une rando, des totems, une omelette = lundi de Pâques à Galembrun

Je suis certaine que vous l’attendiez avec impatience, l’histoire de cette journée à la campagne… Je profite donc de ce dimanche pluvieux19avril15_5713 (ça fait bizarre, d’ailleurs, de retrouver la pluie et le gris, je m’étais bien habituée au soleil !) pour enfin vous parler de cette tradition (dans les mots croisés, on dirait « us ») inaugurée il y a bien bien longtemps dans notre village.

Oui, je sais, d’autres l’avaient fait avant nous, et nous ne sommes ni les premiers ni les derniers à proposer une omelette pour le lundi de Pâques.

Oui, je sais, maintenant (et depuis longtemps) nous ne faisons plus le tour des fermes avec les enfants pour récolter des œufs… nous les achetons.

A Galembrun, nous y avons ajouté une matinée d’activités pour les enfants, qui ont fabriqué au fil des ans, coquetiers, masques, chanson et CD, animaux d’argile, mobiles, et autres très jolies choses pleines d’imagination. Cette année, c’était le modelage qui était au programme, avec Sylvie Laurens (les Bidouilleurs de terre, de Saint Paul sur Save, un village voisin), et les enfants ont bien bidouillé et fabriqué totems, pendentifs et animaux avec joie et enthousiasme. (merci à Guillemette pour les photos de l’atelier, prises pendant que j’essayais 😉 de mener la randonnée).

Depuis l’an dernier, nous avons ajouté au programme de la journée une randonnée dans les environs, la première d’une série de trois sur l’année. Randonnée de printemps. Au milieu des champs de colza en fleurs, de leur odeur entêtante, des verts nouveaux du blé débutant, de l’herbe revenue, du mimosa finissant et des cardamines des près ou des stellaires étoilées. Heureusement que j’avais pris mon temps lors du repérage, car ce lundi 6 avril, la cinquantaine de randonneurs venus profiter du soleil avait décidé de ne pas prendre le temps de regarder et/ou respirer les fleurs nouvelles… un départ à 4,9 km de moyenne, pour terminer sur une moyenne de 4,6 km/h !!!!! J’avais beau essayer de freiner, rien à faire, nous avions trop de sportifs, pas assez de randonneurs tranquilles 😉 . (merci à Didier pour les photos de « derrière » le groupe !)

Mais nous étions à l’heure pour le moment crucial de la journée : casser et battre les 1 200 œufs, pendant qu’Alain préparait le feu, que Patrick vérifiait la poêle, et que Franck, Michel, Henri et d’autres installaient les tables.

C’est qu’ensuite, il ne fallait pas perdre de temps, car juste après l’apéritif il fallait cuire l’omelette, et avec le super feu la cuisson était rapide, même bien touillée.

Installés sous les tentes, sur la place au soleil (les visages étaient un peu rouges en fin d’après-midi…), les 205 personnes présentes ont pu goûter à cette omelette pascale. Un peu de repos ensuite, jeux de cartes, de société, pétanque, ou tout simplement papotages avec l’un avec l’autre, échanges de souvenirs devant les vieilles voitures venues elles aussi profiter du grand air de Galembrun…

03avr15_5711Vers 18 heures, notre hameau avait retrouvé son calme et sa sérénité, et les grenouilles de la mare pouvaient recommencer leurs chansons !

retour sur photos, Lubéron

Céreste_1781

Après le Mont Dore et ses environs, retour sur une autre région de France, les environs de Céreste. Si vous ne connaissez pas le parc naturel régional du Lubéron, et si vous avez envie d’une petite escapade, voilà encore une belle idée de découverte ! Apt, Manosque, Gréoux, Forcalquier, les villages perchés, perdus, mais à arpenter de haut en bas et inversement… C’est la Provence, et dès le départ, chants de cigales, champs de lavande, mas isolés, fontaines qui chantent sur les places de villages, les ocres de Roussillon, le vert tendre des oliviers, la garrigue, les monts embrumés de bleu le matin, toutes les couleurs sont au rendez-vous. La gourmandise aussi. Nous, notre « base », c’est Céreste. Nous avons la chance d’y connaître des amis. Petit village, oui, mais les rues caladées du vieux village, les vestiges de ses remparts médiévaux, de jolies fontaines, d’anciennes maisons, de belles portes… Et une agréable randonnée au départ de Céreste, par le pont de l’Aiguebelle, vers le prieuré de Carluc, peu connu, dans un fond de vallée, avec une chapelle romane, des restes d’églises, une nécropole, et la nature, la nature, la nature… Au retour, petit arrêt chez Carine et Emmanuel, à « la rue des biscuits » ( http://laruedes-biscuits.e-monsite.com/ ), où vous pourrez souffler et vous ravigoter, n’hésitez pas, l’accueil est très sympathique, quant aux biscuits… un délice.

Ne pas manquer les jours de marché, comme d’ailleurs dans tous les villages de notre France ! C’est vrai que là, ils semblent plus colorés que dans certaines villes, une ambiance plus ensoleillée par l’accent… A Reillanes, à Céreste, à Forcalquier, à Apt, et… partout ! Forcalquier, limite du Lubéron. Une ville au passé plutôt rebelle, ou du moins au caractère indépendant, une vieille ville que l’on peut admirer en montant à la citadelle (dont il ne reste rien, merci à Henri IV), devenue la terrasse de Notre Dame, au sommet de laquelle un panorama magnifique s’offre à nos yeux, été comme hiver… la grimpette est un peu rude, mais le chemin de calades est superbe, et en cas de manque de souffle, des bancs vous aident à le retrouver, depuis lesquels vous pourrez admirer les Alpes au fond de l’horizon ! La chapelle qui vous attend en haut de ce beau chemin est assez étonnante dans le genre kitsch, et en principe le dimanche vous avez droit à un carillonneur. Et tout en bas, vers la via Domitia, un vieux lavoir romain apporte un peu de fraîcheur.

Apt et le marché du samedi, les fruits confits, le musée de l’aventure industrielle, la cathédrale (une des plus anciennes de Provence), la maison du parc du Lubéron et ses trouvailles archéologiques, les ruelles de la vieille ville, bref, une petite ville séduisante !

Et les villages environnants, Viens, Saignon et son « potager d’un curieux » plein de poésie, Oppedette et ses gorges, Saint Saturnin les Apt et les ruines de son village médiéval et du château, autant de petites curiosités qui se révèlent de grands bonheurs !

Ne pas oublier le prieuré de Salagon, musée-conservatoire ethnologique de la Haute-Provence, ses jardins extraordinaires, le médiéval, celui des senteurs, des simples, des temps modernes…, ses expositions sur la vie du pays, ses belles calades.

Dans les environs, bien sûr, Roussillon, surnommée par Jean Vilar « Delphes la Rouge », rouge du sang de la belle Sermonde, Roussillon et les ocres, mais aussi Rustrel et le Colorado provençal, belles promenades pour petits et grands ! (mais prévoyez ensuite une lessive pour vos chers pitchouns qui n’auront pas résisté au plaisir de tripatouiller cette belle terre colorée…)

Plusieurs petits séjours dans ce pays d’Apt, du Lubéron, de Forcalquier, au fil des saisons, hiver, automne, fin d’été, des balades tranquilles ou un peu plus « sportives »,

et toujours le même plaisir à découvrir ses beautés…

balade auvergnate

ferme_1750Il y a deux ou trois jours, j’ai reçu un diaporama sur la France… un peu « piégeux », vous savez, style « ah ah vous connaissez l’Italie, la Chine, mais… la France, hein, votre pays ? ». C’était raté, oh que oui, je connais beaucoup de petits coins de notre France ! Deux erreurs, mais les photos étaient trompeuses : Fontainebleau vu depuis le fond d’un parc à la française, j’ai raté !, et Lille, ah j’avoue, je n’ai pas beaucoup mis les pieds par là-haut… Alors je me suis dit pourquoi pas un petit tour de quelques coins « d’ici », après Venise, l’Écosse, l’Islande ? Petite farfouille dans mes albums, et hop ! nous partons  vers l’Auvergne, plus exactement le Mont Dore. Non, ce n’était pas à l’occasion d’une cure, mais d’un congrès où j’accompagnais monsieur. D’ailleurs, grâce à ces accompagnements, j’ai visité deux ou trois belles régions de France (pour couper court à toute critique, je précise que j’ai toujours réglé mon séjour, ah mais !), en plus de nos vadrouilles personnelles. Donc, aujourd’hui, le Mont Dore et les alentours… avril, encore un peu de neige, mais déjà les fleurs nouvelles étaient au rendez-vous.

De belles balades, sur « le chemin des cascades », avec la cascade de Queuneuilh, le joli « Rossignolet », des allées sous les sapins

une montée vers « le pic du capucin », au-dessus de la ville du Mont Dore

la ville de Besse, où, dans les rues de la vieille ville, on se prend à guetter le fantôme de la reine Margot…, Egliseneuve et ses chapiteaux naïvement décorés, le lac Pavin et ses mystérieuses couleurs,

des burons au toit de chaume, des fermes aux granges sombres où les Saint Nectaire mûrissent, de belles vaches curieuses dans les prés,

une magnifique découverte du site troglodyte de Jonas, pas facile d’accès, mais quel régal !

la ville du Mont Dore, dont les thermes sont à visiter, absolument, vieilles pierres romaines mêlées au décor d’inspiration « art déco », mauresque… superbe !

et bien sûr : le Sancy, encore enneigé au sommet.

Bref, c’est indiscutable, nous habitons le plus beau pays du Monde !

Nature…llement

Ce matin, ici, réveil tout ensoleillé, de la brume dans le vallon, des scintillements de gouttelettes dans les arbres et l’herbe, et dans un coin du « jardin » (un bien grand mot, n’allez pas imaginer un vrai beau jardin avec allées au cordeau, potager et massifs !), les hellébores me faisaient de l’œil…

Au fil des voyages, des pays, des balades, un de mes grands plaisirs est aussi de découvrir la flore, de la photographier. Écosse, Islande, Andalousie, Pays Basque, « ma » campagne, des hauts d’Édimbourg aux déserts de lave Islandais où s’accrochent avec obstination fleurs ou herbacées, du jardin somptueux d’Inverewe à mon petit terrain tout-fou, sans oublier les champs autour de notre village, c’est à chaque fois un vrai plaisir des yeux…

Sûr, à Venise, ou Rome, ou Paris, il faut se contenter souvent des fleurs aux fenêtres et balcons… mais en cherchant un peu, on trouve des coins préservés où s’étalent avec bonheur les glycines, des ruelles où laurier-rose et bignonias sautent allègrement par-dessus les murs de jardins bien cachés ! Ainsi, le plaisir est-il partagé, la nature laissant croire à certains qu’elle peut être domptée, mais qu’elle sait aussi garder sa liberté .