Au jardin (3)…

A chaque jour sa couleur ? Non, car je pense qu’il va en manquer quelques unes. Aujourd’hui, mais toujours sur fond bleu, voici le vert. Verts, même, tous les verts, du vert sombre du laurier encore tout fleuri au vert tendre des fleurs du chêne, en passant par le vert lumineux des acacias, ce sont vraiment toutes les nuances de cette couleur qui se dévoilent ces jours-ci…

en attendant le rouge qui va bientôt arriver, n’en doutez pas !vert cerise_2084

Avec le temps, va…

Vals en Ariège_1684

Le temps… « Un jour le temps qui passe ça devient le temps qui reste »…Le temps qui passe. Le temps qui reste. Pas le temps. Bousculé par le temps. Le temps de rien faire. Le temps qui n’en finit pas. « Il faut donner du temps au temps  » (M. de Cervantès). Il faut être de son temps. « De temps en temps il faut se reposer de ne rien faire » (Cocteau). Tuer le temps. « Dans le temps, même le futur était mieux » (K. Valentin). C’était mieux avant… Oui, bon, je ne vais pas vous sortir tous les poncifs sur le temps, ni toutes les citations, il y en aurait trop, et puis ce n’est pas vraiment mon propos ! Aujourd’hui, j’en connais qui comptent le temps qui reste avant le verdict des urnes. Et j’ai pensé qu’un petit tour sur le temps et ces objets qui nous le « donnent » en nous l’enlevant aussitôt… vous suivez ? vous dites « c’est 18 heures », et paf, fini, on passe déjà à un autre chiffre… donc, un petit tour autour des horloges, pourquoi pas ? Horloges fantastiques, d’hier, d’aujourd’hui, d’ici, d’ailleurs. Besançon, grande ville du temps… du Jacquemart de la Madeleine aux LIP, un musée du temps dans le palais Granvelle où un pendule de Foucault égrène les jours…

Et puis toutes les horloges disséminées ça et là dans nos villes, sur lesquelles nous jetons un œil inquiet, suis-je à l’heure ? ai-je encore le temps ? ou rassurant ! Paris, Toulouse, Lyon, horloges de nos villages sur les clochers, sur le fronton de nos mairies…

Un très beau musée à visiter, à L’Isle Jourdain (32), musée campanaire vraiment intéressant, juste en face de la maison de monsieur Augé (créateur du petit Larousse, oui oui, le dictionnaire), d’accord, campanaire = cloche, mais ce sont les cloches qui, dans notre pays rythment encore nos journées, quand des voisins n’ont pas intenté un procès au clocher pour le faire taire…

Je glisserai aussi sur les ravages du temps, en exergue sur une façade toulousaine (désormais fermée à la vue du curieux par une grosse porte à digicode, hélas), ou au hasard de nos campagnes…

Un tout petit tour sur le défilé du temps, avec la belle fête des conscrits de Villefranche sur Saône, où défilent sous nos yeux les âges de la vie. Mais je reparlerai de cette fête, avec d’autres fêtes traditionnelles d’ici et d’ailleurs !

Un très beau souvenir de ce circuit « sur la route des coucous » côté allemand, magnifique, où nous sommes même entrés dans un coucou…

Pékin_1649

Et si je n’ai pas de photo, évidemment, du veilleur qui, au Moyen Age, passait dans les rues de nos villes en déclamant l’heure « dormez tranquilles, braves gens », à Pékin, la Tour du Tambour marquait par des roulements de tambour toutes les deux heures. Maintenant, les touristes bénéficient d’une démonstration tous les quarts d’heure…

Et le temps qui passe, le temps des joies, c’est aussi…anniversaire_1692

l’hiver au printemps ?

soleil mars_1515

Décidément… après quelques jours d’un printemps estival, voici que nous repartons à l’envers dans les saisons, et le printemps deviendrait plutôt hivernal ! Aucune envie de mettre le nez dehors, ni donc l’appareil photo… je rame un peu avec mes envies d’Islande (il faudrait… il faudra… que je fasse beaucoup d’économies !)… un petit tour de recherche sur Séville, où nous (le groupe d’élèves de sévillanes) aimerions bien aller deux ou trois jours, chercher des châles des vrais, et faire quelques pas avec des bailadores des vrais… dehors, les oiseaux tournent et virevoltent autour des grainespic épeiche_1516, tiennent leurs réunions bi-quotidiennes, s’envolent dans un beau bruit de froissements d’ailes au moindre de mes mouvements derrière la fenêtre de mon bureau…envol de peur

alors j’ai pris le temps de mettre mes albums photos à jour. Oui. Je fais encore des albums, des vrais, où je peux écrire, coller mes billets de train, d’avion, d’entrée dans les musées, descriptions de visites, programmes, et même des prospectus s’ils sont beaux. Et des photos, bien entendu. J’aime feuilleter les albums. C’est plus agréable que de se retrouver à deux, trois, le nez devant un écran où défilent des images. Je trouve. Enfin, me voici presque à jour ! Il ne me reste plus qu’à installer les images du séjour à Venise. De quoi oublier le temps plus que gris, venteux, pluvieux… revenir en images, avec le poêle qui chauffe dans mon dos, dans ma chère Venise… demain, ou après-demain… car, même retraitée, l’emploi du temps est parfois bien rempli ! Tenez, hier, histoire d’oublier cette triste grisaille, j’ai fait quelques pots de confiture d’oranges, selon une recette d’Agatha Christie, mais sans arsenic dans un pot pris au hasard… 😉 !confitures mars_1514 Et ça prend du temps, les confitures !

Mais si vous êtes vous aussi dans ce printemps maussade, n’hésitez pas, foncez sur http://www.e-venise.com/ , il fait beau en ce moment à Venise, et nos amis en profitent pour poster des photos magnifiques, et nous faire rêver au soleil de la Sérénissime…

ici…

Qu’on ne s’y trompe pas, je rêve d’aller voir ailleurs, certes, mais j’aime mon coin de campagne, entre Gers et Lomagne, ses petites villes environnantes, et la « grande ville » proche : Toulouse. Une colline boisée en face , des champs aux couleurs variées selon la saison ou les cultures (de notre côté, ce sont plutôt des coteaux, et même si, pour faciliter le passage de leurs monstrueuses machines agricoles, les paysans ont arraché les haies, les vallonnements les empêchent de trop abîmer la campagne), un bois au bout des champs, un ruisseau dans le « vallon »… même par temps gris, je ne me lasse pas de « mon » paysage, de « mon » petit pays ! Les oiseaux y sont encore nombreux, de temps en temps les hérissons traversent le terrain (je n’ose pas dire jardin…), l’herbe est verte, et aucune grande route ne vient nous encombrer les oreilles. !

Quant à « la ville », qui osera dire que Toulouse n’est pas une belle ville, avec ses richesses architecturales, ses cours cachées (hélas, de plus en plus inaccessibles aux baladeurs curieux), sa vie…

Donc, bien sûr que je suis heureuse de vivre ici, de marcher dans cette campagne, de respirer un air pas encore trop pollué (quoique… lors des épandages de pesticides, mieux vaut rester chez soi…), de grimper et descendre dans ces collines, dans ces bois. Mais heureuse, aussi, d’aller découvrir tous ces ailleurs qui me font rêver…