Balade…

… dans le bois de la Pleysse, pour y chercher les couleurs de l’automne. Difficiles à trouver ! Les arbres de la forêt restent verts, pour la plupart, à part un ou deux par-ci par-là… nous sommes loin des couleurs de l’été Indien Canadien !

Sauf… l’érable dans le jardin d’Élisabeth, rutilant, frissonnant sous le vent d’autan.

Et oui, nous sommes plutôt dans un coin à chênes… et d’ailleurs, il faut faire attention en ce moment, les chutes de glands sont imprévisibles !

Ça marche !

Me revoici, avec la balade du jour. Une heure et demie. Pas bien terrible, mais avec un peu de grimpette et de descente (ben oui, si on monte, sûr qu’il faut redescendre au retour…). Rien de comparable à certaines des balades Islandaises faites pendant notre circuit, mais je voulais tester un peu, car depuis mon retour, à part des manifs, j’avoue que je n’ai pas beaucoup marché… Alors, oui oui oui, l’Islande c’était « trop beau » 😉 , et si je peux y repartir, j’y repars ! Je vous raconterai tout ça bientôt; là, j’en suis encore au tri des photos et au journal de bord.

_DSC0660Mais donc, cet après-midi, je me suis décidée. Rester assise devant l’ordinateur n’est certainement pas une bonne idée pour continuer le réveil du genou, or depuis quelque temps, c’est trop souvent le cas. Et puis l’automne est là, l’été indien a fini par arriver… il faut en profiter. A ma grande honte, je n’ai pas participé à la manif de ce jour à Toulouse. Je sais qu’il y a eu du monde, tant mieux. Malheureusement, il n’y a jamais assez de monde, et c’est ce qui conforte ce fichu gouvernement dans ses prises de positions, ses décisions, ses ordonnances, hélas. Et quand tout le monde se réveillera il sera trop tard… malgré tout, je garde l’espoir qu’on y arrivera, qu’un monde plus juste, moins inhumain verra le jour. Bon, donc, me voici décidée à reprendre régulièrement les marches autour de mon beau coin campagnard, tant qu’il est encore (relativement) préservé.

Petit moment de parlote avec l’âne dans son enclos, au coin de la place, et c’est parti, vers le gué du Marguestaud. Le bois de Galembrun, tout en bas de la colline, reste encore bien vert. Dans le petit bois qui longe le Marguestaud, les arbres n’ont pas encore pris les tons roux et dorés de l’automne, seules quelques feuilles osent…

Dans le champ où je trouve d’habitude de beaux insectes, des papillons, c’est un peu le bazar. Sur un tas de bois mort, je dérange un serpent qui dormait au soleil… pas eu le temps de voir ce que c’était… Mais je découvre un beau buisson de « ma » fleur, la bruyère, la fleur de mes souvenirs d’enfance dans les Landes. C’est bien la première fois que j’en vois ici.

Si certaines fleurs ont perdu leurs couleurs estivales, restent encore quelques éclats de mauve par-ci par-là. Et les premiers bijoux d’automne parent les ronces, tandis que dans les haies certains arbustes commencent à « lainer »… (qui connaît le nom de cet arbuste ?)

Ici, un oiseau a laissé une plume sur un lit de mousse, là une (énorme) chenille passe sur le sentier (je l’ai remise dans l’herbe sur le côté), et, sur le retour, le sentier entre les haies avait des airs tout guillerets, entre ombres et lumières, mais… sans les mûres !

Hélas, arrivée au niveau des champs, les haies ont été rasées par les engins diaboliques des agriculteurs, toujours plus gourmands d’espace, adieu le sentier intimiste… mais, au-dessus des champs labourés, le ciel laissait l’espoir d’encore quelques journées ensoleillées, propices aux balades…_DSC0680

Entre champs et bois

DSC_0088_9194Une marche très colorée cette après-midi. Je ne sais pourquoi aujourd’hui le soleil faisait tellement exploser les couleurs ? Brume bleutée vers Drudas, mais tout autour, le roux de la terre, les derniers ors des feuillages, les premières pousses vertes dans les champs, un brin de folle avoine se balançant au soleil…

et lorsque le soleil ne traversait pas les arbres, dans le petit bois « des dragons » tout devenait presque terne ! Presque. Mousses vertes, et surtout quelques petits éclairs de soleil sur les feuilles sèches des chênes, sur le genévrier, autant de rappel de cet automne bientôt fini…

Je me suis fait un peu peur, ayant pris un chemin inconnu, je me suis retrouvée au bord de… rien, entre le bois privé et notre bois de Galembrun, et donc ai dû rebrousser chemin. Et je n’avais aucune envie de ramasser des champignons !, malgré les agréables odeurs de mousses et de champignons…

Mais, persuadée que le sentier connu n’était pas loin, me voici partie droit vers le soleil (puisque tout de même je savais dans quel sens m’orienter, n’en déplaise à mon frangin 😉 !). Ce bois n’est pas si grand que j’arrive à m’y perdre, tout de même ! Tapis de feuilles, ronces, buissons de petit houx… le sentier n’apparaissait toujours pas, et le soleil descendait, derrière les arbres… Au bout d’un temps qui m’a paru bien long, ouf !, le chemin enfin. De jolies « sculptures » naturelles, mais aussi une découverte pas agréable : qui donc a apporté ces planches, ces palettes, ces plaques de mousse, ces bouteilles, ces sacs plastique, et même un blouson, pour les abandonner là, en plein bois ?

La sortie du bois, sous le soleil de fin de journée, était somptueuse. Et les couleurs encore plus fantastiques qu’au départ…

Et pour finir la balade en beauté, rencontre avec un joli chien tout fou…

Brumes…

e-Venise 10nov2015C’est étonnant de se réveiller entouré de… RIEN ! Du blanc tout autour du jardin, plus de colline en face, plus de forêt à droite… c’est sûr, c’est beaucoup moins romantique qu’à Venise (merci à Daniela et Luca pour la photo ❤ ), mais ces journées ont leur charme même dans ma campagne ! Alors me voilà partie cet après-midi à la recherche d’un chemin dont le départ en bord de route m’intriguait. Il devait bien arriver quelque part. Effectivement, de chemin il se transforme en sentier, et débouche sur l’ancienne voie de chemin de fer.

Du coup, j’ai essayé de continuer, mais « propriété privée », et même si un sentier permettait de contourner la barrière, je ne me suis pas aventurée trop loin. D’autant que quelques chiens aboyaient dans une ferme voisine… et, si je pars volontiers marcher seule, je ne suis pas très courageuse lorsqu’un chien inconnu et en liberté s’approche de moi !

Retour au chaud de la maison après une toute petite heure de marche, mais bien vivifiante. 11nov2015_9133Il ne me restait plus qu’à aller récupérer le linge mis sur l’étendoir au fond du jardin, car un excès d’optimisme matinal m’avait laissé croire que le soleil se lèverait… Et pour clore cette journée à l’ambiance bizarre, fabrication d’un crumble aux pommes, tiens, petite gourmandise du soir, après un velouté de potiron !

Ombres et lumières

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Bon, voilà, avec la marche de ce jour, j’ai fait le tour des « forêts » qui entourent notre hameau… cet après-midi, c’était la dernière, et je ne regrette pas mes deux heures de balade.

D’abord, j’ai bien profité du soleil (ça tombe bien, il semblerait que j’aie besoin d’un peu plus de vitamine D…), sur « le chemin blanc », puis sur la portion de route vers La Pleysse.

Le long de la route, le jaune d’or des feuillages jouait avec le vert sombre des feuilles de colzas, et je n’étais pas la seule à profiter du soleil : un joli tournesol s’offrait un bain de soleil, tout seul au milieu d’une jachère… Tout au fond, Launac : et de ce côté-ci du village, on voit bien que le château n’était pas un château de plaisir, mais une forteresse, bien trapue, bien « fermée »… (pour plus de vues de ce château, une page sur ce blog : https://bbordasilvand.wordpress.com/2014/09/21/coup-de-coeur-a-launac/ , vous pouvez même en louer une partie pour vos festivités : http://www.chateaudelaunac.com )

Et puis je suis arrivée dans le bois.6nov2015_9023 Je me demandais si le grooooos vent d’autan n’avait pas réussi à faire s’envoler toutes les feuilles, mais non. Certes, le sol en était jonché, et par endroits le sentier disparaissait… mais pas de quoi se perdre !

Dans ce bois, il y a des pins, des marronniers, des chênes, et des arbres dont j’ai honte de ne pas me souvenir du nom, peut-être plus « communs » à d’autres saisons, mais qui sous le soleil flamboyaient ! Et tous jouaient avec les rayons du soleil, mêlant les verts, les ors, les roux, les ombres, pour un vrai festival de lumières.

À la sortie du bois, changement de décor… un ciel plus doux qu’au départ, il était 17 heures et le soleil commençait à baisser, mais sur les bords des champs les « boules » de pissenlits étaient bien lumineuses ! Et, bizarrement, pas loin du soleil, un petit bout d’arc en ciel, avant que le soleil ne baisse et ne disparaisse derrière quelques nuages grisouillards qui arrivent pour la nuit…

Cette très belle journée d’entrée dans ma soixante dixième année a été un vrai bonheur ! Un grand grand merci pour tous les messages d’amitié, de tendresse (merci, ma « demi fille » chérie)… et les deux livres arrivés pile-poil aujourd’hui, merci Julien (désolée pour le coup de fil raté)… et le superbe bouquet que mes princesses (la grande et les moins grandes…) viennent de m’apporter… et le restaurant de midi (merci, Raymond)… Que du bonheur !6nov2015_9032

Le (petit) bois de Galembrun

30oct2015_8967Dans la suite de mes questionnements, hier… une page découverte ce matin sur un blog. Poignant témoignage. Qui m’a particulièrement touchée. Des questions, nous nous en posons tous, que faire, comment, doit-on, peut-on… mais là, ce sont surtout des réponses, du concret : https://unpeudamouretdeaufraiche.wordpress.com/2015/10/25/une-minute-de-silence-nest-pas-un-hommage-cest-un-crime/ .

Une page aussi qui nous permet de croire, d’espérer que tout n’est pas perdu, que l’Humain existe encore…

Pendant mes marches quotidiennes, j’avoue, je fais un peu le vide, pour juste respirer, et voler un peu de sérénité à la nature… ça n’est pas toujours gagné, mais quand c’est le cas, quel calme dans le cœur !  Aujourd’hui, je suis descendue vers le bois de Galembrun. Vous allez bientôt saturer de feuillages dorés ou roux… mais moi, je ne m’en lasse pas. Il ne reste plus qu’une forêt (bien grand mot, notre forêt de La Pleysse n’ayant pas grand chose à voir avec les forêts de Sologne par exemple…) à visiter autour de notre hameau, rassurez-vous 😉 ! Quant au bois de Galembrun, aujourd’hui, c’était une merveille ! Bon, d’accord, le départ de la marche n’était pas rassurant : dans le village, la haie bordant le chemin qui descend vers le bois a eu droit à une coupe sauvage, et à l’entrée du bois un imbécile s’est débarrassé d’un truc en métal… la déchèterie n’est pourtant pas loin…

Heureusement, la vue sur ce chemin de coteau est bien belle, les collines, d’un côté le petit bois de ma balade d’hier (au fond après les champs labourés, à flanc de coteau), et en face, tout en bas, le bois de Galembrun.

Oui, j’écris « balade », car je ne randonne pas, je « chemine », je me promène… et je déguste. Les couleurs, les odeurs, les bruits de la forêt, les feuilles qui chuchotent dans le vent, une galopade dans un fourré, les oiseaux qui chantent ou se préviennent les uns les autres de mon intrusion dans leur domaine… moments de grâce. Pour les couleurs, moi qui trouvais que les arbres tardaient à se transformer, en ce moment, je suis gâtée !

Notre dragon gardien de la forêt a un peu vieilli, je trouve, depuis ma dernière visite… mais il est encore là !30oct2015_8962

Et au retour à la maison, sur la table de la terrasse, un papillon se reposait. Il aurait été plus beau sur le chrysanthème roux devant mon bureau, mais ce n’était pas son choix… (et je ne sais pas faire des trucages!)

De l’or en feuilles…

Oui, encore mes petits coins de campagne, mes chemins sous les arbres, mes coups de cœur pour dame nature, fleurs fanées, fruits des haies…29oct2015_8925 D’abord le bois et son sentier recouvert de feuilles dorées, rousses, les arbres se jouant de la géométrie, aux feuillages de plus en plus d’or vif.

Dans un champ abandonné, les chardons fanant se défont en milliers de plumetis aériens.

Des pommes sauvages tombées au bord du sentier, des gratte-cul rouge éclatant, et les cannelures de la prêle.

Un âne gris bleuté, un ciel bleu et doré avec ses hiéroglyphes…

Le clocher du village au soleil de cette après-midi ensoleillée.29oct2015_8941

Une balade calme, tranquille, toute en douceur. Et notre monde, nos vies, ont bien besoin de douceur en ce moment ! Hélas, ce n’est pas facile. Comment vivre ces petits bonheurs si simples sans culpabiliser pour tous ceux et celles qui sont dans l’exil, le malheur, les guerres ?… Les « grands » de ce monde ne pourraient-ils un moment s’arrêter et prendre le temps de regarder vraiment, avec leur cœur, ce qui les entoure et qu’ils sont en train de détruire ?

En campagne…

27oct2015_8897J’arrive presque à tenir le rythme d’une marche pas jour, si, si ! Mais c’est toujours plus d’une heure… les couleurs, la température agréable, les arrêts photo, l’heure passe vite, et frôle les deux heures parfois… je connais bien à peu près tous les chemins du coin, mais il m’arrive de me fourvoyer par curiosité sur le tracé d’un chemin… qui n’arrive nulle part, sinon au début d’un champ nouvellement labouré ! Aujourd’hui, un peu de route, puis un chemin, jusqu’à Saint Pé (5 maisons et une chapelle perchés sur une « crête » de colline).

Ce que je n’arrive toujours pas à comprendre, c’est que les paysans, les agriculteurs, qui devraient être les premiers à défendre la Terre, sont (du moins autour de chez nous) en train de l’asphyxier. Arbres déchiquetés, haies arrachées pour obtenir des champs toujours plus vastes, chemins de traverses supprimés, bidons de produits chimiques balancés ici et là, champs labourés jusqu’au ras de la route, entrées de champs aussi larges que des autoroutes, tout cela pour permettre à des engins de plus en plus monstrueux de passer…

Bref. Après Saint Pé, c’est l’ancien tracé du chemin de fer (ils n’y ont encore pas touché, mais jusqu’à quand ?…), beau et large chemin bordé de champs mais aussi d’arbres « automnalement » colorés. Entre deux moments de colère, j’ai profité de ciels somptueux, de terre mordorée, d’éclats de feuillages roux et ors dans le bois de Galembrun au loin, d’un arc en ciel, de soleil,

de curiosités offertes par la nature (et un peu les arracheurs de haies…),

et même d’un papillon se balançant dans le champ de trèfle voisin… le circuit de la prochaine randonnée du Comité des Fêtes de Galembrun (lundi de Pâques 2016, c’est encore loin…) commence à prendre forme…27oct2015_8920

Balade du jour

C’est décidé, je reprends la marche sérieusement, tranquillement, une heure minimum par jour, mais tous les jours…. hum, du moins j’espère ! En plus, là, vacances scolaires, donc pas de séance de Qi Gong, il faut absolument bouger autrement. Soleil, ciel bleu, me voilà partie vers le Marguestaud. Dans le village, les baies dans les haies sont magnifiques, malgré un débroussaillage plus que sérieux du chemin… les oiseaux peuvent faire des réserves !

Ça se transforme un peu dans le coin… hélas, pas partout en bien pour la nature : l’endroit où poussaient les orchidées « rubans » sauvages est complètement détruit… et des haies sont parties en fumée… Mais le petit chemin vers le bois et le ruisseau est encore là, manquerait plus que ça ! Le bois commence à prendre de belles couleurs automnales. Oh, bien sûr, ce n’est pas la forêt Canadienne, mais tout de même…

Vacances pour le Qi Gong, mais pas pour les moto cross, sur le terrain pourtant bien caché, il était difficile aujourd’hui de les rater. Vrombissement d’abeilles en folie, poussière, et je tourne et je tourne, et je saute les bosses, et je me bousille le dos, et je pollue… ah, bonjour la pollution sonore ! Heureusement le terrain est loin des maisons, mais on entendait de loin les moteurs je vous assure (pas eu l’idée de régler l’appareil sur la vitesse…).

J’ai vite retrouvé la quiétude du petit chemin dans les bois, les feuillages dorés, les éclairs de soleil sur une branche au milieu des fourrés.

Le sentier longe un champ, en jachère ? abandonné ?, où depuis longtemps je viens pour photographier des insectes, papillons au printemps et en été, fleurs sauvages… un bourdon était encore au travail, une énorme araignée s’est dépêchée de se camoufler sous une fleur séchée à mon approche…

Et sur le chemin du retour, près de la petite réserve d’eau, une haie de gratte-culs attendait la cueillette… dommage, je ne sais pas faire cette confiture, mais il va falloir que je signale l’endroit à Nicole et Alain !

Récompense de cette courte marche, depuis cette simili crête, les collines, les champs labourés, toujours aussi magnifiques et la lumière de fin d’après-midi… magique !