard, tant qu’il est encore (relativement) préservé.

Petit moment de parlote avec l’âne dans son enclos, au coin de la place, et c’est parti, vers le gué du Marguestaud. Le bois de Galembrun, tout en bas de la colline, reste encore bien vert. Dans le petit bois qui longe le Marguestaud, les arbres n’ont pas encore pris les tons roux et dorés de l’automne, seules quelques feuilles osent…

Dans le champ où je trouve d’habitude de beaux insectes, des papillons, c’est un peu le bazar. Sur un tas de bois mort, je dérange un serpent qui dormait au soleil… pas eu le temps de voir ce que c’était… Mais je découvre un beau buisson de « ma » fleur, la bruyère, la fleur de mes souvenirs d’enfance dans les Landes. C’est bien la première fois que j’en vois ici.

Si certaines fleurs ont perdu leurs couleurs estivales, restent encore quelques éclats de mauve par-ci par-là. Et les premiers bijoux d’automne parent les ronces, tandis que dans les haies certains arbustes commencent à « lainer »… (qui connaît le nom de cet arbuste ?)

Ici, un oiseau a laissé une plume sur un lit de mousse, là une (énorme) chenille passe sur le sentier (je l’ai remise dans l’herbe sur le côté), et, sur le retour, le sentier entre les haies avait des airs tout guillerets, entre ombres et lumières, mais… sans les mûres !

Hélas, arrivée au niveau des champs, les haies ont été rasées par les engins diaboliques des agriculteurs, toujours plus gourmands d’espace, adieu le sentier intimiste… mais, au-dessus des champs labourés, le ciel laissait l’espoir d’encore quelques journées ensoleillées, propices aux balades…_DSC0680

Ici.

Tournée de collage d’affiches, cet après-midi (il était temps, le Festival débute mardi… http://www.festivaldansespourtous.fr ). Ciel bleu, grand soleil. Et petites routes tantôt en sous-bois, tantôt entre deux champs de tournesols, tantôt entre deux champs de terre brun clair déjà prêts pour les prochaines semences… de ce côté, pas de champs de blé.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, du moins si vous habitez dans une région de tournesols, mais les pauvres sont maintenant tellement trafiqués qu’ils ne tournent même plus avec le soleil… mais c’est beau quand même !_DSC1051 Bon, un peu de lecture au lit, et repos !

Des ailes et des fleurs

Vraies fleurs ou fleurs de peinture, mais insectes tout ce qu’il y a de vrai… Le papillon (mal) caché dans la cuisine, qui flirtait avec ma Dame de la Râpe sur fond de décor ukrainien… (et que j’ai enfin réussi à faire s’envoler vers le ciel, après 2 jours de squat dans la cuisine).

Les minuscules mouches ? abeilles ? sniffant les roses sans distinction de couleur, fanées ou pas…

Et enfin une coccinelle, qui semble préférer le bleu des nigelles aux pucerons des rosiers ! Mais c’est vrai qu’il n’y a pas (encore ?) de pucerons sur les rosiers voisins 😉 ._DSC0289 Vers l’océan, le ciel est gris sombre, la météo annonce des orages en Occitanie, mais cette région est tellement vaste que l’orage passera peut-être à côté de notre coin. Alors, arroser ou pas ? En attendant, je continue à chercher, au milieu des herbes et brindilles du terrain, si par hasard ces deux demoiselles ne s’y cacheraient pas…14370115_1653558004954972_3849268575152897531_n

Ciel gris, ciel bleu…

_DSC0260Entre nuages et éclaircies, entre bleu ciel et gris nuage, mais avec du vent et donc de la fraîcheur « ressentie », me revoici partie pour un mini tour de jardin. Désolée, les grandes balades ne sont pas encore au programme, même s’il semble que les choses s’améliorent vraiment. Enfin, certains jours, j’avoue être un peu découragée, mais, comme me l’a glissé dans l’oreille une ex-collègue dernièrement « dis-toi qu’il y a 50 ans, tu ne pouvais plus rien faire »… + les encouragements de Domi, ma gentille kiné qui n’hésite pas à me « torturer » tout en m’assurant que tout avance normalement… bref, je serai prête pour le Festival (18 au 23 juillet), pour le circuit Islandais (28 août au 11 septembre), et pour reprendre nos petites escapades d’une semaine par-ci par-là ensuite… Donc, disais-je, petit tour de jardin ensoleillé. Vivement que je puisse réellement me remettre à jardiner… les fuchsias vivaces envahissent tout, ainsi que ces grandes fleurs jaunes qui fleurissent à l’automne, genre marguerites… en cherchant bien, et en aérant un peu tout ça, j’ai retrouvé un rosier que j’avais oublié ! De jolies petites roses rouges, des boutons partout…

Il faut avouer que j’ai un faible pour ces fleurs, et j’ai compté plus d’une dizaine de rosiers dans le jardin. Pourtant nous avons privilégié l’espace, et ce n’est vraiment pas un jardin avec des massifs, de jolis agencements… roses et nigelles voisinent, abeilles (?) et roses cohabitent,

les dentelles des fleurs de sureau vont bientôt être remplacées par les baies noires, mais en attendant les dentelles se font encore plus délicates…

et ce soir, tous les nuages sont partis, même les plus légers, seules restent les traces blanches des avions, tout là-haut… pour rêver d’ailleurs en étant ici… dans notre jardin ! (comme on dit dans les pubs : photo non contractuelle, puisqu’il n’y a pas les lignes d’avions, mais ayant raté la photo desdites lignes, je vous montre le terrain en début d’après-midi, avec ses roses, ses nigelles, et du vert du vert du vert…)_DSC0261

Jour de pluie

Ce matin, changement de saison ! C’était prévu, d’accord, mais parfois on espère que madame Météo se trompe… Entre deux belles rafales de vent et pluie, visite éclair dans le jardin. Les pivoines ont définitivement lâché prise (aaaah, ce « lâcher prise » si difficile à obtenir…),

les feuilles du zut-je-ne-me-souviens-plus-du-nom ont l’air d’avoir été cirées, les oreilles de souris scintillent presque même sans soleil,

les pétales des roses et les herbes ont pris au mot le vers de Brel « moi, je t’offrirai des perles de pluie »…

Tant pis, pas de farniente sur la terrasse aujourd’hui… Je vais rêver à de prochains voyages, mettre à jour le courrier, lire pelotonnée dans un fauteuil…

Une journée ordinaire

2017-03-25_affichette_marché_créa_2017_01Ordinaire et tranquille. Petit tour ce matin au marché de Cadours. Les cerises remplacent peu à peu les kiwis, les fraises embaument l’étal, et nous avons même goûté notre premier melon de l’année ! Puis une longue séance chez la kiné, vélo, tapis de marche, et autres machines bizarres, massage du genou, qui a encore du mal à retrouver son diamètre normal et à bien vouloir se plier comme Domi le souhaiterait (et moi aussi, d’ailleurs 😉 ). Et une après-midi tranquille, d’abord consacrée à la lecture, au tri, au classement et enregistrement des messages arrivés… le marché des créateurs, organisé par l’association « Les Arts au Soleil ! », est dans 3 semaines, et il va bien falloir que je fasse le plan d’installation, moi qui suis pourtant si peu douée en maths : faire rentrer 48 mètres linéaires sous un abri formé de 4 tentes de 8 m X 5 m chacune ! Les autres artisans aimant autant s’installer sur la place. Enfin, la pluie étant annoncée pour demain (elle est même en avance…), quelques aller-retour dans la piscine tant qu’il faisait encore soleil… bon, ce n’est pas encore au point pour la brasse en vraie grenouille, mais ça avance, même avec un genou mal plié 😉 ! Au passage, un petit bonjour au chat squatter de la maison. Enfin, pas encore installé dans la maison, mais bien habitué au jardin, et aux gamelles dès que les portes sont ouvertes !

Et au retour vers mon bureau, arrêt devant mon « coin fouillis », où les pivoines commencent à faner

…mais pas toutes, et justement, une des dernières fleurs abritait cet insecte, joli comme tout, et bien tranquille. J’ai vérifié, il semble soit pondre, soit avoir trop sniffé le pollen….

En vert…

Voici venu le temps de ma couleur préférée ! Les fleurs des arbres fruitiers cèdent peu à peu la place aux feuilles. Dans le fond du jardin, où la tondeuse n’est pas encore passée, l’herbe ondule au moindre frémissement d’air. Et Carabistouille aussi semble apprécier cette herbe verte, toute neuve et tendre

… Sur les branches de l’olivier taillé « à nu » pointent les nouvelles feuilles. Et le laurier croule sous les fleurs !

Quelques promesses d’autres couleurs, cependant. Si le lilas blanc attend encore un peu avant d’ouvrir ses grappes… son ami mauve est impatient d’offrir ses couleurs et son odeur.

Sur la tonnelle, le rosier liane prépare ses multitudes de roses crème, sans se préoccuper des oiseaux virevoltant autour des graines. Ma belle de Shanghai semble me promettre au moins deux fleurs cette année…

Madame Météo nous annonce de la pluie pour la fin de semaine… tant pis ! ou tant mieux ? les plantes en ont encore bien besoin, la mare de notre petit hameau aussi…

Malgré tout…

… le printemps est là, sur le calendrier ! Un jour gris, un jour bleu, un jour pluie, un jour soleil. Mais les arbres fruitiers illuminent l’ambiance, que ce soit un matin gris ou une fin de journée ensoleillée.

Bientôt, ce seront tous les arbres de la colline en face qui verdiront…

Bonne fin de semaine !